Scandale à l’Assemblée ! Imprimer
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Écrit par Zak (OPINIONS N° 94 DU 02 DECEMBRE 2009)   
Mercredi, 02 Décembre 2009 20:30
A.N.Avant même qu’elle ne soit installée, l’Assemblée Personnelle de la Sixième République s’illustre déjà dans un premier scandale de frais de missions non effectuée ! En effet, l’actuel Premier Viceprésident de l’Assemblée, le bien nommé Sadou Bawa, devait faire partie de la délégation qui devait se rendre à Luanda, en Angola, dans le cadre d’une rencontre des parlementaires d’Afrique, Caraïbe et Pacifique et ceux de l’Union Européenne. Dans la perspective de la mise en place du Bureau de l’Assemblée Personnelle de Tandja, Monsieur Sadou Bawa, candidat au poste de Premier Vice-président, était tout simplement resté à Niamey pendant que tous ses collègues étaient à Luanda, avec l’intention de les rejoindre aussitôt l’élection terminée. Il faut préciser que c’était une mission de treize jours, à raison de 200.000 FCFA/ j, soit 2.600.000 F CFA pour chaque député. Quelques jours avant le départ, chaque député fut désintéressé totalement. Mais voila, le Sieur Sadou Bawa, comme les autres députés qui sont, présentement, en vadrouille en Angola, avait perçu l’intégralité des frais de missions, mais n’ayant pas effectué le déplacement, puisque toujours à Niamey, a-t-il restitué cet argent ? Cela nous étonnerait fort de la part d’un personnage qui traîne une réputation sulfureuse et qui est connu des Nigériens comme un dangereux tueur de projets de développement, le dernier en date de ces hauts faits d’arme fut la liquidation d’un projet pour la promotion et l’exportation des produits agropastoraux qui n’a pas été reconduit dans sa deuxième phase qui portait sur 15 milliards de nos francs !
 
Pourtant, dans le cadre de la ‘’refondation’’, moins de trois mois plus tôt, certains députés de la Cinquième république avaient été poursuivis et persécutés pour avoir perçu des frais de missions qu’il semblerait que certains d’entre eux n’eussent jamais effectuées, après en avoir pourtant touché les émoluments. Aujourd’hui, nous nous retrouvons avec un liquidateur de projets de développement qui aurait dû avoir le scrupule d’aller se cacher pour tout le mal qu’il a fait aux populations rurales du Niger, plutôt que de venir se mettre, encore une fois, sous les lambris d’une république déchirée. Voila ce que signifie aux yeux des Nigériens cette prétendue refondation, ce ramassis de malpropres que les rivages électoraux, en temps normal, n’auraient jamais charriés vers les côtes de la souveraineté et de la confiance populaires.
 
Voila également, pour une grande majorité de nos compatriotes, l’image ambivalente que traîne le tazarché : avant-hier, militant convaincu du MNSD, hier avec le Renouveau Démocratique, Cosimbiste, puis RDPiste, aujourd’hui, à la faveur de la refondation, re-MNSD ! Sacré Sadou Bawa, arôme Maggi ne fait pas mieux : il accommode toutes les sauces, c’est vrai ! Comme le plagiat est à l’ordre du jour dans ce pays (n’est-ce pas Nouhou ?), pour paraphraser la formule du célèbre spot publicitaire :’’ Mesdames, pas un pas sans Sadou Bawa pour vos sauces ‘’ ! Liquidation pour liquidation, espérons que ce grand looser, avec sa poisse légendaire, parviendra à liquider son actuel fond de commerce qu’est l’assemblée ! Notre question reste toujours posée, Monsieur Sadou Bawa : Qu’en est-il de nos deux millions six cent, car cette foisci, il ne s’agit plus de l’argent des Blancs qu’on peut bouffer impunément, mais bien d’argent des contribuables nigériens ?