Home ACTUALITE Inspection d’Etat à la CAIMA: le DG Maizama Gaya, CLIENT ou FOURNISSEUR ou INTERMEDIAIRE ?

Inspection d’Etat à la CAIMA: le DG Maizama Gaya, CLIENT ou FOURNISSEUR ou INTERMEDIAIRE ?

On ne peut pas continuer à regarder les individus trahir le pays en transformant les sociétés d’Etat en leur propre entreprise individuelle. Et c’est officiel, les fonds publics sont désormais en danger. Pendant qu’une grande majorité de la population tire le diable par la queue, le DG de la CAIMA, Maizama GAYA, se fait offreur et acquéreur-exécuteur d’un marché public d’une valeur d’environsept (7) milliards de nos francs.

Pour la campagne agricole 2017, le Directeur Gé- néral a tout fait pour avoir l’autorisation de passer son marché de vingt mille (20 000) tonnes d’engrais tous types confondus par entente direCte c’est-à-dire de Gre à Gre. Après une autorisation difficilement accordée par la Direction Générale des Contrôles des Marchés Publics et des Engagements Financiers (dGCmp/ef), il signe un marché n°0077/17/mf/dGCmp/ef avec un fournisseur marocain fertimea General tradinG pour une valeur de près de sept milliards (7.000.000.000) fCfa environ depuis plus de six (6) mois c’est-à- dire avant l’installation de la saison pluvieuse dont le délai de livraison est 45 jours mais non respecté. Il ressort de l’exécution de ce marché plusieurs violations de proCedures de passation demarches publics dont entre autre le retard accusé dans la livraison de ces engrais qui ne sont toujours pas réceptionnés au Niger à cette date marquant la fin de la campagne agricole.

Mais aussi, le dG Caima s’est substitué au Fournisseur pour devenir le propre exécuteur-fournisseur de la CAIMA, la structure dont il est l’ordonnateur prinCipal des comptes, paradoxalement, tout en multipliant les multiples voyages au Maroc et au Benin avec ses complices.

Actuellement, il est au Benin superbement accompagné certains protégés de la Boîte. Dans le marché, il est indiqué un numéro de compte de la banque atlantique mais le DG Maizama Gaya s’est entêté à utiliser un autre Compte orabank suite au refus de la dGCmp/ef, ce qui est une violation Gravedes proCedures car même un simple mot ne peut être modifié dans un marché signé et approuvé sans l’autorisation de la dGCmp/ef même si le soi-disant fournisseur pré- sente un certificat de non engagement de la banque initiale.

Il continue encore à violer les règles dont il estime sans importance tel un KamiKaZe en faisant l’enregistrement des 6% (5% DGI et 1% ARMP) dudit marché par les propres comptes de la CAIMA qui est Cliente pour une valeur supérieure à quatre cent millions (400.000.000) fCfa alors qu’en cas d’incapacité du fournisseur, le client résilie le contrat d’office sans avancer des fonds au fournisseur pour faire l’enregistrement car l’avance de démarrage est donnée après enregistrement du marché par le fournisseur sinon tout citoyen lambda pourrait devenir fournisseur en écrivant une simple lettre au client pour lui dire « fais-moi l’enregistrement et tu déduis de mon paiement ».

Question : Depuis quand les DG des sociétés d’Etat sont-ils devenus fournisseurs ou Clients ou intermediaires ?

C’estun paradoxe trèsdifficile à élucider à moins que les différents services de contrôle et de répréhension des fraudes économiques et de détournements de deniers publics prennent en charge la véritable tâche qui leur incombe. C’est scandaleux et ahurissant de voir des individus qui se transforment en milliardaires en un laps de temps tandisque la grande majorité de lapopulationproductive des richesses et pourvoyeuse d’impôts se fait malmener au quotidien par les tortures de la pauvreté et la carence en minimum de conditions de vie et d’existence.

Comment est-il imaginable qu’un DG soit en même temps offreur et exécuteur d’un marché public ?

Ceci est tout simplement un acte posé en violation des principes élémentaires de la finance publique et pas besoin d’être un fin économiste ou financier pour appréhender cette supercherie. Le plus écœurant, c’est le fait que cegenre d’individus ont joui de la confiance que leur a accordée le Président de la République, très soucieux des valeurs républicaines et morales, et en ont abusé outrageusement sans se préoccuper des conséquences que cela pourrait engendrer sur le bien être des populations, le régime et sur l’image du Président lui-même. Des tels actes ne sauraient être cautionnés dans une République normale à moins qu’il existe decitoyens supérieurs aux autres en matière de droits et de devoirs.

De telles graines doivent être débarrassées de la gestion de la chose publique car le bien public est sacré et inviolable (Constitution de la 7ème république).

Et pour citer un confrère qui dénonçait antérieurement que ‘’cette société devenait de plus en plus une véritable caverne d’Ali Baba. Vivement qu’une enquête parlementaire soit diligentée en vue de cerner les tenants et les aboutissants de ce fantastique détournement de deniers publics car cette société est trèsstratégique pour l’autosuffisance alimentaire et pour le développement du pays et qui est en passe, aujourd’hui, de devenir une véritable mine d’or pour quelques aventuriers politiques tapis dans l’ombre de la renaissance (avec un R minuscule).

La CAIMA est très importante pour la Républiqueen général et pour le monde rural en particulier. Des telles pratiques sont inadmissibles dans un Etat de droit, de surcroit dirigé par unrégime dans lequel le Président de la République fait de la bonne gouver nance et de la lutte contre l’impunité son cheval de bataille. Il existe beaucoup de délégataires du pouvoir public ou de la gestion de la chose publique (Ministres, Présidents d’institutions ou de sociétés d’Etat et jusqu’aux entités déconcentrées) qui ont trahi la confiance et l’honneur du Président Issoufou. Cette forfaiture accule tout le gouvernement et même le Président Issoufou qui cherche coûte que coûte à faire du Niger un pays où il fait bon vivre et sans aucune inégalité entre les filles et les fils de cette nation.

L’autre aspect négatif lié à toute cette cascade d’échecs, c’est la fulgurante richesse qu’amassent les patrons de ces sociétés nationales et qui poussent l’outrecuidance jusqu’à l’exposer en plein public ou lors des grandes manifestations.

La HalCia, la Cour des Comptes et le procureur de la république doivent se saisir de ce dossier pour y voir clair sur la fortune démesurée de certains ministres de la République car ceux-ci ne sont pas plus citoyens que les autres, si réellement il y a justice sociale. Certaines analyses sont systématiquement connotées majorité ou opposition, mais pour une fois encore, il est utile de reconnaitre que les ministres de la 7ème République, les DGs et PDGs des sociétés d’Etat et d’autres Etablissements Publics, certains d’entre eux, sont des futurs prisonniers ambulants s’il y a vraiment justice et équité entre les citoyens de ce pays.

La Rédaction du PIEDESTAL se fait le serment de les débusquer et des les mettre en lumière et laisser l’autre partie du travail aux acteurs qui en sont investis. La liste des complices vous sera publiée très prochainement après investigations approfondies.

(Nous y reviendrons dans nos prochaines éditions)

[author ]Dan SARKI (LE PIEDESTAL)[/author]

25 Comments

  1. Continuez à détourner….. La renaissance socialiste, et dire que j’ai voté pour ces gens…j’ai des remords et me sens coupable d’avoir contribué à cet état de fait… bref même sans mon vote ils allaient y accéder…On prie le tout puissant Allah de nous circonscrire ce mal. Amine!

  2. L’ascension d’un  »petit comptable » du Programme Engrais au Niger, tiens, tiens !!! Député suppléant, tiens, tiens !!!! ne pouvait que déboucher sur ce scénario !!! Sentiment d’être invulnérable !!!! Inéluctablement, le mal ……………….

  3. A DAN KASSA, toutes ces affaires que tu as citées ne valent pas- en valeur absolue- la valeur d’une seule affaire des Guristes . Leur unité de compte en détournement c’est le milliard et un seul guriste détourne sans vergogne des dizaines voire de centaines de milliards avec la complicité de qui on sait. Et puis les affaires que tu as citées, si leur ampleur était comme les guristes l’ont crié , aujourd’hui au pouvoir ils allaient arrêter tous les auteurs qui sont là encore vivants. Donc vous êtes très mal placés pour parler des soit disantes affaires des anciennes autorités.

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