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Inspection d’Etat à la CAIMA, (Suite): Le DG Maizama GAYA, cette fois-ci Transitaire….

Ou transporteur ? Dans le numéro 4 de la parution du 27 novembre 2017 du journal, le PIEDESTAL, il a été relevé qu’il est possible qu’il y ait eu quelques violations des procédures de passations de marche public par l’INTEREDIAIRE du FOURNISSEUR FERTIMEA GENERAL TRADING par le DG CAIMA Maizama Gaya dans le cadre de l’exécution du marché N°0077/17/MF/DGCMP/EF 20.000 tonnes d’engrais tous types confondus d’une valeur de près de sept milliards (7.000.000.000) FCFA.

Ayant séjourné à Cotonou durant une semaine à peu près avec quelques-uns de ses présumés complices à savoir le Responsable de Passation des Marchés Publics de la CAIMA et la Directrice Commerciale et du Marketing et après investigations, il est également à relever, encore et peut-être, une autre violation grave des procédures dans le cadre de l’exécution de ce même marché public que la CAIMA a négocié de gré à gré.

Il faut préciser, tout d’abord que la commande n’a pas été passée auprès de OCP du Maroc, l’une des plus grandes usines d’engrais au monde, mais plutôt auprès de FERTIMEA GENERAL TRADING qui lui-même n’est qu’un intermédiaire ! Le DG de la CAIMA ouvre des LETTRES DE CREDIT A VUE (c’est-à-dire que le fournisseur est payé dès réception des connaissements par le client) auprès de sa banque ‘’amie’’ ORABANK au nom de la CAIMA qui est client alors que, dans les normes, c’est au fournisseur de le faire du moment que les Autorités de la 7ème République se sont battues pour doter la CAIMA de six milliards (6.000.000.000) de franc CFA pour soutenir l’Agriculture.

On apprend à cette date que ‘’l’INTERMEDIAIRE Maizama Gaya’’ aurait déjà libéré 2/3 des fonds alors que la marchandise n’est même pas réceptionnée au Niger et analysée par un laboratoire qualifié en la matière d’où un PV de réception qui sera prononcé par une commission qui sera créée pour la circonstance selon les procédures en vigueur en violation de l’article 5 du contrat, (Voir Fac-similé).

Cela signifie tout simplement et d’une part, que les agriculteursNigériens peuvent être en danger car ces engrais peuvent être de mauvaise qualité tandis que d’autre part, le Fournisseur est déjà payé dès l’arrivée des engrais au port de Cotonou alors que dans le contrat, et à l’article 6, il est clairement stipulé, que cela ne puisse se faire qu’après livraison et réception effective de la totalité des stocks ou d’une partie convenue dans les magasins de la CAIMA situés à GUESSELBODI. Ce qui n’en est pas le cas !

Après être INTERMEDIAIRE, le même DG Mai zama deviendrait à nouveau TRANSPORTEUR apparemment d’où son séjour à Cotonou où, après analyse, son plan semble de voir par quelle gymnastique procéder pour acheminer la cargaison à Niamey et non l’ensachage des engrais si même marchandise il y a ! Et pire, (au moment de mettre sous presse ce numéro), on apprend q’il serait au Benin en train de superviser l’ensachage de l’engrais arrivé au port de Cotonou à destination du Niger.

Comment un DG peut-il superviser l’ensachage de l’engrais ? Estil transitaire en même temps car il compte certainement convoyer l’engrais commandé jusqu’au Niger, peut-être en suivant les camions lui-même jusqu’à GUESSELBODI ? Est-ce cela le rôle d’un Directeur Général ?

Visiblement non ! Car il y a cumul de fonction et de rôle ou tentative de détournement des biens publics !

Il faut constater ici, et sans ambages, qu’il y a beaucoup à expliquer par rapport à l’exécution de ce marché, qui en principe, aurait pu être bouclé depuis longtemps, et qui connait encore aujourd’hui un retard affligeant dans son aboutissement. L’autre balourdise, qu’on l’accepte ou non, c’est le tort fait aux opérateurs économiques du pays qui observent impuissants, qu’un établissement public se substitue à eux pour exécuter des marchés. Peut- être que certains auraient du mal à le comprendre ?

Mais le fonctionnement d’une République est basé sur des principes que chacun se doit de respecter ne serait-ce qu’une structure relevant du domaine de l’Etat. Si l’Etat revient lui-même à exécuter ses propres commandes, comment pourrait-il concrétiser le développement du marché et des affaires économiques et commerciales. Ce serait dans leurs droits d’espérer obtenir, s’ils remplissent les critères, l’exécution de certains contrats de l’Etat, pour améliorer leurs activités et soutenir l’activité économique et le développement du pays.

Il serait, tout court, illusoire de considérer qu’ils ne doivent faire aucun profit en exécutant un marché public car c’est cela même l’essence du mode de fonctionnement d’une économie libérale. Ils ont également leur partition à jouer dans la satisfaction des besoins des membres de la communauté dans laquelle ils évoluent. Le Niger a fait des progrès palpables dans le classement Doing Business ces dernières années. Il doit aussi y continuer sauf si des telles pratiques floues fassent entorse à ce processus, ce qui n’est certainement pas le souhait des autorités en place qui se sont battues pour améliorer ce score.

Le développement n’est pas statique, c’est une dynamique en perpétuel mouvement, positivement ou négativement ! Pendant que les Autorités de la 7ème République, au premier rang desquelles, SEM ISSOUFOU MAHAMADOU, sont en train de quérir toutes les opportunités et les mécanismes à mettre en place pour sortir ce pays des sentiers battus de la pauvreté, des tels agissements, si avérés, sont totalement inacceptables !

Le bien public est devenu si banal que même ses principaux défenseurs n’en ont cure !

La santé, l’éducation, et autres…. ceux qui en ont la charge, se permettent à un laisser-aller sans commune mesure ! Il est grand temps que des considé rations subjectives et effrontées cessent encore d’entraver la saine gestion de l’Etat et de la chose publique. Tout porte à croire que lorsque vous maraudez les biens de l’Etat, vous êtes félicité. Et ce n’est pas tout, on vous changez de poste pour vous trouver un logis plus juteux que le premier que vous avez rasé pourvu que vous soyez dans le bon sillage. Est-ce là le domaine de définition d’un Etat complaisant et inéquitable ?

Où tout est anarchique et éphé- mère. Où personne ne se soucie du bien des autres. Où personne ne s’intéresse aux voisins encore moins aux plus vulnérables. Où les plus riches s’enrichissent et les plus pauvres s’appauvrissent. Où est l’Etat fort prôné et le projet porté par le Président Issoufou depuis l’an 2 du premier mandat ?

Le peuple y a fortement cru et croit encore jusqu’à preuve du contraire ! Sommes-nous dans un pays ‘’où la femme d’un ministre peut être plus importante que tous les habitants d’un quartier ? Comme, si avant d’être ministre,son mari ne priait pas au même endroit que ceux des autres femmes du quartier’’ ! Dans un Etat, lorsque c’est le silence qui permet de résoudre chaque affaire scabreuse, on n’est pas loin du gouffre. Lorsqu’une poignée d’individus est privilégiée face à la grande masse, il y a aussi à craindre.

Lorsque certains mangent à satiété et d’autres végètent dans la faim continuelle sans un minimum de répit, il y a danger à conjurer ! Le Niger n’est pas loin de cette posture !

La HACIA doit se saisir d’office de ce dossier pour savoir ce qui se passe réellement dans les sociétés d’Etat, les Etablissements Publics et autres structures qui ont à leur charge la gestion de la chose publique.

L’administration, le gouvernement et le régime tout entier ont besoin de compétences humaines et professionnelles pour que le développement du Niger soit enfin une réalité loin des considérations politiques et politiciennes. Il est plus que nécessaire aujourd’hui de décourager dans ce pays la culture de la médiocrité, l’enrichissement illicite, le clientélisme, la corruption, la concussion… et permettre aux meilleurs de servir valablement la nation pour la croissance et le développement économique et social.

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Dan DARKI (Le Piedestal N° 05)

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6 plusieurs commentaires

  1. Tu reviens, dans ta première partie, tu signais « Dan Sarki » et maintenant, tu signes « Dan Darki »…. J’aurai raison. La méchanceté humaine n’a pas d’égale!

  2. Bon courage mr le DG, continuer votre travail et vous allez réussir incha allah .

  3. Décidément et je suis presque certain qu’il y a un règlement des comptes dans cette cabale contre le DG. Ceux qui sont à Niamey, dites nous, peut-être que des « intouchables », ont été touchés. Compléter nous les pièces manquantes du puzzle

    • C est effectivement cki c était passé, les intouchables ont été mis à la porte plus moyen pour eux de manger à travers les marchés. C est cki resume toute 7 haine….en faisant l achat direct la CAIMA en l occurrence l état fait des bénéfices considérable car plus d intermédiaire pour pour s accaparer des 1/3 des fonds. Bn courage Mr le Dg

  4. Dur, dur d’etre DG au Niger.

    Vous faites confiance aux collaborateurs qui la trahissent assurément, on vous accuse de mauvaise gestion.

    Vous mettez la rigueur dans la gestion, vous faites l’objet d’un procès d’intention absurde.

    Mais bon sang ! Ressaisissons-nous et soyons objectifs .

    Bon courage monsieur le DG

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