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INTERVENTION DE LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE EN LIBYE: Une délégation secrète à Niamey

LibyendeKadafiUn jet privé transportant une délégation de Libyens a atterri, dans la mi-journée du lundi 5 janvier dernier, sur le tarmac de l’aéroport international Diori Hamani à Niamey. Quoi de plus normal, nous dira-t-on.

Effectivement, le fait paraît banal tant il est vrai que des avions atterrissent chaque jour que Dieu fait à l’aéroport qui est construit pour assurer cette mission. Si l’on se place strictement sous cet angle, il n’y a rien à dire. Mais l’intrigue commence à prendre forme autour de l’heure initiale d’arrivée de l’appareil et le cérémonial qui a entouré l’accueil du fameux vol. Initialement, l’avion était attendu vers 11 heures, mais finalement il a atterri aux environs de 13 heures 15mn pour s’immobiliser juste à la hauteur du salon d’honneur de l’aéroport où les passagers ont débarqué pour s’y engouffrer et y rester pendant de longues minutes.

Puis ils sont sortis du salon pour embarquer directement dans plusieurs véhicules (4 au total) portant l’immatriculation du ministère des Affaires étrangères et prendre la direction de la ville. Ce qui laisse de prime abord supposer qu’il s’agit peut-être de diplomates ou d’émissaires libyens, même si à l’accueil il n’y avait aucun officiel nigérien, du moins nous n’en avons identifié formellement aucun. Un autre constat, pour environ une dizaine de personnes au total, outre les véhicules officiels et un pick-up affrété pour le transport exclusif des bagages, il y avait également un grand bus qui a suivi le cortège à vide en direction de la ville.

Ceci constitue à nos yeux un détail pour le moins curieux, qui laisse penser que les autorités du ministère des Affaires étrangères n’avaient pas l’information exacte sur le nombre de passagers à bord du vol. Un autre détail, qui peut concourir à renforcer la première hypothèse selon laquelle il s’agit d’officiels libyens, les bagages n’ont pas fait l’objet d’un quelconque contrôle par les services compétents de l’aéroport. Reste maintenant à s’interroger sur le caractère de cette mission qui n’est apparemment pas officiel parce qu’il n’y a pas eu de commentaires et d’images relatives à d’éventuels entretiens des visiteurs avec des officiels nigériens sur les médias publics que nous avons suivis.

Ce qui renforce évidemment l’intrigue de la visite, surtout lorsqu’on sait qu’il n’y a pratiquement plus d’Etat en Libye depuis la chute du régime de Khaddafi et son lâche assassinat par les insurgés de la CNT avec la bénédiction de la communauté internationale. Aujourd’hui, tout le monde en convient, ce sont des factions armées qui font régner la terreur au pays de l’illustre guide disparu qui a su assurer l’émergence de la Libye dont le sud est devenu actuellement le sanctuaire des terroristes et des jihadistes chassés du septentrion malien. Il n’y a plus d’Etat en Libye, c’est clair et les autorités nigériennes, qui ont d’ailleurs l’habitude de le proclamer ouvertement, en sont pleinement conscientes.

A partir de cet instant, il est naturellement loisible de s’interroger sur les raisons de cette visite hautement secrète. Dans quel but s’inscrit le déplacement de la délégation libyenne qui a foulé notre sol, lundi 5 janvier dernier ? Est-ce des personnalités proches du gouvernement fantoche de Tripoli qui sont venues solliciter l’appui de notre pays notamment sur le terrain diplomatique en vue d’une mobilisation accrue de la communauté internationale visant le rétablissement de la paix et de la stabilité chez eux ? Si ce n’est pour demander l’hospitalité et sécuriser des biens en leur possession devant l’insécurité généralisée dans laquelle se trouve plongé leur pays depuis plus de deux ans ou encore pour se plaindre ?

En tout cas, aucune hypothèse même celle relative à une possible démarche mafieuse- ne peut être exclue dans cette affaire. Le cas Saadi Khaddafi, le fils du défunt guide, qui a bénéficié de l’hospitalité de notre pays après la chute du régime de son père pour être livré par la suite à ses bourreaux par le gouvernement de la renaissance est encore frais dans les mémoires.

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S.A. (Le Courrier N° 346 DU 8 JANVIER 2015)

 

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4 plusieurs commentaires

  1. Rien d’étonnant de la part de ce journal. Renseignez vous sur la nature de son directeur de publication. Demandez ceux qui l’ont connu au campus universitaire. Il ne jure que par et pour Hama. Il s’agit juste d’un esprit hélas primitif animé naturellement d’instincts primaires.Il y’a aussi un certain Karamoulaye et bien d’autres. Tout ce qui n’est pas Hama pour eux est mauvais. S’il arrive que Hama soit au pouvoir, le Niger peut s’embraser, ils vous diront que tout va bien. Ils sont comme ceux qui soutiennent ce régime sans aucun discernement même si Hama a toujours était la négation de tout espoir de développement de ce pays.

  2. Pourquoi quand les libyens arrivent au Niger cela suscite des bruits ? Savez-vous combien de Nigériens vivent en Libye ?

  3. Pourquoi quand les libyens arrivent au Niger cela suscite des bruits ? Savez-vous combien de Nigériens vivent en Libye ?

  4. c’est vraiment minable de la part de ce journaleux. Comment la haine envers un gouvernement peut vous empêcher de comprendre qu’on ne s’amuse pas avec les intérêts de la nation. Je pense que les écrits de ce morveux démontre sa carence et son ignorance sur ce qu’on appel citoyen d’une nation. Que Dieu maudisse tout ce qui souhaite du mal au Niger et a son gouvernement. Amen

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