Accueil / ACTUALITE / Interview de M. Boubé Ibrahim, président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) : « Il n’y a pas de scrutin parfait, la chose la plus importante est le respect strict des textes qui régissent les élections…

Interview de M. Boubé Ibrahim, président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) : « Il n’y a pas de scrutin parfait, la chose la plus importante est le respect strict des textes qui régissent les élections…

Boubé Ibrahim, président de la CENI Niger

Boubé Ibrahim, président de la CENI Niger

Monsieur le président, le processus électoral conduit par la CENI vient de boucler la phase décisive qui est la proclamation des Résultats globaux provisoires du 2ème Tour de la présidentielle. Quel est le sentiment qui vous anime aujourd’hui ?

Le sentiment qui m’anime est avant tout un sentiment de satisfaction et de devoir accompli. C’est le lieu de témoigner ma reconnaissance aux membres de la CENI à tous les niveaux ainsi qu’aux partenaires techniques et financiers qui nous ont accompagnés tout au long de ce processus.

Cette reconnaissance s’adresse surtout au peuple nigérien qui a massivement participé au scrutin dans le calme et la sérénité, démontrant ainsi à la face du monde sa maturité et son aspiration à la paix sociale.

Monsieur le président, comment expliquer la décision de la CENI qui a consisté à remplacer les représentants de l’un des deux candidats au 2è tour de la présidentielle du 20 mars, suite à la suspension de la participation de la COPA 2016 au processus électoral ?

Cette décision de la CENI trouve, tout simplement, son fondement légal dans la Loi électorale qui dispose que la CENI peut prendre toute initiative et/ou disposition utile de nature à faciliter le bon déroulement des opérations électorales. C’est ce que nous avons fait. Du reste, ce n’est pas la première fois, que la CENI prend ce genre d’initiative. Nous l’avons déjà fait lorsqu’il s’est agi de faire auditer le Fichier électoral par l’O.I.F. Nous l’avons fait également quand il s’est agi de faire éditer les cartes d’électeurs par la CENI elle-même. C’est vous dire, contrairement à ce que certains pourraient être amenés à croire, que la CENI a toujours agi en conformité avec la loi.

Monsieur le président, à l’inverse du 1er tour, le 2ème tour de l’élection présidentielle tenu le 20 mars dernier, s’est déroulé dans des conditions satisfaisantes comme en ont témoigné les observateurs nationaux et internationaux. Quel a été le secret de la CENI entre les deux tours du scrutin ?

De façon générale, comme je l’ai souligné lors de la cérémonie solennelle de proclamation officielle des résultats globaux provisoires, le 22 mars dernier au Palais des congrès, le scrutin présidentiel, 2ème tour, tenu le 20 mars 2016, s’est globalement bien déroulé, c’est-à-dire non seulement dans la quiétude et la sérénité mais également avec un sens élevé des responsabilités de la part des différents acteurs.

A cet égard, vous faites bien de rappeler que les observateurs nationaux et internationaux ont salué ce scrutin comme satisfaisant. Ceci s’explique par le fait que la CENI a effectivement tiré toutes les leçons du 1er tour couplé aux législatives. Ainsi, au titre de la formation, un des points faibles de l’organisation du 1er tour, les présidents des commissions décentralisées et les membres des bureaux de vote ont pu bénéficier de modules de formations pratiques ayant eu un impact positif sur l’organisation du 2è tour.

En outre, les documents et matériels électoraux ainsi que la logistique ont été mis en place à temps, et dans certains cas, 72 heures avant la date du scrutin.

Au demeurant, une cellule de veille a été mise en place au niveau de la CENI centrale, afin de suivre, en temps réel, le déroulement du scrutin et de parer aux éventuels cas de dysfonctionnements, aussi bien sur le territoire national qu’au titre de la diaspora. Au bout du compte et nonobstant quelques problèmes mineurs isolés qui, du reste, ont été rapidement pris en charge, nous avons réussi, on peut le dire, le pari du 2ème tour, et ceci grâce au concours de l’ensemble des acteurs, que je tiens, au nom de la CENI, à remercier et à féliciter.

Finalement, la fausse note ayant marqué ce second tour de la présidentielle a été la suspension de la participation de la COPA au processus électoral suivie de l’appel au boycott du vote. Comment mesurez-vous les incidences de ce mot d’ordre de la COPA sur la qualité du scrutin et du résultat qui en est issu ?

La Cour Constitutionnelle dans son arrêt N°009/CC/ME du 7 mars 2016 a déclaré Issoufou Mahamadou et Hama Amadou candidats au 2ème tour de l’élection présidentielle. En cas de désistement de l’un ou l’autre candidat la constitution a prévu des mécanismes de remplacement.

Dès lors où ceci ne s’est pas produit, la CENI est en devoir de poursuivre l’organisation du scrutin autour de ces deux candidats malgré l’appel de la COPA qui constitue un regroupement de partis politiques. Nous retenons que les opérations électorales se sont déroulées normalement. Pour ce qui est du résultat, au niveau de la CENI, nous ne l’apprécions pas. C’est aux autres acteurs de tirer des conclusions, notre rôle se limitant à l’organisation technique et matérielle des scrutins.

Monsieur le président, quelles leçons tirer de l’organisation des scrutins du 21 février et du 20 mars au regard des péripéties que la CENI a dû traverser ?

La principale leçon que je tire est qu’il n’y a pas de scrutin parfait. La chose la plus importante est le respect strict des textes qui régissent les élections, en dehors de toute autre considération. Les textes ayant révélé leurs insuffisances à l’aune de la pratique, il va falloir les corriger pour qu’à l’avenir les difficultés que nous avons connues ne constituent plus une source de blocage et de suspicions.

Monsieur le Président, votre mot de la fin ?

Le mot de la fin sera réserve et adressé à l’ensemble des acteurs électoraux (Etat, acteurs institutionnels, acteurs politiques, organisations de la Société civile, partenaires techniques et financiers par le canal du PNUD, etc.), aux missions d’information sous-régionales, régionales, panafricaines et internationales ainsi que particulière les Républiques sœurs du Nigéria et du Burkina Faso qui nous ont apporté un soutien logistique important. La forte implication et le précieux engagement de ces différents partenaires, ont permis de conduire positivement le processus électoral à son stade actuel.

Je voudrais donc profiter de l’opportunité que m’offrent les colonnes de votre journal pour leur réitérer, à tous, la profonde gratitude de la CENI et leur réaffirmer, dans le même temps, notre disponibilité à poursuivre et consolider le partenariat qui nous lie, si heureusement, l’objectif commun étant le renforcement du processus démocratique en cours dans notre pays./.

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Réalisée par Assane Soumana(onep)

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19 plusieurs commentaires

  1. BOUBE IBRAHIM se contredit en disant : Pour ce qui est du résultat, au niveau de la CENI, nous ne l’apprécions pas. C’est aux autres acteurs de tirer des conclusions, notre rôle se limitant à l’organisation technique et matérielle des scrutins. Il oublie qu’il a déjà apprécié haut en disant : Cette reconnaissance s’adresse surtout au peuple nigérien qui a massivement participé au scrutin dans le calme et la sérénité, démontrant ainsi à la face du monde sa maturité et son aspiration à la paix sociale. Mais un ivrogne de son genre a toujours eu la mémoire courte.

  2. Me boube,que DIEU Allah te maudit,te detruit et te pardonne jamais grace a ce que tu a fais au nigeriens,l’injustice que tu a fait au nigeriens est intollerable et impardonnable,tu A choisir de servir issoufou et son clan que de rester faire ton travail dans la clairevoyance et dans la transparence sans trancher,tu a jure que tu fera justice mais tu ne l’a pas fait,toh on va voir si issoufou et son clan vont te proteger contre la punution du Dieu ALLAH que tu as utilise son coran pour trahir les nigeriens,walah toi et ton mentor issoufou vous payerez ca cher,walahi nous allons implorerr ALLAH SWT,ALLAH,ALLAH,ALLAH DETRUIT CES GENS,MAUDIT CES GENS,ALLAH CASSE ,ALLAH……………

  3. VIVE LA LIBERTÉ D’EXPRESSION DAN JIMRAOU POUR LA PAIX AU NIGER LE POUVOIR DOIT DIR UN GRAND OUI «  » » »QUE DIEU PROTÈGE LE NIGER ET SON PEUPLE » » »amine

  4. VIVE LA LIBERTÉ D’EXPRESSION DAN JIMRAOU POUR LA PAIX AU NIGER LE POUVOIR DOIT DIR UN GRAND OUI QUE DIEU PROTÈGE LE NIGER ET SON PEUPLE

  5. chapeau à vous Boubé IBRAHIM qu’Allah vous en garde contre les mauvaises langues Amine……………………………………………………………………..

    • Mon cher ce n’est pas ta prière qui va le garder contre les mauvaises langues du moment ou il a juré sur le Coran et n’a pas rempli ses fonctions. La sentence appartient à Alla et elle frappera Incha Allah tous les charlies et leurs semblables.

  6. IL FAUT CONTINUER DE REVER, C’EST VOTRE DROIT, MAIS SACHEZ QU’IL N’Y AURA JAMAIS DE REPRISE DE QUELQUES ELECTIONS QUE CE SOIT. UN HOMME AVERTI EN VAUT DEUX OU PLUS MEME

  7. Monsieur Cissé comme l’autre Cissé qui chaque fois recolte moins de 1% de voix, vous êtes des faux types, vous ne pensez en rien que de voir les nigériens se mélanger, cela n’arrange personne et tout le mal que vous souhaitez pour ce pays et son peuple va retomber sur vous incha Allah. Ya Allah progète ce pays et son peuple, amène à la raison les gens qui veulent nous créer des troubles, s’ils refusent ya Allah anéantisse- les et la vie continue. Allahoumma Jaddadil Imani Fi kouloubina! Amen.

  8. Dan jimraou ou dan jouma peu importe tu dois savoir que reprendre les élections présidentielles et législatives est impossible dans le contexte actuel que vit le pays, sauf si toutefois tu dois fournir les moyens. C’est du jamais vu dans le monde entier. Si tu proposes la reprise de ces élections saches que tout ce que tu dois faire c’est de chercher exile.Il faut savoir parler,car un proverbe dit que quand ramasser devient facile , c’est se courber qui devient difficile.Je te laisse analyser cette pensée.Merci de ton aimable attention.

  9. Mr BOUBE, TU ES LE SEUL RESPONSABLE DE CETTE CE QUI ARRIVE AU NIGER , TU ES LE SEUL RESPONSABLE ET JE SUIS SUR QUE L’HISTOIRE TE RATTRAPERA UN JOUR.

  10. Boube vous n’avez pas honte qu’est ce que vous allez nous dir nous on retiendra dans l’histoire le désordre que vous avez semé au Niger. Honte à vous.

  11. Je vois pas comment isssoufou s’en sortira sans la Copa. C’est l’Assemblée national qui vote les lois et le budget en présence des institutions financières telle que la banque mondiale, l’Union européenne et autres. Alors actuelle, le niger est l’Assemblée national. Elle essentiel pour le fonctionnement d’un état.

  12. Une transition et des nouvelles élections , une ceni dirigée par un homme intègre et honnête ! Plus de pantin à la solde d’un clan !

  13. Mr boube, vous etes seuls responsables De CE qui nous arrive. Vous avez decide de tenir UN scrutin alors que les acteurs politiques et les amis du Niger vous en dissuadaient. Vous avez trahi votre serment ainsi que les nigeriens en choisissant de vous metre au service d’un individu au detriment De LA patrie. C’est une lourde et triste responsabilite que vous devriez assumer tout au long De votre existence. Puisse Allah avoir pitie de votre ame.

  14. Ces messieurs de la « CEN(I) » sont-ils taraudes par leur conscience au point sentir le besoin de se justifier, et de se justifier, et de se justifier encore et toujours? Ils n’ont encore rien vu. Nous irons tous repondre de nos actes devant Dieu, surtout apres avoir jure sur le Coran. Ceux qui ont pris le risque d’entrainer le pays dans une aventure aux consequences imprevisibles pour quelques millions de francs ou d’autres motifs moins avouables rendront compte face a l’histoire et dans l’au-dela. Nous ne faisons qu’un court passage sur Terre et Dieu est temoin de tous nos actes, aussi intelligent que nous croyons etre. Au moins Lui, personne ne reussira a le tromper.

  15. Chers amis de la COPA, chers patriotes nigériens,

    Comme chacun le sait, la COPA et le pouvoir illégitime et dictatorial de Mahamadou se sont entendus sur le principe d’un dialogue inclusif.

    1. Le dialogue est une bonne chose et une nécessité pour notre pays. Le dialogue doit être encouragé afin de préserver la paix sociale et le cadre démocratique.

    2. Il faut féliciter La COPA et la communauté internationale qui ont d’ores et déjà gagné une bataille : elles ont réussi à faire plier Mahamadou Issoufou et à l’amener à dialoguer.

    3. De ce fait la COPA et la communauté internationale ont refusé d’entériner le fait accompli. Elles ont refusé de reconnaitre comme légitime le pouvoir issu des fraudes massives qui ont entaché les dernières élections.

    4. Contraint et force, sans aucune autre issue, Mahamadou Issoufou a fini par comprendre qu’il est dans son intérêt de dialoguer au lieu de tenter de s’imposer par la force au peuple nigérien pendant 5 ans.

    5. Comme je l’ai affirmé dans mon dernier message, le dialogue ne peut avoir pour objet et en priorité, que l’organisation d’élections présidentielles et législatives libres, démocratiques, inclusives, transparentes, et honnêtes. Les autres questions (gouvernement d’union nationale, et patati, et patata..) ne sont qu’accessoires et pourront être abordées après que la question centrale, la question vitale de l’organisation d’élections transparentes et inclusives dans des délais raisonnables et sous la supervision d’institutions (CENI et cour constitutionnelle, voire communauté internationale) neutres ait été réglée.

    6. Contrairement à Mahamadou Issoufou, la COPA ne doit pas accepter de considérer que cette question est réglée, que Mahamadou Issoufou est élu et qu’on doit passer à autre chose, par exemple un gouvernement d’union nationale.

    7. Si le dialogue s’engage sur l’organisation d’élections transparentes et inclusives, quelle doit être la position de la COPA ?

    8. TOUT D’ABORD, APRES LE 1ER AVRIL, LA COPA DOIT MAINTENIR ET PROCLAMER LA NON-RECONNAISSANCE DE LA LEGITIMITE DE MAHAMADOU ISSOUFOU ETANT DONNE QUE LE POUVOIR ACTUEL EST ISSU D’ELECTIONS FRAUDULEUSES.

    9. IL N’Y A PAS D’AUTRE POSITION POSSIBLE POUR LA COPA : SOIT LE POUVOIR DE MAHAMADOU ISSOUFOU EST LEGITIME ET ALORS ON N’A PAS A DISCUTER DE NOUVELLES ELECTIONS PRESIDENTIELLES ET LEGISLATIVES ; SOIT LE POUVOIR ACTUEL EST ILLEGITIME ET ALORS ON DOIT EN ORGANISER DE NOUVELLES.

    10. TOUTEFOIS, LA PROCLAMATION DE LA NON-RECONNAISSANCE DE LA LEGITIMITE DE MAHAMADOU ISSOUFOU EN TANT QUE PRESIDENT APRES LE 1ER AVRIL N’EXCLUT PAS LA POURSUITE DU DIALOGUE.

    11. LE DIALOGUE POURRA CONTINUER SUR LA FACON DONT IL FAUDRA RETABLIR DES INSTITUTIONS LEGITIMES ET CREDIBLES, ACCEPTEES DE TOUS, DANS NOTRE PAYS.

    12. MAIS TOUT RETARD OU SUSPENSION DE LA PROCLAMATION DE LA NON-RECONNAISSANCVE DE LA LEGITIMITE DE MAHAMADOU ISSOUFOU PAR LA COPA APRES LE 1er AVRIL, REVIENDRAIT A ENTERINER LE FAIT ACCOMPLI : CE QUI REND INUTILE TOUTE DISCUSSION SUR DE NOUVELLES ELECTIONS PRESIDENTIELLES ET LEGISLATIVES.

    13. CAR IL N’Y A PAS DE SENS A SURSEOIR MEME UNE SEULE MINUTE A CETTE NON-RECONNAISSANCE ET A ENGAGER EN MEME TEMPS DES DISCUSSIONS SUR DE NOUVELLES ELECTIONS.

    14. Il reviendra à de nouveaux organes de transition de décider de la place et du rôle de Mahamadou Issoufou pendant la durée de la transition.

    15. Quelle que soit la formule retenue, je répète que toute suspension de la non-reconnaissance de la légitimité de Mahamadou Issoufou reviendra à entériner les résultats des dernières élections et nous renvoyer donc à la case-départ.

    POUR LA PAIX ET LA DEMOCRATIE ! ABAS LA DICTATURE ! LIBEREZ LES PRISONNIERS POLITIQUES INJUSTEMENT INCARCERES!

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