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Interview du président de la Fédération Nigérienne de Cyclisme, M. Hamidou Saley Amadou : «Je pense qu’on peut aujourd’hui être satisfait de l’organisation pratique de cette compétition après une quinzaine d’années d’inactivité de cette discipline

kanotchanaM. le président, vous venez de boucler le mini tour du Niger sur la distance Niamey-Tahoua-Niamey. Quels sont les sentiments qui vous animent à l’issue de cette compétition ?

Je tiens tout d’abord à vous remercier pour la démarche que vous avez faite de venir vers nous parce que c’est très rare pour les Nigériens de participer au développement du sport. Cela montre tout l’intérêt que vous portez au sport, et au cyclisme en particulier.

C’est un sentiment de fierté qui nous anime à l’issue de ce mini tour. De jeunes talentueux nigériens, vingt trois coureurs, ont parcouru 1.106 kilomètres, sans aucun abandon, cela montre toute notre fierté de Nigériens, et aussi notre endurance. Ces jeunes nous ont montré que le Niger est un pays de gens fiers et braves. Mon deuxième sentiment va à l’endroit de nos sponsors qui nous ont aidés à organiser ce mini tour parce que sans eux on n’ira nulle part.

Mon troisième sentiment de satisfaction va à l’endroit des clubs qui nous ont accompagnés ; la gendarmerie, la police, Wassika Express, l’ARTP, les FAN. Je tiens aussi à remercier les membres de la Fédération Nigérienne de Cyclisme qui m’ont fait confiance il ya de cela un an et demi, et sans qui, cette aventure n’aurait pas été possible. Je remercie également les médias qui nous ont accompagnés parce que c’est eux qui ont démontré que le cyclisme nigérien renaît de ses cendres. Aujourd’hui, c’est une chose formidable qu’on parle bien du Niger dans le monde entier, grâce aux chaînes internationales qui ont relayé cet important événement. C’est à nous de construire le Niger, et nous devons le faire tous ensemble.

Êtes-vous satisfaits de l’organisation pratique et technique des différentes étapes, et de tout le tour de manière générale ?

Tout début est difficile ; mais je pense que globalement les choses se sont très bien déroulées. Au passage, je tiens à remercier le ministère en charge des Sports qui nous a facilité l’organisation, avec notamment les correspondances adressées au gouvernorat de Dosso, à la préfecture de Doutchi, à la préfecture de Konni et au gouvernorat de Tahoua pour nous faciliter l’accès à ces régions parce que quand on parle de cyclisme, on parle d’abord de sécurité des cyclistes. Je pense qu’on peut aujourd’hui être satisfait de l’organisation pratique de cette compétition après une quinzaine d’années d’inactivité de cette discipline sportive.

M. le président quelles leçons vous avez pu tirer de l’organisation de cette compétition ?

L’organisation de cet événement, comme je le disais tantôt nous a donné une grande satisfaction au niveau des cyclistes. Parce qu’on attendait deux jeunes qui, on pensait allait survoler le lot, mais à notre grande surprise, on a vu des révélations. Nous avons Aminou Gado qui a gagné six (6) étapes sur les huit(8) ; c’était quelqu’un qui pourrait être classé parmi les cinq premiers, mais l’on ne pensait pas qu’il allait terminer premier. Nous avons le jeune Issoufou Sani qui a gagné une étape, alors qu’on ne l’attendait pas à ce niveau. Nous avons un gendarme qui aujourd’hui nous donne également satisfaction. Nous avons aujourd’hui l’ossature d’une équipe nationale, et nous travaillons à la consolider.

Depuis votre élection à la tête de cette fédération, la petite reine nigérienne est en train de renaître de ses cendres. Qu’est-ce que votre plan d’action prévoit en termes d’activités pour les semaines, les mois, et même les années à venir ?

Nous devons travailler sur beaucoup de chantiers. L’année 2016 va s’achever par la fête tournante du 18 décembre, où la Fédération Nigérienne de Cyclisme a été retenue pour Agadez Sokni. Nous avons prévu la tenue du 1er au 9 décembre à Zinder, du championnat national si le financement de l’Etat est acquis. Nous avons déposé notre requête au niveau du ministère de la Jeunesse et des Sports. Le deuxième point de notre programme d’ici la fin de l’année, c’est le vélo pour tous.

Qu’est-ce qu’on appelle vélo pour tous ? Aujourd’hui, on aimerait créer un cadre où père, mère et enfants viendront dans un endroit bien sécurisé, avec la présence de la police, des sapeurs pompiers et des médecins, pour faire uniquement du vélo. Il ne faut pas oublier que le vélo est un bon vecteur de santé. Le troisième point qui verra le jour en 2017, c’est l’installation dans toutes les régions du Niger des clubs cyclistes. A Niamey nous avons aujourd’hui six (6) clubs, et nous aimerions mettre en place au moins deux (2) clubs par région si les moyens ne nous font pas défaut.

Après cela, nous allons certainement participer à des compétitions internationales. Une des premières compétitions à laquelle nous comptons participer si les moyens nous le permettent, c’est le championnat d’Afrique au mois de février au Caire en Egypte. Il ya également le tour du Bénin au mois d’avril prochain, le tour du Togo au mois de mai, le tour de la Côte d’Ivoire au mois de septembre, et le tour du Faso au mois d’octobre. Le Niger doit honorer de sa présence toutes ces compétitions parce qu’il faut qu’on sache qu’après la levée de la sanction le 14 octobre dernier, le Niger est revenu dans le concert des nations de cyclisme.

Après l’envol que le cyclisme nigérien vient de prendre, les nigériens férus de la petite reine, sont en droit de s’attendre à l’organisation d’un grand Tour du Niger. Est-ce que cela fait partie de vos ambitions ?

Absolument ! L’organisation d’un grand tour du Niger me tient particulièrement à cœur. Notre philosophie épouse celle du Tour de France. En cyclisme, vous n’êtes pas aujourd’hui obligé de gagner la course que vous organisez. Parce que vous gagnez beaucoup plus sur d’autres tableaux. Notre ambition est d’organiser un grand Tour du Niger en invitant de nombreux pays africains, européens et autres, pour faire découvrir notre pays et donner une plus- value à la destination Niger. Cela est d’une importance capitale dans le contexte actuel. Le Niger a besoin de visibilité sur le plan mondial et le cyclisme peut être un véritable levier sur lequel nous devons actionner pour faire un zoom sur la splendeur de notre pays.

À propos de l'Auteur

Réalisée par Oumarou Moussa(onep)

À propos Administrateur

3 plusieurs commentaires

  1. Moi, je suis plus que convaincu que le nouveau président donnera son blasson à cette fédération qui a tant souffert. Bonne chance!!!

  2. Du courage Monsieur le president. Nous nous rappelons la belle epoque des Abdou Djibo, Adamou Djibo, Chaibou Charo, Madja et j’en passe. Ils faisaient la joie des Nigeriens dans les tours du Faso et de Cote d’Ivoire.

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