Accueil / ACTUALITE / Journée mondiale de la Santé mentale : «La prévention est la principale action qui permet d’éviter la détresse psychologique et les troubles mentaux» déclare Dr Idi Illiassou Maïnassara, ministre de la Santé publique

Journée mondiale de la Santé mentale : «La prévention est la principale action qui permet d’éviter la détresse psychologique et les troubles mentaux» déclare Dr Idi Illiassou Maïnassara, ministre de la Santé publique

A l’instar des autres pays de la communauté internationale, le Niger célèbre ce jour 10 octobre, la journée mondiale de la santé mentale avec pour thème «la santé mentale des jeunes et adolescents dans un monde en mutation ». A la veille de cette célébration, le ministre de la Santé publique, Dr Idi Illiassou Maïnassara a livré un message dans lequel, il a rappelé la nécessité d’accorder une attention particulière aux plus jeunes dans le monde actuel en perpétuelle mutation d’une part et d’autre par la nécessité d’intégrer les soins de santé mentale dans les soins généraux de santé.

Le Niger s’y attèle à travers la stratégie d’intégration des soins de santé mentale dans les soins généraux de santé. «Avec cette stratégie, notre pays a une couverture de 26 districts sanitaires sur les 72 existants et cela jusqu’au niveau des agents des CSI qui sont d’ores et déjà outillés à la détection précoce des cas » a déclaré le ministre de la Santé publique. Ce qui permet, selon Dr Idi Illiassou Maïnassara, de faire face à différents types d’événements stressants comme cette guerre asymétrique imposée dans la région de Diffa (par Boko Haram), les catastrophes naturelles, les problèmes de la migration, les accidents, les incendies et les violences interpersonnelles.

Parallèlement, des actions de réduction de la demande des drogues c’est-à-dire, la prévention et la prise en charge des cas de troubles mentaux liés à l’usage des substances psychoactives sont menées en collaboration avec le ministère de la Justice à travers la commission nationale de coordination de la lutte contre la drogue.

Le ministre de la Santé publique de préciser que notre pays est accompagné dans cette démarche par un certain nombre de partenaires. Il s’agit notamment de la CBM qui intervient dans la région de Dosso, ENABEL qui appuie la santé mentale dans les régions de Dosso et Tillabéry et l’ONG humanitaire COOPI qui intervient dans les régions de Diffa, Agadez et Niamey. « Ces partenaires nous accompagnent dans la mise en œuvre de l’intégration des soins de santé mentale dans les soins généraux de santé mais aussi dans les efforts d’élargir les soins au niveau communautaire afin d’atteindre la majorité de la population et particulièrement des jeunes dans le besoin»
explique-t-il.

Revenant sur le thème de cette édition 2018 de la journée, le ministre de la Santé publique a expliqué que les premières années de vie d’adulte représentent une période durant laquelle beaucoup d’importants changements se produisent chez l’être humain, tant sur le plan biologique que psychosocial. « Cette situation, combinée à l’utilisation de plus en plus large des technologies en ligne, la connexion aux réseaux virtuels à tout moment et l’exposition aux situations d’urgence humanitaire exposent particulièrement les jeunes aux détresses psychologiques et aux troubles mentaux » souligne Dr Idi Illiassaou Maïnassara.

A cela s’ajoute l’usage nocif des substances psychoactives auxquelles les jeunes s’adonnent produisant ainsi de nombreux problèmes de comportement, de conduites dangereuses et à risque. «C’est pourquoi, il est pour nous impératif de doter les jeunes de compétences à la résilience mentale pour faire face aux défis du monde actuel car les jeunes adultes en bonne santé mentale sont à même de mieux prendre part à la vie professionnelle, familiale, communautaire et de la société dans son ensemble » estime le ministre de la Santé publique.

Pour Dr Idi Illiassou Maïnassara, l’accent doit être mis sur la prévention qui est la principale action qui permet d’éviter la détresse psychologique et les troubles mentaux. Pour ce faire, « Nous devons redoubler d’effort d’information, de sensibilisation, de renforcement de capacités des acteurs de terrain, de surveillance, d’accompagnements et d’assistance psychosociale aux jeunes et autres populations vulnérables» déclare-t-il avant d’inviter tous les services de soin et tous les acteurs à participer à l’effort d’intégration de la santé mentale comme le prône la politique nationale de santé.

Il faut enfin noter que cette année, la journée mondiale de la santé mentale sera commémorée non seulement à Niamey mais aussi à Agadez et Diffa pour marquer l’engagement du gouvernement à atteindre les populations les plus vulnérables. « Notre objectif est de couvrir le territoire national de structures de prévention et soins acceptables dès le niveau primaire de soins, mais aussi par la création et le renforcement d’unités spécialisées de soins de santé mentale et de soins aux usagers de drogues» a assuré le ministre Idi Illiassou Maïnassara.

À propos de l'Auteur

Siradji Sanda(onep)

À propos Administrateur

3 plusieurs commentaires

  1. Mr le ministre,il faut joindre l’acte a la parole,a l’instar de l’Éthiopie qui a donne l’exemple tout récemment en prenant tous les fous de son pays en les habillant après avoir rasés et lavés. A bon entendeur salut!!!

  2. Des discours, toujours des discours, rien que des discours.

  3. La prévention est meilleur mais il faut noter que chaque individus fini son enfance avec des taches moraux qui le rattrape à l’adolescence . La torture morale est la véritable cause de la maladie mentale.
    La drogue devient alors un recours de patience sociale (addiction) pour les diplômés sans emplois et une perte de la raison pour les jeunes qui la prennent pour une délinquance juvénile digne de l’analphabétisation de leur enfance.
    Améliorer les valeurs humaine sont les seul source de sauvegarde mentale , sinons stopper l’entrée de la drogue dans le pays.

    Mr le Ministre de la santée il faut exiger des psychologues dans les lieu de santé et se donner les moyens hypnotique pour détecter les maux et les résoudre car la majeur partie des jeunes deviennent fou parce qu’il se sentent souffrir de manque d’équité sociale…Scolariser massivement les enfants afin qu’ils ne se retrouvent pas dans une situation de désespoir à l’avenir = folie

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.