Home ACTUALITE La CASO, c’est tout simplement une milice qui fait régner sa loi sur le territoire universitaire affirme le ministre Yahouza Sadissou

La CASO, c’est tout simplement une milice qui fait régner sa loi sur le territoire universitaire affirme le ministre Yahouza Sadissou

Le ministre de l’Enseignement Supérieur de la Recherche et de l’Innovation, M. Yahouza Sadissou a animé hier, dans l’après midi, un point de presse, conjointement avec le ministre des Enseignements Professionnels et Techniques, M. Abdoulkadri Toudjani. L’objectif de ce point de presse animé par les ministres en charge de l’éducation est d’informer l’opinion nationale et internationale sur l’évolution de la situation de perturbation dans le secteur.

M. Yahouza Sadissou s’est appesanti sur les problèmes qui minent l’enseignement supérieur en faisant une rétrospective pour rappeler les faits sur les événements qui ont plongé le système éducatif dans une situation chaotique.

Selon le ministre de l’Enseignement Supérieur de la Recherche et de l’Innovation, tout a commencé le 17 février 2018, avec l’agression d’un enseignant chercheur de l’Université Abdou Moumouni de Niamey par des éléments de la CASO (une sorte de police des étudiants) assurant le maintien d’ordre universitaire.

En effet, c’est cette agression qui est qui a été l’élément déclencheur de la situation dans laquelle se trouve l’UAM aujourd’hui. D’abord c’étaient les enseignants chercheurs à travers leur organisation, le syndicat national des enseignants et chercheurs du supérieur (SNECS) qui ont observé un mois de grève avec à la clef un mémorandum portant sur 6 points essentiels, à savoir la dissolution de la CASO, l’identification et l’exclusion des étudiants responsables de l’agression, le déplacement du parking des bus du CNOU (l’arrêt des bus universitaires), le rappel du CNOU à ses responsabilité, la réquisition des FDS sur le territoire universitaire et de l’exclusion des étudiants de toutes les instances délibératives de l’UAM.

Ensuite ce furent les étudiants qui ont également passé à la vitesse supérieure par des débrayages à travers l’UENUN et l’USN, avec une plate forme revendicative comportant 6 points également à savoir la réhabilitation des étudiants exclus, l’abrogation des arrêtés pris par le recteur de l’UAM lors de cette crise, etc…

Aujourd’hui l’USN est en grève illimitée au moment ou l’Université Abdou Moumouni de Niamey se trouve dans une situation déplorable. Le ministre de l’Enseignement Supérieur de la Recherche et de l’Innovation, M. Yahouza Sadissou a affirmé que les cités universitaires qui ont été fermées, il y a une semaine de cela seront ouvertes lorsqu’ils vont finir d’assainir l’Université Abdou Moumouni. Et tout ce travail sera fait, par le CNOU.

«Le campus sera rouvert une fois que le gouvernement l’aura assaini. (…).

La CASO, c’est tout simplement une milice qui fait régner sa loi sur le territoire universitaire. (…). Le gouvernement prendra toutes les mesures nécessaires pour arrêter les dérives de la CASO », a conclu M. Yahouza Sadissou.

Pour sa part, le ministre des Enseignements professionnels et techniques, Aboulkadri Tidjani a indiqué que « Les examens se dérouleront sur tout le territoire national aux dates et jours choisis par le gouvernement qui prendra toutes les dispositions matérielle et financière pour créer les conditions nécessaires. (…).

Le gouvernement tient à réaffirmer qu’il n’accepterait plus que des troubles soient perpétrés au niveau des différents établissements, publics comme privés. Les fauteurs et auteurs seront interpellés et transmis à la justice. Nous sommes dans un Etat de droit, on ne peut pas accepter que des agitateurs parce qu’ils suivent d’autres intérêts, compromettent le droit des autres ».

[author ]Abdoul-Aziz Ibrahim Souley (Tamtam Info News)[/author]

87 Comments

  1. Le Niger souffre à cause du comportement d’un de ses fils (un professeur de UAM). Pourquoi ce Professeur ose forcer un passage des Etudiants. Nous sommes dans un état de droit. Ce Professeur peut porte plainte contre cette organisation d’Etudiants, si manquement il y a.

    1. Cherchons à avancer ce que vous décrivez là c’est fini c’est derrière nous.
      Toutefois nos enfants doivent donner priorité à leurs études comme les enfants des autres pays au lieu d’être toujours sur les médias et dans les rues.

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