Home ACTUALITE La CNDH appelle le Gouvernement et SNECS à la reprise du dialogue

La CNDH appelle le Gouvernement et SNECS à la reprise du dialogue

La Commission Nationale des Droits Humains  a appelé  lundi 8 avril dans une déclaration , le gouvernement et le syndicat national des enseignants chercheurs du supérieur  à  reprendre le dialogue dans l’intérêt de l’enseignement supérieur. 

Dans la déclaration lue à son siège à  Niamey la Commission Nationale des Droits Humains (CNDH ) indique avoir offert ses bons offices, dès le 28 septembre 2018, au Gouvernement et au Syndicat National des Enseignants-Chercheurs et du Supérieur (SNECS) qu’ils ont acceptés, relativement à la crise universitaire née de l’interruption du Processus électoral  à l’Université Dan Dicko Dan Koulodo de Maradi‘’.

« Cette interruption avait pour origine la volonté du Gouvernement d’effectuer des reformes sur la gouvernance des Universités Publiques du Niger ».

Cette déclaration a pour objet de porter à la connaissance de l’opinion nationale et internationale, les avancées auxquelles la CNDH et les parties sont parvenues et les points d’achoppement auxquels elles ont été confrontées.Pour donner une chance à cette médiation, la CNDH avait demandé aux deux parties : « d’observer une trêve dans les actions engagées; de créer les conditions d’un dialogue franc et constructif pour une issue heureuse à la crise dans l’intérêt supérieur du Système Educatif Nigérien », a appris l’ANP.

A cet effet, le Gouvernement avait accepté de reporter l’examen des textes sur la gouvernance des Universités Publiques du Niger et le SNECS avait décidé de suspendre la grève enclenchée depuis le 03 septembre 2018 jusqu’à l’issue de ladite médiation.
À l’entame de la médiation, il y avait deux positions à faire évoluer vers un terrain d’entente, il s’agit : (d’une part la volonté du Gouvernement à effectuer des reformes visant le remplacement du système électif par le système de nomination des Recteurs et Vice-Recteurs au sein des Universités Publiques du Niger et d’autre part la volonté du SNECS de voir le système électif maintenu, à travers notamment la poursuite du processus électoral à l’Université Dan Dicko Dan Koulodo.

À l’issue des négociations les deux parties avaient convenu de ce qui suit, « continuer à discuter en vue d’une réforme globale du système de Gouvernance des Universités Publiques du Niger (UPN) ; définir les critères consensuels auxquels doivent répondre les candidats aux postes de Recteur et de Vice-Recteur; mettre en place un comité paritaire de réception et de sélection des candidatures, après un appel à candidature et conformément aux critères retenus; être candidat porteur du Programme défini par le Gouvernement et faire signer aux candidats aux postes de Recteur et Vice-recteur un contrat de performance avec le MESR/I ».

Cependant un protocole d’accord n’avait pas pu être signé à cause de deux points de divergences,  « soumettre la liste des candidats ou tandems retenus par le comité paritaire au choix de la communauté universitaire et que le gouvernement nomme, à sa discrétion, les candidats ou les tandems sur la base de la liste proposée, après enquête de moralité ».

Malgré cette situation d’impasse, la CNDH réitère le vœu que les deux parties renouent avec le dialogue en vue de parvenir à un accord sur ces deux points, dans l’intérêt de l’Ecole Nigérienne. La CNDH reste toujours disposée pour créer encore les conditions d’un terrain d’entente, gage d’une paix sociale.

Par ADA/MHM/ANP  0032 AVRIL 2019

12 Comments

  1. On encore perdu des semaines de cours. L’année risque d’être compromise.
    Questions: pourquoi la CNDH a attendu tout ce temps précieux avant de reparler du dialogue?
    Pourquoi avoir attendu tout ce temps?
    Le Niger manque cruellement des hommes sages et crédibles.
    Nous sommes un pays de vulgaires partisans. Malheureusement
    Vous avez dit pauvre Niger?

  2. C’est la photo d’une autre réunion. Ce n’est pas la n »négociation.
    Pourquoi la manipulation? A quelle fin?
    Dans les cas il faut que la représentation nationale tranche cette question.
    Il faut que les nigériens comprennent qui bloquent notre enseignement supérieur.
    Vivement la réforme.

  3. Trop tard trop peu comme initiative.
    Il faut chercher des gens plus crédibles pour négocier et sauver nos universités.
    La réforme est nécessaire.

    1. Vous avez raison. La situation est grave.
      L’AN doit interpeller le Ministre.
      Il faut que les nigériens sachent ce qui ses passe dans notre enseignement supérieur.
      Il faut impérativement faire la réforme.

  4. même si vous donnez l intégralité du budget du niger a ces enseignants du snecs y seront jamais au grand jamais satisfait .laissez-les ;

    1. C’est triste mais c’est ça la vérité. Pour ces gens du snecs le Niger ne compte pas.
      Sinon comment bloquer des milliers d’étudiants pour si peu?

  5. Tout l’espoir repose sur l’assemblée nationale qui doit vite voté les texte déposés devant elle. Il faut accélérer la reforme pour relever notre enseignement supérieur.

  6. Lorsque l’État s’oppose à l’éducation des jeunes il devient exactement comme une nation de fuite intellectuel qui restera aveugle à vie donc tombera pour faute relève patriotique conscient .

    Lorsque la politique gouvernemental s’oppose à l’USN pour faute de ses représentants $tratégiqu€ intègre dans les dialogues sociaux voir animé de la masse jeune qui ne manquera de devenir son allié après des pre$tation de services réciproques = l’idéologie interne du pays se subdivise + s’expose au danger de l’exploitation de l’homme par l’homme dans l’espace + temps moderne .

    NB : lorsque enseignants + enseignés partagent les mêmes courants de pensées , ils progresseront ensemble pour la défense d’un intérêt commun renaissant .

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