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La Ministre du Plan, Mme KANE AICHATOU BOULAMA a pris activement part aux travaux

La Ministre du Plan, Mme  KANE AICHATOU BOULAMA a pris part du 13 au 15 novembre 2018,  à Livingstone en Zambie, à la revue à mi-parcours de IDA 18 et au lancement du processus de reconstitution de IDA 19.  La  Ministre Aichatou Boulama représentait les pays membres emprunteurs à cette importante réunion qui a vu la participation des pays contributeurs d’IDA et les Hauts responsables de la Banque Mondiale dont la Directrice Générale de la Banque Mondiale, Mme Kristalina Georgieva, le Vice-Président Afrique M. Hafez Ghanem, le Vice-président chargé de la Finance M.  Axel van Trotsenburg et leurs principaux collaborateurs.

Au cours de la réunion, la Ministre Aichatou Boulama a pu mettre en avant avec force la position sur tous les points à l’ordre du jour. Elle a particulièrement insisté sur la prise en charge des questions de fragilité dans toute sa dimension particulièrement sur l’insécurité, la prévention et la gestion des crises de toute nature, le renforcement des opérations du secteur privé dans les pays fragiles et l’autonomisation des femmes et la scolarisation des jeunes filles.

En ce qui concerne la fragilité, la Ministre a défendu et obtenu que la banque utilise l’approche régionale car la fragilité n’a pas de frontière. A cet égard, elle a invité la Banque a initié des projets régionaux au sahel, dans les pays des grands lacs, le bassin du lac Tchad et la corne de l’Afrique.

La Ministre du Plan a fait un plaidoyer pour  que le thème emploi et transformation économique soit reçoit une plus grande attention pour IDA 18. Du reste, sur cette question les pays emprunteurs ont tenu à faire  une déclaration qui a reçu l’adhésion de l’ensemble des participants.

Pour la reconstitution des ressources de IDA 19, la Ministre souhaite qu’il y ait une   reconstitution forte des ressources qui puissent permettre aux pays membres les plus pauvres de la Banque mondiale  à nos pays d’adresser les nombreux défis persistants tels  que l’extrême pauvreté, la dette, la fragilité, l’insécurité, le déficit en capital humain, mais également tirer profits des opportunités offertes par les technologies de rupture. La consolidation et le renforcement des résultats acquis est également très important si on veut que les résultats actuels se traduisent par un changement dans les conditions de vie des populations.

Tirant les conclusions de sa participation à la revue à mi-parcours de IDA 18 et au lancement du processus de reconstitution des ressources pour IDA 19, la Ministre a reconnu que la Banque mondiale reste la première institution en matière de lutte contre la pauvreté et de promotion de la croissance dans le monde. Son succès tient à sa capacité d’adaptation aux diverses besoins de ses clients et a l’évolution de la conjoncture internationale. Le partenariat avec les pays a également beaucoup évolué.  Les pays doivent continuer à avoir le leadership dans la définition des politiques de leur pays, et s’approprier des possibilités offertes. La Banque mondiale   doit continuer à renforcer sa présence sur le terrain et diffuser davantage les meilleures pratiques, que chaque pays peut adapter à ses réalités.

Il faut rappeler que IDA est un fond multilatéral mis en place en 1960 pour aider les plus pauvres membres de la Banque Mondiale. IDA joue un rôle essentiel dans le développement de nos pays. Ces ressources sont hautement concessionnelles et font l’objet d’une reconstitution tous les 3 ans. IDA18 (2017-2020) a connu un niveau de mobilisation record de 75 milliards de dollars américains, dont 45 milliards destinées à l’Afrique.De nombreuses innovations ont également été introduites, notamment en termes d’instruments financiers et cinq thèmes spéciaux ; à savoir la fragilité, le climat, le genre, la gouvernance, l’emploi et la transformation économique.  Un accent particulier a été mis sur les questions de fragilité, la question des réfugiés, les crises, mais aussi le financement du secteur privé dans les pays fragiles.

La réunion de Livingstone avait pour objectif de faire la revue à mi-parcours de la mise en œuvre de IDA 18 et de lancer le processus de la reconstitution des ressources financières pour IDA 19.

La revue à mi-parcours a permis de constater que tous engagements stratégiques sont sur la bonne voie d’être atteints d’ici la fin de l’IDA18. Et au niveau des prêts, 30 milliards de dollars américains ont été déjà engagés sur les 75 milliards de dollars US.

Malgré ces résultats tangibles, la revue a également montré que des défis subsistent ; par exemple, le guichet du secteur privé n’a connu qu’un engagement de 185 millions de dollars américains sur les 2,5 milliards prévus. Le taux de pauvreté demeure élevé, un niveau d’endettement élevé, l’insécurité, etc restent préoccupants dans certains cas. Aussi, dans le souci de s’assurer que les ressources qui ont été allouées vont être absorbées d’ici la fin du cycle de IDA 18, la réunion a recommandé de faire des réaménagements  pour mieux prendre en charge ces défis.

À propos de l'Auteur

Ahmed Sidikou, responsable Communication Ministere du Plan.

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20 plusieurs commentaires

  1. A Karim Yaou
    Ce que vous dites là est une contre vérité historique.
    Les révolutionnaires ont généralement vu leurs demandes de fonds rejetées .
    Pourquoi? Parce que les maîtres de ce monde ne veulent pas voir les révolutionnaires prospérer.
    Ainsi:
    Sankara a eu tous les problèmes de ce monde pour construire son chemin de fer
    Aujourd’hui l’Iran a tous les problèmes du monde pour accéder aux financements. Pire même son pétrole est boycotté.
    Le Vénézuéla est au bord de l’asphyxie.
    Cuba et la Corée du nord ont passé des années sous-embargo
    Les pays occidentaux préfèrent généralement « aider » les pays sans ambitions réelles, incapables d’investir pour garantir leur indépendance.
    Moralité: ne signons n’importe quoi, aveuglement dès qu’on a l’argent en vue.
    A bon entendeur…

  2. Un conseil:
    En cas d’études donnez la priorité aux consultants nationaux comme cela se fait dans tous les pays qui sont jaloux de leur souveraineté.
    Il est choquant de voir des non nationaux venir faire des études socioéconomiques pour notre pays comme ses experts importés maîtrises mieux nos réalités que nous.
    Sinon fermons donc nos 8 universités publiques et renvoyons les étudiants et les enseignants chercheurs dans les marchés pour vendre la viande, les criquets…
    Comme quoi l y a des conditionnalités qu’il ne faut jamais accepter.
    A bon entendeur…

  3. Signons, signons mais en ayant toujours à l’esprit que la main qui reçoit est toujours en bas.

    1° attention aux conditionnalités. Une fois encore n’oublions jamais que nos partenaires nous ont fait prendre des mesures qui ont détruit notre système éducatif. Aujourd’hui le redressement s’avère tellement douloureux que nous tournons en rond.
    2° attention à l’usage: on ne s’endette pas pour consommer surtout dans un pays où la propension à importer est très élevée. Sinon vous enrichissez les autres
    3° Il toujours tenir compte de notre capacité de remboursement. En effet toutes les dettes se paient d’une façon ou d’une autre
    4° Évitons d’envoyer nos factures aux générations futures par irresponsabilité

  4. foutaise avant elle venait je l avancais

  5. signez des contrats autant de fois que l’occasion se présente .on ne peut avancer sans l’économie mondiale.C’est ce orgueil qui a fait faillir beaucoup de dirigeants prétendu révolutionistes . Juste faite bon usage de ce que vous percevrez car c’est une dette qui ne saura être remboursé à l’échéance qu’en cas de Bonis . Ministère des plans courage

    • OK mais:
      1° attention aux conditionnalités. Une fois encore n’oublions jamais que nos partenaires nous ont fait prendre des mesures qui ont détruit notre système éducatif. Aujourd’hui le redressement s’avère tellement douloureux que nous tournons en rond.
      2° attention à l’usage: on ne s’endette pas pour consommer surtout dans un pays où la propension à importer est très élevée. Sinon vous enrichissez les autres
      3° Il toujours tenir compte de notre capacité de remboursement. En effet toutes les dettes se paient d’une façon ou d’une autre
      4° Évitons d’envoyer nos factures aux générations futures par irresponsabilité

    • Ce vous dites là est une contre vérité historique.
      Les révolutionnaires ont généralement vu leurs demandes de fonds rejetées .
      Pourquoi? Parce que les maîtres de ce monde ne veulent pas voir les révolutionnaires prospérer.
      Ainsi:
      Sankara a eu tous les problèmes de ce monde pour construire son chemin de fer
      Aujourd’hui l’Iran a tous les problèmes du monde pour accéder aux financements. Pire même son pétrole est boycotté.
      Le Vénézuéla est au bord de l’asphyxie.
      Cuba et la Corée du nord ont passé des années sous-embargo
      Les pays occidentaux préfèrent généralement « aider » les pays sans ambitions réelles, incapables d’investir pour garantir leur indépendance.
      Moralité: ne signons n’importe quoi, aveuglement dès qu’on a l’argent en vue.
      A bon entendeur…

  6. C’est ça un titre !!!!

  7. Foutez nous la paix avec les voyages inutiles des princes et des princesses qui vivent comme des sangsues au crochet de l´etat sans rien en contre partie. Cisse avait signe les memes conneries et nous avons tous ete temoins de ce qu´il en est ressorti pour le citoyen lambda qui croupit dans une misere abjecte pendant que eux ou elle qui signe se goinfrent.

  8. Nous sommes vendredi:; prions donc ALLAH pour qu’IL nous donne une bonne dose de patriotisme économique voire de patriotisme tout court. Surtout à tous ceux qui agissent au nom de nous tous, c’est à dire au nom du Niger.

  9. A pris part activement aux travaux de quoi?
    Il fut un temps où ceux qui signaient au nom du Niger ne pensaient qu’à leur 4%. Vivement que cela change dans l’intérêt supérieur de notre pays.
    Sachons, chaque fois avant de signer que les dettes se paient, d’une façon ou d’une autre, en espèce ou en indépendance ou en dignité.
    Évitons d’empoisonner la vie aux générations futures par irresponsabilité.
    En un mot évitons de nous endetter pour consommer ou pour partager.

  10. Qu’on cesse de nous casser les tympans avec ces histoires de partenaires au (sous?) développement et en particulier de ces  » amis » européens qui donnent à la Turquie 3 milliards d’Euros (soit 2000 milliards de cfa) pour les aider à lutter contre les flux migratoires et qui parallèlement jettent des miettes au Niger pour la même mission.
    Et dans leur déclaration ils n’hésitent pas à traiter le Niger de gendarme de l’Europe.
    Mépris? Racisme ? Cynisme ?

  11. Attention:
    Parfois ces partenaires donnent à nos politiques la direction qui les arrange.
    C’est ainsi qu’ils ont conseillé de déconstruire notre système éducatif contre des miettes.
    Les résultats sont là: un système éducatif fortement délabré ce qui contribue à faire en sorte que notre pays soit dernier de la planète en termes d’IDH.
    Vous avez dit pauvre Niger?

  12. Il faudrait cesser de signer n’importe quoi, aveuglement, dès qu’on nous parle d’argent.

  13. Ces bailleurs de fonds et nous

    1. A cause des miettes qu’ils nous jettent nos partenaires nous empêchent parfois de prendre des décisions souveraines en tant qu’Etat souverain.
    2. Souvent ils nous humilient en nous faisant revenir sur nos propres décisions
    3. Ils donnent ainsi à nos politiques la direction qui les arrange.
    4. Et nous acceptons tout cela.
    5. Nous acceptons car au lieu de nous entendre pour nous organiser et nous prendre en charge nous passons notre temps à nous chamailler
    6. Nous passons tout notre temps à faire cette démocratie que nos amis bailleurs des fonds nous conseillent vivement.
    7. Et pour cause: ces querelles intestines nous empêchent de voir l’essentiel c’est à dire la construction d’une économie forte digne de ce nom.
    8. Et nous continuons à mendier.
    9. La main qui reçoit n’est-elle pas toujours en bas?
    Qui parlait encore de pauvre Niger?

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