Home ACTUALITE La monnaie unique commune africaine, ECO, doit être promue et protégée…

La monnaie unique commune africaine, ECO, doit être promue et protégée…

La monnaie commune africaine unique de la CEDEAO, monnaie pilote, ECO, est actuellement victime d’une cacaphonie et des manoeuvres dilatoires, sciemment entretenues par certains chefs d’État africains minoritaires dans l’espace communautaire , en vue de retarder la mise en œuvre de la dite monnaie.


Par conséquent il serait hautement souhaitable que les chefs d’État panafricanistes, progressistes africains de l’espace de la CEDEAO, convaincus par l’impérieuse nécessité et le devoir de faire aboutir ce vieux projet panafricaniste qui avait été longtemps porté par les pères fondateurs de l’Union Africaine , organisent la riposte en ventant les mérites, les vertues, les grands avantages de la création d’une monnaie unique commune africaine dans l’espace CEDEAO, qui ferait sans nul doute tâche d’huile sur tout le continent pour le bien-être des africains.
Les arguments du taux d’échange fixe, de la stabilisation de l’inflation, des critères de convergence, sont des vieilles recettes très dépassées en cette ère de la mondialisation de l’économie.


À notre connaissance la France dont ils se seraient les portes paroles ne remplissait pas tous les critères de convergence quand elle était entrée dans l’espace économique de l’ Union Européenne.


En matière de déficit budgétaire, la France est en-tête du peloton des pays membres de l’Union Européenne qui ne respectent pas le seuil statutairement autorisé. Mais cela n’empêche pas à son économie de survivre et de rester dans le dit espace.


La France n’est pas productrice de l’Uranim, ni des matières premières
qu ‘elle pompe honteusement
à l’ Afrique, pourtant elle dispose d’une part ,des centrales d’énergie nucléaire qui distribuent et commercialisent le courant électrique au profit de sa population sans se soucier des pays africains producteurs de l’uranium auprès desquels elle achète le dit uranium à des prix très bas et d’autre part des usines de transformation de nos matières premières qu’elle achète aussi à des prix très injustes et nous revendent les produits transformés à des prix très exhorbitants.


Le nouvel ordre économique international pour être juste et équitable, il doit être exigé que les matières premières africaines soient achetées à des prix justes et équitables.


Les arguments des chevaux de Troie de la France pour le maintien du statut-quo au profit des intérêts sordides étrangers ne font plus recettes , ces arguments doivent être vigoureusement combattus par les progressistes africains convaincus par la grande nécessité de faire progresser l’Afrique.


Avec l’avènement de la zone de libre-échange Continental Africaine, la ZLECAF, les échanges commerciaux interafricains seront portés à un taux de 76% au lieu de 16% actuellement.
Les industries de transformation de nos matières premières resteront sur le continent.
En théorie générale de l’économie, le francs CFA ne remplit pas les conditions d’être une monnaie au sens acceptable du terme. Le francs CFA est un sous-multiple de la devise française euro.


Les deux banques centrales des états africains de la zone franc ne sont que des guichets du trésor français en Afrique. En effet, ces pays ne jouissent pas de la souveraineté monétaire , ils ne frappent pas la monnaie, leur lingots d’or sont détenus par le Trésor français.


Ils sont tenus de déposer 50% des leurs avoirs monétaires au compte d’opérations , ouvert dans les livres du trésor français. Ces dits avoirs sont gérés et fructifiés par le Trésor français.
Le francs CFA n’est pas reconnu dans l’espace de l’Union Européenne.


Même en France il ne fait pas court .


Les pays de la zone franc n’ont aucun contrôle de leurs avoirs qui permettent à la France d’être une grande puissance dans le monde sans aucune contrepartie immédiate sur l’économie africaine.
La création d’une monnaie commune africaine permettrait sans nul doute à l’Afrique de jouir de sa souveraineté monétaire et de prendre son destin en main et de tendre ainsi vers une intégration économique globale africaine, ce qui permettrait à l’Afrique de dominer le monde, de part son potentiel économique et démographique.


Les chefs d’État africains qui se seraient servis de chevaux de troie contre les intérêts généraux de l’Afrique doivent être isolés et neutralisés au nom de l’intérêt Supérieur du continent.
Il est grand temps que la riposte soit bien organisée en vue de mettre hors d’état de nuire les valets du néo-imperialisme, nouvelle formule, sur le continent.


 » L’Afrique doit s’unir ou périr  » comme
l’ avait si bien expliqué le Président, Dr Kwame N’krumah , du Ghana, dans les années 1960 .
À bon entendeur salut !


Par Issoufou Boubacar Kado MAGAGI.

3 Comments

  1. La France continuera toujours à défendre ses intérêts en se servant de ses valets Africains, mais c’est au vrais Africains de mener une lutte acharnée pour défendre leurs propres intérêts.

  2. Bien dit!!! Aux dignes fils de l’Afrique d’entendre et de propager ce cri de coeur. Trop c’est trop. Sans la soumission des pays africains via certains de ses fils/filles, la France ne vaudrait rien du TOUT….

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