Accueil / ACTUALITE / La Première Dame, Hadjia Aissata Issoufou espère que l’année 2018 nous offrira plus de perspectives dans la mise en œuvre de la stratégie des 3 fois 90

La Première Dame, Hadjia Aissata Issoufou espère que l’année 2018 nous offrira plus de perspectives dans la mise en œuvre de la stratégie des 3 fois 90

Notre a commémoré la Journée Mondiale de Lutte Contre le Sida le samedi dernier. A cette occasion plusieurs manifestations ont été organisées sous le haut patronage de la Première Dame, Hadjia Aissata Issoufou. Dans une allocution qu’elle a prononcé, la Première Dame, Hadjia Aissata Issoufou, Marraine de la lutte contre le sida a réitéré tout son espoir de voir ce fléau éradiqué dans les plus brefs délais. Pour elle, cette journée est l’heure du bilan et de l’engagement.

Evoquant le thème retenu cette année par la communauté internationale,« le droit à la santé », la Première Dame Hadjia Aissata Issoufou a indiqué que « la prévention du VIH est extrêmement important, car il nous rappelle que nous devons redoubler d’ardeur dans le respect et la réalisation du droit à la santé notamment en ce qui concerne le VIH/ SIDA tout au long de l’année 2018 à venir ».

La Première Dame Hadjia Aissata Issoufou s’est longuement appesanti sur le début de la riposte nationale à l’épidémie du VIH, en rappelant les actions qui ont été menées en matière de prévention du VIH par les services de l’Etat et les organisations non gouvernementales. « Ces actions, dit-elle, ont permis de réduire significativement le taux de séroprévalence du VIH dans la population générale qui est passé de 0,8% en 2002, à 0,7% en 2006 et à 0,4% en 2012. Cependant, la victoire n’est pas encore acquise, car en 2016, 1.762 nouvelles personnes ont été infectées par le VIH, 2.701 personnes sont mortes du sida, et malheureusement 47.571 personnes vivent avec le VIH au Niger.

Ce sont là quelques chiffres liés au sida qui nous interpellent tous et qui appellent à l’intensification des actions de prévention du VIH ». La Première Dame Hadjia Aissata Issoufou a rappelé aux et aux autres, notre plus grand défi dans la prévention du VIH qui est celui « de respecter nos engagements à l’endroit de la communauté internationale, d’une part dans la mise en œuvre de la stratégie dite des 3 fois 90 d’ici 2020 et, d’autre part, dans le cadre de l’atteinte de la cible 3 de l’Objectif du Développement Durable numéro 3 qui vise d’ici 2030, à mettre fin aux épidémies du sida, de la tuberculose, du paludisme, des maladies tropicales négligées et de combattre l’hépatite, les maladies transmises par l’eau et autres maladies transmissibles.

C’est ainsi que d’ici 2020, nous devrions développer des actions de prévention qui permettront à 90% des 47.571 personnes vivant avec le VIH au Niger de connaître leur statut sérologique, de recevoir des traitements antirétroviraux et d’avoir ainsi une charge virale indétectable. En ma qualité de marraine de la lutte contre le sida, je reste confiante quant à la mobilisation de la coopération internationale pour nous permettre d’atteindre cet objectif ».

Sur le plan interne, la Première Dame Hadjia Aissata Issoufou a pris l’engagement de continuer « à faire le plaidoyer auprès de son Excellence, Monsieur le Président de la République, Président du Conseil National de lutte contre le sida, pour plus de mobilisation des ressources domestiques dans le cadre de la riposte nationale au VIH. Je poursuivrai également le plaidoyer pour la mobilisation des ressources supplémentaires des autres partenaires privés tant sur le plan national qu’international à travers ma « Fondation Guri, Vie Meilleure ».

La Première Dame Hadjia Aissata Issoufou s’est réjouis aussi de constater que « cette année, les jeunes et les femmes soient à l’honneur de la prévention du VIH. Cet honneur est mérité à mes yeux pour deux raisons. La première raison est liée à la séroprévalence du VIH chez les jeunes de 15 à 24 ans, qui est passée selon la surveillance de seconde génération de 0,1% en 2011 à 0,5% en 2015.

La seconde raison est la féminisation de plu en plus croissante de l’épidémie du VIH au Niger comme dans le reste du monde. En effet, dans notre pays, il y a plus de femmes que d’hommes qui vivent avec le virus principalement à cause des insuffisances du cadre juridique et politique de promotion et de protection du droit à la santé lié au VIH/sida des jeunes et des femmes. Au vue de tout ce qui précède, Mesdames et Messieurs, je vous invite à soutenir toute initiative qui s’inscrit dans le respect du droit à la santé des jeunes et des femmes pour une meilleure prévention et prise en charge du VIH.

En 2018 comme dans le passé, vous pourrez compter sur mon engagement sans faille à vos côtés pour toutes les actions de lutte contre le VIH/SIDA. Je sais aussi que nous pourrions compter sur tous nos partenaires techniques et financiers dont le soutien ne nous a jamais fait défaut, pour que le droit à la santé dans le domaine du VIH/SIDA soit une réalité dans notre pays ».

Peu après la cérémonie de lancement de la journée mondiale de lutte contre le sida, des séances de sensibilisation des jeunes et femmes et un dépistage volontaire et anonyme ont été organisés.

 

À propos Administrateur

Un commentaire

  1. De 0,8% à 0,4% taux de séroprévalence VIH/SIDA au Niger. En 10 ans le taux de séroprévalence du VIH/SIDA au Niger est réduit de moitié, cela signifie que des efforts sont en train d’être faits et nous espérons que ces efforts redoubleront pour atteindre à 0,1% voir 0% d’ici 2022.
    Cependant ce taux de séroprévalence est passé de 0,1% à 0,5% en 5 ans soit 5X en 5ans et il faut noter chez les jeunes de 15 à 24 ans.
    Je ne vois pas le Ministre de communication dans l’audience, alors que sa est présence est tout à fait nécessaire pour tout simplement lui dire que ces médias jouent un rôle très important dans la prolifération du VIH/SIDA avec:
    – la diffusion de ces séries télévisées qui apprennent à ces jeunes la séxualité dans l’ignorance,
    – l’accès à internet, les jeunes ont accès au sites pornographiques avec leurs téléphones portables.
    Il ne faut pas chercher loin, voilà les raisons pour lesquelles la séroprévalence du VIH/SIDA augmente chez ces jeunes.
    Alors il faut arrêter ces pratiques et canaliser l’éducation des nos enfants à travers la révision du programmes télévisés, en mettant en mettant plus d’accent sur nos cultures.
    A ces sociétés de téléphonie mobile de bloquer simplement l’accès aux sites pornographiques.

Répondre à ASZ Annuler la réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*