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Lancement de la mission (INIR) de l’Agence internationale pour l’énergie atomique (AIEA) au Niger : Evaluer l’infrastructure nucléaire du pays en vue d’une feuille de route et des plans d’action

Une délégation de l’Agence internationale pour l’énergie atomique (AIEA) séjourne pour une dizaine de jours au Niger dans le cadre d’une mission d’évaluation intégrée de l’infrastructure nucléaire nationale (ou Integrated Nuclear Infrastructure Review – INIR). L’ouverture de la réunion technique entre les membres de cette mission et la partie nigérienne a eu lieu hier à Niamey sous la présidence du Premier ministre, chef du gouvernement M Brigi Rafini.

Soucieux d’assurer son indépendance énergétique, gage d’un meilleur devenir de l’économie du Niger, le gouvernement de la VIIème République a décidé de développer un programme électronucléaire. Le processus engagé à cet effet par le gouvernement sous la haute instruction du Président de la République suit normalement son cours. Il faut souligner notamment la mise en place effective de la Haute autorité nigérienne à l’énergie atomique (HANEA), la création de l’Autorité de régulation et de la sûreté nucléaires et la ratification des instruments internationaux relatifs au nucléaire civil auquel le Niger peut prétendre légitimement intégrer.

Ce programme permettra au Niger, grand producteur d’uranium, de disposer à terme de sa propre centrale électronucléaire et intégrer ainsi le cercle des pays disposant d’énergie électronucléaire.

Pendant une dizaine de jours, les experts de l’agence auront à évaluer techniquement tous les aspects de l’infrastructure nucléaire du Niger. C’est une cérémonie à laquelle avaient pris part les présidents des institutions de la République, les députés, les membres du gouvernement et du corps diplomatique ainsi que l’ensemble des membres du comité technique national pour le programme électronucléaire (CTNPEN) réunis autour de la HANEA, la cheville ouvrière dudit programme.

A l’ouverture de cette réunion technique, le Premier ministre a salué les actions de la HANEA ainsi que le travail des membres du comité ayant permis de produire le document sur lequel planchera la mission de l’AIEA. Il a adressé la gratitude du gouvernement à l’Agence onusienne chargée des questions nucléaires pour la bonne collaboration avec le Niger, et a apprécié particulièrement les appuis constants et l’assistance multiforme qu’elle apporte au programme nucléaire national.

Tout au long de leur séjour au Niger, les experts de l’AIEA, conduits par M Anthony Kenneth Stott vont parcourir les dix-neuf domaines du rapport produit par le comité technique national afin de donner un avis indépendant. Pour le premier ministre c’est l’étape la plus importante du processus estimant qu’elle « mettra en lumière les défis qui nous attendent ainsi que les solutions d’optimisation ». En outre, elle permettra aux autorités de décider du schéma de la mise en œuvre du programme électronucléaire national du Niger. Le chef du gouvernement a exhorté les membres du CTNPEN à travailler de manière ardue pour cet examen et à se montrer à la hauteur de la tâche qui est la leur tout en indiquant que les recommandations seront examinées avec la plus grande attention par le gouvernement.

La présidente de la HANEA, Mme Zeinabou Mindaoudou a expliqué que son institution est créée pour superviser, coordonner et promouvoir toutes les applications nucléaires y compris l’électronucléaire et les radiations ionisantes conformément au Programme de Renaissance et à la DPG. Quant au CTNPEN, qui regroupe en son sein toutes les parties publiques et privées et la société civile, il est créé pour évaluer, définir, élaborer et mettre en œuvre les activités du programme.

Ce comité, dit-elle, a élaboré un canevas complet conforme aux orientations de l’AIEA, aux politiques et stratégies nationales, lequel canevas a permis de produire les trois principaux documents soumis à l’appréciation de la mission INIR. Il s’agit de la Stratégie de mise en œuvre du programme nucléaire, du Rapport général de l’étude de faisabilité et du Rapport d’autoévaluation.

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Zabeirou Moussa(onep)

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4 plusieurs commentaires

  1. Une centrale nucléaire au Niger = encore une énorme escroquerie sans que cela n’émeuve quiconque…

    Où sera construite cette centrale ? A côté du barrage de Kandadji qui n’existe toujours pas ?
    Nous ne sommes même pas capables d’avoir un carrefour avec des feux tricolores en fonctionnement et on songe à bâtir une centrale atomique. Je comprends pourquoi les occidentaux et les Chinois se moquent de nous…

    • Tout ce que je peux te dire c’est que je suis aussi ému que toi. C’est un projet que la plupart des grands pays occidentaux ont abandonné, à cause des énormes problèmes posés et nous qui n’avons même pas la technologie pour construire un moteur de moto on va construire une centrale nucléaire?
      un peu de lucidité, s’il vous plait…

  2. Quand …. « Un enfant meurt du paludisme toutes les deux minutes »…..
    Que font les responsables Africains?
    Quand dans l’entretemps NOVARTIS d’injecter de l’ AZAN pour attenuer et juguler ce phenomene…… Et a la ligne…….
    Le géant pharmaceutique suisse Novartis va investir plus de 100 millions de dollars (80 millions d’euros) dans les cinq prochaines années, dans la recherche de nouveaux traitements contre le paludisme, a-t-il annoncé mardi.

    Le groupe entend également appliquer des prix équitables visant à favoriser l’accès aux traitements dans les pays où le paludisme est endémique, a-t-il indiqué dans un communiqué, alors que se tient cette semaine au Sénégal une grande conférence panafricaine sur le paludisme.

    Il prévoit aussi d’améliorer l’accès aux antipaludiques pédiatriques, pointant que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a fixé comme objectif de réduire la mortalité infantile liée au paludisme d’au moins 90% d’ici à 2030. Il projette ainsi de mettre en oeuvre des programmes de renforcement des systèmes de santé dans quatre pays subsahariens.

    « La résistance aux traitements représente la plus grande menace pour les progrès incroyables qui ont été réalisés dans la lutte contre le paludisme au cours des 20 dernières années », a déclaré Vas Narasimhan, le nouveau directeur général de Novartis, cité dans le communiqué, précisant que le groupe entend développer une nouvelle génération de traitements.

    Les décès liés au paludisme dans le monde ont diminué de plus de 60% entre 2000 et 2015, mais les progrès pourraient ralentir, notamment en raison de la résistance croissante des moustiques aux insecticides et de la résistance des parasites aux traitements à base d’artémisinine, utilisés actuellement dans les grandes thérapies.

    Certains experts craignent que la résistance ne se propage plus rapidement en raison de l’intensification du commerce et des voyages entre l’Afrique et l’Asie, où les premiers signes de résistance aux médicaments émergent, a pointé Novartis.

    Les efforts de recherche porteront en particulier sur deux nouveaux médicaments à l’étude, appelés KAF156 et KAE609, issus de nouvelles classes de médicaments.

    Selon le rapport sur le paludisme dans le monde, 216 millions de cas de paludisme ont été recensés en 2016, engendrant 445.000 décès.

    « En 2016, 216 millions de cas cliniques ont été recensés, soit cinq millions de plus qu’en 2015 », selon ce rapport, qui précise que « 90% de ces cas sont survenus en Afrique sub-saharienne »

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