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Lancement hier de la campagne « Zero palu ! Je m’engage»: la Fondation Guri Vie Meilleure à l’avant-garde du combat pour vaincre le Paludisme

Notre pays a procédé hier matin au Palais de Congrès de Niamey au lancement de la campagne «  Zéro palu ! Je m’engage ». C’est le ministre de la Santé Publique,  Dr Idi Illiassou Mainassara qui en a présidé la  cérémonie d’ouverture solennelle.

Cette célébration concomitante avec le Burkina Faso, le Cap Vert, le Tchad, le Mali, la Mauritanie, le Sénégal la Gambie ainsi que des partenaires comme l’Organisation Mondiale de la Santé, la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, les Leaders Africains de l’Alliance contre la Malaria, et le partenariat sur l’Initiative “Roll Back Malaria”, pour éradiquer le paludisme de « Zéro Palu! Je m’engage” est une initiative visant à accélérer les efforts de cette région dans l’éradication du paludisme à l’horizon 2030.

En s’appuyant sur les leçons apprises des collaborations entre régions comme Elimination 8 en Afrique du Sud, « Zéro Palu! » célèbre une vision unifiée obtenue dans la Déclaration de Nouakchott en 2013.

Placée sous le parrainage de la 1ère Dame, Hadjia Aissata Issoufou, Marraine de la lutte contre le Paludisme au Niger et l’Ambassadrice de l’Initiative pour l’Elimination du paludisme dans huit (8) pays du Sahel et de la campagne panafricaine « Zéro palu ! Je m’engage », cette initiative vise à amener chaque institution, chacune à son niveau, à adopter une politique de lutte contre le Paludisme, afin de venir à bout de ce fléau.

Au Niger, en plus des autres actions initiées par le Gouvernement, la Fondation Guri Vie Meilleure depuis un bon bout de temps a mis un point d’honneur à accompagner autant que faire se peut les efforts du Gouvernement autant que possible dans la recherche des meilleures solutions pour vaincre le Paludisme. Pour se faire, elle a retenu trois approches stratégiques entre autres le renforcement du plaidoyer et la mobilisation sociale autour de cette question ; la mise à disposition du traitement préventif à la population (moustiquaires imprégnées, médicaments antipaludéens, etc.) ; les actions d’assainissement des quartiers effectués pour lutter contre la prolifération des moustiques et la sensibilisation de la population sur les consignes d’hygiène.

Dans le discours qu’il a prononcé à cette occasion, au nom de la Première Dame, Hadjia Aissata Issoufou, qui devrait normalement présidée cette cérémonie, le ministre de la Santé Publique,  Dr Idi Illiassou Mainassara a d’abord rappelé que la campagne « Zéro palu ! Je m’engage » constitue une excellente opportunité de mobilisation de tous les acteurs autour des interventions à haut impact mais aussi un créneau porteur pour leur implication effective dans la lutte contre cette maladie qui endeuille, chaque année, plusieurs ménages dans le monde.  Elle permet également d’édifier chacun de nous sur les actions que nous devons entreprendre pour contribuer efficacement à sa réduction ou à son élimination, gage d’un développement humain durable dans un monde sans paludisme.

Le paludisme, comme on le sait,  constitue depuis bien trop longtemps un problème de santé publique en Afrique en général.

Le Ministre Mainassara a reconnu que « Malgré d’importants efforts entrepris par Son Excellence El Hadj Issoufou Mahamadou, Président de la République, Chef de l’Etat et de son Gouvernement, le paludisme continue malheureusement de sévir avec un taux de morbidité et de mortalité inacceptables sans compter une lourde menace pour l’économie de notre pays liée à l’absentéisme fréquent, aux coûts liés à l’hospitalisation répétée supportés par l’Etat et les familles, etc.

Cependant, malgré cette situation peu flatteuse, l’engagement politique de l’Etat nigérien en faveur de l’élimination du paludisme est une réalité. En effet, le Gouvernement du Niger a fait de la lutte antipaludique une priorité en adoptant par ailleurs une politique nationale de santé en parfaite adéquation avec la stratégie mondiale de lutte contre le paludisme 2016-2030. Ainsi, à travers la mise en œuvre de la campagne « Zéro Palu ! Je m’engage », le Niger sera en mesure de renforcer ses capacités en termes de mobilisation de ressources financières nécessaires pour mettre un terme au paludisme dans notre pays ».

 Malgré les progrès réalisés, des défis demeurent avec la crainte de la résurgence du paludisme suite aux résistances aux médicaments, aux insecticides, ou au changement climatique exigeant  un leadership fort pour terminer le combat.

Selon le ministre Mainassara, le lancement de la campagne « Zéro palu ! Je m’engage » est une opportunité offerte au Ministère de la Santé Publique  pour inviter tous les acteurs de lutte que sont le Parlement, le gouvernement, les autorités politiques, les partenaires locaux et internationaux, le secteur privé, les agents de santé, les médias, les chefs traditionnels, la société civile, les populations, etc, à s’impliquer davantage et à intensifier leurs efforts et leur investissement dans la lutte contre le paludisme.

« Mon département ministériel s’engage, à travers le Programme National de Lutte contre le Paludisme et tout le système de santé à tout mettre en œuvre pour assurer l’offre de services de prévention et de prise en charge des maladies de qualité à différents niveaux de la pyramide sanitaire ».

Auparavant, l’Ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique au Niger, Eric P. Whitaker a indiqué que « le paludisme demeure un problème de santé majeur au Niger et dans tout le continent africain.

Son impact épidémiologique et socio-économique fait du paludisme un des défis majeurs auxquels fait face le secteur de la santé ».

Le diplomate américain a souligné que « la communauté américaine n’est pas non plus à l’abri. Le paludisme est une maladie qui peut toucher tout le monde. Je tire un intérêt personnel dans l’éradication du paludisme. J’ai des amis et collègues malades du paludisme ou même qui sont morts de ce fléau.

De façon globale, la moitié de la population mondiale encoure les risques de contracter le paludisme. Cette maladie parasitaire infecte 221 millions de personnes par an dans 91 pays, tuant 445.000 personnes chaque année.90 pour cent des personnes qui meurent de paludisme vivent en Afrique.

Au Niger, le paludisme constitue un des plus gros problèmes de santé auxquels le pays fait face avec un taux d’admission de 3,5 millions de cas par an dont plus de 50 pour cent sont enregistrés dans la tranche des enfants âgés de moins de 5 ans.

La mobilisation de ressources additionnelles pour l’éradication de la malaria doit être au centre de l’agenda politique y compris pour le secteur privé ».

Pour Eric P. Whitaker, il est impératif que les communautés s’approprient les techniques de prévention et de traitement du paludisme.

Il a félicité le Gouvernement et tous les partenaires pour leurs inlassables efforts pour l’éradication de la malaria au Niger, avant de les inviter à conjuguer leurs  efforts pour faire du rêve “Zéro Palu!” une réalité comme nous l’inspire cette campagne, tout en réaffirmant l’engagement des Etats-Unis à soutenir cette initiative.

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Tamtam Info News

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Un commentaire

  1. Ou est doc passé le ministre de la santé ?
    Vous laissez des fondations éphémères gérer notre santé avec l’argent public !!!

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