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Le Chef De L’Etat, SE Issoufou Mahamadou S’entretient Avec Le Commandant Sortant De La Force Barkhane…

Le Président de la République, Chef de l’Etat, SEM Issoufou Mahamadou a reçu en audience, hier jeudi 25 juillet, une délégation de la Force Barkhane, conduite par le Général Frédéric Blachon, Commandant de ladite Force, au terme de sa mission d’une année au Sahel.

Venu pour faire le point d’une année de coopération avec l’Armée nigérienne et pour dire au revoir au Chef de l’Etat, le Général Blachon était accompagné de son successeur, le Général Pascal Facon. « Nous avons beaucoup travaillé ensemble (avec l’Armée nigérienne) face à un adversaire résolu et d’une grande cruauté et qui nécessite que tout le monde se coordonne de manière à pouvoir éradiquer cette menace», a indiqué le Commandant sortant de la Force Barkhane.

«Nous avons évoqué les succès enregistrés et ce qu’il convient de faire pour pouvoir le pourchasser là où il est», a-t-il estimé, ajoutant que le Président Issoufou Mahamadou «a une excellente connaissance de la situation . On a fait un tour d’horizon de tous les points chauds de la région et le Président est extrêmement au courant de ce qui se passe », a-t-il souligné.

Le Général Frédéric Blachon a indiqué avoir donné l’assurance  au Chef de l’Etat que « Barkhane serait dans la continuité avec mon successeur et que, avec de la patience, du courage, de l’abnégation dont font preuve tous les soldats nigériens, nous arriverions à terrasser cet adversaire», a-t-il dit.

Notons que l’audience s’est déroulée en présence notamment de l’Ambassadeur de France au Niger, S.E Alexandre Garcia, du Ministre d’Etat en charge de l’Intérieur et de la Sécurité Publique, M. Bazoum Mohamed, du Ministre-Directeur de Cabinet du Président de la République, M. Ouhoumoudou Mahamadou et du Chef d’Etat-major des Armées, le général de Corps d’Armée Ahmed Mohamed.

Par Mahamadou Diallo (ONEP)

3 Comments

  1. Et pour rappel et partage .. à propos du SAHELISTQN …..ce Général partant…. Blachon :disait justement

     « La situation sécuritaire est critique dans la zone sahélienne »

    Il est l’un des hommes-clés de la lutte antiterroriste au Sahel. Depuis le 1er août 2018, le général Frédéric Blachon est le nouveau commandant de la force française « Barkhane ». Ce 24 février, il a accueilli le premier ministre Edouard Philippe et la ministre des armées Florence Parly à Gao, la base d’appui permanente de « Barkhane » au nord du Mali.

    Depuis bientôt cinq ans, les 4 500 soldats français de la force se battent sur un territoire vaste comme l’Europe contre des « groupes armés terroristes ». Mais comme l’a rappelé le premier ministre français, face aux trois stèles érigées au camp de Gao en hommage aux 24 soldats tués lors des opérations depuis 2013, « le combat n’est pas terminé ». En marge de cet hommage, le général Blachon est revenu en exclusivité pour Le Monde Afrique sur les récentes opérations de « Barkhane » et les défis qui attendent la plus importante mission extérieure de l’armée française.

    La semaine dernière, le ministère français des armées a annoncé la mort du n° 2 du Groupement de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), l’Algérien Djamel Okacha, alias Yahya Abou Al-Hammam. Pouvez-vous nous en dire plus sur l’opération ?

    C’est l’aboutissement d’une longue traque, dans la région de Tombouctou, face à un adversaire qui était à la tête de l’un des groupes terroristes les plus virulents de la zone. L’opération du 21 février montre une fois de plus à nos adversaires que ce n’est pas parce que nous sommes très présents dans le Liptako-Gourma, à la frontière entre le Mali et le Niger, que nous n’intervenons pas ailleurs.

    Quel est le bilan de « Barkhane » pour 2018 ?

    2018 est l’année qui a le bilan le plus positif sur le plan militaire depuis 2014. Et nous poursuivons sur cette lancée. Le 23 février, « Barkhane » a frappé dans le Macina. Une quinzaine de terroristes djihadistes ont été neutralisés. Sur le plan politique, le bilan 2018 est également positif. Nous avons vraiment vu des avancées s’agissant de la mise en œuvre du processus de paix au Mali. L’autre aspect positif majeur est la poursuite de l’engagement de la communauté internationale au profit du Mali. Il est exceptionnel, et peu de pays auront bénéficié d’autant d’appuis militaires pour retrouver la stabilité.

    Certains dénoncent un fossé entre cet engagement inédit et les progrès réalisés sur le terrain…

    Le fameux mot « enlisement » a beaucoup de succès. La difficulté est que nous vivons dans une époque qui attend des résultats immédiats et qui ne sait plus ce que le mot patience signifie. Il est classique qu’une opération militaire ait moins de rendement après des débuts très dynamiques. Au moment de l’opération « Serval » [lancée le 11 janvier 2013], l’ennemi acceptait de se dévoiler. Par la suite, ses attaques sont devenues plus insidieuses et ont privilégié les actions de harcèlement. Il est donc devenu plus difficile à localiser. Mais les choses changent et nous parvenons à lui porter des coups régulièrement.

    Un des succès majeurs de « Barkhane » depuis votre prise de commandement est l’annonce de la mort probable d’Amadou Koufa, dans le centre du Mali. Aujourd’hui, quelle est la capacité de nuisance de la katiba Macina ?

    Elle reste importante. C’est l’une des katibas les plus dangereuses dans la mesure où ses effectifs sont importants et qu’elle adopte une stratégie quasi insurrectionnelle en s’attaquant aux représentants de l’Etat et aux symboles de l’autorité.

    Les conflits intercommunautaires et terroristes se multiplient au centre du Mali. Pourquoi « Barkhane » n’y intervient pas davantage ?

    Nous avons déjà beaucoup de choses à faire du côté du Liptako et du Gourma. C’est là que nous concentrons nos efforts. Il serait contre-productif de nous disperser et c’est l’armée malienne qui s’occupe du centre. De même, nous ne sommes pas présents partout dans le grand nord du pays. A un moment donné, avec une force de 4 500 hommes, le principe de réalité s’applique. Nous conservons cependant la capacité d’agir partout, en coordination avec les forces armées maliennes.

    Quel est l’avenir pour « Barkhane » ? Allons-nous vers une réduction des effectifs ?

    Pour l’instant, la mission reste inchangée car, malgré nos succès réguliers, les menaces demeurent bien réelles. L’ennemi est toujours présent et la résilience dont il fait preuve est connue et parfaitement prise en compte.

    Dans la zone de Ménaka, des critiques sont formulées à l’encontre de « Barkhane » par certaines élites peules. Elles estiment que l’alliance de la force avec les groupes maliens à majorité touareg MSA (Mouvement pour le salut de l’Azawad) et Gatia (Groupe d’autodéfense touareg Imghad et alliés) est un signe de partialité. Que leur répondez-vous ?

    Nous ne parlons pas à des communautés mais à des mouvements. « Barkhane » traite avec tout le monde et nous sommes prêts à travailler avec tous ceux qui s’opposent aux terroristes. La force fait tout ce qu’elle peut pour rejeter l’instrumentalisation des conflits intercommunautaires et rester la plus impartiale possible. Impartiale, cela veut dire que « Barkhane » rappelle régulièrement ses engagements à toutes les forces qui ne respecteraient pas leurs promesses signées et le droit des conflits armés. Nous le faisons régulièrement, y compris à ces groupes.

    Pour vous, quelle zone menace le plus la stabilité du Sahel ?

    Le Burkina Faso fait face à de nombreuses menaces. Depuis plusieurs mois, les actions terroristes s’y multiplient. A la demande du gouvernement burkinabé, « Barkhane » commence à mener des opérations sur place, en coopération avec les forces burkinabées afin de contrer ces terroristes.

    Fin décembre 2018, des accords pour renforcer la coopération militaire ont été signés entre les autorités françaises et burkinabées. Comment cela va-t-il se traduire sur le terrain ?

    Ce sont justement ces accords qui permettent au Burkina Faso et à la France de travailler efficacement ensemble pour mener des opérations. Ces accords nous permettent, si le Burkina Faso le souhaite et à sa demande, de pouvoir agir de la même manière que ce que nous faisons au Mali. Mais nous n’en sommes qu’au début.

    Pensez-vous que les autorités burkinabées manquent de volonté politique ?

    Pas du tout ! Je ne suis pas là pour juger mais pour agir. On fait face à un adversaire particulièrement coriace. La situation sécuritaire est critique dans la zone sahélienne et les autorités burkinabées savent qu’elles peuvent compter sur le soutien de la France et de l’opération « Barkhane ».

    Les opérations civilo-militaires de « Barkhane » (creuser des puits, rénover des écoles…) soulèvent aussi les critiques. Nombre d’humanitaires estiment que ce n’est pas aux militaires de faire du développement. Que leur répondez-vous ?

    « Barkhane » ne fait pas de développement, mais conduit des actions civilo-militaires pour aider dans l’urgence les populations. La force ne fait que créer les conditions du retour à la stabilité. Elle facilite le travail des acteurs du développement en leur faisant bénéficier de ses connaissances relatives à la sécurité et aux besoins dans la zone. On peut souligner que les liens de confiance entre l’Agence française de développement [partenaire duMonde Afrique] et les armées françaises n’ont jamais été aussi étroits.

  2. SAHELISTAN INSÉCURISÉ

    GUÉRILLEROS RELIGIEUX MUTUALISÉS pour signifier Capacités de nuisance renforcées ……

    MACHIN DE G5 incapable de se financer sans cette main tendue de aidez nous aidez nous pour exister…..

    SERVAL INUTILE

    BARKHANE ZERO

    MACHIN MACHIN DE MINUSMA … BANZA

    Dans l’ entre-temps … l’Afrique pleure et continue a pleurer ses fils et ses filles …… Le business des logistiques et armement prospères. pour les pays dit amis censés jugulés le terrorisme …… TUER UN ….. et TERRORISER 1000….

    Ce terrorisme …. les deals de POW POW …. des BOOM BOOM …. semblent avoir des beaux jours devant eux …..

    Quand les Africains se zigouillent comme des mouches……. Le monde des armes et logistique se frottent les mains et compte son AZAN…..

    Pour dire la résolution de ce chaos et hécatombe ne peut être et ne sera jamais ….au grand. jamais EXCLUSIVEMENT militaire… selon TOTO A DIT …. et qui partage son lu par ailleurs et comme toujours aller à la ligne est aussi un choix….

    Depuis l’opération Serval, conduite en 2013, et malgré le déploiement d’une mission des Nations unies [MINUSMA] et la poursuite de l’engagement français via l’opération Barkhane, les groupes armés terroristes [GAT] qui sévissent dans la bande sahélo-saharienne ont su s’adapter, soit en se fédérant au sein du Groupe de soutien à l’islam et aux muslmans [GSIM, proche d’al-Qaïda], soit en se ralliant à l’État islamique [comme l’a fait l’EIGS, pour État islamique au Grand Sahara].

    Bénéficiant de complicités d’adeptes du double-jeu dont certains craignent tout de voir leurs trafics disparaître, profitant du vide institutionnel, des rivalités interethniques qu’ils encouragent, du défi que doit relever la force Barkhane pour surveiller un territoire aussi vaste que l’Europe et les difficultés pour mettre sur pied la Force conjointe du G5 Sahel, ces groupes jihadistes avancent patiemment leurs pions, au point de menacer le Niger et le Burkina Faso.

    D’où le constat récemment établi par Antonio Guterres, le secrétaire général des Nations unies : « le terrorisme progresse » dans l’ouest de l’Afrique. « Ca a commencé au Mali, puis c’est allé au Burkina Faso, au Niger et maintenant, quand on parle avec les présidents du Ghana, du Bénin, du Togo et de Côte d’Ivoire, ils vous disent que le terrorisme arrive à leurs frontières », a-t-il dit, lors d’une conférence sur la sécurité, organisée à Nairobi, le 10 juillet.

    Un mois plus tôt, lors d’une audition à l’Assemblée nationale [mais dont le compte-rendu vient d’être publié], le chef d’état-major des Armées [CEMA], le général François Lecointre, n’a pas usé de la langue de bois pour évoquer la situation du Sahel.

    « Je considère que nous avons été exagérément optimistes en imaginant en 2013 que tout serait résolu et que la victoire éclair remportée contre les jihadistes se traduirait immédiatement en un succès politique. Force est de constater que tel n’a pas été le cas et que l’accord de paix et de réconciliation qui a été péniblement obtenu [en 2015, entre les groupes séparatistes du Nord-Mali et les autorités maliennes, ndlr] n’est toujours pas mis en œuvre de façon satisfaisante », a en effet admis le général Lecointre.

    « Or, a-t-il continué, ce sujet malien, ou sahélien en général, est bien un sujet politique au sens le plus large du terme – social, de gouvernance et de développement autant que militaire ou de lutte contre le terrorisme. »

    En outre, a poursuivi le CEMA, la « réalité est que l’expression de la violence vient aggraver une dégradation générale des conditions de vie de ces populations, et que nous sommes, nous militaires, confrontés à nos propres limites : nous ne pouvons agir que dans cette mise en œuvre de la force. »

    Aussi, le général Lecointre partage le constat de M. Guterres. « Je pense malheureusement qu’aujourd’hui, les conditions d’une extension de la déstabilisation de la zone sont réunies », a-t-il dit.

    « En effet, l’évolution de la démographie locale va continuer de s’aggraver dans les décennies qui viennent. N’importe quel État, aussi solide soit-il, serait très dépourvu s’il était confronté à une telle explosion démographique. Or les États africains qui y sont confrontés sont fragiles. Il faut les aider à restaurer leur gouvernance. Je ne vois donc pas de solution rapide, immédiate, à cette crise », a ensuite expliqué le général Lecointre.

    Pour autant, il n’est pas pour autant question de baisser les bras, même si, en l’état actuel des choses, il n’y a aucune perspective pour un réglement rapide de la crise sahélienne. « Nous n’avons pas d’autre possibilité que de faire face à nos responsabilités et d’assumer la nécessité d’une intervention de l’ensemble des pays développés, en particulier des Européens, pour aider ces États africains à se consolider, à reconstruire leur appareil sécuritaire et à assurer la première obligation de tout État vis-à-vis de sa population : sa sécurité », a estimé le CEMA.

    L’objectif est d’affaiblir les groupes jihadistes qui « d’accroître leur emprise sur les populations » afin d eles mettre à « hauteur des forces armées maliennes qui doivent pouvoir les affronter seules ou en tout cas en étant moins accompagnées par la force Barkhane », a détaillé le général Lecointre.

    Dans le même temps, il faut aussi faire en sorte que les forces maliennes puissent monter en puissance. D’où le rôle de la mission européenne EUTM Mali et l’accompagnement de la MINUSMA.

    Mais pour le CEMA, il faudrait accentuer cet effort, via un « partenariat militaire opérationnel auquel nous devons encourager nos partenaires [européens] ». Et d’ajouter : « Je souhaite que les Européens soient de plus en plus sensibilisés à cette possibilité » et « à cet égard, nous travaillons à mettre sur pied une force qui serait coordonnée à l’opération Barkhane et qui serait capable de faire ce travail d’accompagnement des Maliens au combat une fois que nous porterons notre effort dans une autre zone. »

    Dans le même temps, aux yeux du général Lecointre, les forces françaises doivent être en mesure « d’agir de façon plus précise, plus pointue, au moyen d’opérations spéciales sur les cibles à haute valeur ajoutée que sont les têtes de réseau » du GSIM. » Car, a-t-il dit, « je vois pas d’autre solution que la conjugaison de l’ensemble de ces actions. »

    Quoi qu’il en soit, il faudra du temps… « Je ne cesse de le répéter […] : la complexité de la situation, l’aspect systémique de cette crise ainsi que son lien avec les enjeux démographiques ou environnementaux nous appellent à la patience stratégique. Il est nécessaire de regarder les choses avec lucidité et de maintenir notre effort avec constance. Je ne pense pas qu’il y ait d’autre solution », a estimé le CEMA.

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