Home ACTUALITE Le Directeur Général de l’ANVD : «Le Prix international Awards in Excellence and Quality dans la catégorie OR que l’ANVD a obtenu est la reconnaissance des efforts que déploie notre Agence», affirme M. Hassane Hamidine

Le Directeur Général de l’ANVD : «Le Prix international Awards in Excellence and Quality dans la catégorie OR que l’ANVD a obtenu est la reconnaissance des efforts que déploie notre Agence», affirme M. Hassane Hamidine

Monsieur le Directeur Général, l’ANVD a été distinguée, en septembre dernier, du prestigieux prix Awards en Excellence et Qualité, lors du 32ème congrès International de la Qualité tenu à Francfort, en Allemagne. Qu’est-ce qui justifie une telle distinction de portée internationale ?

Merci beaucoup pour l’opportunité que vous me donnez de parler de notre Agence et de ses activités. Effectivement, l’Agence Nigérienne de Volontariat pour le Développement a été récemment distinguée par le Business Initiative Direction (BID), lors du 32ème congrès international de la qualité tenu à Francfort en Allemagne. Il s’agit du Prix international Awards in Excellence and Quality dans la catégorie OR que l’ANVD a obtenu.

Ce choix a été fait sur la base des critères, notamment le Total Qualité Management (TQM). C’était au cours d’une importante cérémonie qui a regroupé plusieurs entreprises en provenance du monde entier. Cette distinction a pour nous une seule explication : c’est en fait la reconnaissance des efforts que déploie notre Agence, notamment dans la conduite d’un management inclusif, de la gestion axée sur les résultats (GAR), ainsi que le développement d’un partenariat tous azimuts sur le plan international.

Il ne faut pas non plus occulter le leadership de l’ANVD dans la promotion du volontariat national et au sein des organisationsous régionales de volontariat de la CEDEAO et la qualité du plaidoyer fait par le Niger, notamment par la voix du Président de la République, SEM. Issoufou Mahamadou, relativement à la contribution que le système de volontariat peut apporter dans l’atteinte des Objectifs du Développement Durable (ODD).

Il faut souligner aussi en juillet 2018, en marge de la réunion de l’Assemblée Générale des Nations Unies, les Etats ont présenté leurs rapports sur la contribution du volontariat dans l’atteinte des ODD. A cette occasion, le Niger a présenté le meilleur rapport de la sous-région et l’information a été partagée par le bureau régional du Programme des volontaires de Nations Unies au dernier forum des organisations de volontariat de l’espace CEDEAO tenu à ACCRA au Ghana du 24 au 25 Juillet 2018. Voilà en quelques lignes ce que je peux vous dire sur ce qui justifie cette distinction décernée à l’ANVD. Ce prix fait du Niger, à travers l’ANVD, membre honoraire du BID avec droit de vote et de proposer des candidats. Il offre aussi à l’ANVD l’opportunité d’apporter des idées et expériences dans le domaine de la qualité.

Le volontariat national a été institué au Niger depuis 2014 avec le décret de création de l’Agence Nigérienne de Volontariat pour le Développement. Pouvez-vous expliquer en quoi consiste ce système dans notre pays ? Et quel regard jetteriez-vous aujourd’hui sur le chemin parcouru ?

Vous savez, le volontariat existait dans les pratiques quotidiennes depuis fort longtemps. Mais il n’a été institutionnalisé qu’en 2014, comme vous l’avez bien indiqué. Vous n’êtes pas sans savoir que depuis son arrivée au pouvoir, Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, a placé la question du développement à la base au cœur de ses préoccupations. Ceci, pour vous dire que cette question figure en bonne place au rang des priorités du Programme de renaissance acte II de son Excellence Issoufou Mahamadou. C’est ainsi que, dans le cadre de l’atteinte des ODD, le gouvernement a jugé utile d’instaurer ce système de volontariat. Cela permettra, non seulement de résorber le taux du chômage des jeunes, mais aussi de les inciter à cultiver l’esprit de l’engagement volontaire, et de pouvoir observer des comportements civiques et citoyens.

Aujourd’hui, s’il faut dresser un bilan à mi-parcours du système de volontariat, je peux vous dire sans risque de me tromper que l’espoir est bien fondé d’offrir des opportunités réelles pour un avenir promoteur à cette jeunesse nigérienne qui en a vraiment besoin.  

Monsieur le Directeur, à combien peut-on estimer aujourd’hui le nombre de volontaires nationaux dans notre pays? Quel (s) avantage (s), ce système présente pour les jeunes nigériens ?

A l’heure où je vous parle, l’Agence Nigérienne de Volontariat pour le Développement gère un nombre de 164 volontaires et cela dans divers domaines. L’avantage premier que présente ce système pour la jeunesse nigérienne en général et pour les diplômés en particulier, c’est d’abord de leur offrir une passerelle. Ça permet aux jeunes d’acquérir une expérience devant contribuer à leur épanouissement personnel et, tout naturellement, d’être compétitif sur le marché d’emploi qui est devenu de plus en plus exigeant.

Qui peut être volontaire et comment le devient-on ? Qu’en est-il de l’engouement des jeunes pour le système de volontariat national au Niger ?

Ceux qui peuvent être volontaires, c’est toute personne homme ou femme, jeune ou moins jeune, bref tout individu qui juge nécessaire de contribuer de sa façon au développement de sa communauté. Le volontariat est par essence un engagement personnel ; du coup, il n’y a pas la limite d’âge. On peut devenir volontaire en déposant sa candidature, que ça soit à la suite d’une publication d’une offre d’emploi que nous faisons à travers plusieurs canaux, en l’occurrence le vôtre, je veux dire l’hebdomadaire national »Sahel Dimanche », l’ANPE, les réseaux sociaux, entres autres. Ou tout simplement en déposant sa candidature spontanée au niveau du siège de l’ANVD ; ainsi, dès qu’il y a une offre qui concerne le profil du déposant, on le lui notifie. Pour ce qui concerne l’engouement des jeunes, il est là et il est sensible. Sans rien vous cacher, chaque jour que Dieu fait, nous recevons au niveau de notre siège des dépôts de candidatures.

Le volontariat joue un rôle important dans le développement ; quel est précisément son apport dans le développement socio-économique du Niger ?

Cette question me semble pertinente à plus d’un titre. Vous êtes l’un des principaux témoins de nos activités sur le terrain. Aujourd’hui, si vous visitez les régions de Dosso, Maradi, Tahoua, Tillabéry, Zinder, vous remarquerez ce qui est en train de se faire sur le terrain par nos volontaires. Nos volontaires travaillent dans tous les secteurs d’activités et particulièrement dans les secteurs sociaux de base pour contribuer au développement économique et social des communautés. A titre illustratif, dans le domaine de la santé, nous avons déployé sur le terrain plusieurs médecins, infirmiers, sage femmes, laborantins et techniciens d’hygiène et assainissement qui travaillent dans les structures de santé en milieu rural. Nous avons aussi déployé des volontaires enseignants dans certains collèges ruraux ; cela dénote de l’importance de l’engagement citoyen des volontaires.

Il y’a aussi les volontaires communautaires communément appelés relais communautaires dont l’ANVD assure l’ancrage institutionnel qui conduisent des séances de communication pour un changement des comportements et la prise en charge des cas simples de certaines maladies comme le paludisme, la pneumonie et la diarrhée au sein des communautés. Cela contribuera sans nul doute à la réduction des morbidités et de la mortalité des enfants mais aussi au dividende démographique.

Quelles sont, Monsieur le Directeur Général, les relations que votre service entretient avec les structures d’insertion des jeunes dans notre pays ?

Nos relations avec les structures d’insertion des jeunes, ou encore les structures d’accueil comme nous les appelons dans notre jargon, sont au bon fixe. Nous entretenons des relations de partenariat fructueux. Vous savez, depuis qu’on a commencé à déployer nos volontaires, nous n’avons jamais enregistré de plainte venant des structures requérantes. Cela suppose toute la rigueur avec laquelle nous collaborons avec nos partenaires.

Qu’est-ce que votre service envisage de faire pour attirer les jeunes nigériens vers des travaux d’intérêt général ?

Pour inciter les jeunes à prendre conscience de la chose publique, nous menons des offensives médiatiques pour sensibiliser les jeunes qui semblent être notre cible privilégiée. C’est pour cette raison que toutes nos recrues bénéficient d’une formation avant d’aller sur le terrain. Cette formation prend exactement cet aspect en compte. La formation dispensée aux volontaires comprend quatre (4) modules, à savoir la présentation de l’ANVD, le volontariat, la gestion administrative et financière du volontaire et enfin la culture de l’esprit civique qui tient en compte votre question.

[author ]Propos recueillis par Fatouma Idé(onep)[/author]

3 Comments

  1. Ha ha les africains se font toujours avoir a ce jeux !!! Toi même tu sais que tu n’as rien foutu, ta boite n’est même pas reconnu dans ton pays, pas de rapports pas de site web. Et du jour au lendemain une société bidon qui ne connait ton pays que pafr de nom que ton organisation a été choisi à pour être primée pour ses performances… toi même si t’as peur de Dieu et que tu te regardes dans un miroir tu sais quee c’est faux.
    Tu paies un prix bidon à des escrocs qui t’offre une médaille en plastique et un clip video montrant la remise de ton trophée.

  2. Nous avons notamment appris que Business Initiative Directions se définit en tant « qu’organisation dont l’activité principale est orientée vers la diffusion de la culture de la qualité dans les entreprises leaders de chaque pays. » Elle a été créée en 1973 sous le nom JBAN et porte le nom BID depuis 1986, son siège se trouve à Madrid et son fondateur et actuel président est Mr. José L. Prieto.

    Selon BID, les compagnies désignées pour recevoir le prix seraient élues à travers un système de votes, d’enquêtes et de recommandations. Les critères d’évaluation seraient basés sur des principes et des référentiels que seuls les gourous de BID connaissent.

    Le prix comprend le trophée, généralement de une coupe en toc et un certificat à encadrer et accrocher dans les locaux du récipiendaire. Le BID organise chaque année plusieurs cérémonies de remise des trophées : The Arch of Europe Award, the World Quality Commitment (WQC) international Star Award, the Century International Quality ERA Award, the Quality Summit Award, the International Star Award for Quality, et the International Quality Crown Award.
    Lors de chacune de ces cérémonies, organisées toujours dans de villes qui font rêver : de New York, Londres, Paris, Genève, Francfort, … plusieurs trophées sont distribuées dans les catégories Or, Platine et Diamant.

    Cependant différentes publications parlent d’une arnaque pure et simple destinée à soulager les pigeons élus de quelques milliers d’euros. La mécanique est parfaitement huilée, un courrier du BID apprend aux sociétés ciblées qu’elles ont remporté un trophée à la qualité et qu’elles sont conviées à Genève paris ou Londres dans un bel hôtel pour recevoir le prix mais également qu’elles doivent payer des frais de participation de 3500 euros.

    Comme en témoigne un dirigeant marocain qui ne s’est pas laissé prendre à cette grosse ficelle : « J’ai reçu pour mon organisme ce type de médaille à 5 reprises, toutes en catégorie or!!!, mais j’ai compris leur business et je ne suis pas parti prendre cette médaille..

    C’est du business qu’ils font : sur les 3600 euros demandés par personne ils paient 2 nuits d’un grand hôtel à Paris ou Genève ou Madrid…., le dîner de gala, 2 pin’s et la médaille qui n’est pas en or pour moins de 1000 euros; ils prennent le reste 2500 euros; multipliez ce montant par 150 participants et voyez le magot et comme ils en organisent 4 par an avec différents noms donnés au diplôme (tantôt WQC : world Quality Commitment tantôt CIQ : Century International Quality Award) cela fait beaucoup d’argent. »

    Ainsi les pigeons choisis généralement du tiers monde, sont flattés et content de voir ainsi leur travail ou leur entreprise distinguée. Mais ils devraient se poser une question élémentaire. Comment un organisme sérieux de certification peut décerner un prix à une entreprise sans la visiter ou l’auditer, ou prendre connaissance de son bilan ou même tout simplement lui faire remplir un questionnaire ?

    Business Initiative Directions n’est donc pas un organisme certificateur reconnu, ses trophées et distinctions n’ont aucune valeur et sont payants « 3700 euros environ »et ne sauraient constituer pour l’entité primée un aboutissement d’un cycle quelconque de certification ou même un témoignage de d’une quelconque réussite.

    En vérité, cette fameuse Business initiative directions a tout d’une arnaqueuse. Pour l’anecdote on rappellera que le journal sénégalais scoop du groupe Sspp/Le Soleil avait reçu le fameux courrier (voir fac similé) qui l’informe que les réunions qui ont primé « Scoop » se sont tenues « au cours de ces 10 derniers mois » alors que ce quotidien « people » n’existe plus depuis plus de trois ans. C’est dire le sérieux de ces distinctions.

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