Accueil / ACTUALITE / Le FMI satisfait des réformes, et notamment de la loi de finance 2018

Le FMI satisfait des réformes, et notamment de la loi de finance 2018

Après une visite au Niger, dans le cadre de la revue du programme de soutien économique, le FMI s’est déclaré satisfait des mesures mises en œuvres par le gouvernement, et notamment la loi de finance 2018, qui devraient permettre au pays d’atteindre la barre des 3 % de déficit budgétaire d’ici 2021.

À l’issue d’une visite au Niger, la mission des services du Fonds monétaire international s’est déclarée satisfaite de « la mise en œuvre du programme du gouvernement soutenu par le FMI au titre de la facilité élargie de crédit (FEC) ». Le Niger est entré dans ce programme à hauteur d’un montant de 108,6 millions d’euros en janvier 2017. Cette visite intervient dans le cadre de la deuxième revue de cet accord.

Selon le Fonds, « la performance macroéconomique globale du Niger reste forte et les réformes, ainsi que le soutien des partenaires techniques et financiers, ouvrent une fenêtre d’opportunité pour les années à venir ». En décembre 2017, le gouvernement avait recueilli des promesses de financement à hauteur de 12,7 milliards de dollars de la part des bailleurs internationaux lors de la « Conférence de la Renaissance » à Paris.

Croissance de 4,9 % en 2017

En 2017, l’activité économique a progressé de 4,9 % en 2017, grâce à un rebond de la production de pétrole et à une forte activité dans les secteurs des BTP et des télécommunications note le FMI. En 2018, la croissance devrait atteindre 5,2 %, à la faveur du dynamisme des secteurs de l’énergie et des services, ainsi qu’à l’activité de de construction liée à la préparation du Sommet de l’Union Africaine de 2019.

Le Fonds salue la réduction du déficit budgétaire, ainsi que le respect des objectifs concernant le financement intérieur et la réduction des arriérés de paiement. Un seul bémol, « les recettes budgétaires ont été inférieures aux niveaux attendus, reflétant en partie la réduction des taxes sur les télécommunications, le report des ventes de licences de télécommunications et des circonstances économiques défavorables échappant au contrôle du gouvernement ». En effet, alors que le gouvernement taxait les appels internationaux entrant depuis 2017, la loi de finance 2018 est revenue sur cette disposition.

Hausse des recettes budgétaires

Grâce « à la bonne performance des recettes budgétaires au premier trimestre 2018 », le solde budgétaire devrait atteindre 4 % du PIB cette année, plaçant le pays « sur la voie de l’atteinte du critère de convergence de l’Uemoa pour le déficit budgétaire global de 3 % du PIB d’ici 2021 », indique l’institution de Washington.

Cet objectif est cependant conditionné au « renforcement systématique des administrations fiscales et douanières ». Parmi les chantiers à venir pour le pays selon le FMI, un meilleur contrôle des dépenses et de l’endettement public, ainsi qu’un approfondissement du secteur financier.

Ce texte, qui est considéré comme « anti-social » par l’opposition – les manifestations contre la loi de Finance 2018 se poursuivent depuis novembre 2017 -, a pour objectif d’accroître les recettes fiscales et d’améliorer la collecte de l’impôt, à travers la création de nouvelles taxes et l’amélioration du fonctionnement de l’administration. Ces nouvelles mesures devraient permettre de générer environ 47 millions d’euros supplémentaire en 2018, soit 0,6 % du PIB nigérien selon un rapport du FMI de décembre 2017. Les recettes fiscales comptaient pour 13,5 % du PIB en 2016.

À propos de l'Auteur

Par Jeune Afrique.

À propos Administrateur

6 plusieurs commentaires

  1. Wayyo bâtard, au lieu de te fâcher et verser dans les insultes dis-nous plutôt ce que tu as hérité de ton père et qui te permet d’être une alternative au FMI et la BANQUE MONDIALE ici au Niger?

  2. Desole Amadou, mais les faveurs de ta mere lui coutaient une fortune. Face a ton incapable de pere, elle n’avait d’autres choix pour garnir la marmitte pour ses rejetons.

  3. Pour des gens qui sont même hostiles à l’acte le plus ordinaire qu’un bon citoyen doit consentir (payer l’impôt) tu vas nous miroiter quoi petit démagogue?

  4. C´est vraiment penible de voir cette generation de dirigeants qui avait prone et milite il y´a 20 ans en faveur de la rupture de la dependance avec le FMI et la Banque Mondiale suite aux effondrements de nos systemes economiques qui ont suivi les ajustements structurels, trouver dans un rapport du meme FMI ecrit dans un langage diplomatique comme seul et unique bouee de sauvetage d´une economie nationale en ruine. Ceci est la preuve qu´ils ne sont toujours pas decidés a se prendre en charge comme tous les gouvernements qui se respectent.

    • Démagogue fait vite pour venir avec les réserves que ton père t’a laissées pour mettre dans les caisses du trésor et sauver le Niger. c’est aussi simple que ça.

      • Desole Amadou, mais les faveurs de ta mere lui coutaient une fortune. Face a ton incapable de pere, elle n’avait d’autres choix pour garnir la marmitte pour ses rejetons.

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*