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Le Kishin Kassa d’Ibrahim Yacoubou dans la tourmente!

Mr. Ibrahim Yacoubou, Ancien Ministre des affaires étrangères, de la coopération, de l’intégration africaine et des Nigériens à l’étranger de la République du Niger.

D’une crise à une autre, l’on tombe facilement dans celle qui touche le parti Ameen-Amin de l’ex-ministre d’Etat Omar Hamidou Tchiana, qui lui aussi comme son compère Yacoubou Ibrahim n’arrive pas à s’en sortir avec la gestion des nerfs de certains de ses camarades de parti. A Ameen-Amin, le vent est plus fort puisqu’animé par de grands frondeurs, notamment Mohamed M’barek et l’ancien président du conseil de ville de Niamey Assane Seydou. Puis autre différence majeure par rapport à ce qui se passe dans les rangs de Kishin Kassa, la bande à M’Barek elle ne démissionne pas.

Mieux, elle se targue de la légitimité de la direction d’AmeenAmin. Elle conteste avec véhémence le choix actuel de Ladan Tchiana de s’afficher dans le petit rang des partis de l’opposition et réaffirme son appartenance à la MRN. Ce qui voudra dire que dans les rangs d’Ameen-Amin, il y a désormais deux centres de décision à savoir celle que dirige Ladan Tchiana et celle sous le contrôle de Mohamed M’Barek, son later-ego dans le parti.

Puis, il est loisible à tous de constater que les deux camps ne sont plus sur la même longueur d’ondes, puisque le camp de Ladan Tchiana ne fait plus partie des rangs de la MRN, alors que M’barek et ses amis s’en réclament ouvertement. Il s’agit aussi d’une situation déjà vécue par d’autres formations politiques de la place comme le CDS Rahama ou encore avant eux, le MNSD Nassara, qui a fini par consacrer l’effritement desdites formations politiques. Régissant à l’exclusion dont ils furent l’objet lors du dernier anniversaire d’Ameen-Amin, M’Barek et les siens qualifient le geste de ridicule et ubuesque puisque la seule instance habilitée à une telle décision est un congrès, pas une simple cérémonie d’anniversaire.

Dans tous les cas, Mohamed M’barek et ses amis n’entendent plus laisser le contrôle des sections qu’ils dirigent et orientent sous le contrôle de Tchiana, un dirigeant de parti qui peine à trouver ses marques sur l’échiquier politique national. En définitive, l’on ne sait plus qui d’Ibrahim Yacoubou et de Ladan Tchiana pourra prêter main-forte à son homologue pour tenter de gérer la crise de gouvernance qu’ils vivent en leurs deux formations politiques. Gare donc à l’atterrissage forcé !

Le Kishin Kassa a maille à partir avec sa junte féminine !

Hier seulement, soit peu après le dernier remaniement ministériel de l’équipe de BrijiRafini, le Kishin Kassa, après les points focaux de Zinder, voyait sa puissante trésorière, Dame Koubra Hadiza Abdoulaye, quitter ses rangs pour aller voir ailleurs. En effet, Koubra a quitté le KK, mais ne regrette rien puisqu’aujourd’hui promue à une meilleure position. Le cas Koubra n’est pas passé inaperçu dans les rangs du KK et semble même être contagieux puisqu’il fait à nouveau des émules.

Telle la présidente Nationale des femmes Kishin Kassa, Fatchima Mamane qui vient d’annoncer avec fanfare son départ du KK. En plus, elle n’est pas seule, puisque d’autres figures du KK ont, elles aussi décidé de partir du KK. C’est le cas de dame Mariama Issifi de Niamey Commune 5, une zone d’influence du Kishin Kassa, qui lui a même offert un siège de député à l’Assemblée Nationale, ou encore d’une autre grande militante Leila Leonard, très connue pour son implication dans toutes les affaires du KK.

En résumé, s’il faut prendre en compte le cas de Koubra (section KK de Zinder et ancienne Trésorière Nationale), celui de Fatchima Mamane (présidente Nationale des femmes), celui de Mariama Issifi (Commune NY 5) et enfin le cas de Leila Leonard, l’on est obligé au constat que le KK est dans une véritable phase de tourmente.Qui plus est, le truc provient du rang des femmes du parti. C’est tel dans une célèbre chanson  » Quand la femme se fâche…  » dans le parti D’ibrahim Yacoubou, qui lui doit se mordre les doigts.

Les raisons de la colère dans les rangs des femmes du Kishin Kassa !

Les  » femmes fâchées  » de Niamey ne sont pas trop bavardes, tout de même elles se sont exprimées à demi-mot pour dire que : » dans les rangs Kishin Kassa, il n’y a pas de Amana  » ; Ou encore que  » le président du parti ne respecte pas ses paroles données et engagements  » ; Qu’il  » fait cavalier seul et décide de toutes les actions du parti sans s’en référer au moindre camarde du bureau politique national « etc.… C’est donc pour toutes ses raisons et tant d’autres qu’elles disent garder en réserve que  » les Guimbiya  » du Kishin Kassa citées dans nos lignes, prétextent pour s’en aller. Probablement vers d’autres horizons, étant donné que nous sommes en politique disent-elles….

Quelle sera alors la boussole de notre  »Dormidor national » ?

Ce qui se passe depuis quelques temps dans les rangs du KK ne sont de nature à arranger les affaires d’Ibrahim yacoubou sur la scène politique nationale. Du moins, c’est par ce qu’il a réalisé un bon score lors de dernières élections générales de 2016 que le kishin Kassa a séduit plus d’un. C’est sans nul doute pour les mêmes raisons que le KK est tenu en respect par les autres formations politiques de la place. Si donc, Yacoubou ne trouve pas la solution de la crise qui mine les rangs de son parti, il en payera certainement un lourd tributle moment venu.

Même en termes de perspectives, le KK ne gagne rien à entretenir trop de division dans ses rangs. Le plus difficile est donc à venir pour Yacoubou, le député Abder, Marafa et tous les autres de Kishin Kassa. En un mot, il leur faudra trouver les moyens de consolider les rangs au sein de leur parti, d’y faire régner la cohésion et surtout la confiance entre les uns et les autres. Si donc Yacoubou et se amis ne trouvent pas une bonne formule pour mettre fin à la crise actuelle qui mine leur rang, ils encourent les risques de voir leurs efforts de fondation d’une grande formation politique fondre comme beure au soleil alors même qu’ils ont à leur proximité tous les atouts pour juguler la crise.

Sauf qu’un proverbe populaire de chez nous dit que  » lorsqu’un âne veut terrasser quelqu’un, il lui est difficile de lui attraper les oreilles « …..

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M.I. (LE TEMPS N° 124)

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3 plusieurs commentaires

  1. Mr le journaliste, tout ce que tu viens de dire sur KK est faut. Tout le monde connaît les raisons réelles de départ des Koubras car tu n’as cité que des femmes. Le MPN est aujourd’hui le seul parti qui fait peur. Il progresse, il grandit considérablement. Tout début est difficile. Le MPN n’a pas 3 ans et il se place parmi les grands. Et c’est une situation normale. Tous celui qui n’est pas résistant, ne peut pas vivre au MPN. Parce qu’au Niger on fait la politique de ventre. On accuse notre leader de ne pas trouver des places pour les militants. Aujourd’hui combien des militants de PNDS de premier rang n’ont pas eu de place. Dites moi tout simplement que le MPN a touché le bouton d’alarme. Vive le Niger autrement.

    • Ah bon mon frère dokin karfé,alors dites nous ces raisons,parce que nous on ne les connais pas et il serait bien pour nous d’en apprendre. Aussi j’aimerais savoir, au delà de Koubra y’a eu d’autre grands leader qui ont aussi quitter comme l’opérateur économique Elh Douka, le Député Tanimoune qui a fais un communiquer pour dénoncer,vice présidente aux titres des femmes Hadjia kady ,le Secrétaire à l’organisation Aboubacar Issa,le Coordonnateur de Maradi et vice président du bureau politique Elh Abdouraman, Est-ce aussi les même raisons que la ministre Koubra?

  2. AINSI SOIT IL. COMME ÇA NAISSE ET MEURT LES PARTIS CREES POUR JUSTE UN PROBLEME DE LEADERSHIP.
    LA SAIGNEE NE FAIT QUE COMMENÇEE.

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