Home ACTUALITE Le Ministre de la défense appelle tous à collaborer pour gagner la guerre contre Boko Haram et les autres terroristes !

Le Ministre de la défense appelle tous à collaborer pour gagner la guerre contre Boko Haram et les autres terroristes !

Le samedi 8décembre 2018, les députés au titre de la région de Diffa ont interpellé lePremier ministre, Chef du Gouvernement, Birgi Rafini, représenté par leministre de la Défense, M. Kalla Moutari sur la situation sécuritaire ethumanitaire très préoccupante de la région.

La séance plénière a été présidéepar le 2ème viceprésident de l’Assemblée nationale, M. Iro Sani en présence ducommissaire du gouvernement, M. Barkaï Issouf, ministre chargé des Relationavec les Institution. Le ministre de la Défense Nationale, M. Kalla Moutari arépondu devant la plénière à quelques questions des députés de la région deDiffa, signataires de l’interpellation.

Les parlementaires ont voulu savoir unpeu plus sur la persistance des attaques et des enlèvements, malgré les effortsconsentis par l’Etat ; les dispositions prises pour retrouver et ramener les 39femmes et filles de N’glewa et les 15 jeunes filles de Toumour ; les mesures àprendre pour atténuer certaines effets négatifs dus à l’état d’urgence,notamment du point de vue économique et des violations des droits humains ;l’aide du gouvernement aux populations victimes d’inondations et les mesuresprises pour y pallier.

Ces questions ont été appuyées avec d’autres pendant unlong débat houleux. Dans sa réponse à toutes ces préoccupations, le ministre encharge de la Défense a déclaré que malgré les attaques quasi quotidiennes deBoko Haram dans le bassin du lac Tchad, la situation sécuritaire dans la régionde Diffa est sous contrôle. Toutefois, il reconnait le renforcementconsidérable en objectif de Boko Haram qui présage de possibilité d’attaquesd’envergure du fait du recul du lit de la komadougou.

Mais précise-t-il, face àcette situation, des travaux d’organisation et de réorganisation ont étélancés.  » Une mission du chef d’état-major général des armées a sillonnéela région pour constater les dispositifs mis en place conformément auxinstructions données dans la mise en état des parcs auto et aéronefs « ,a-t-il déclaré. Le ministre Kalla Moutari a rassuré que l’Etat et sespartenaires sont en train de mener des stratégies pour assurer la fin desexactions dans les régions confrontées par cette situation sécuritaire.

Selonlui, plusieurs terroristes ont été neutralisés.  » Nous ne pouvons pas direcomment l’armée est en train de mener ce combat sur le front. Mais, nous sommesen train de gagner cette guerre contre Boko Haram. Nous avons fait appel auxforces spéciales notamment les italiens pour former nos soldats sur lesnouvelles stratégies de guerre contre le terrorisme. Ces enseignements ontapporté leurs fruits sur le terrain.

Le rôle des forces étrangères est decontribuer dans la formation de nos soldats en forces spéciales bien adaptéesdans le contexte actuel de guerre », a-t-il dit. En outre, le gouvernementa commencé à alléger certaines restrictions dues à l’état d’urgence. S’agissantdes femmes et filles enlevées, le ministre de la Défense nationale rassure que toutesles dispositions sont prises pour les retrouver. Mais, a-t-il continué, legouvernement a interdit la formation des milices par les populations.

« Les terroristes n’ont pas de tenues pour qu’on les identifie. Ils s’habillentcomme tout le monde. Donc, nous ne pouvons pas les identifier. Je vous préciseque l’arme est uniquement portée par les forces de défense et de sécurité.Donc, personne n’a le droit de la porter « , a-t-il conseillé. En ce quiconcerne la situation humanitaire, le ministre Kalla Moutari souligne que lasituation est complexe du fait de l’insécurité alimentaire et nutritionnelle ;des effets de Boko Haram et les conséquences d’inondation.

Malgré tout, legouvernement a déployé plusieurs actions pour atténuer les souffrances des populationsà savoir, la vente de céréales à prix modéré, la distribution gratuite ciblée,les travaux de récupération des terres ainsi que plusieurs projets en faveurdes populations. Le ministre de la Défense du Niger Kalla Moutari a rappelé »la situation préoccupante au Nigeria » voisin, où « des basesmilitaires ont été défaites » récemment par Boko Haram.

Les combattants de »Boko Haram ont pu se ravitailler en matériel, ils ont pu serevigorer », a souligné M. Moutari, qui « craint » des attaques desjihadistes contre les forces nigériennes « à partir de janvier 2019,(période) qui correspond au début du retrait des eaux de la Komadougou »,une rivière formant une frontière naturelle entre le Niger et le Nigeria et quientrave les incursions des insurgés nigérians sur le sol nigérien.

« Onestime que ce groupe dispose de la capacité nécessaire pour mener des actionsde grande envergure contre nos positions à tout moment » et « nous nouspréparons en conséquence », a-t-il ajouté. Le ministre a également estiméqu’une « armée classique ne pourra peut-être pas venir à bout de BokoHaram » et annoncé que le Niger « a décidé de (faire) former sur placeses forces spéciales » par les armées de « France, d’Italie et desEtats-Unis ».

Le ministre a fait un exposé clair et pertinent aux députéssur la situation sécuritaire dans la région de Diffa (sud-est du Niger) victimedepuis 2015 d’attaques meurtrières du groupe jihadiste basé dans le nord-est duNigeria. M. Moutari a par ailleurs donné un bilan d’une opération menée par »la Force mixte multinationale » contre Boko Haram au premier semestre2018.

« Au cours de la dernière campagne que la Force mixte multinationale (composée de soldats du Cameroun, du Tchad, du Niger et du Nigeria) a mené dansle lit du lac Tchad, 370 combattants de Boko Haram ont été tués, une centaineont été arrêtés vivants », a-t-il affirmé, ajoutant que l’armée avait saisi »des armes, des véhicules, y compris des blindés ». Il a annoncéqu’une opération militaire régionale d’envergure était « en cours »dans le bassin du lac Tchad pour débarrasser la zone « des résidus de BokoHaram ».

La région de Diffa, qui compte 600.000 habitants, abrite plus de300.000 réfugiés et déplacés en raison des attaques de Boko Haram, selon desONG.

Source: LE TEMPS N° 138

  1. Monsieur le Ministre, avant de parler de BH faites la lumière sur un autre système BH qui est à Tondibia qui est devenu l’abattoir au vu et au su de tout le monde.
    On attend vivement et impatiemment l’enquête que vous aviez annoncée concernant la mort tragique, cruelle, inhumaine, barbare et surtout SUSPECTE de Chamsoudine Tiombiano.
    C’est d’abord et avant tout de cela qu’on vous attend.

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