Home ACTUALITE Le Président Issoufou Mahamadou a pris part au 43ème Sommet du G7 à Taormina, en Italie : Le Chef de l’Etat met en exergue les dangers liés à la combinaison du terrorisme, de la pauvreté et des effets du changement climatique Maccron-et-PRN 00641

Le Président Issoufou Mahamadou a pris part au 43ème Sommet du G7 à Taormina, en Italie : Le Chef de l’Etat met en exergue les dangers liés à la combinaison du terrorisme, de la pauvreté et des effets du changement climatique Maccron-et-PRN 00641

Le Président de la République, Chef de l’Etat, SEM Issoufou Mahamadou, a regagné Niamey, le samedi 27 mai 2017 dans l’après-midi, venant de Taormina, Sicile, en Italie, où il a participé au 43ème Sommet du G7. A son arrivée à Niamey, le Chef de l’Etat a été accueilli, à sa descente d’avion à l’aéroport international Diori Hamani de Niamey par le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, SEM Brigi Rafini, puis salué par les présidents des Institutions de la République et les membres du Gouvernement et ceux des autres corps constitués.

Outre les dirigeants du G7 à savoir les États-Unis, le Royaume-Uni, le Canada, la France, l’Allemagne, l’Italie, le Japon et l’Union Européenne, ceux de plusieurs pays africains ont pris part à cette rencontre notamment les Chefs d’Etat du Niger et de la Guinée SEM Alpha Condé, également Président de l’Union Africaine et le Vice-président du Nigeria, SEM Yemi Osinbajo.

Les dirigeants de la Tunisie, du Kenya et de l’Ethiopie ont également été invités à ce Sommet dont les travaux ont porté sur l’économie mondiale, la politique étrangère, la sécurité des citoyens et la viabilité environnementale.
Samedi, avant de reprendre le chemin retour pour Niamey, le Président Issoufou Mahamadou a prononcé un important discours devant les participants à ce sommet. Le Chef de l’Etat a déclaré que « la lutte contre le terrorisme dans les pays du Sahel et du bassin du Lac Tchad exige que des mesures urgentes soient prises pour éteindre le chaudron Libyen ».

«Cette lutte, exige aussi une stratégie globale d’attrition, visant à priver le terrorisme de ses ressources matérielles, financières et humaines, a dit le Chef de l’Etat, ajoutant que « la prévention dans la lutte contre le terrorisme passe aussi par la lutte contre la pauvreté et les inégalités. »

La pauvreté dans le bassin du Lac Tchad est une des conséquences du changement climatique, a-t-il souligné, précisant que la «combinaison du terrorisme, de la pauvreté, des effets du changement climatique, de la pression démographique, a créé un flux migratoire sans précédent dans l’histoire de l’humanité »

En marge de cette rencontre, le Chef de l’Etat et son homologue français SEM Emmanuel Macron ont présidé vendredi en fin d’après-midi une réunion bilatérale regroupant les délégations des deux pays.

Peu après, SEM Issoufou Mahamadou et les autres dirigeants ont assisté à un concert au Théâtre grec de Taormina. Ensuite, le Président du Conseil italien SEM Paolo Gentiloni leur a offert un diner officiel au Grand Hôtel Timeo.
A l’issue d’une première journée de rencontres plénières et de bilatérales, vendredi, les dirigeants du G7 ont adopté une déclaration contre le terrorisme, appelant notamment les acteurs de l’internet à se mobiliser davantage dans la lutte contre « les contenus terroristes ».

Le G7 s’est également engagé à mettre en œuvre « une approche collective » pour lutter contre le danger posé par les combattants étrangers de retour des zones de guerre, notamment en termes de partage de renseignement.
Samedi, les chefs d’Etat du G7 se sont engagés « à lutter contre le protectionnisme, mais « ne sont pas parvenus en revanche à s’accorder sur la question de la lutte contre le réchauffement climatique ».

« Les Etats-Unis d’Amérique sont engagés dans un processus d’examen de leur politique sur le changement climatique et sur l’accord de Paris et ne sont pas en mesure de participer au consensus sur ces sujets», explique le communiqué. «Comprenant ce processus, les dirigeants des gouvernements du Canada, de la France, de l’Allemagne, de l’Italie, du Japon et de la Grande-Bretagne, et les présidents du Conseil de l’Europe et de la Commission européenne réaffirment leur engagement ferme à rapidement mettre en œuvre l’accord de Paris», poursuit le texte.

Il faut noter qu’un consensus raisonnable a été trouvé sur le système d’échanges commerciaux internationaux. La déclaration finale affirme notamment que le G7 veut lutter contre le protectionnisme et les «mauvaises pratiques » commerciales.

«Le sommet du G7, rappelle-t-on, est une enceinte qui joue un rôle important dans la formulation de réponses mondiales aux défis planétaires, en complément de la coordination économique mondiale assurée par le G20. »
Ce 43ème sommet, placé sous le thème « Jeter les bases d’une confiance renouvelée », fait suite au sommet du G7 tenu au Japon en 2016 et à celui exceptionnellement organisé par l’UE à Bruxelles en 2014.

En marge de ce Sommet, SEM Issoufou Mahamadou a rendu un hommage appuyé, sur les antennes de France 24, au journaliste franco-sénégalais de France 24 Jean-Karim Fall, grand spécialiste de l’Afrique, décédé vendredi à l’âge de 59 ans, alors qu’il couvrait le sommet du G7 en Sicile.

Rédacteur en chef et chroniqueur à France 24 depuis 2012, Jean-Karim Fall a effectué la majeure partie de sa carrière à RFI entre 1984 et 2012.

Le Chef de l’Etat était accompagné dans ce déplacement, de Hadjia Aissata Issoufou Mahamadou, Première Dame, M. Mahamadou Ouhoumoudou, Ministre, Directeur de Cabinet du Président de la République et Mme Lamido Ousseini Salamatou Balla Goga, Ministre Déléguée auprès du Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération, de l’Intégration Africaine et des Nigériens à l’Extérieur, chargée de l’Intégration Africaine et des Nigériens à l’Extérieur.

Discours du Président de la République devant le G7 à Taormina
«La lutte contre le terrorisme dans les pays du Sahel et du bassin du Lac Tchad exige que des mesures urgentes soient prises pour éteindre le chaudron Libyen», déclare le Président Issoufou Mahamadou

« Monsieur Paolo Gentiloni, Président du Conseil Italien, Mesdames et Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement, Mesdames et Messieurs,

Permettez-moi de saluer et de remercier Monsieur Paolo Gentiloni, Président du Conseil Italien, pour l’honneur fait au Niger d’être invité à la présente réunion du G7 et pour le chaleureux accueil qui nous est réservé en terre Italienne de Sicile.

Permettez-moi aussi de féliciter le Président Donald Trump et le Président Emmanuel Macron, pour leur brillante élection à la magistrature suprême de leurs pays respectifs.

Le présent sommet du G7 est l’occasion pour le Niger d’évoquer trois préoccupations majeures: la lutte contre le terrorisme et le crime organisé, les conséquences du changement climatique sur les pays du Sahel, et la migration.
Le terrorisme est une menace sans frontières, il frappe partout comme le prouve le lâche attentat perpétré le 22 Mai dernier à Manchester au Royaume Uni. C’est le lieu de présenter nos sincères condoléances à la Première Ministre Theresa May et aux familles des victimes et de marquer notre solidarité à l’égard de l’ensemble du peuple du Royaume Uni. Le Niger est solidaire de tous les pays et de tous les peuples victimes d’attaques terroristes.
Le Niger réaffirme son engagement total dans la lutte contre ce fléau. La lutte contre le terrorisme comporte 3 dimensions: sécuritaire, idéologique, et socio-économiqiue.

Le Niger sait par expérience, l’importance de la mutualisation des capacités opérationnelles et de renseignement dans la lutte contre le terrorisme et les organisations criminelles: le trafic de drogue, d’armes et d’êtres humains. En effet, dans le bassin du Lac Tchad, notre pays contribue à la Force Mixte Multinationale mise en place avec le Cameroun, le Nigéria, et le Tchad pour combattre Boko Haram. De concert avec les pays du G5 Sahel, il est partie prenante dans la création d’une force conjointe dédiée au nord du Mali. Cette force n’est pas encore opérationnelle, c’est le lieu de lancer un appel au G7 et à l’ONU pour la doter de moyens nécessaires en vue de la réussite de sa mission. La force conjointe travaillera en étroite collaboration avec l’opération Barkhane, dont le Président Emmanuel Macron a confirmé le maintien, à l’occasion de sa récente visite à Gao, ainsi qu’avec la MINUSMA, qui doit être dotée de moyens nécessaires pour assurer le mandat offensif que lui a donné le conseil de sécurité des Nations Unies.

C’est le lieu de mentionner la nécessité de mener une réflexion approfondie sur l’adaptation des missions des Nations Unies aux nouvelles menaces. C’est le lieu aussi de remercier le Président Donald Trump, pour le soutien inestimable que son pays nous apporte, notamment en matière de formation des forces spéciales et de renseignement. Par ailleurs, son discours prononcé le 21 Mai dernier à l’occasion du sommet Islamo-arabo-américain, nous a rassuré quant à la volonté des Etats Unis à poursuivre et à amplifier leur soutien dans la lutte contre le terrorisme dans les pays du Sahel et ceux du bassin du Lac Tchad. Nous apprécions aussi les efforts de l’Union Européenne dont certains pays membres comme l’Allemagne, sous l’impulsion de la Chancelière Angela Merkel ont envoyé des troupes au Mali.

La lutte contre le terrorisme dans les pays du Sahel et du bassin du Lac Tchad exige que des mesures urgentes soient prises pour éteindre le chaudron Libyen. Cette lutte, exige aussi une stratégie globale d’attrition, visant à priver le terrorisme de ses ressources matérielles, financières et humaines. Cette stratégie doit prendre en compte la lutte contre le crime organisé, notamment le trafic de drogue et d’armes, qui est une des principales sources de financement du terrorisme, ainsi que la lutte contre la radicalisation, avec un accent particulier sur la prévention: prévention primaire, contre la radicalisation cognitive, notamment sur les réseaux sociaux, et prévention secondaire, visant la rupture avec les idées terroristes et l’entrée dans un processus de résilience.

La prévention dans la lutte contre le terrorisme passe aussi par la lutte contre la pauvreté et les inégalités. En effet, dans les régions du Lac Tchad et du Sahel, comme ailleurs dans le monde, la pauvreté et les inégalités constituent le principal terreau du terrorisme pour lequel les jeunes au chômage et sans perspective constituent une proie facile. Dans nos pays, la pauvreté est surtout rurale et féminine. Cela explique par exemple la facilité avec laquelle Boko Haram recrute des jeunes ruraux, filles et garçons, pour en faire des kamikazes.

La pauvreté dans le bassin du Lac Tchad est une des conséquences du changement climatique, car entre les années 60 et aujourd’hui, le Lac Tchad a perdu 90 % de sa superficie, passant de 25 000 km2 à 2500 km2. Cela a conduit à une réduction des ressources agropastorales et halieutiques que se dispute, par ailleurs, une population dont la croissance est exponentielle. C’est dire que si rien n’est fait, l’assèchement du Lac Tchad sera une grande catastrophe écologique, économique et sociale.

La lutte contre les effets du changement climatique et la création des conditions de la transition démographique, font partie des mesures de prévention dans la lutte contre le terrorisme. La combinaison du terrorisme, de la pauvreté, des effets du changement climatique, de la pression démographique, a créé un flux migratoire sans précédent dans l’histoire de l’humanité.

Chassé par l’insécurité et la pauvreté, des millions d’hommes et de femmes dans leur quête d’une vie meilleure, périssent dans le désert et en Méditerranée. À Malte, l’Europe et l’Afrique ont convenu de s’attaquer aux causes profondes de la migration clandestine.

Le Niger, pays de transit, a conçu et met en œuvre un plan de lutte contre cette migration qui prévoit des mesures sécuritaires, et des mesures en matière de développement économique et social. En effet, que ça soit dans les pays de transit comme le Niger, ou les pays d’origine, c’est par le développement qu’on arrivera à endiguer la migration irrégulière.

Pour financer le développement, l’accent doit être mis sur la mobilisation des investissements directs étrangers, car l’expérience montre que le niveau d’aide publique au développement ne sera jamais suffisant pour en couvrir les besoins. En effet, en matière d’aide publique au développement, rares sont les pays donateurs qui ont atteint le niveau de 0.7% de leur PIB promis il y a 50 ans.

Le G8 avait promis à son sommet de Gleneagles au Royaume-Uni en 2005, 25 milliards supplémentaires pour le développement de l’Afrique. Cette promesse n’a malheureusement pas été tenue. C’est pour toutes ces raisons qu’il est nécessaire de mettre l’accent sur l’investissement et le commerce pour créer les conditions pour assurer le développement de nos pays. Ce n’est pas l’argent qui manque dans le monde, c’est son emploi qu’il faut changer en l’orientant vers l’économie réelle. Cela suppose une amélioration de la gouvernance économique mondiale.

Le Président Américain Henry Truman ne disait pas autre chose: « ….il nous faut lancer un nouveau programme qui soit audacieux et qui mette les avantages de notre avance technologique et de notre progrès industriel au service de l’amélioration et de la croissance des régions sous-développées. (…) leur pauvreté constitue un handicap, tant pour eux que pour les régions les plus prospères. (…) Les Etats-Unis occupent parmi les nations une place prééminente quant au développement des techniques industrielles et scientifiques. (…). L’expérience montre que notre commerce avec les autres pays s’accroit au fur et à mesure de leurs progrès industriels et économiques. Une production plus grande est la clef de la prospérité et de la paix ».

Le G7 doit s’inspirer de ces mots du Président Truman. Notre maison commune, la planète terre, a besoin de paix, de sécurité et de développement. C’est aux nations les plus puissantes du monde de montrer le chemin. Puissent les conclusions du présent sommet, aller dans ce sens.

Je renouvelle mes remerciements au Président du conseil Italien, Monsieur Paolo Gentiloni.
Je vous remercie. ».

[author ]Abdourahmane Alilou AP/PRN (ONEP)[/author]

6 Comments

  1. Un hors sujet certes….. Et apres ? Et depuis quand partager devient une nuisance ? ……et qui t’a forcé a LIREMENT😕 ou LECTUREMA😊
    ET POURQUOI CERTAINS SONT RACISTES OU D’AUCUNS ETHNORZGIONALISTES ??

    Et que dites vous quand un dit intellecruel ARABE avance que LES NEGRES SONT DES ANIMAUX…DES SAUVAGES …..DES 👺 …des 🐃🐐🐂🐴 Et a la ligne :

    Entretien avec l’anthropologue spécialiste de l’esclavage Tidiane Ndiaye qui publie son premier roman – « La traite arabo-musulmane a déporté 17 millions de personnes qui n’ont eu que 1 million de descendants à cause de la castration massive »

    Économiste franco-sénégalais qui a fait carrière à l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) et anthropologue, Tidiane N’Diaye signe chez Gallimard son premier roman. L’Appel de la lune revient sur la construction dans le sang du royaume zoulou puis de la nation sud-africaine. A l’origine une tribu majeure du groupe Ngumi, fondé vers 1709 par Zulu kaNtombhela, le royaume zoulou a connu son apogée durant le règne de Chaka, devenu l’une des grandes figures épiques de l’Afrique précoloniale. Chaka « réussit à battre, à intégrer ou à écraser sans pitié nombre de miniroyaumes qui évoluaient dans une anarchie indescriptible ». C’est aussi un roman sur la diversité de la population européenne qui colonisa ces terres prometteuses.

    Une histoire narrée non sans une certaine poésie et sur fond d’amours interdites entre une jeune femme zoulou, Isiban, et un huguenot français, Marc Jaubert. Union que seuls soutiennent les grands-pères, l’imbogi Oumsélé, le récitant, gardien de la mémoire, et Georges Jaubert.

    Habitué à regarder le continent sans complaisance, Tidiane N’Diaye est l’auteur notamment du Génocide voilé, un essai sorti en poche en mars qui met à nu la traite arabo-musulmane qui décima l’Afrique du VIIe au XXe siècle. Quant à son étude sur la présence chinoise en Afrique, Le Jaune et le Noir, elle n’intéresse pas seulement les Africains et vient d’être traduite en polonais. Etonnant ?

    Non, dit simplement Tidiane N’Diaye, qui explique : « Les pays de l’Europe centrale et orientale seront la porte d’entrée des Chinois sur le marché intérieur européen », avec au premier plan la Pologne. En 2016, le commerce extérieur entre ces deux pays a atteint 14,55 milliards d’euros.

    Jusqu’à présent, vous écriviez des essais. Que vous a apporté la fiction ?

    Tidiane N’Diaye : Dans un essai, on ne doit rapporter que des faits avérés, il n’y a pas de marge d’interprétation possible. Dans la fiction, en revanche, l’auteur peut tout envisager. C’est ce qui m’a permis, par exemple, de créer les personnages de Georges Jaubert et d’Oumsélé, qui sont des Mandela avant l’heure, pour expliquer que l’Afrique du Sud aurait très bien pu connaître un autre destin si les Huguenots français, tolérants, ouverts, avaient été majoritaires dans la population blanche.

    L’Afrique du Sud a-t-elle dépassé la question raciale ?

    Aujourd’hui, en Afrique du Sud, le problème n’est pas racial, mais socio-économique. Il y a une mauvaise répartition des richesses : une minorité blanche et noire détient tous les pouvoirs économiques et sociaux et, en face, la grande majorité – noire en général – est celle des laissés-pour-compte.

    Il y a déjà eu des romans historiques sur le peuplement de l’Afrique du Sud, comme « Un arc-en-ciel dans la nuit », de Dominique Lapierre. Mais rarement présentés d’un point de vue africain. Comment avez-vous travaillé ?

    Dominique Lapierre a écrit son ouvrage avec l’approche d’un Européen. Moi, j’ai tenu à présenter comment vivaient les Zoulou, mais aussi les Européens dans cette région au XIXe siècle. J’ai fait trois séjours en Afrique du Sud pour consulter les archives à Pretoria et, grâce à une amie, la sœur de Steve Biko [figure de la lutte contre l’apartheid], les textes conservés dans des bibliothèques du Zoulouland des imbogi qui ont retranscrit et traduit la mémoire zoulou entre la fin du XIXe et le début du XXe siècle. J’ai aussi consulté les écrits de Sol Plaatje. Cet historien sud-africain, formé en Angleterre et aux Etats-Unis, contestait la présence anglaise dans son pays et a couché sur le papier la mémoire de son peuple.

    Dans « Le Génocide voilé », vous expliquez que la traite arabo-musulmane est sans commune mesure avec la transatlantique.

    Oui. Et je ne parle de génocide que pour qualifier la traite transsaharienne et orientale. La traite transatlantique, pratiquée par les Occidentaux, ne peut pas être comparée à un génocide. La volonté d’exterminer un peuple n’a pas été prouvée. Parce qu’un esclave, même dans les conditions extrêmement épouvantables, avait une valeur vénale pour son propriétaire qui le voulait productif et sans doute dans la longévité. Pour 9 à 11 millions de déportés lors de cette traite, il y a aujourd’hui 70 millions de descendants. La traite arabo-musulmane, elle, a déporté 17 millions de personnes qui n’ont eu que 1 million de descendants à cause la castration massive pratiquée pendant près de quatorze siècles.

    La castration était-elle systématique ?

    La castration totale, celle des eunuques, était une opération extrêmement dangereuse. Réalisée sur des adultes, elle tuait entre 75 % et 80 % des patients. Le taux de mortalité était plus faible chez les enfants que l’on castrait systématiquement. Entre 30 % et 40 % des enfants ne survivaient pas à la castration totale. Il existe une autre castration, celle où on n’enlève que les testicules. Dans ce cas, l’individu conservait une certaine force et de la résistance. Raison pour laquelle on en a fait des combattants utilisés dans les armées des sultans. Aujourd’hui, la grande majorité des descendants des captifs africains sont en fait des métis, nés des femmes déportées dans les harems. A peine 20 % sont noirs.

    Vous expliquez que presque toutes les civilisations ont pratiqué l’esclavage. A quand remonte cette pratique sur le continent africain ?

    C’est l’Empire romain qui a le plus pratiqué l’esclavage. On estime qu’à un moment, près de 30 % de la population de l’empire était mise en esclavage. Quant à l’Afrique, il faut préciser que tant que la propriété privée n’existait pas, les gens fonctionnaient en coopérative : ils mettaient en commun leurs biens, leurs terres pour les exploiter. Au fur et à mesure que la propriété privée s’est étendue, il a fallu de plus en plus de bras pour travailler. C’est à ce moment-là que les conflits ont commencé et se sont amplifiés. Les vaincus étaient alors réduits en esclavage. On estime que, au XIXe siècle, 14 millions d’Africains étaient réduits en esclavage. L’esclavage interne a existé avant et pendant les traites arabo-musulmane et transatlantique.

    Comment expliquer que la traite arabo-musulmane durera encore un siècle après la fin de la fin de la traite transatlantique ?

    Parce que les Anglais n’ont pas joué le jeu et ont laissé faire pour éviter qu’on ne leur coupe la route des Indes. Il y a toujours eu une stratégie politique et des enjeux économiques derrière cela. La culture du clou de girofle, par exemple, était très rentable et profitait à certaines sociétés anglaises. Or elle reposait sur l’exploitation des esclaves africains, en particulier pour le comptoir de Zanzibar. La France abolit l’esclavage en Tunisie, au Maroc, où le dernier marché aux esclaves a été fermé en 1820. Mais cela a continué par le Sahara parce qu’on ne peut pas surveiller les frontières. Les soldats français avaient autre chose à faire et cela a aussi pu se poursuivre, comme en Mauritanie, parce qu’il y avait des complicités africaines.

    Du fait de ce passé, le panafricanisme a-t-il jamais eu la moindre chance de se réaliser ?

    C’est une utopie ! Dans l’inconscient des Maghrébins, cette histoire a laissé tellement de traces que, pour eux, un « Nègre » reste un esclave. Ils ne peuvent pas concevoir de Noirs chez eux. Regardons ce qui se passe en Mauritanie ou au Mali, où les Touareg du Nord n’accepteront jamais un pouvoir noir. Les descendants des bourreaux comme ceux des victimes sont devenus solidaires pour des raisons religieuses.

    Vous faites le lien entre ce passé et les événements au Darfour, en Mauritanie ou en Libye. Vous constatez que la route transsaharienne de l’esclavage est aujourd’hui celle de l’émigration clandestine…

    Tout à fait. On retrouve des marchés d’esclaves en Libye ! Seul le débat permettrait de dépasser cette situation-là. En France, pendant la traite et l’esclavage, il y a eu des philosophes des Lumières, comme l’abbé Grégoire ou même Montesquieu, qui ont pris la défense des Noirs alors que, dans le monde arabo-musulman, les intellectuels les plus respectés, comme Ibn Khaldoun, étaient aussi des plus obscurantistes et affirmaient que les Nègres étaient des animaux. Aucun intellectuel du Maghreb n’a élevé la voix pour défendre la cause des Noirs. C’est pour cette raison que ce génocide a pu prendre une telle ampleur et que ça continue. Au Liban, en Syrie, en Arabie saoudite, les domestiques africains vivent dans des conditions d’esclavage. La fracture raciale est réelle en Afrique.

    À la lecture du « Jaune et le Noir », on découvre que les Chinois, qui prétendent n’avoir aucun contentieux avec l’Afrique, ont bel et bien pratiqué l’esclavage…

    Les Chinois ont une façon très subtile de passer sous silence leur implication avérée dans les tragédies des peuples noirs. Une inscription trouvée à Java et datée de 860 après J.-C., identifie sur une liste de domestiques des Zendj, originaires d’Afrique orientale vendus en Chine. Une autre mentionne des esclaves noirs offerts par un roi javanais à la cour impériale de Chine. Les Javanais avaient envoyé plus de 30 000 esclaves noirs à la dynastie des Ming. Un ouvrage écrit en 1178 par Tcheou Kin-Fei, Lingwai-Taita, indique que des milliers de Noirs provenant de K’ounLoun (l’île de Pemba, dans l’archipel de Zanzibar, et Madagascar) étaient vendus comme esclaves en Chine. On les appelait notamment he-hiao-seu (« serviteurs noirs »), ye-jen (« sauvages ») ou
    encore kouinou (« esclaves ressemblant à des démons »). Ce ne sont là que quelques exemples. Les Occidentaux n’ont pas été les seuls acteurs ou bénéficiaires de la traite et de l’esclavage des Noirs.

    De quel Intellectuel parle t’on la meme ??
    Est il fait cas Ibn Khaldoun ?
    Intellectuel ….peut etre ….. Mais borne et constipe pour certain…..

    Bien que ce couillon soit percu comme le plus grand philosophe, historien et sociologue arabo-musulman ne disait il pas ….

    « Au sud de ce Nil existe UN PEUPLE NOIR que l’on désigne par le nom de Lemlem. Ce sont des païens qui portent des stigmates sur leurs visages et sur leurs tempes. Les habitants de Ghana et de Tekrour font des incursions dans le territoire de ce peuple pour faire des prisonniers. Les marchands auxquels ils vendent leurs captifs les conduisent DANS LE MAGHREB, PAYS DONT LA PLUPART DES ESCLAVES APPARTIENNENT A CETTE RACE NEGRE. Au delà du pays des Lemlem, dans la direction du sud, on rencontre une population peu considérable ; LES HOMMES QUI LA COMPOSENT RESSEMBLENT PLUTOT A DES ANIMAUX SAUVAGES qu’à des êtres raisonnables. Ils habitent les marécages boisés et les cavernes ; leur nourriture consiste en herbes et en graines qui n’ont subi aucune préparation ; QUELQUEFOIS MEME ILS SE DEVORENT LES UNS LES AUTRES : AUSSI NE MERITENT-ILS PAS D’ETRE COMPTES PARMI LES HOMMES ».

     » En outre, LEURS MŒURS SE RAPPROCHENT BEAUCOUP DE CELLES DES ANIMAUX BRUTS : on raconte que LA PLUPART DES NOIRS qui occupent le premier climat demeurent dans des cavernes et des forêts marécageuses, se nourrissant d’herbes, vivant dans un sauvage isolement et SE DEVORANT LES UNS LES AUTRES. Il en est de même des Esclavons. Cette barbarie de mœurs tient à ce que CES PEUPLES, vivant dans des pays très éloignés de la région tempérée, DEVIENNENT, PAR CONSTITUTION ET PAR CARACTERE, SEMBLABLES A DES BETES FEROCES ; ET, PLUS LEURS HABITUDES SE RAPPROCHENT DE CELLES DES ANIMAUX, PLUS ILS PERDENT LES QUALITES DISTINCTIVES DE L’HUMANITE.  »

    « Nous avons tous remarqué que LE CARACTERE DES NEGRES se compose, en général, de légèreté, de pétulance et d’une vive gaieté : aussi les voit-on se livrer à la danse chaque fois qu’ils en trouvent la moindre occasion ; de sorte que, PARTOUT, ILS ONT UNE REPUTATION DE FOLIE.
    Comme les Nègres habitent un climat chaud, que la chaleur prédomine sur leur tempérament, et que, d’après le principe de leur être, la chaleur de leurs esprits doit être en rapport direct avec celle de leurs corps et de leur climat, il en résulte que ces esprits,… sont extrêmement échauffés, se dilatent bien plus aisément, éprouvent un sentiment plus rapide de joie et de plaisir, et un degré d’expansion plus considérable : ce qui a pour résultat l’étourderie.
    Masoudi avait entrepris de rechercher la cause qui produit, chez les Nègres, cette légèreté d’esprit, cette étourderie et ce penchant extrême à la gaieté ; mais, pour toute solution, il ne rapporte qu’une parole de Galien et de Yacoub Ibn Ishac El-Kindi, d’après laquelle ce caractère tient à une faiblesse du cerveau, d’où proviendrait une faiblesse d’intelligence. Cette explication est sans valeur et ne prouve rien  »

    « Il est vrai que LA PLUPART DES NEGRES S’HABITUENT FACILEMENT A LA SERVITUDE ; MAIS CETTE DISPOSITION RESULTE, AINSI QUE NOUS L’AVONS DIT AILLEURS, D’UNE INFERIORITE D’ORGANISATION QUI LES RAPPROCHE DES ANIMAUX  »
    😟😟 C’etait avant NON ????? 😁
    Mais meme Maintenant….. Est ce que les Noirs negrillons ne sont pas sauvages et animaux😐

    Ou a t il tort de dire que les africains sont des SAUVAGES ….DES ANIMAUX …..DES BETES ??
    SINON qui peut expliquer a TOTO A DIT comment en Afrique du SUD …au 21eme siecle .des africains noirs attrapent d’autres africains ….les attrapent …..les ligotent comme des poules …et sur des aires publiques les arrosent d’essence….et les bruler comme des mechoui au vu et au su de tous ….sans que cela ne provoque un tolle …..une indignation …..une couverture des media africains …. Une reaction de condamnation des dirigeants africains qui se comportent comme si de rien n’etait ….

    Et pendant que ces africains noirs aspergent d’autres africains noirs sous le pretexte que les autres noirs sont venus VOLER LEUR TRAVAIL …sauvagerie commise sous le crepitement de camera de telephone et se le partagent cette barbarie de sauvage sur les reseaux sociaux….et les media africains affichent une indifference totale….les autres africains sauvages ne s’emeuvent aucunement de ce comportement de sauvages ……
    WIWI Quels sauvages ces africains noirs….
    Est il concevable au 21 eme Dans pays du dit colon ,source de tous les maux pour d’aucuns ….qu’un blanc attrape publiquement un noir meme clandestin et l’arrose copieusement d’essence sur une place publique et le brule et que les autres passants meme blancs s’arretent ..filment…regardent avec plaisir sans rien faire ???

    WIwi !!! NOUS LES AFRICAINS NOIRS …NOUS SOMMES DES SAUVAGES …. NOUS SOMMES DES ANIMAUX ….😄
    Ne sommes nous….??????
    Comme le disait un autre TOTO A DIT africain dans sa video ???
    Toi meme qui lit tu es un sauvage …..un animal ou bien ????
    A votre pianotage virtuel pour demontrer que vous n’etes pas des sauvages …des animaux..VOUS AUTRES AFRICAINS …

    BANDE DE SAUVAGES QUI SE BRULENT A L’ESSENCE QUAND D’AUTRES ANIMAUX PRENNENT ET FILMENT JOYEUSEMENT CETTE BARBARIE DE BETES SE LA PARTAGENT ALLEGREMENT QUAND LES MEDIA LOCAUX SONT INNONDES DES NOUVELLES DE L’EXTERIEUR DU CONTINENT HORS AFRICAIN DE SAUVAGES …..

    1. II n’y a pas de peuple inférieur ni de peuple supérieur mais il y des comportements (cultures) inférieurs et des comportements (cultures) supérieurs.
      Tous les peuples pleurent leurs morts. Certains peuples créent les conditions pour éviter la répétition de l’histoire d’autres se contentent de gémir. C’est cela la différence.
      A force de rester là à gémir pouvons-nous éviter d’autres esclavages, d’autres dominations, d’autres colonisations, d’autres humiliation?

  2. avons nous un president de la republique ou un president pelerin ? I pense gouverner c’est voyager, representer le pays la ou il le faut et meme la ou il ne fallait pas quand memen Monsieur le presidenrt
    est pitie du contribuable. Tu passes tout son temps a voyager sur le dos des payeurs d’impots.

  3. Nous avons besoin de toute notre solidarité pour résister à toutes ces violences. Nous devons donc rester unis. C’est la condition pour que notre pays reste débout.

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