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ACTUALITE - CONTRIBUTIONS - 4 juin 2021

Le Président Issoufou Mahamadou reçoit le Prix Ibrahim 2020 pour un leadership d’excellence en Afrique

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« A travers moi, c’est l’ensemble du peuple Nigérien qui est honoré », déclare le Président Issoufou Mahamadou.

L’ancien Président de la République, S.E Issoufou Mahamadou, a reçu, hier, le Prix Ibrahim 2020 pour un leadership d’excellence en Afrique au cours d’une Cérémonie du Prix spéciale tenue lors de l’Ibrahim Governance Weekend 2021.

S’adressant depuis Niamey à un public mondial via MIF.Livele Président Issoufou a déclaré : « Je suis ému et, en même temps, fier que les membres du Comité du Prix Ibrahim aient porté leur choix sur moi. A travers moi, c’est l’ensemble du peuple Nigérien qui est honoré. Je remercie le président Festus Mogae et les membres du Comité du Prix Ibrahim qui ont bien voulu porter leur choix sur ma modeste personne. Je salue et félicite Mo Ibrahim ainsi que la Fondation Mo Ibrahim pour leur soutien multiforme qu’ils apportent au processus d’émergence de notre continent.”

Après avoir rappelé le contexte de son arrivée au pouvoir en 2011, après vingt ans d’opposition et décliné ses objectifs qui étaient d’asseoir des institutions démocratiques fortes et stables, réaliser un taux de croissance économique moyen annuel de 7%, réduire les inégalités, combattre la pauvreté, assurer la sécurité des personnes et des biens, équiper le pays en infrastructures routières, énergétiques, ferroviaires, aéroportuaires, de télécommunication et urbaines, nourrir les Nigériens avec la mise en œuvre de l’initiative « 3N », « les Nigériens Nourrissent les Nigériens », développer le capital humain par la promotion de l’éducation, de la santé et l’accès à l’eau potable, et enfin créer des emplois notamment pour les jeunes ; le Président Issoufou Mahamadou a indiqué « qu’en dépit d’un contexte difficile, …, les promesses que nous avions faites au peuple Nigérien ont été tenues dans leur globalité ».

Cependant a-t-il reconnu, «  Nonobstant les progrès réalisés, je demeure conscient que nos institutions démocratiques ne sont pas à l’abri de tentatives de déstabilisation, comme l’illustrent les évènements de la nuit du 30 au 31 mars dernier. Nous devons donc continuer à renforcer l’Etat car sa faiblesse est souvent une des causes de l’échec des démocraties. En effet, seul un Etat démocratique fort peut garantir à la fois l’ordre et la liberté. Sans un Etat démocratique fort, rien de grand ne peut être construit ».

Tirant le bilan de ses 10 ans d’exercice du pouvoir,  le Président Issoufou a réaffirmé que « notre pays a connu une importante transformation. Cette transformation va s’amplifier avec l’expansion du secteur pétrolier dans les années à venir. Malgré cet atout, le Niger offre un marché trop étroit pour accélérer le rythme de son développement et atteindre l’émergence. Voilà pourquoi nous nous sommes impliqués, ces dix dernières années, dans le processus d’intégration continentale. Voilà pourquoi j’ai accepté d’être, avec le Président du Ghana, champion pour la monnaie unique de la CEDEAO. Voilà pourquoi j’ai accepté aussi d’être champion de la Zone de Libre Echange Continentale Africaine (ZELECAf), dont l’accord a été préparé, négocié, signé et ratifié dans des délais sans précédent dans l’histoire de notre organisation continentale. Voilà pourquoi je suis un fervent militant de l’agenda 2063 de l’Union Africaine qui décrit l’Afrique que nous voulons au moment où nos petits enfants fêteront le centenaire de la création de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA).  Ce sera dans 42 ans. Or, si rien ne change, un pays comme le Niger, qui a réalisé,  dans cette dernière décennie, des taux moyens de croissance économique et démographique respectivement de 6% et 4%, attendra 85 ans pour voir son revenu par habitant approcher le plancher des revenus des pays émergents. Par conséquent, le Niger et la plupart des pays Africains, à moins d’accélérer les progrès dans l’amélioration de la gouvernance et sous réserve d’avoir la paix, des régimes politiques stables, une croissance économique plus forte et une transition démographique achevée, ne seront pas au rendez-vous du centenaire, celui de l’émergence de notre continent.

           Aussi, l’initiative, prise en 2006, par le Dr Mo Ibrahim de créer la Fondation Mo Ibrahim pour soutenir la bonne gouvernance et le leadership de qualité sur le continent Africain est-elle à saluer. Milliardaire en dollars, le Dr Mo Ibrahim, qui pouvait se contenter de multiplier sa fortune, s’est montré sensible aux conditions de ceux qui n’ont pas sa chance : ainsi, proche de ses employés, il leur distribuait des bonus sous forme d’actions. Par ailleurs, la création, en 1998, de Celtel, un des opérateurs économiques majeurs en Afrique, la création, en 2006, du fonds d’investissement Satya capital consacré à l’Afrique, son soutien, en 2010, à une initiative des Nations Unies visant à étendre les bénéfices des services du haut débit aux populations non connectées, la publication de l’indice Ibrahim de la gouvernance en Afrique, qui établit un classement des performances réalisées par les 55 pays Africains, sont, sans être exhaustif, autant d’actions menées en faveur du développement du continent. Le Dr Mo Ibrahim est le modèle de capitaine d’industrie dont l’Afrique a besoin pour réaliser l’agenda 2063.         

En conclusion le Président Issoufou a souligné que « l’Afrique a plus que jamais besoin de commerce et d’investissements. L’Afrique a besoin d’accroître non seulement le commerce intra-africain, mais aussi sa part dans le commerce mondial. Pour y parvenir, l’Afrique doit produire davantage, développant les chaînes de valeur, ce qui suppose des investissements massifs. En plus, il faut changer la gouvernance politique et économique mondiale, afin qu’elle soit plus démocratique. Cela permettra d’éviter des erreurs comme celles commises en Libye et en Irak que les pays du Sahel et du bassin du lac Tchad paient cher aujourd’hui. Cela permettra de mieux lutter contre les inégalités et la pauvreté. Comme les changements de paradigme ont toujours eu lieu à l’occasion des crises, comme l’illustrent le cas des deux guerres mondiales et de la crise de 1929, d’une part, et celui des deux chocs pétroliers des années 1970, d’autre part, la  pandémie de covid 19 doit être l’occasion d’opérer un tel changement. L’Afrique doit contribuer à ce débat qui sera l’occasion pour elle de redéfinir son propre modèle de croissance. Je sais que, dans la perspective de cette redéfinition, la fondation Mo Ibrahim est déjà dans le débat. La Fondation Issoufou Mahamadou (FIM), dont le but est la promotion de la paix, de la démocratie, du panafricanisme, du climat, du capital humain et du climat, tentera d’apportera aussi sa modeste contribution.

Le Prix Ibrahim est une récompense de 5 millions de dollars US qui reconnaît et célèbre l’excellence du leadership africain. Il permet au continent africain de bénéficier de l’expérience et de la sagesse de ses dirigeants d’exception en donnant à ces derniers l’occasion de poursuivre une action citoyenne sur le continent une fois leur mandat national achevé.

Expliquant la décision d’attribution du Prix Ibrahim au président Issoufou, S.E. Festus Mogae, président du Comité du Prix et ancien président du Botswana, a déclaré : “Le président Issoufou a marqué l’histoire du Niger. Il a ouvert la voie à la toute première transition démocratique du pouvoir au Niger. Son exemple montre que ceux qui dirigent, quels que soient les défis, peuvent le faire avec le plus grand respect à la fois pour les citoyens qu’ils servent et pour l’État de droit. »

Le Président Issoufou Mahamadou félicité par des dirigeants du monde entier

S.E. Mohamed Bazoum, Président de la République du Niger, a déclaré : “Au cours de ses dix années de pouvoir, le Président Issoufou a remarquablement stabilisé les institutions de la République, raffermi les bases de l’économie, fait reculer la pauvreté et offert des vraies chances pour l’avenir de son pays. Je voudrais dire aux membres du jury du Prix Ibrahim qu’en plus de ses qualités que vous avez identifiées à travers la gouvernance qu’il a mis en œuvre, le Président Issoufou est pétri de qualités morales et humaines, qui en font un homme exceptionnel.” 

António Guterres, Secrétaire général des Nations Unies, a déclaré : « L’attribution de ce prestigieux prix au Président Issoufou témoigne de ses efforts en tant que champion du développement durable, de la consolidation démocratique, de la paix, de la stabilité, des droits de l’homme et de l’égalité des sexes. Le rôle croissant du Niger au sein de la communauté internationale, en tant que partenaire apprécié des Nations Unies, s’est construit sur l’engagement du Président Issoufou en faveur de la coopération régionale et internationale et de la recherche du consensus. »

Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a déclaré : “Le président Issoufou a abordé de front les défis complexes auxquels la région est confrontée. Il est un ami de longue date et un partenaire apprécié de l’Union européenne. Je tiens à féliciter le président Issoufou en particulier pour ce qu’il a fait pour l’égalité des sexes et les femmes. Il s’agit d’une priorité tant pour l’Union européenne que pour l’Afrique et d’un programme qui me tient à cœur.”

S.E. Moussa Faki Mahamat, Président de la Commission de l’Union africaine a déclaré : “Tout le monde connait l’engagement de Mahamadou Issoufou pour le développement et le bien-être de ses compatriotes. L’on se souviendra de sa lutte acharnée contre le terrorisme, pour la paix et la stabilité au Sahel. Nous avons tous été impressionnés par son très fort plaidoyer comme champion pour le succès de la Zone de libre-échange continentale africaine.”

Mo Ibrahim, Président de la Fondation Mo Ibrahim a déclaré : « Je suis fier de voir le président Issoufou être reconnu comme un exemple de leadership d’exception et j’espère que son parcours inspirera des générations de dirigeants africains à venir. Président Issoufou, je vous adresse mes plus sincères félicitations et vous souhaite la bienvenue dans la famille de la Fondation. »

La Cérémonie du Prix fait partie du Ibrahim Governance Week-end 2021, qui se tient habituellement dans un pays africain différent chaque année, mais qui a lieu dans un format virtuel en 2021 en raison des restrictions liées à la COVID-19. Au cœur de ce week-end se trouve le Forum Ibrahim, qui réunit une puissante coalition de dirigeants africains et mondiaux pour débattre d’un sujet crucial pour l’avenir du continent.

Le Forum Ibrahim 2021 porte sur Un an de COVID-19 en Afrique : impacts et perspectives, un nouveau rapport de la Fondation Mo Ibrahim qui analyse les retombées sanitaires, économiques, sociales et politiques de la pandémie et met en évidence les principales pistes pour la sortie de crise du continent.

Tamtaminfo news (Source : Fondation Ibrahim Mo)

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