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ACTUALITE - CONTRIBUTIONS - 14 mai 2021

Le Président Mohamed Bazoum veut faire du secteur des télécommunications, l’un des moteurs essentiels de notre développement

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Le Président de la République, Chef de l’Etat, Mohamed Bazoum a rencontré les responsables des sociétés de télécommunications, le vendredi 7 mai dernier pour échanger sur un secteur, qui est appelé à jouer son rôle majeur en vue de l’atteinte de notre objectif développement.

Premier constat pour le Chef de l’Etat qui a pour « objectif de donner au peuple nigérien, un accès à des services de télécommunications de qualité à un coût abordable », les télécommunications au Niger sont aujourd’hui, non seulement en léthargie mais pire, elles pas très accessibles.

Le Président de la République a dressé «une situation peu reluisante du secteur» avant d’évoquer «les orientations nouvelles à imprimer à ce secteur». Pour le Chef de l’Etat, le secteur des télécommunications doit contribuer pour une part importante dans « l’essor des économies de plus en plus financiarisées et numérisées ». Ce qui ne semble pas être le cas au Niger où ce secteur a connu un certain nombre de problèmes ayant entravé son développement. «Aujourd’hui, les services de télécommunications au Niger sont très chers, plutôt de mauvaise qualité, caractérisés par des faibles débits, un accès très limités et peu vulgarisés», a déploré le Président Mohamed Bazoum.

«Mon intention, c’est de faire jouer au secteur des télécommunications son rôle de catalyseur de développement et de créateur d’emplois qu’il joue partout ailleurs», dixit le Président Bazoum.

Si quelques progrès ont certes été enregistrés tel que le déploiement de la 4G, il n’en demeure pas moins que la contribution de ce secteur à l’essor de l’économie nationale reste en deçà des attentes. Le Chef de l’Etat cite quelques statistiques pour le moins évocatrices. «En effet, le taux de pénétration n’est que de 43% environ quand il frôle les 100% dans des pays comme le Mali et le Burkina. Le taux de pénétration Internet mobile est de moins de 20%, alors que dans les pays limitrophes, il se situe à environ 30%. Plus inquiétant, le pourcentage de compte de monnaie électronique actif n’est que de 3% alors qu’il est de 45% dans des pays dont les économies sont comparables à celle du Niger (Mali, Burkina, etc.) », a soutenu le Président Bazoum.

Face à cet état de fait, le Chef de l’Etat a rappelé son ambition pour le secteur. « Mon intention, c’est de faire jouer au secteur des télécommunications son rôle de catalyseur de développement et de créateur d’emplois qu’il joue partout ailleurs», a-t-il déclaré avant de rappeler les objectifs du Programme de renaissance Acte III en matière de télécommunications. «Notre objectif est de donner au peuple nigérien un accès à des services de télécommunications de qualité à un coût abordable (…) et cela particulièrement, au profit des jeunes, des femmes, des petites et moyennes entreprises qui constituent la colonne vertébrale de notre économie, ainsi que son avenir», a précisé le Président Bazoum.

Cette rencontre de vendredi dernier donne le ton de ce que devrait être un bon secteur des télécommunications modernes. En effet, dans ses différents Rapports l’Autorité de régulation du secteur a toujours sonné l’alarme quant à la piètre qualité des télécommunications au Niger et de ses conséquences sur le développement économique du pays.

Ainsi dans son dernier Rapport, on relève l’insuffisance du respect de cahiers de charge par les opérateurs avec comme conséquence la persistance de la détérioration de la qualité de service de téléphonie ; l’insuffisance des investissements des opérateurs ; la persistance des activités liées à la SIMBOX; entre autres.

L’Arcep avait à plusieurs reprises sanctionné les opérateurs de téléphonie mobile manquements graves à la réglementation en vigueur.

Malheureusement en dépit de ces sanctions, la situation des télécommunications au Niger ne fait que s’empirer.

A la mauvaise qualité des prestations, il faut ajouter le coût excessif et le vol des unités tant décrié par les utilisateurs.

Cela doit cesser et immédiatement. Le Président Bazoum a été on ne peut plus clair : services de qualité et à un coût excessif et batteries de sanctions à l’avenir pour les manquements.

Pour cela, l’Autorité de Régulation des Communications Electroniques et de la Poste (ARCEP), qui est une Autorité administrative indépendante rattachée au Cabinet du Premier Ministre doit disposer de tous les moyens adéquats pour mener à bien sa mission.

Elle a pour mission en effet, de veiller à l’application stricte des textes législatifs et réglementaires, au respect des conventions, des termes des licences, des autorisations et des déclarations y afférentes dans des conditions objectives, transparentes et non-discriminatoires.

Elle doit également protéger les intérêts de l’Etat, des utilisateurs et des opérateurs, en prenant toute mesure propre à garantir l’exercice d’une concurrence saine et loyale, conformément aux dispositions légales et réglementaires en vigueur, mais aussi promouvoir le développement des secteurs concernés en veillant notamment à leur équilibre économique et financier et en procédant au besoin à un contrôle technique, comptable et financier des entreprises des secteurs régulés.

Par TamtamInfo News

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