Home ACTUALITE Le prix Mo Ibrahim attribué au président Issoufou Mahamadou : la consécration d’une carrière politique bien remplie
ACTUALITE - CONTRIBUTIONS - 8 mars 2021

Le prix Mo Ibrahim attribué au président Issoufou Mahamadou : la consécration d’une carrière politique bien remplie

eabf7466-dfdc-4cdf-804d-6978bfc631fe

Le Président de la République, Chef de l’Etat, Issoufou Mahamadou qui quittera bientôt sa fonction à la tête du pays vient de se faire décerner le prix Mo Ibrahim.

Cette distinction est la consécration d’une carrière politique bien remplie et d’un leadership hors pair. Elle symbolise la reconnaissance éternelle de la communauté internationale à l’égard d’un homme qui s’est dévoué pour le développement de son pays.

Homme de parole et de conviction, le Président Issoufou quittera le pouvoir la tête haute avec le sentiment du devoir accompli. Nous l’avions déjà annoncé dans une de nos publications en Août 2019 que le Président Issoufou méritait le prix Mo Ibrahim et le Comité du prix qui dispose des critères extrêmement rigoureux a fait son choix sur le Président nigérien.

 Selon le comité qui décerne le prix, le chef de l’État du Niger, Issoufou Mahamadou, s’est distingué par ses efforts pour améliorer le développement économique de son pays, tout en œuvrant pour la stabilité régionale.

Mais c’est avant tout sa décision de ne pas briguer un troisième mandat qui l’a aussi distingué, a expliqué Aicha Bah Diallo, l’une des membres et ancienne ministre de l’Éducation en Guinée.

« Nous l’avons choisi parce qu’il remplit les critères. Il a été élu démocratiquement en 2011. Il a été réélu démocratiquement en 2016, et en 2020, il s’est retiré, conformément à la Constitution du Niger. Il nous a donné l’opportunité de vivre enfin, au Niger, après 60 ans, une transition démocratique. »

Il quitte le pouvoir au bout de deux mandats, mais beaucoup lui reprochent de l’avoir fait au terme d’un processus sur son principal rival Hama Amadou, qui a été écarté de la compétition électorale. Est-ce que cela ne ternit pas son image ? « Ce n’est pas la faute au Président Issoufou, répond Aicha Bah Diallo. Il a déjà fait ses deux mandats. Il s’est très bien conduit, il a respecté la règle constitutionnelle. Regardez les critères sur lesquels nous nous sommes basés pour faire notre analyse. »

« Vous savez, avait dit le Président Issoufou Mahamadou dans une de ses interviews, je suis un homme simple. Mes congés, je les ai toujours passés dans mon village de Dandadji, pas à Marbella, Deauville ou Saint-Tropez. Et puis j’ai beau chercher, je ne trouve aucun argument qui justifierait que je me sente irremplaçable ou providentiel. Nous sommes 22 millions de Nigériens, pourquoi aurais-je l’arrogance de croire que nul ne peut me remplacer ? »

Mieux, « Même si j’ai répété depuis le premier jour que ma décision de respecter la Constitution et de ne pas chercher à me représenter était irrévocable, il y a toujours des gens pour propager des rumeurs contraires. Tenir cette position est en fait pour moi un moyen de contribuer au renforcement des institutions démocratiques au Niger et en Afrique. Si les chefs d’État ne montrent pas l’exemple, qui le fera à leur place.

Je suis, viscéralement, un démocrate et je n’ai jamais cru que qui que ce soit puisse être indispensable à la tête d’un pays. L’aurais-je voulu d’ailleurs que notre cour constitutionnelle, qui est sans doute la plus indépendante d’Afrique, s’y serait opposée ».

Le décor est planté, le Président Issoufou réaffirmait deja par-là, qu’il ne resterait pas en fonction une heure de plus que ce que lui autorise la Constitution, à savoir deux mandats de cinq ans.

C’est pourquoi d’ailleurs, son parti politique, le PNDS Tarayya avait déjà investi son candidat pour la présidentielle de 2021, l’ancien ministre de l’Intérieur Bazoum Mohamed, qui selon les chiffres officiels de la CENI succédera en avril prochain « Insha Allah » au Président Issoufou, car ayant obtenu 55, 75% des suffrages au second tour des présidentielles.

Pour le Président Issoufou Mahamadou, « Bazoum Mohamed a été un membre fondateur du PNDS en 1990. Il a été son vice-président pendant toute la période où ils étaient dans l’opposition, puis le président de ce parti quand il avait été élu à la tête de l’État en 2011.

« Le PNDS a des valeurs, et Bazoum porte ces valeurs. Je suis convaincu qu’il continuera les actions que nous avons définies et entreprises en faveur du peuple nigérien. Il y a aussi un message complémentaire derrière ce choix: démontrer une fois de plus que le PNDS ne fait pas de politique sur des bases ethniques ou régionales, mais sur la base d’un programme et d’une éthique».

Le prix Mo Ibrahim avait été attribué en 2017 à la présidente Ellen Johnson Sirleaf du Liberia (2017), le président Hifikepunye Pohamba de Namibie (2014), le président Pedro Pires du Cabo Verde (2011), le président Festus Mogae du Botswana (2008) et le président Joaquim Chissano du Mozambique (2007). Le président Nelson Mandela a été nommé le premier lauréat honoraire en 2007.

Par Tamtam Info News

4 Comments

  1. Mais c’est une blague cet article !
    Mahamadou Issoufou qui a imposé Bazoum comme candidat à son parti, et tente désespérément de l’imposer comme président aux nigériens contre vents et marées, est tout sauf un démocrate.
    Toujours en train d’étouffer les aspirations des uns et des autres, persécuter et torturer les opposants sans aucune morale.
    Aucun président n’a fait cela depuis la démocratie dans les années 90.

    C’est le pire dictateur qu’est connu le Niger!

  2. La politique véritable qui construit un pays doit se faire non sur une base ethnique, régionale ou religieuse, mais sur une base éthique, avec un programme bien clair avec une vision holistique.
    C’est la seule voie pour créer un climat propice au développement de nos pays africains et à l’épanouissement des populations du continent. Bonne chance M. Bazoum, le Niger et le monde te regardent.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Check Also

Incendie à l’école primaire Pays-Bas Talladjé : la première dame au chevet des victimes

La Première Dame, Hadjia Hadiza Bazoum Mohamed accompagnée d’une très forte délégati…