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Le Programme Maradi Kolliya : une réussite totale

MaradiMomumentLa ville de Maradi a accueilli avec brio et faste, les festivités de la fête du 18 décembre 2015. Cette fête a été riche en couleurs   malgré que certaines infrastructures devant abriter les festivités ne fussent pas encore opérationnelles. La réussite a été totale à la grande satisfaction de l’ensemble du peuple nigérien.

L’artisan de ce grand succès est sans conteste, le ministre Kalla Ankouraou, l’homme orchestre qui a su allier, savoir-faire et détermination pour donner corps et vie au programme Maradi kolliya. Un programme qu’il a mené et qu’il mène avec brio malgré le manque des moyens.

Pour les Maradaouas, comme pour les autorités, l’essentiel a été. Le Programme infrastructurel ambitieux lancé le 11 février par le Premier ministre, SE Brigi Rafini, est déjà une victoire et un grand acquis pour la capitale économique qui a longtemps attendu cette opportunité de la fête tournante de la République pour bénéficier de son paquet d’investissements infrastructurels à l’instar des précédents chefs lieux des régions ayant accueilli l’événement.

L’événement a été festif,  joyeux, radieux, et il a radicalement transformé le centre ville de la capitale économique.

M. Kalla Hankourao, présidant du Comité (au centre)

M. Kalla Hankourao, présidant du Comité (au centre)

La plus brillante réussite du programme Maradi Kolliya est la reprise totale, en double voies, et l’embellissement de l’artère principale qui traverse Maradi de la SONITAN à la sortie sud, route Dan-Issa, en passant par l’auto-gare, le marché central, le quartier des banques, le siège du Gouvernorat et la zone des Douanes et Transit. Un véritable Chef d’œuvre réalisé de main de maitre par l’entreprise chinoise. Cette longue artère, c’est la place chère aux Maradaouas, car elle regroupe et symbolise tout le dynamisme marchand de cette ville et de la région tout entière. Comme par enchantement, sa transformation se fait opportunément avec l’installation des commerçants dans le nouveau marché central de Maradi réalisé à coups de milliards sur fonds propres de l’Etat.

Avant la réalisation de cette voirie, cette grande voie en chaussée unique souffrait d’un encombrement et d’une promiscuité intolérables. Elle était la voie de circulation, le quai de déchargement, l’aire de parking. Piétons, véhicules à deux, trois et quatre roues, camions de marchandises, tabliers, baraques en tôles, étalages de camelotes, créaient un embouteillage monstre où se produisaient régulièrement des accidents souvent mortels.

Avec la réalisation de cette nouvelle voirie à double voies et ses larges accotements pavés pour les piétons, la place économique de Maradi va enfin ‘’respirer’’  dans une atmosphère qui sera certainement de bonne émulation pour les affaires et la circulation des personnes et des biens. Cerise sur le gâteau, le rond-point central du Gouvernorat est radicalement transformé par la réalisation d’un magnifique monument en marbre blanc qui symbolise et proclame la glorieuse histoire des 7 Cités-Etats haoussas (Haoussas Bakoye).

Un joyau architectural qui vient apporter une touche esthétique à cette zone qui est le cœur du quartier administratif. Sur cette même grande voie, se dresse déjà ce qui va accueillir le défilé du 18 décembre, à savoir la nouvelle tribune dédiée aux cérémonies officielles de Maradi. Elle a été bâtie sur le terrain de l’ancienne demeure coloniale servant de case de passage présidentielle. Mais pour respecter la mémoire des lieux, le bâtiment colonial en pierre de taille dit ‘’Guidan Doutchi’’ n’a pas été démoli.  Ailleurs, dans la ville, notamment du côté du quartier Ali Dan Sofo et autour du site Maimassou, d’autres réalisations de voiries sont en cours de réalisation.

Mais le programme Maradi Kolliya,  c’est aussi les grandes et importantes réalisations infrastructurelles pour Maradi comme la rénovation de la piste d’atterrissage, des bâtiments administratifs et du Salon d’honneur de l’Aéroport de Maradi qui est déjà prêt pour accueillir les hôtes de marque. S’ajoutent d’autres œuvres majeures, à  savoir la construction d’un Complexe Académie des Arts et d’une Maison de la Culture, qui se dressent sur la place Maimassou. La construction de cette Académie des Arts par une entreprise chinoise est une bonne nouvelle pour la jeunesse de Maradi. C’est un gigantesque bâtiment doté des technologies modernes comme les toits électriques ouvrants. La grande salle de spectacles polyvalente, qui a une capacité d’accueil de 500 places, en sera dotée. Le bâtiment comprend également des bureaux, des salles annexes et des installations techniques pouvant abriter des réunions, un studio d’enregistrement et d’autres genres de cérémonies comme les expositions artistiques.

Quant à la nouvelle Maison de la Culture, elle aura une capacité d’accueil dépassant de loin celle actuelle du quartier Maradaoua devenue vétuste. Ce n’est pas fini ! La jeunesse de Maradi est l’une des plus assoiffée de football. La ville compte plusieurs clubs dans les différentes divisions et à travers la ville les habitants font montre d’une passion débordante pour le ballon qui va jusqu’à l’organisation de cérémonies et de sacrifices pour soutenir des clubs éloignés comme le Barça, le PSG, le Real, etc. Il fallait vraiment faire quelque chose de ce côté-là. Aussi, Maradi Kolliya y a pensé en entreprenant un colossal travail de réhabilitation et d’extension du stade régional de Maradi. Mieux, après sa  finition, ce stade sera aux normes internationales de la CAF donc pouvant accueillir des matches de compétitions africaines.

Côté jeux traditionnels, une arène moderne viendra remplacer l’actuelle, et de part son architecture et sa dimension, elle sera digne de la mémoire de ceux qui ont porté haut le nom de Maradi en lutte traditionnelle comme les champions Yacouba Ango dit Kantou, Labo Maikafo, Oumarou Bindigaou. Pour boucler la boucle, les passionnés des courses équestres seront gâtés avec la construction d’un hippodrome moderne en cours à 10 km dans la commune voisine de Tibiri.

 

Le Programme Maradi Kolliya, c’est aussi des infrastructures administratives et d’accueil comme la construction d’un nouveau siège de la Maison de la Télévision et de la Radio publiques ainsi que d’un bâtiment qui servira de Maison de la Presse. Du côté de la haute administration régionale, le Gouvernorat et le Trésor Public de Maradi sont en réhabilitation. Côté infrastructures publiques d’accueil, sont en construction une nouvelle Case présidentielle ; des villas ministérielles ; une cité de  30 habitations de type duplex ; 70 villas de type F3 et F4. Bref, ce regain d’infrastructures et cette provision de chantiers a apporté une valeur certaine à la ville, à l’aménagement urbain et à la beauté physique de la ville. Il a aussi apporté, en termes de retombées financières, des milliards de FCFA et un plein emploi dans le BTP local.

Au-delà de la ville et de la Communauté urbaine de Maradi, le Programme Maradi Kolliya a servi les autres chefs-lieux des départements de la Région de Maradi, à savoir Tessaoua, Dakoro, Aguié, Gazaoua, Madarounfa, Mayahi, Gudian Roumdji et Bermo, qui bénéficieront d’un programme d’éclairage urbain à base d’énergie solaire. Un programme d’aménagement de site touristique est également en cours pour valoriser le potentiel que représentent le lac et la forêt de Madarounfa. Bref, les populations, tout comme les autorités administratives et coutumières de la Région, sont intarissables de reconnaissance aux autorités qui ont initié le Programme Maradi Kolliya.

Pour Kalla Ankouarou, tous ces monuments flambant neufs, ils ont été faits en trois mois. Regardez la Maison de la Culture, la belle, tout ce qui reste aujourd’hui, c’est la toiture pour mettre à l’abri les spectateurs en cas de manifestations diurnes. Regardez le stade régional ; on est parti au mois d’août, d’un petit cagibi, où il n’y avait que la pelouse synthétique. Aujourd’hui, il est complètement rénové, complètement agrandi  avec des aires de jeu pour le hand-ball, le basket, ou le volley-ball. Regardez l’aéroport, l’entreprise a travaillé 24 heures sur 24. Elle a pu recourir à des techniques, des technologies qui permettent même pour la prise du béton, de diminuer le délai. Et c’est comme ça qu’on est arrivé à cette situation. La seule fausse note, c’est au niveau de la cité du 18 décembre qui, malheureusement n’a pas beaucoup avancé.  Sur le site de la Tannerie, les 30 duplex ont tous été couverts. Il y a eu  le rez-de-chaussée, et le premier niveau. Sinon, tout le reste, même l’hippodrome peut être utilisé pour faire des compétitions. Regardez la tribune, s’il y avait un aspect sur lequel  on devrait avoir du souci, c’était la tribune.

Parce qu’il fallait la commander à l’extérieur ; nous avions voulu d’une tribune démontable heureusement. En une semaine, tout le matériel est venu dans les containers, et elle a été montée  en deux jours. Les 700 km qu’on devrait ajouter, et les 1300 de part et d’autre pour bien garantir une route aussi large que possible, cela a été fait en moins de trois semaines. Ils étaient  là nuit et jour debout, souvent avec moi-même pour regarder les engins travailler ».

Les compétitions sportives et culturelles se sont déroulées dans la fraternité et la solidarité et c’est le Niger tout entier qui a gagné.

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(Source Sahel Spécial)

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5 plusieurs commentaires

  1. EN QUOI MARADI KOLLIYA AIDERA LES PAYSANS SANS EAU POTABLE ET AUSSI LEURS ENFANTS QUI ETUDIENT DANS DES PAILLOTES EN 2015? ON SERA TOUJOURS DERNIER AVEC CES DEPENSES CALAMITEUSES

  2. Bonne logique Dabau même Dieu fait du chaud et du froid a plus forte raison un humain plein d’imperfection
    Pourquoi s’en prendre a une personne? parbleu C’est une communauté d’institutions et de personnes qui gère ce pays. Pour rappel nous somme en démocratie. Apparemment au Niger tant tu ne tire pas un profit égoïste, des passes droit et autres faveurs, un tel et tel m’ont empêcher et sont mauvais quelque soit la qualité, quantité des acquis pour la nation. Il y a deux dispositions d’esprit au Niger. Une première disposition que je qualifie de mauvaise est celle qui apprécie la redistribution anarchique et sans droit des biens public . Ils sont habitués au favoritisme et la gabegie. La deuxième disposition est celle des gens simples et honnêtes qui consiste a apprécier un régime par sa contribution a l’accroissement d’actif de la communauté nationale (puits, forage mini AEP, classe, route, ponts, énergie, échangeur, emploi créée, centre de santé, aménagement hydroagricole, mini barrage, seuil, intrant agricole, matériel et équipement agricole, banque de céréale banque aliment bétail etc.

  3. Avec des gens comme vous evidement, on ne peut qu’être dernier malgré tout, puisque vous êtes negativiste.

  4. Si au Niger, nous ne nous développons pas, c’est parce que nous faisons à outrance le culte de la personnalité. Cet article ne fait que montrer les réussites du Programme Maradi Kollya ce qui est une très bonne chose, mais pour mieux apprécier une action de développement, il faut aussi voir les insuffisances afin que nous nous corrigions pour l’avenir. Aussi, il faut comparer les montants investis et les réalisations pour voir s’il y a eu efficience ou pour apprécier la qualité de la dépense.

    Autre chose, il faut penser à la gestion de ces infrastructures pour envisager le dispositif à mettre en place pour leur entretien afin qu’elles soient durables. Par exemple, faudrait-il laisser les villas des hôtes aux mains des autorités régionales pour qu’elles servent de maisons de « passe »?

    Enfin, il faut avoir à l’esprit que de tels investissements sont une obligation pour un régime qui le fait avec l’argent des contribuables, mais quand on raisonne pour montrer que le régime a fait quelque chose d’extraordinaire, nous ne l’encourageons pas à faire mieux. Si un régime ne fait pas de telles choses, qu’est ce qu’il doit faire avec l’argent du pétrole?

  5. ce bien, mais tu as deviser les nigériens tu as discrédité ton armée pour tes intérêt personnel, jamais les Niger à connu cette injustice depuis son indépendance, jamais autant de corruption depuis la naissance du Niger, nous sommes le dernier du monde en pauvreté malgré les 300 milliards investi.

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