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Diplomatie - 30 novembre 2020

Le terrorisme est le plus grand ennemi de notre religion a déclaré le Président Issoufou Mahamadou

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Le Tchadien Hissène Brahim Taha, a été nommé nouveau Secrétaire général de l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI) et notre pays présidera la Conférence des ministres, ce sont entre autres les conclusions de  la 47ème session de la conférence des ministres des affaires étrangères de l’OCI dont les travaux de la Conférence des ministres des Affaires étrangères de l’Organisation tenus à Niamey le 27 et 28 novembre ont pris fin samedi dernier.

La cérémonie d’ouverture de cette conférence des ministres a été parrainée par le Président de la République, Chef de l’Etat, Issoufou Mahamadou.

Avec pour thème «Unis contre le terrorisme, pour la paix et le développement», cette conférence s’est déroulée dans de bonnes conditions et a pris fin sur une note de satisfaction générale, couronnée par  l’adoption de la déclaration dite «Déclaration de Niamey».

Dans l’allocution solennelle qu’il a prononcée à l’ouverture de cette conférence, le Président de la République, Issoufou Mahamadou a rappelé l’engagement du Niger, terre de l’Islam à défendre les valeurs chères à notre religion.

“L’Organisation de la Coopération Islamique (OCI) est une organisation chère à mon pays, le Niger qui en est un membre actif depuis sa création le 25 septembre 1969. Le contact du Niger avec l’Islam est très ancien. Il date de l’an 666 avec Othman Bin Nafi. Le peuple nigérien est donc profondément attaché à ses valeurs, celles d’une religion monothéiste par excellence, qui ne connaît qu’un seul Dieu, un Dieu sans associé, celles d’une religion résolument universelle dont le message universel est adressé à toute l’humanité. Que ce soit dans le Noble Coran ou la Sunna, le message met l’accent notamment sur la dignité, sur la paix, sur la patience et l’endurance, sur la fraternité, sur l’égalité, la justice, sur la solidarité, sur la tolérance et la modération.

«Nous avons donné la dignité aux enfants d’Adam» dit le Coran.

Le respect de la dignité humaine, sans distinction entre les hommes, ni de sexe, ni de race, ni de classe ou de croyance est la base de l’enseignement de l’Islam dont la règle générale est la paix, la guerre étant l’exception. Le Prophète (PSL) avait dit un jour :

«Nous voici revenus du petit Djihad (la guerre) pour nous engager dans le grand Djihad, l’effort de l’âme».

Le Djihad ne signifie donc pas la guerre (dont la désignation est harb en arabe), ni guerre sainte, mais effort dans la recherche de l’amélioration de soi. Il n’est pas la 6è obligation des actes de dévotion et ne figure pas parmi les piliers de l’Islam. On le sait, la fitna est pire que le meurtre. La patience et l’endurance sont les fleurs de l’Islam et la parure du musulman. Dans les épreuves, le musulman doit se contenir sans s’alarmer ni s’irriter. Voilà d’ailleurs pourquoi le suicide est interdit en  islam.

«Les croyants ne sont que des frères» dit le Coran.

A l’occasion du pèlerinage d’adieu, le Prophète (PSL) a dit par ailleurs,

«Ô hommes, votre seigneur est un et votre père (Adam) est le même. Il n’y a pas de privilège pour un arabe sur un non arabe, ni pour un non arabe sur un arabe, ni pour un rouge sur un noir, ni pour un noir sur un rouge, si ce n’est par la piété ».

Du reste, la fraternité et l’égalité apparaissent sous un meilleur jour à l’occasion du pèlerinage : tous les pèlerins portent les mêmes habits, leurs âmes aspirent à un seul sanctuaire, leurs mains sont levées en soumission totale vers un seigneur unique, ils prient dans la même direction, la même Qibla. Notre Oumah est indépendante de notre nationalité, de nos liens sanguins et des pouvoirs politiques qui nous gouvernent. Dieu nous invite à l’unité, à nous éloigner du pessimisme, de l’extrémisme et de la violence.

«Etablissez la religion et n’en faites pas un sujet de division», «cramponnez-vous tous ensemble au câble d’Allah et ne soyez pas divisés» dit le Coran.

La justice sociale et la solidarité sont des vertus sociales collectives selon le Coran et la tradition. La solidarité est présente partout notamment dans les cinq piliers : la Shahada ou profession de foi, la Zakât, le Pèlerinage, le Jeûne et la Prière.

Enfin l’Islam, c’est la tolérance et la modération. Il assure aux non musulmans la liberté du culte et interdit aux musulmans de leur contester leurs convictions. C’est le sens du verset «à vous votre religion et à moi la mienne». Même au temps des conquêtes, les musulmans ne persécutaient pas les non musulmans.

«Nulle contrainte en religion ! Car le bon chemin s’est distingué de l’égarement», «eh bien, transmets le message, tu n’es qu’un messager, tu n’es pas un dominateur sur eux», sont autant de versets qui prouvent la tolérance de l’Islam”.

Le rappel de ces valeurs cardinales de l’Islam est très important, car il démontre que l’Islam contrairement aux fausses idées véhiculées par les obscurantistes est une relilion de paix et de tolerance.

C’est pourquoi d’ailleurs, le Chef de l’Etat a indiqué que : “Si j’ai voulu rappeler certaines valeurs de l’Islam et ce que doivent être les vertus du croyant, c’est bien parce que je pense que cela est utile dans l’examen du thème de notre 47ème session du Conseil des Ministres des Affaires Etrangères de notre Organisation : «Unis contre le terrorisme pour la paix et le développement». Ce rappel montre que le terrorisme qui utilise des bombes humaines, des kamikazes, alors le suicide est interdit en Islam ; qui tue, torture, viole, séquestre, pille, détruit les biens, n’a rien avoir avec l’Islam.  La vie est un don de Dieu. Ce don doit être garanti à tout homme. C’est d’ailleurs ce que rappelle notre déclaration du Caire, du 2 août 1990, sur les droits de l’homme en Islam, déclaration qui met l’accent sur le droit international humanitaire. Le terrorisme est le plus grand ennemi de notre religion. Le terrorisme trahit l’Islam. La preuve est qu’il frappe les pays membres de la Oumah Islamique, du Yémen au Pakistan, en passant par l’Irak, la Syrie, la Lybie, le Sahel, le Bassin du Lac Tchad, le Maghreb, l’Afghanistan. 82% des victimes du terrorisme dans le monde sont des musulmans dont les pays sont par ailleurs économiquement et socialement dévastés.

Du fait du terrorisme, le monde musulman voit s’envoler ses perspectives de développement économique et social et enregistre un grand retard par rapport au reste du monde. En effet, en plus des destructions subies, pour lutter contre le terrorisme, les pays affectés consacrent une bonne partie de leurs ressources budgétaires, qui sont par conséquent déviées des secteurs de promotion économique et sociale que sont l’éducation, la santé, l’hydraulique, l’agriculture et l’industrie. Notre Oumah doit être unie et solidaire dans le combat contre l’hydre terroriste. Aujourd’hui, c’est dans ce combat que doit se manifester le plus notre solidarité”.

Pour le Président Issoufou Mahamadou, “la lutte contre le terrorisme est une lutte multiforme, idéologique, militaire et économique. Le rappel des valeurs de l’Islam démontre que nous sommes bien armés sur le plan idéologique. Sur le plan militaire, il est impératif de mutualiser nos capacités. Sur le plan économique, nous devons renforcer notre solidarité afin d’éradiquer la pauvreté qui constitue le principal terreau sur lequel prospère le terrorisme. Cette solidarité est d’autant plus nécessaire que la pandémie de la COVID-19 est en train de dévaster, depuis bientôt un an, l’économie mondiale.

En conclusion, le Chef de l’Etat a insisté sur les opportunités qu’offre le continent africain aux investissements directs étrangers en provenance des pays de la Oumah Islamique. L’Afrique a pour ambition d’être le prochain centre manufacturier mondial. Les projets de l’agenda 2063 sont en cours de mise en œuvre avec notamment la Zone de Libre Echange Continentale Africaine – ZLECAF, qui mettra en place un marché unique de 1,3 milliard de consommateurs, le Plan d’action pour le développement industriel accéléré de l’Afrique (AIDA), le programme de développement de l’infrastructure en Afrique (PIDA), le programme détaillé de développement de l’Agriculture en Afrique (PDDAA), la vision Minière Africaine (VMA), le plan d’action pour l’intensification du commerce intra-africain (BIAT).

Notre Oumah doit entreprendre des actions offensives, des actions hardies. Elle doit caresser le rêve de retrouver la position qu’elle occupait dans le monde entre le VIIIème et le XIIIème siècle, période considérée comme étant l’Âge d’or de l’Islam.  Durant cette période, «Les artistes et scientifiques musulmans, les princes et les travailleurs ont fabriqué ensemble une culture unique qui a directement et indirectement influencé les sociétés sur les autres continents.».

Le Niger, membre du groupe de contact sur Al-QODS AL-SAHARIF, a toujours soutenu les résolutions favorables aux droits des palestiniens dans le conflit qui l’oppose à Israël. L’actualité récente prouve qu’il n’y a pas d’avancée significative dans la résolution de ce conflit. Par conséquent, la cause palestinienne doit demeurer au centre des préoccupations de notre Oumah. Annexer des territoires palestiniens constitue une grave entorse à la légalité internationale et une violation du principe d’intangibilité des frontières de la Palestine reconnues avant 1967. Le Niger continuera à appuyer les résolutions pertinentes de l’ONU et toute négociation dont la finalité est de mettre le Peuple palestinien dans ses droits légitimes et inaliénables, à savoir le retrait d’Israël des territoires occupés et la création de deux Etats vivant côte à côte, tel que le prévoit l’initiative saoudienne”.

Par Tamtaminfo News

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