Home ACTUALITE Les députés Nationaux de Lumana apportent leur soutien au bureau politique et désapprouvent Noma Oumarou…

Les députés Nationaux de Lumana apportent leur soutien au bureau politique et désapprouvent Noma Oumarou…

Les députés nationaux au titre de lumana fa ont rendu public aujourd’hui une déclaration dans laquelle ils réaffirment leur soutien au bureau politique du parti tout en soutenant l’exclusion de fait du président par intérim du parti, m. Noma oumarou.

Le vendredi 26 juillet 2019, le bureau politique national s’est réuni en session statutaire ordinaire pour délibérer sur les points suivants inscrit à l’ordre du jour :

  1. La vie du parti notamment :
  • la constatation de la démission d’office de sieur Noma Oumarou,
  • la désignation d’un nouveau président par interim,
  • la confirmation du lieu et de la date du congrès,
  • l’examen de toutes les décisions unilatérales et illégales prises par sieur Noma Oumarou.
  1. L’organisation du congrès
    À l’issu des débats des décisions ci-après ont été prises à l’unanimité des membres présents il s’agit de :
  • la constatation de la démission d’office de sieur Oumarou Noma en application des articles 161 à 163 des statuts,
  • la désignation de Monsieur Tahirou Seydou, président de la coordination régionale de Dosso, comme Président par intérim du parti,
  • la confirmation de la date du 04 août 2019 du congrès à Niamey,
  • l’annulation des décisions unilatérales et illégales prises par Noma Oumarou dont celle relative à la conférence régionale tenue les 14 et 15 mars 2019 à Niamey.

Nonobstant toutes ses décisions souveraines, le samedi 27 juillet 2019, sur injonction du démissionnaire d’office Noma Oumarou, la Police et la Garde Nationale censées être républicaines, après avoir évacué manumilitari le Secrétaire Général et le personnel administratif à travers un acte manifestement illégal a pris d’assaut, fermé et cadenassé les locaux du bureau politique empêchant ainsi l’accès à ses membres.
À ce titre, nous, députés nationaux du parti, félicitons les membres du Bureau Politique National pour avoir refusé de céder à la provocation en faisant un constat d’huissier et en délocalisant la réunion.

Aussi, réunis ce jour, dimanche 28 juillet 2019, à l’effet d’analyser la situation née de l’entreprise insolite, ingrate et attentatoire à l’unité du parti de l’ex-militant Noma Oumarou, nous, Députés Nationaux du MODEN-FA / LUMANA-AFRICA, faisons la déclaration dont la teneur suit.
Depuis quelques jours, des individus animés d’un sombre dessein, se sont fixés comme objectif le sabordage de notre Parti, le MODEN-FA / LUMANA-AFRICA.

Cette entreprise funeste et destructrice a consisté d’abord à ériger des barrières pour empêcher l’organisation du Congrès statutaire du parti. Ensuite il s’est agi pour les mêmes individus de s’en prendre ouvertement à notre leader, Son Excellence Hama Amadou.


Désormais les masques commencent à tomber et nos ennemis de l’intérieur comme de l’extérieur commencent à sortir des bois.


C’est pourquoi, conscients du rôle et de la mission à nous confiée par les dignes populations de notre pays, nous, députés, nous opposerons par tous les moyens légaux pour faire échec aux sinistres manouvres de ces thuriféraires à la solde de l’adversaire, hanté par la personne de Son Excellence Hama Amadou.


Notre Parti le MODEN-FA / LUMANA-AFRICA est UN et indivisible avec des textes clairs. Aucune infiltration, aucune manipulation, aucune menace et même pas l’utilisation de la force publique au profit de l’ex-militant, ne sauraient nous faire dévier de notre mission, à savoir, le retour de notre leader Son Excellence Hama Amadou et la confirmation de sa candidature déjà approuvée.


Par ailleurs, nous rappelons au pouvoir corrompu et manipulateur qu’un parti politique n’est pas une création de l’état mais celle des membres qui le composent.
Au regard de tout ce qui précède, nous députés du Parti MODEN-FA / LUMANA-AFRICA :

  • affirmons notre solidarité avec le bureau politique national dont nous sommes membres de droit et les conclusions de sa réunion du 26 juillet 2019 notamment la constatation de la démission d’office de Noma Oumarou en application des articles 161, 162 et 163 des statuts du Parti,
  • apportons et réitérons notre soutien sans limite à notre leader Son Excellence Hama Amadou ;
  • affirmons sans détours que nous sommes au courant de leur plan machiavélique consistant à organiser un simulacre de congrès à Dosso nonobstant la décision du Bureau Politique National d’organiser le Congrès du Parti à Niamey.

Conscients aussi que ce plan a pour objectif principal de nous amener dans un bras de fer qui finira devant les tribunaux qui nous savons, subissent quotidiennement la pression de l’adversaire politique de Son Excellence Monsieur Hama Amadou.


Aussi, nous prénons l’opinion nationale et internationale à témoins que nous, députés issus du parti MODEN-FA / LUMANA-AFRICA, n’accepterons jamais à ce que quiconque décide de l’avenir de notre Parti à notre place et aux mépris des textes que nous avons librement adoptés.


Mettons en garde le régime de la prétendue renaissance de toute immixtion dans nos affaires internes.


En tout état de cause, les militants du MODEN-FA / LUMANA-AFRICA sont unanimes et soudés dans cette épreuve, étant entendu que la seule voie discordante, s’est exclue de nos rangs, désormais définitivement assainis.


Enfin, tout en leur rendons un hommage mérité, nous les exhortons à plus de sérénité dans toutes leurs actions et leur demandons de garder leur calme pour un meilleur discernement pour les combats futurs, car rien ne pourra nous dévier de la construction d’une alternance démocratique à la tête de l’État, au nom de la survie-même de notre pays, étranglé et ruiné par des gouvernants plus préoccupés à amasser des milliards pour leurs comptes personnels que de travailler à améliorer les conditions de vie de nos compatriotes.


Nous faisons le serment solennel que nous ne nous faillirons jamais à ce sujet.

Vive Le MODEN-FA / LUMANA-AFRICA,
Vive la démocratie,
Vive le Niger.

Nous vous remercions.

Par les députés Nationaux du Moden-Fa Lumana Africa

15 Comments

  1. GAGNER LES ELECTIONS DANS CE BLED, C EST UNE AUTRE AFF… MAIS BAAZOUM EST NIGERIEN, PAS D ORIGINE,MALGRE SES MANQUEMENTS. LES ARABES OULED SLIMANE OU WASSILI SONT AU NIGER DEPUIS 1840.

    1. 😱😱 Le feedback devrait apparaître ici……. Sous Chetima…. TOH TOH

      Sauf aussi ….. Internaute Chetima….. il n’est point question de faire un amalgame entre une ethnie et une personne ou individu….

      Comme tu as à le redire avant d’être DIT( et TOTO A DIT précise il n’est point un historien) …. et TOTO A DIT lui aussi dit …. Le fait ….. EN VRAI ou EN FAUX historiquement parlant …. que LES ARABES OULED SLIMANE OU WASSILI SONT AU NIGER DEPUIS 1840. ne signifie pas que BAZOUM ou son papa MOHAMED sont aussi au Niger depuis 1840….

      Pour être conforme à l’esprit de la constitution…. tout candidat à la Présidence de la République se doit de prouver qu’il soit de NATIONALITÉ D’ORIGINE….. et ce n’est pas TOTO A DIT qui le dit ou l’exige…..et aucune mention de l’esprit est demandé….

      Pour dire même si tu viens de JUPITER ou MARS … et tu peux prouver que ton papa et ta mama sont nés ou à la rigueur ta mama ou ton papa est né au Niger …. tu peux te prévaloir d’être NIGÉRIEN….
      Du moins c’est la compréhension de TOTO A DIT … qui n’est point un Juriste encore moins un constitutionaliste….pour dire l’avis de TOTO A DIT n’engage que lui…. au regard de sa perception de lecture de la loi des lois ….

      Et que dit justement la constitution du Niger en article 47???

      ….. Art. 47-Le Président de la République est élu au suffrage universel, libre, direct, égal et secret pour un mandat de cinq (5) ans, renouvelable une (1) seule fois.En aucun cas, nul ne peut exercer plus de deux (2) mandats présidentiels ou proroger le mandat pour quelque motif que ce soit.Sont éligibles à la Présidence de la République, les Nigériens des deux (2) sexes, de nationalité d’origine, âgés de trente-cinq (35) ans au moins au jour du dépôt du dossier, jouissant de leurs droits civils et politiques.Nul n’est éligible à la Présidence de la République s’il ne jouit d’un bon état de santé physique et mental, ainsi que d’une bonne moralité attestée par les services compétents.La loi précise les conditions d’éligibilité, de présentation des candidatures, de déroulement du scrutin, de dépouillement et de proclamation des résultats.La Cour constitutionnelle contrôle la régularité de ces opérations et en proclame les résultats définitifs…..

      Et l’appréciation d’un SPÉCIALISTE est vivement souhaitée……..

      Quelqu’un ou quelqu’une??

  2. Une autre question ….et une seule …

    Si apprendre seulement le Coran aujourd’hui d,’apres BAZOUM n’a plus de sens …. EST CE APPRENDRE LA PHILOSOPHIE seulement comme il a eu à le faire à un sens réel au Niger …HIER COMME AUJOURD’HUI???

    Quelle est la valeur ajoutée ou impact ou apport de la philosophie seulement pour le citoyen lambda des fins fond du Niger …..???

    Quelqu’un pour éclairer??????

    Agreeons comme BAZOUM le dit …dans une optique de discussion que l’enseignement du coran UNIQUEMENT n’a aucun sens qu’en est il de l’apprentissage de la Philosophie avec les UNTEL ont dit à la conne Today????

    Connait il les merveilles du coran que viennent corroborer plusieurs disciplines de la science ….et que des sommités intellectuelles ont eu à se convertir rien qu’a la lecture du Coran????

    QUELLE MENTALITÉ DE CHARLIE ce BAZOUM …. le GASTON …… empereur de la gaffe : WOOOYAAAA!!!!

      1. Sauf aussi qu’il faudrait aussi dire ….que le NIGER. est dit à 99.99 musulman…. Car il y a une nuance entre être musulman et supposé musulman….

        Poses toi la question ….. Les Nigériens dans leur comportement de tous les jours les uns envers les autres reflètent ils les enseignements et valeurs et recommandations prescrites par le Coran et les Hadiths ????

  3. La seule verite dans cette affaire est que Hama Amadou a fait de issoufou mahamadou president du niger en 2011 et en retour ce dernier a deliberemment retourne ses epees contre lui pour faire oublier aux nigeriens qu’il doit son pouvoir a Hama Amadou.

    1. Avant l’alliance avec Hama Amadou, au 2e tour de 2011, Issoufou et ses premiers alliés totalisaient 54% de potentiel électoral. Avec Hama, arrivé en dernière position, ils avaient totalisé 72% (Lumana avait un score de 18% à l’issu du 1er tour). Au finish, Issoufou s’en était sorti avec 59% à l’issu du second tour, du fait des effets cumulés de 2 comportements : d’un côté, à Tahoua, la mobilisation avait faibli, à l’idée que tout était fini et qu’il n’y avait plus d’enjeu avec un potentiel de 72%. De l’autre, beaucoup de militants de Lumana avaient refusé de porter leurs voix sur Issoufou, face à Seyni Oumarou. Constatez seulement qu’avec 54% de potentiel, la lutte pour le second tour allait être plus décisive avec un enjeu certain et sans surprise Issoufou devait remporter, face à Seyni et Hama qui à eux cumulés totalisaient 46% de potentiel électoral. Hama n’a pas fait d’Issoufou président. Cessez de travestir l’histoire. Et n’oubliez pas que tous les Nigériens sincères avaient vu Issoufou venir depuis qu’il avait fait à lui seul le score de 35% à l’issu du 2e tour de 2004, face à Tandja et toute la coalition autour de lui, dans des élections organisés par Hama qui prophétisait depuis 2001 que le PNDS n’allait jamais présider le Niger même dans 50 ans. Les faits politiques n’auraient jamais un sens sans l’histoire. Malheureusement, certains qui font le plus de bruit sur ce site ne retiennent rien de l’histoire. Ils paraissent ne pas savoir que c’est l’histoire qui carbure les faits politiques. « History is a raw material for political scientists. » A prendre ou à laisser.
      Mais encore, je trouve que dans ce pays, certains se préoccupent plus des hommes que de la nation. Hier seulement, j’étais dans un taxi, à Niamey où j’ai trouvé le chauffeur en train d’écouter un discours de la marque de fabrique de Hama, où il disait (en d’autres termes) aux militants qui l’entouraient que lui seul vaut quelque chose à Lumana. Les pauvres l’applaudissaient naïvement… Mais le plus ridicule c’est le taximan qui prononçait les mots du discours avec une certaine avance sur l’auteur, un peu à l’image de quelqu’un qui écoute la lecture d’une sourate qu’il connait du coran. Et comme si cela ne suffisait pas, c’est maintenant au tour de l’auteur Hama, quand il expliquait que « lui » avait choisi le symbole du cheval aillé, pour faire découvrir le paradis aux Nigériens, car c’est sur un cheval aillé que notre prophète Muhammad (Sallallahu alaihi Wasallam) était parti visiter le paradis. Malheureusement, Hama n’avait pu prononcer correctement, ni le nom du prophète, ni la formule dédiée quand on prononce son nom. On ne devient pas religieux en un jour.

  4. « Nous avons expliqué que l’objectif de nos écoles coraniques qui est d’apprendre uniquement le coran n’a plus de sens aujourd’hui. » disait BAZOUM

    WIIW…… pour lui ….. BAZOUM………. dans un pays dit à 99% musulman … APPRENDRE UNIQUEMENT LE CORAN N’A PLUS DE SENS….

    et dire ….

    Que les MARABOUTS DU NIGER …. SONT DES DEALERS DE TRAMOL ou TRAMADOL😳😱

    Et vous autres du pouvoir êtes des DEALERS DE DROGUE.. COCAÏNE….

  5. Un éclaircissement et un seul à l »adresse de BAZOUM….. Choisi du PNDS….

    Et une question et une seule à l’endroit de BAZOUM…….

    Dans cette interview réalisée à Niamey par Honoré KIRAKOYA
    que TOTO A DIT partage……

    BAZOUM a eu à dire ….au journaliste Burkinabè…..

    Que le Père de MAMANE OUSMANE vient du TCHAD…..

    Que le Père de Soldat TANDJA MAHAMADOU vient de la Mauritanie…..

    OKAY!!!!

    TOTO A DIT a entendu et prend acte ….

    Mais Toi là même…. BAZOUM MOHAMED ……. d’où vient ton père???

    Au moins au risque pour TOTO A DIT de se tromper et confirmation est souhaitable et demandée…… Aussi bien les Mama de TANDJA et OUSMANE sont NIGERIENNES DE SOUCHE….. ( Et loin l’idée de TOTO A DIT de parler de NIGÉRIENITÉ ……ET…OU…) mais pour ton cas de quelle contrée identifiable du Niger est issue ta MAMAN … MAMA BAZOUM????
    Ou ton papa BAZOUM????

    Et TOTO A DIT est certain qu’il ne soit pas le seul à SAVOIR….

    Ou Bien … FAMIWWOO😙😙😋??

    Si bien sûr …comparaison n’est pas déraison…… pour le cas du Journaliste BABA ALFA conduit Manu militari à la frontière du Mali … considéré comme NON NIGÉRIEN…. As tu toi des éléments justificatifs et des personnes ressources Nigériennes …… Dans des localités NIGÉRIENNES qui peuvent venir témoigner que tes papa et mama ou ta mama à la rigueur est NÉE au NIGER ?????????????????

    Et ne fais surtout pas aussi USAGE DE FAUX comme dans LE CAS DE CE LIBYEN NÉ À EN LIBYEN pour lequel tu dis être NÉ À AGADEZ….

    Comment s’appelle t il déjà …ce monsieur ?????

    Comment la même personne peut naître en deux places et endroits différents????:

    Quand sa maman dit et prévient … Mon fils X est bel et bien né en Libye ……
    Toi BAZOUM dit ce n’est pas vrai … Ton fils est né à AGADEZ………

    COMMENT LES JURISTES APPELLENT ÇA …cet acte …
    Et quelles peines …. Sont encourues pour ça ….

    Ou bien comme BAZOUM est du pouvoir… Il ne faut pas parler de loi…. Comme pour dire …au Niger …. L’application de la loi ….si ce n’est pas la justice aux ordres c’est pour les autres…..

    Soit dit …. En passant ….et aller à la ligne pour l’interview accordée par BAZOUM est aussi un choix……… :

    Il est le ministre nigérien de l’Intérieur et candidat du parti au pouvoir à la présidentielle de 2021. En marge du 12e Sommet extraordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine, le 7 juillet 2019 à Niamey au Niger, Mohamed Bazoum revient, dans cette interview accordée à Sidwaya, sur la situation sécuritaire de la sous-région et sa candidature.

    Sidwaya (S.) : Comment se sent aujourd’hui un ministre de l’Intérieur après la tenue d’un sommet d’une grande envergure comme celui de la conférence des chefs d’Etat de l’Union africaine qui a rassemblé plus de 4 000 invités ?
    Mohamed Bazoum (M.B.) : Je me sens vraiment soulagé. Nous avons eu beaucoup d’appréhensions au départ. Nous louons Dieu d’avoir fait en sorte que tout se soit merveilleusement bien passé. Nous avons mobilisé beaucoup de moyens et de forces. 12 000 personnes ont assuré la sécurité dans la ville de Niamey et ses alentours. Nous avons mis un dispositif concentrique autour de la ville et cela a donné ces résultats. Nous avons aussi eu la baraka de Dieu. Nous savons que ce n’est pas parce que nous avons déployé tant de forces que nous avons ce résultat. Il y a aussi une part de chance.

    S. : Vous êtes candidat du parti présidentiel et vous êtes membre du gouvernement. Comment arrivez-vous à concilier ces deux positions assez délicates?
    M.B. : Il est vrai que je suis candidat mais nous ne sommes pas en campagne électorale. Nous sommes loin d’y être. Comme vous pouvez le savoir éventuellement, l’agenda qui aura voulu que ma candidature soit déclarée en 2019, est un agenda auquel nous avons été imposés par le débat qui avait été enclenché sur les candidatures très tôt. Sinon, notre agenda normal prévoyait que nous investissions notre candidat à la fin du mois de mars de l’année 2020. Nous avons dû avancer ces dates d’une année, malheureusement. Mais nous ne changeons rien dans la façon dont la personne désignée candidate à la présidence de la République doit se comporter. C’est-à-dire que je ne suis pas en train de faire campagne au-delà de ce que j’aurais eu à faire, être président du parti tout simplement. Tout ce que je fais pour le parti, je l’aurais fait même si je n’avais pas été déclaré candidat. Le moment de la campagne viendra et en ce moment, nous allons faire les choses telles qu’elles seront définies par les exigences de la campagne.

    S.  : Le choix porté sur vous ne pouvait surprendre selon certaines personnes car vous êtes le fidèle des fidèles du président Issoufou. Quel commentaire cela vous inspire ?

    M.B. : J’ai toujours été le numéro deux de notre parti. A la base, notre parti est constitué de deux groupes clandestins qui étaient animés l’un par le président Issoufou et l’autre par moi-même. C’est cette idée que nous avons toujours conservée dans notre relation. Le président Issoufou et moi, en particulier lui, n’avons jamais oublié que c’est une rencontre que nous avons eue au mois d’août 1990 qui a présidé à la décision de mettre en place le parti que nous avons appelé le PNDS. Il était le n°1 et moi le n°2, et jusqu’à ce qu’il devienne président de la République et moi président du parti. Dans l’esprit du président Issoufou tout comme lorsqu’il était président du parti, il avait été notre candidat, il considère que je suis le candidat naturel du parti à partir du moment où j’en suis le président. C’est le raisonnement qu’il a fait et qui est largement partagé par la base de notre parti. Nous sommes un parti qui a su conserver son unité, sa cohésion pendant les 27 années de son existence parce que nos relations interpersonnelles étaient régies par un certain nombre de valeurs et de principes notamment le respect, la confiance mutuelle et la loyauté. Voilà pourquoi pour un parti comme celui-ci, des choix de ce genre sur des questions à enjeu important peuvent s’opérer facilement parce qu’on se réfère à des valeurs.

    S.  : Dans ce cas, votre candidature a été plus ou moins imposée ? Est-ce qu’il y a eu consensus au niveau du parti?
    M.B. : Oui ! Certainement, puisque nous sommes allés au congrès le 31 mars 2019 et c’est à l’unanimité des sections de notre parti que le choix s’est porté sur moi et depuis lors, on n’a jamais entendu une critique formulée contre cette décision au sein de nos structures même de façon marginale. Donc à partir de ce moment, je déduis que c’est un choix qui était assumé par les militants de notre parti.

    S.  : Vous avez récemment porté une loi controversée sur le financement des associations religieuses. Est-ce qu’en tant que candidat, vous aurez porté cette loi ?
    M.B. : Je suis ministre en charge du culte. J’ai constaté à mon arrivée dans ce ministère que nous n’avons aucun texte de référence qu’il soit du niveau législatif ou règlementaire de nature à permettre un véritable encadrement de la pratique du culte. Lorsque vous voulez construire une mosquée aujourd’hui, vous ne savez pas comment vous y prendre. Il n’y a pas de textes qui régissent la pratique des prêches sur les ondes, les chaînes de télévisions et à travers les réseaux sociaux. Il y a une anarchie totale, une absence de norme qui fait que même ceux qui pratiquent les différents cultes peuvent être mal à l’aise. Tantôt c’est le maire qui autorise la construction d’une mosquée, tantôt c’est un chef traditionnel ou d’autres personnes. Cela est valable aussi pour les églises. Nous avons parfois plusieurs mosquées dans un même endroit, parfois des mosquées de vendredi qui ne sont pas à des distances normales alors que vous pouvez avoir des imams d’obédiences religieuses un peu en contradiction. Les écoles coraniques sont aussi construites et gérées de façon anarchique. Nous nous sommes dit qu’il faut mettre à l’aise les acteurs de façon qu’ils sachent désormais tout ce qu’ils peuvent faire et comment s’y prendre. De toute façon, si on ne réglementait pas, on courait le risque un jour de se retrouver au-devant de situations qui ne seraient plus contrôlables. J’ai envoyé des missions dans tous les pays qui nous ressemblent notamment ceux du Maghreb même en Afrique au Sud du Sahara pour savoir comment ils font. Est-ce que c’est le règne de l’anomie comme c’est le cas chez nous ou bien il y a un encadrement qui est fait ? Nous avons découvert avec bonheur que dans bien de ces pays, il y a des règles qui encadrent les différents cultes, qu’ils soient chrétiens ou musulmans. Ces règles sont aussi de nature à promouvoir la tolérance entre les religions et au sein des différentes religions. Nous avons convoqué un premier forum, puis un deuxième, qui a regroupé toutes les associations. C’est de façon interactive que nous avons défini les différents principes. Nous avons mis dans la loi des principes qui se limitent à énoncer des règles et des principes simples liminaires qui prévoient des textes sous forme de décrets et d’arrêtés. Ces textes vont être conçus dans le cadre d’une démarche interactive et itérative avec ceux qui exercent ces religions sur le terrain et qui ont des responsabilités à des titres différents. C’est le produit de toutes ces concertations que nous avons mis dans cette loi. Elle a fait l’objet de discussion avec les associations religieuses qui ont apporté leurs amendements. Ce texte-là est élaboré dans ces conditions que nous avons présentées à l’Assemblée nationale. Il s’est trouvé que sur les 105 associations musulmanes, vers la fin, huit se soient démarquées pour dire que le domaine de la religion, du culte, ne devrait jamais être règlementé moins pour ce qui concerne l’islam. Pour elles, l’islam a déjà dit à l’homme ce qu’il doit faire et ce qu’il ne doit pas faire ; ce qui est interdit et ce qui ne l’est pas et donc tout projet d’encadrement de l’islam est une violation de l’esprit de l’Islam et un projet de substitution à la parole de Dieu. Certains individus de ces associations ont entrepris une campagne d’intoxication qui a induit un imam de Marani en erreur qui a fait un prêche un vendredi dans lequel il dénonce le fait que le gouvernement envisage d’instituer le mariage homosexuel et des choses qui n’ont absolument rien à voir avec la loi. Nous avons dû sévir contre ces gens-là. Je ne prends aucun risque en faisant des choses avec les musulmans et les chrétiens. Et même dans le cadre d’une concertation, il n’y a pas l’ombre d’un seul article au contenu douteux dans cette loi. Le risque pour un candidat est celui d’un citoyen. Il est égal à zéro. Tous les musulmans conviennent en effet que nous devons définir des règles qui doivent s’imposer à tous. J’ai dû expliquer devant l’Assemblée nationale que le phénomène de Boko Haram au Nigéria résulte d’un certain laisser-aller dans la façon dont le message de l’islam peut être porté par certains esprits qui le pervertissent totalement et ce n’est pas bien de ne pas mettre en place un minimum de dispositions de nature à nous éviter des perversions de ce genre. De même, leur ai-je expliqué, le phénomène de l’Etat islamique dans le grand Sahara (EIGS) que nous avons ici à nos frontières. Des gens qui disent qu’ils sont en train de faire le Djihâd, qu’ils agissent au nom d’Allah, pourtant ce sont des criminels de la pire espèce. Mais ils se prévalent de l’islam, ils se réclament de l’islam parce qu’ils ont une certaine compréhension de l’islam, ce qui les amène à agir de la sorte. Il faut éviter ce type de compréhension de l’islam, il faut le prévenir et c’est le devoir de l’Etat de contrôler ce qui peut se dire dans les prêches dans les mosquées et dans les écoles coraniques. Nous prévoyons que les ressources dont peuvent bénéficier les associations soient connues. Aujourd’hui, nous avons la loi 8406 de 1984 qui prévoit que toutes les associations, qu’elles soient religieuses ou pas, fassent un rapport de leurs ressources et la provenance de ces ressources. J’ai expliqué à ces associations que c’est une ordonnance donc une loi que nous sommes tenus d’appliquer. Si nous ne l’appliquions pas, c’est parce que nous n’avons pas senti la nécessité. Il n’y a pas de raison que maintenant que nous avons mis cette disposition de l’ordonnance de 84 dans la loi qui regroupe tous les textes qui sont un peu épars, nous ne l’appliquions pas. Nous n’inventons rien, le principe du contrôle de l’origine des ressources des associations existe déjà.

    S.  : N’est-ce pas à cause du risque politique que certains pays ont laissé les choses en l’état, le frère religieux étant ce qu’il est ?
    M.B. : Non, je pense qu’au Burkina Faso, la pratique des cultes est réglementée. Je pense que c’est pareil au Mali …

    S.  : Dans les faits, elle est réglementée, mais la plupart du temps, les politiques ont peur de l’électorat qu’ils ne veulent pas frustrer…
    M.B. : Non, nous ne faisons pas ce genre de calcul. On aurait tort de le faire. Je ne pense pas qu’il y a des hommes politiques qui puissent se comporter de cette façon-là. Je vous ai dit que nous avons 105 associations. Elles ont été associées aux discussions et elles sont entièrement d’accord. Vous avez des marabouts qui prennent des enfants au Niger qui les amènent au Nigéria et qui reviennent comme des monstres. Ils apprennent à fumer et sont des dealers de tramadol. Nous avons expliqué que l’objectif de nos écoles coraniques qui est d’apprendre uniquement le coran n’a plus de sens aujourd’hui. Avant, lorsque les gens étudiaient dans les écoles coraniques pour n’apprendre que le coran, c’étaient des paysans qui cultivaient la terre. Mais dans nos villes aujourd’hui, il faut apprendre aux enfants un métier et nous avons combiné les écoles coraniques avec les écoles professionnelles. Ce sont autant d’idées qui enchantent les professionnels de la religion. Nous sommes totalement en phase avec eux. J’imagine des gains politiques à partir de maintenant qu’avant cela parce que je l’ai fait en toute transparence.

    S.  : Dans certains pays comme le Mali, des hommes influents ont pu prendre ascendance sur des hommes politiques.
    M.B. : Oui, mais justement, ce sont des situations qui ne sont pas concevables au Niger. Ici, nous avons affirmé dans notre Constitution le principe de la séparation de la religion de l’Etat et du caractère totalement apolitique des associations qui se réclament de la religion. C’est une ligne que nous ne permettrons à personne de franchir. Le statut des associations religieuses est traité par le ministère de l’Intérieur et c’est lui qui délivre les récépissés de reconnaissance et dedans, il n’y a pas une place pour elles de pouvoir prendre des positions politiques et dicter des règles à l’Etat ou au gouvernement. Ce n’est pas possible et de ce point de vue, les pays africains sont différents les uns des autres.

    S.  : Vous êtes un grand ami du Burkina Faso pour ne pas dire plus. Il y a eu un évènement malheureux, la disparition de Salifou Diallo qui était comme une courroie de transmission entre les deux Etats. Est-ce pour autant que les deux pays, voire les deux partis au pouvoir ont gardé les meilleures relations comme dans le passé ?

    M.B. : N’exagérons rien. Le Burkina et le Niger ne se résument pas à la figure de Salifou Diallo et de Bazoum, de Issoufou et du président Roch Kaboré. Salifou était notre ami à nous. Nous avons toujours été de bons amis et pour les gens du PNDS, du CDP à l’époque et du MPP aujourd’hui, sa disparition sur le plan affectif, émotionnel est quelque chose d’extrêmement dur mais le président Roch Kaboré reste un grand ami du président Issoufou. Je suis un ami du président Kaboré et de tous les camarades du MPP, de Simon Compaoré. La fidélité à la mémoire de Salifou commande que nous restions des amis et nous le sommes.

    S.  : Qu’est-ce qui peut encourager des gens à venir au Niger où tous les jours on parle de terrorisme ?
    M.B. : C’est vrai que le Niger n’a pas beaucoup de chance aujourd’hui car il se retrouve entre trois grands foyers d’instabilité en Afrique. Nous sommes voisin de la Libye où il n’y a pas d’Etat, ni d’armée. Par conséquent, à la frontière de ce pays, passent des trafics divers qui alimentent en armement les guerres que nous avons dans la zone sahélienne. Nous avons aussi une frontière avec le Mali dans des zones où l’Etat n’est pas toujours présent et qui sont un peu sous l’influence des organisations terroristes notamment dans la région de Ménaka et puis dans le lit du lac Tchad, comme vous le savez, la bande frontalière du territoire entre le Nigéria et nous qui est sous l’emprise de Boko Haram. Si pour la Libye, le lit du lac Tchad est très loin de la capitale, la frontière malienne est très proche de Niamey. La menace terroriste est beaucoup forte sur notre capitale. Mais vous aurez remarqué que nous sommes un pays qui s’en sort plutôt bien. La preuve est ce sommet qui vient de se tenir dans de bonnes conditions. Nous avons contenu nos ennemis pour ce qui concerne Boko Haram, je suis péremptoire, cette organisation pour le Niger ne représente plus de menace stratégique sauf s’il y a un coup de l’histoire où il se renforce ailleurs. En 2019, nous avons imposé un rapport de force qui ne fait plus de lui une menace stratégique pour nous. Notre armée a acquis le savoir-faire qui lui a permis de créer ce rapport de force de même que la frontière du Mali va acquérir le savoir-faire nécessaire pour créer le même rapport de force. Le président Issoufou est totalement investi dans ce sens, nous allons nous doter des moyens d’équipements le plus en adéquation avec les formes de combats que nous menons avec notre ennemi. Nous sommes sûrs que nous nous adapterons à ces exigences et nous ferons en sorte que cette menace ne soit plus prégnante. Par conséquent, qu’on cesse d’associer le nom de notre pays au terrorisme. C’est le travail que font nos amis Burkinabè où aujourd’hui, je le sais, la situation est en train de s’améliorer considérablement. C’est le travail que fait la Mali avec le président Ibrahim Boubacar Keïta avec une chance d’évolution beaucoup plus positive.

    S.  : Justement, dans ce sens, qu’est-ce qui empêche la coalition des trois pays que vous venez de citer, sous un commandement unique ?
    M.B. : On n’a pas besoin de commandement unique pour le moment. Ce que nous faisons avec le Burkina Faso à nos frontières est déjà suffisant. Nous avons assez de coordination, mais aussi de présence à nos frontières respectives. Vous aurez constaté que nous avons contenu nos ennemis du côté Est pour le Burkina Faso et du côté Ouest pour le Niger. L’armée malienne est en train de se reconstituer. Elle ne s’est pas encore totalement remise des situations qu’elle a vécues à partir de 2012. Pour le moment, elle n’occupe pas le territoire le long de sa frontière avec nous comme c’est le cas avec le Burkina Faso. Le jour où elle se sera reconstituée et qu’elle aura acquis ses moyens pour pouvoir se déployer le long de sa frontière avec le Niger, nous aurons une situation similaire à celle du Burkina Faso. Donc, c’est cela la réponse. Vous avez évidemment le G5 Sahel qui institue une grande coordination sur les espaces où les différents bataillons sont déployés aujourd’hui. Il faut travailler à ce que tout cela prenne corps véritablement.

    S.  : A chaque attaque, il y a cette question de moyens qui est pointée par certains citoyens. Dans le cadre du Niger, est-ce une question de moyens ou de leur utilisation ?
    M.B. : Non, au contraire. A chaque fois que nous avons été attaqués, l’ennemi a emporté des moyens considérables qui peuvent se retourner contre nous un jour, si ce n’est déjà le cas. La guerre est asymétrique et très souvent d’ailleurs, les moyens sont totalement disproportionnels. Quand vous avez des mortiers, des canons dans des casernes alors que la cible est une motocyclette, c’est quelque chose d’un peu absurde. Hors malheureusement, il peut arriver, comme il a été le cas à Inatès la fois dernière, qu’on nous prenne des positions de ce genre où vous avez un armement très lourd qui n’est pas adapté à l’ennemi. Ne croyez pas qu’au Niger, nous avons un problème de moyens, bien au contraire. Il n’y a qu’à entendre le nombre de véhicules que nous perdons sur les mines ou que l’ennemi emporte pour savoir que nous sommes suréquipés. Mais notre problème c’est le caractère asymétrique de la situation et nous sommes en train d’évoluer pour concevoir les formes d’actions les plus adaptées.

    S.  : N’y a-t-il pas lieu d’œuvrer à empêcher les terroristes de frapper dans un pays et fuir pour se réfugier dans un autre ?
    M.B. : Aujourd’hui, il leur est difficile de frapper au Niger et se réfugier au Burkina Faso. Mais, il est en revanche facile de frapper au Mali et d’entrer au Niger parce l’armée malienne n’est pas suffisamment déployée à la frontière pour constituer un tampon. Le jour où dans la région de Ménaka nous aurons des positions au Mali et des positions de postes militaires de reconnaissance avancés très proches de notre frontière comme c’est le cas des postes que nous avons à Tiloha, à Chinagoda, à Inatès et à Ikrafan, notre ennemi aura beaucoup plus de difficultés à se déployer.

    S.  : Vous êtes aidés par des forces étrangères comme Barkhane et la MINUSMA qui sont beaucoup plus décriées par les populations. Pensez-vous que ces forces sont utiles aujourd’hui?
    M.B. : Barkhane est très utile et il n’y a pas de doute. Il agit notamment dans la région de Ménaka, frontalière du Niger avec des résultats probants en coordination parfois avec nous. Je serai malhonnête et déloyal si je vous disais que ce qu’ils font ne sert à rien puisqu’ils n’ont pas tué le problème à la racine. Cela dit, il faut savoir que nos amis ne se substitueront pas à nous et le gros du travail nous revient.

    S.  : Dans un journal prisé par les hommes politiques du continent, il a été dit que votre appartenance communautaire pourrait être un handicap, en tant que candidat à la présidence du votre pays. Ce fait communautaire est-il encore prééminent sur la vie politique au Niger ?
    M.B. : Je n’en sais rien. Je suis mal à l’aise pour répondre à une telle question, sachant que je suis d’une petite communauté, que tout un parti m’a désigné et que le président de la République qui a un bilan qu’il entend pérenniser a porté son dévolu sur moi. Oui ! En Afrique, il n’y a pas de doute, le phénomène ethnique est une réalité. D’ailleurs, où ne le serait-il pas ? C’est vrai qu’il y a eu Barack Obama aux Etats-Unis mais je ne pense pas qu’un Noir peut être président de France. Et c’est la vie. Le Niger est l’un des pays du Sahel les plus intégrés de tous les ordres. Nous sommes un espace très ouvert parce que nous sommes au centre du Sahel. C’est un pays de métissage à nul autre comparable. Vous y trouvez des populations originaires d’Afrique du Nord et d’Afrique du Sahara, qui ont vécu sur cet espace depuis des siècles. Les citoyens nigériens, et c’est un trait de culture qui ne date pas d’aujourd’hui, sont très tolérants et pacifiques. C’est cela qui explique que nous avons moins de violence qu’ailleurs. C’est tellement vrai et le phénomène ethnique est tellement peu prégnant que le père du 1er président démocratiquement élu après la Conférence nationale, vient du Tchad. C’était le président Mahamane Ousmane. Le 2e président démocratiquement élu est le président Tandja et son père vient de la Mauritanie. Ne croyez pas qu’il n’y ait pas eu de la part de certains, des campagnes sur le thème de l’origine de leurs pères respectifs. Moi aussi, mes adversaires évoquent mes origines arabes. Sauf que mon arrière-grand-père est arrivé au Niger dans les années 1840. Pas en 1940 mais, c’est en 1840 que sa tribu Ouled Slimane dont je relève est arrivée au Niger. Les livres d’histoire sont là pour le confirmer. Je n’ai jamais été perçu comme appartenant à une ethnie, mais comme un dirigeant politique. Quiconque m’a connu en politique ou à travers les syndicats, me reconnait comme quelqu’un de très engagé et j’ai assumé des fonctions très importantes au cours desquelles beaucoup m’ont certainement connu comme quelqu’un pour qui ces considérations sont totalement secondaires. La couleur de ma peau et mes origines sont des choses qui, dans la conscience des gens, sont plutôt secondaires à mon avis. Il va être difficile aujourd’hui de convaincre une grande partie des Nigériens que je n’ai pas de légitimité à prétendre à la présidence de la République de ce pays, à cause de la façon dont j’ai été perçu. En tout cas, depuis que je suis candidat, je n’ai jamais été en face de quelqu’un qui a eu un comportement douteux à mon égard. Mais je peux vous dire que lorsque le président Issoufou voulait me proposer, je n’avais pas manqué de lui dire que je ne l’ai jamais imaginé, parce que je suis justement d’une minorité. Je n’ai pas manqué aussi de lui résister en lui expliquant que le phénomène ethnique peut nous jouer un tour. Mais il a obstinément refusé et à l’expérience, je me rends compte qu’il n’avait pas tort. Mais, j’ai toujours été modeste et pensé que la fonction présidentielle est une fonction redoutable sur laquelle il ne faut pas se jeter juste parce qu’on en a envie. Il faut s’entourer de précautions d’ordre moral pour ne pas se laisser aller à des tentations parfois indécentes. Je n’ai pas un rapport au pouvoir qui peut relever de l’indécence. J’essaie d’être intègre et lucide au maximum en me disant que le pouvoir, après tout, c’est une affaire de Dieu.

    😗😋Mais de quoi se mêle TOTO A DIT????😱🙃

  6. Petit à petit, tous les militants finiront par devenir ennemis internes, dans ce parti fondé sur fond de velléités revanchardes. Tout celui qui cherche à « se faire valoir », comme le disait Hama lui-même des officiers du temps de Kountché, se verra décapité. Au finish le lumana disparaitra comme un feu de paille sous une tempête. En fête les ténors en sont des politiciens traditionnels et non modernes. Ils n’ont jamais fait l’effort de comprendre le temps qu’il fait.

    1. Sauf aussi ….. Internaute Chetima….. il n’est point question de faire un amalgame entre une ethnie et une personne ou individu….

      Comme tu as à le redire avant d’être DIT( et TOTO A DIT précise il n’est point un historien) …. et TOTO A DIT lui aussi dit …. Le fait ….. EN VRAI ou EN FAUX historiquement parlant …. que LES ARABES OULED SLIMANE OU WASSILI SONT AU NIGER DEPUIS 1840. ne signifie pas que BAZOUM ou son papa MOHAMED sont aussi au Niger depuis 1840….

      Pour être conforme à l’esprit de la constitution…. tout candidat à la Présidence de la République se doit de prouver qu’il soit de NATIONALITÉ D’ORIGINE….. et ce n’est pas TOTO A DIT qui le dit ou l’exige…..et aucune mention de l’esprit est demandé….

      Pour dire même si tu viens de JUPITER ou MARS … et tu peux prouver que ton papa et ta mama sont nés ou à la rigueur ta mama ou ton papa est né au Niger …. tu peux te prévaloir d’être NIGÉRIEN….
      Du moins c’est la compréhension de TOTO A DIT … qui n’est point un Juriste encore moins un constitutionaliste….pour dire l’avis de TOTO A DIT n’engage que lui…. au regard de sa perception de lecture de la loi des lois ….

      Et que dit justement la constitution du Niger en article 47???

      ….. Art. 47-Le Président de la République est élu au suffrage universel, libre, direct, égal et secret pour un mandat de cinq (5) ans, renouvelable une (1) seule fois.En aucun cas, nul ne peut exercer plus de deux (2) mandats présidentiels ou proroger le mandat pour quelque motif que ce soit.Sont éligibles à la Présidence de la République, les Nigériens des deux (2) sexes, de nationalité d’origine, âgés de trente-cinq (35) ans au moins au jour du dépôt du dossier, jouissant de leurs droits civils et politiques.Nul n’est éligible à la Présidence de la République s’il ne jouit d’un bon état de santé physique et mental, ainsi que d’une bonne moralité attestée par les services compétents.La loi précise les conditions d’éligibilité, de présentation des candidatures, de déroulement du scrutin, de dépouillement et de proclamation des résultats.La Cour constitutionnelle contrôle la régularité de ces opérations et en proclame les résultats définitifs…..

      Et l’appréciation d’un SPÉCIALISTE est vivement souhaitée……..

      Quelqu’un ou quelqu’une??

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