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Les effets de la mauvaise application de la loi de finances 2018 commencent à se faire sentir !

Une réunion interministérielle s’est tenue sous la présidence du Premier Ministre par intérim, Son Excellence Albadé Abouba avec les représentants de la chambre du commerce et les représentants de certaines sociétés.
La réunion a porté sur le gel des prix de transport, de transfert d’argent, abonnement de programme de télévision, qui paraissent très exhorbitants.


En effet, la partie gouvernementale a trouvé que les opérateurs économiques s’appuient inopportument sur loi de finances 2018.

La problématique qui se pose : comment peut-on geler ces hausses des prix sans réviser la loi de finances 2018 ?

Nous l’avons déjà dit, le budget général de l’Etat est l’affaire de tous, d’où l’impérieuse nécessité d’associer toutes les couches socio-professionnelles de la nation dans le cadre de son élaboration et de sa mise œuvre.

Certains impôts et taxes présentent beaucoup des restes à recouvrer sous l’empire des précédentes lois des finances. Il aurait fallu auditer les impôts fonciers et certaines taxes afin de déterminer les raisons des ces restes à recouvrer très importants, de cette contre-performance et entreprendre les réformes nécessaires pour rendre les dits impôts et taxes plus efficaces, avant d’en ajouter des nouveaux impôts et taxes.

Donc un assainissement de la procédure de recouvrement de certains impôts est plus que nécessaire.

La situation de la conjecture économique internationale en général et celle qui prévaut actuellement au Niger exigent de tous un consensus national sur les sacrifices à partager ;

L’assainissement des finances publiques devrait aussi se pencher vers la recherche de la qualité de la dépense publique.

Faute de quoi il sera très difficile de faire exécuter certaines dispositions de cette loi de finances par voie d’autorité.

Il serait plus souhaitable de créer un large comité interministériel élargi aux représentants des opérateurs économiques, de la société civile, en vue de trouver les voies et moyens d’appliquer certaines dispositions de la dite loi finances dans un esprit consensuel.

Il ne faudrait pas également perdre de vue que les opérateurs économiques nigériens ont été très sollicités ces dernières années par l’Etat pour relancer l’économie.

En effet, il leur a été demandé entre autres de payer certains impôts par anticipation, de sponsoriser certaines activités sportives, de participer à l’organisation de la fête tournante du 18 décembre 2017, Tahoua SOKOLA, etc.

Certes, certains d’entre eux ont bénéficié de facilités fiscales à l’occasion de la fête de Tahoua SOKOLA mais cela n’empêche pas d’ouvrir un débat francs et constructif sur les modalités de l’application ou de la rectification de la loi de finances 2018. Les agitations actuelles autour de cette loi de finances ne participent à la recherche de la sérénité, de la cohésion sociale, tant nécessaires pour la relance du développement économique et social.

Certains subterfuges commencent à  être utilisés en vue de contourner certaines dispositions de la loi de finances 2018. En effet, certains opérateurs économiques au lieu de faire renter leurs marchandises au pays, préfèrent s’arrêter au port et procéder à la vente de leurs marchandises, ce qui fait perdre des ressources fiscales importantes au pays.
Un arrangement consensuel est préférable qu’un bon procès !

A bon entendeur salut !

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Issoufou Boubacar Kado

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9 plusieurs commentaires

  1. Communiqué du Cabinet du Premier Ministre :

    Une rencontre d’échange et d’information s’est tenue le lundi 29/01/2018 sous la présidence de S.E le Premier Ministre.
    Étaient présents autour du chef du gouvernement , des membres du gouvernement, des cadres centraux des ministère concernés , le président de la chambre de commerce et d’industrie du Niger accompagné d’une forte délégation de représentants d’opérateurs économiques .
    Cette rencontre fait suite à celle déjà tenue le 26 janvier dernier autour des points de divergence consécutivement à la hausse des tarifs de transport et des frais d’envoi en matière de transfert d’argent notamment la hausse décidée par certains opérateurs économiques.
    Au terme de cette rencontre qui s’est déroulée dans la sérénité, le gouvernement a appelé les opérateurs économiques à renoncer aux augmentations des tarifs constatées ces derniers temps.
    La chambre de commerce et d’industrie tiendra un assemblée générale demain mardi 30 janvier 2018 pour se prononcer sur les conclusions de cette rencontre.

    Fait à Niamey le 29 janvier 2018
    Pour le Cabinet du Premier Ministre
    Le Département Communication et TIC

  2. Le soleil n’appartient à aucun Etat, une fois payés directement ou indirectement les impôts lors de l’achat de panneaux solaires, au minimum « casser la gueule » à toute vermine qui se présentera chez vous pour réclamer un centime, idem pour le partage de l’héritage des orphelins; au pire « liquider toute pourriture perverse » comme vous écrasez une vermine car finir en prison pour la bonne cause ne fait peur à personne. Il en est de même des taxes d’habitation une fois votre maison construite à coups de sacrifices.

  3. Le revenu moyen au Niger serait incapable de supporter le poids des taxes et impôts de la nouvelle loi de finance. Les conséquences du reste seront nombreuses; cherté excessive de la vie, enlisement de la pauvreté rurale et urbaine, paupérisation grandissante et massive, famine, malnutrition aigüe, voire des conflits etc. Tous ces sacrifices pour financer des voyages pompeux, onéreux et sans retombée économique pour le pays, pour payer les surfacturations des infrastructures, augmenter les détournements, refuser de payer les bras qui développent le pays a savoir, les enseignants surtout les contractuels, les infirmiers et infirmières, abandonner des chantiers aussi vitaux que les routes, laisser à leur sort des routes nationales en dégradation avancée, sans compter le péage ou impôt routier qui ne sert qu’a servir des privilégiés etc…
    L’histoire de notre référence qu’est la France montre que la pression fiscale sur un peuple déjà agonisant de pauvreté pour payer la démesure de la dépense publique a entrainé la révolte populaire et la chute et la décapitation du roi.

  4. Monsieur KADO, c’est avant qu’il aurait fallu contribuer au debat sur la pertinence, l’inapplicabilite et le manque de sagesse qui a caracterise le processus ayant conduit a cette loi. Apparemment meme le gouvernment ignore le contenu de cette loi qui est du copier/coller sans adaptation aux realites du pays. Tout a ete pense et gere dans un esprit belliqueux, force devant rester a la loi comme cela a ete dit et repete par le promoteur de cette loi devant ses moutons de panuge que sont leurs deputes. Aucun homme ni aucun parti politique de la majorite de issoufou n’a lu ni propose un quelque commentaire sur la loi. Ils se sont contentes d’appeler a son vote et ces minables aspirent a gouverner ce pays. Laissons les gerer les consequences fatales de leur loi et on verra bien de quel cote penchera la balance de la loi.

    • Issoufou BOUBACAR KADO MAGAGI.

      Si vous lisez bien mes précédents posts vous verrez que j’ai contribué avec beaucoup plus de détails. J’ai envoyé ma contribution en tant que citoyen au président de la commission des Finances au moment des discussions budgétaires . Je reviens parce que le débat a été posé par un journal de la place et certaines television privees. J’interviens en tant que simple citoyen. Je ne prétend pas avoir le monopole de la vérité. C’est juste un point de vue d’un citoyen.

  5. Issoufou BOUBACAR KADO MAGAGI.

    Version corrigée :
    Les effets de la mauvaise application de la loi de finances 2018 commencent à se faire sentir !
    Une réunion interministérielle s’est tenue sous la présidence du Premier Ministre par intérim, Son Excellence Albadé Abouba avec les représentants de la chambre du commerce et les représentants de certaines sociétés.
    La réunion a porté sur le gel des prix de transport, de transfert d’argent, abonnement de programme de télévision, qui paraissent très exhorbitants.
    En effet, la partie gouvernementale a trouvé que les opérateurs économiques s’appuient inopportument sur loi de finances 2018.
    La problématique qui se pose : comment peut-on geler ces hausses des prix sans réviser la loi de finances 2018 ?
    Nous l’avons déjà dit, le budget général de l’Etat est l’affaire de tous, d’où l’impérieuse nécessité d’associer toutes les couches socio-professionnelles de la nation dans le cadre de son élaboration et de sa mise œuvre.
    Certains impôts et taxes présentent beaucoup des restes à recouvrer sous l’empire des précédentes lois des finances. Il aurait fallu auditer les impôts fonciers et certaines taxes afin de déterminer les raisons des ces restes à recouvrer très importants, de cette contre-performance et entreprendre les réformes nécessaires pour rendre les dits impôts et taxes plus efficaces, avant d’en ajouter des nouveaux impôts et taxes.
    Donc un assainissement de la procédure de recouvrement de certains impôts est plus que nécessaire.
    La situation de la conjecture économique internationale en général et celle qui prévaut actuellement au Niger exigent de tous un consensus national sur les sacrifices à partager ;
    L’assainissement des finances publiques devrait aussi se pencher vers la recherche de la qualité de la dépense publique.
    Faute de quoi il sera très difficile de faire exécuter certaines dispositions de cette loi de finances par voie d’autorité
    Il serait plus souhaitable de créer un large comité interministériel élargi aux représentants des opérateurs économiques, de la société civile, en vue de trouver les voies et moyens d’appliquer certaines dispositions de la dite loi finances dans un esprit consensuel.
    Il ne faudrait pas également perdre de vue que les opérateurs économiques nigériens ont été très sollicités ces dernières années par l’Etat pour relancer l’économie.
    En effet, il leur a été demandé entre autres de payer certains impôts par anticipation, de sponsoriser certaines activités sportives, de participer à l’organisation de la fête tournante du 18 décembre 2017, Tahoua SOKOLA, etc. Certes, certains d’entre eux ont bénéficié de facilités fiscales à l’occasion de la fête de Tahoua SOKOLA mais cela n’empêche pas d’ouvrir un débat francs et constructif sur les modalités de l’application ou de la rectification de la loi de finances 2018. Les agitations actuelles autour de cette loi de finances ne participent à la recherche de la sérénité, de la cohésion sociale, tant nécessaires pour la relance du développement économique et social.
    Certains subterfuges commencent être utilisés en vue de contourner certaines dispositions de la loi de finances 2018. En effet, certains opérateurs économiques au lieu de faire renter leurs marchandises au pays, préfèrent s’arrêter au port et procéder à la vente de leurs marchandises, ce qui fait perdre des ressources fiscales importantes au pays.
    Un arrangement consensuel est préférable qu’un bon procès !
    A bon entendeur salut !

    • Mr Kado, je pense que vous êtes trompé de cible. La Loi de finance est au niveau du gouvernement et toutes propostition rectificatives ne devraient pas se trouver dans un journal. Veuillez aprocher les personnes ressources avec vos propositions detaillées et engager un debat constructif avec.

      Le Niger a trop souffert et souffrre encore.

      • Issoufou BOUBACAR KADO MAGAGI.

        Le débat a été posé par un journal de la place et certaines télévisions privées de la place, c »est pourquoi je reviens sur le débat..J’ai déjà a envoyé ma contribution avec beaucoup plus de détails à qui de droit, en tant que simple citoyen.

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