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Les enseignants-chercheurs de l’université de Niamey suspendent leur grève

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Depuis un mois, une crise oppose le Syndicat national des enseignants-chercheurs du supérieur (SNECS) à l’une des organisations estudiantines, la Commission des affaires sociales et de l’ordre (Caso), une sorte de police sur le campus. Les enseignants étaient en grève pour protester contre l’agression d’un des leurs par des membres de la Caso. Le gouvernement, le syndicat des enseignants et le rectorat viennent de trouver un accord.

Le protocole d’accord qui a été signé vient de sceller le sort de cinq étudiants, exclus de l’université de Niamey, ainsi que de la Commission des affaires sociales et de l’ordre, la Caso. « Le gouvernement, le SNECS et le recteur ont convenu de la dissolution de la Commission des affaires sociales et de l’ordre, Caso, et de l’interdiction de la création de toute structure similaire par les étudiants », explique Mahaman Kabir Mahaman, le secrétaire général de la section SNECS de Niamey.

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche, Yahouza Sadissou, se dit de son côté soulagé : « Je voudrais saluer la sérénité qui a été retrouvée et en même temps, lancer un appel à l’endroit de tous les autres acteurs afin que cette sérénité retrouvée soit pérennisée. »

Pendant un mois, l’université de Niamey est restée bloquée à cause de cette crise entre les étudiants et leurs enseignants. Il va falloir rattraper le retard. « Nous avons déjà accusé beaucoup de retard et notre ambition, c’est de résorber ce retard pour sauver l’année, poursuit Yahouza Sadissou. Nous allons veiller strictement à l’application de cet accord et nous allons également veiller à ce que la sécurité soit garantie sur l’ensemble du territoire universitaire. »

Il reste à savoir si les étudiants sont prêts à reprendre les cours sans leurs camarades exclus.

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Par RFI

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7 plusieurs commentaires

  1. Bonjour à tous,

    Dans cette histoire qui tire presque à sa fin, il existe toujours des zones d’ombre qu’il faut tres vite elucidée. Si il y a pas la caso, qui va s’occuper de l’ordre dans le campus ? Qui va assurer la sécurité des etudiants ?

    Je demande à Monsieur le Ministre,

    Comment allez vous faire pour assurer la sécurité des étudiants au sein du campus ? Vous allez amener la police ? les gendarmes ? les militaires ?

    Je pense qu’avec la dissolution de la caso, un vide vient d’etre créé et il faut le combler. La nature a horreur du vide a t on coutume de dire, donc il faut très vite cadrer et encadrer ce vide avant que ne se proliferent des milices secretes et autres gangs auto proclamés au sein du campus. Ne creeons pas un « no man’ s land » ou c’est la loi du plus fort qui primera.

    Il y va de la sécurité des etudiants et des enseignants.

    • Vous avez posé de vraies question.
      En effet le maintien de l’ordre, la sécurité sont des prérogatives de l’Etat.
      Il faut accélérer la construction du mur, condition nécessaire (et pas suffisante) pour assurer la sécurité.
      Il la concertation de tous pour la paix et la sécurité de tous. Mais l’Etat doit, une fois encore, prendre ses responsabilités pour assurer la sécurité.
      Je terminerai par un souhait: que nous soyons tous de bonne foi et que nous comprenions que l’Etat ne doit pas être défaillant. Sinon nous serons tous perdants.

  2. Par lâcheté, par hypocrisie, nous refusons de dire la vérité même à nos propres enfants.
    Par lâcheté nous préférons toujours renoncer à affronter la triste réalité
    Par lâchetés nous préférons toujours nous taire face à l’inacceptable
    Par lâcheté et par irresponsabilité nous préférons toujours nous tenir le langage qui nous plaît
    Par lâcheté nous avons transformés nos enfants en monstres contre eux-mêmes, contre nous-mêmes, contre notre avenir commun.
    Nous connaissons nos droits que nous exigeons à longueur des journées et nions nos devoirs loyalement
    A quand donc le sursaut pour sortir notre pays de la déliquescence et de la déperdition.?

  3. Le ministre est un bon a rien

  4. 1. De grâce pensons à notre pays
    2. De grâce sachons que plus aucun pays n’envoie ses étudiants chez nous, dans nos universités, à cause de la dégradation de notre enseignement supérieur.
    3. De grâce disons la vérité même cela fait
    4. De grâce pensons à l’avenir de nos enfants
    5. De grâce sachons que l’avenir de notre pays dépend de la qualité de notre enseignement et en particulier de la qualité de notre enseignement.

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