Home ACTUALITE Les errements du Bureau Exécutif National du Syndicat National des Agents du Trésor (BEN/SNAT)…

Les errements du Bureau Exécutif National du Syndicat National des Agents du Trésor (BEN/SNAT)…

Le Syndicat National des Agents du Trésor (SNAT), et plus spécifiquement son Bureau Exécutif National (BEN) a, aux termes de l’article 4  de ses statuts, pour objectifs de :

  • défendre les intérêts matériels, professionnels et moraux de tous ses membres ;
  • contribuer à protéger ses membres dans l’exercice de leurs fonctions ;
  • consolider les liens fraternels et amicaux de ses membres ;
  • contribuer au renforcement du niveau professionnel de ses membres ;
  • développer des rapports avec toutes les organisations syndicales poursuivant les mêmes objectifs sur le plan national et international.

Des objectifs nobles s’il en est, mais, hélas, aujourd’hui complètement dévoyés par les animateurs du BEN/SNAT.

Il faut remarquer qu’à son entrée en fonction (déjà !) à l’issue du Congrès tenu à Zinder en mars 2013, le BEN/SNAT a commis son premier parjure, ou, à tout le moins, sa première haute trahison. En effet, au moment de passer le témoin, le Bureau sortant avait sollicité la magnanimité du nouveau bureau élu, afin qu’il le dispense de la pourtant très importante présentation du rapport financier de sa gestion.

Ce qui fut fait, au nom de certains enjeux (des intérêts conjoints, en fait) dont les contours n’allaient pas tarder à se préciser : les intérêts des vaillants militants du SNAT ont simplement été sacrifiés sur l’autel d’une « parenté naissante » entre une membre importante du Bureau sortant et le SG de celui entrant. Un black out qui a porté sur une gestion globalement opaque, et particulièrement – pour ne citer que ce cas – sur la construction du siège du SNAT pour un coût qui dépasse l’entendement (un montant de 300 millions a beaucoup et longtemps circulé), une réalisation pour laquelle les militants auraient légitimement souhaité avoir quelques explications.

Quid donc de la défense des intérêts des membres, telle que stipulée par les statuts ? En tout état de cause, c’était là le premier « haut fait » du BEN/SNAT actuel. Il y en aura d’autres, comme nous l’allons voir dans les lignes qui suivent.

Cette première forfaiture était, en tout cas, suffisamment annonciatrice du signe peu amène sous lequel s‘inscrivait le mandat du BEN entrant. La gestion rocambolesque qui s’était ensuivie a, par la suite, déterminé les conditions d’organisation du Congrès d’Agadez tenu en 2016. Initialement prévu pour se tenir à Dosso, il a été, in extremis, délocalisé dans la capitale de l’Aïr, pour des raisons stratégiques pour le BEN sortant, qui aspirait à rempiler pour un nouveau mandat.

Et pour parvenir à leurs fins, Yamoussa et sa clique de laquais n’ont pas fait dans la dentelle : « invités indésirables » logés dans des endroits malfamés d’Agadez, alors que ceux acquis à leur cause avaient eu droit à des hôtels, vote organisé très tard dans la nuit, à un moment où les participants étaient complètement éreintés, mais au cours duquel aussi un des sbires de Yamoussa a même dégainé une arme à feu (eh oui, vous avez bien lu !) pour menacer leurs adversaires, et j’en passe.

Au sortir de ce deuxième énorme forfait perpétré à Agadez (un simulacre d’élection qui a reconduit quasi intégralement le Bureau sortant), le BEN/SNAT était encore retombé un peu plus dans ses travers :

  • le BEN sortant n’a pas présenté de rapport financier au Congrès d’Agadez, et cela avec la bienveillance complice de la Commission de Contrôle Administratif et Financier (CCAF) ;
  • la Secrétaire Chargée des Femmes Travailleuses et la Secrétaire aux Négociations Adjointe se sont fait élire sans avoir effectué le déplacement sur Agadez ;
  • le bureau issu du Congrès d’Agadez, probablement du fait de sa légitimité sujette à caution, n’a jamais été présenté à la base. Ce qui fait que l’écrasante majorité des militants ne connaissent pas, à ce jour encore – soit donc 3 ans après leur hold-up – les « élus » supposément chargés de la défense de leurs intérêts ;
  • les documents (statuts, règlement intérieur et rapport du Congrès) n’ont même pas été transmis à la Direction Générale, et a fortiori être diffusés auprès des militants de base ;
  • depuis le début de son 2ème mandat, le BEN/SNAT n’a pas organisé un Conseil syndical, pourtant bien prévu à l’article 17 des Statuts du SNAT ;
  • aucune Assemblée Générale, ne serait-ce que d’information, n’a été convoquée par le Bureau issu du Congrès d’Agadez ;
  • non-réinstauration des délégués du personnel, qui ont pour vocation première de servir de lien entre le BEN et la base, pour un souci de transparence ;
  • tout porte à croire que le BEN sert juste de tremplin pour la promotion professionnelle de ses membres (une bonne moitié des membres du BEN sont aujourd’hui promus), par le biais de la pression permanente qu’il exerce sur la hiérarchie ;
  • du coup, le quorum de 8 membres exigé à l’article 18 des Statuts du SNAT n’est plus respecté, et les décisions sont, de ce fait, prises en parfaite illégalité par le reliquat des membres du BEN ;
  • en outre, certains membres du reliquat du BEN ont été élus sans expérience syndicale préalable au sein d’un organe du SNAT, soit donc en violation flagrante de l’article 18 du Règlement Intérieur ;
  • les membres du reliquat du BEN se sont octroyé une « dispense » concernant le boulot (cas du SG qui est « fâché » avec le travail – pour lequel il perçoit pourtant un salaire chaque fin de mois – tout au long de ses deux mandats), ou ne prennent comme postes que des « coquilles pleines », refusant donc obstinément d’obtempérer à des réaffectations lorsqu’ils les jugent peu (ou pas du tout) « appétissantes » ;
  • le triptyque composant la devise même du SNAT (Travail-Unité-Transparence) a été profané par le BEN : le BEN n’a que du mépris pour les conditions de travail des agents, est totalement coupé de sa base (chose qui jure d’avec  l’unité prônée) et gère dans l’opacité la plus totale ;
  • la CCAF, censée, aux termes de l’article 19 des Statuts du SNAT, être indépendante du BEN, et qui a pour missions de conseiller celui-ci, de contrôler son fonctionnement administratif, ainsi que ses comptes, semble s’être confondue audit BEN, ou, au mieux, s’est retrouvée en connivence avec lui. L’article 37 du Règlement Intérieur est encore plus péremptoire sur la question : « les comptes du syndicat sont vérifiés à la fin de chaque année par la CCAF, puis soumis au Bureau Exécutif et au Congrès pour vérification. La CCAF contrôle la gestion administrative et financière du BEN au moins une fois par an, et peut le faire à tout moment, en cas de besoin » (sic) ;

Tels sont donc quelques griefs faits au BEN/SNAT. Mais les errements de ce dernier revêtent encore d’autres formes :

  • il y a, par exemple, le cas de cette collègue (agent de saisie) de la TR de Maradi, à qui le BEN refuse de verser des ristournes auxquelles elle a pourtant pleinement droit en sa qualité d’agent de la DGT/CP. Le motif fallacieux invoqué par le BEN est que la dame en question ne saurait pas faire son travail, une chose contestable à bien d’égards. Cela dit, quand bien même l’accusation du BEN était avérée, celui-ci aurait alors outrepassé ses attributions, étant donné que l’évaluation des compétences des agents n’est nullement une attribution du syndicat. Ensuite, légitimement choquée par cette iniquité, la collègue s’est pris le bec avec le responsable syndical local – un affidé de l’actuel BEN -, aggravant du coup son « cas » qui a tout de suite été requalifié comme « acte irrévérencieux porté contre un syndicaliste » ;
  • il y a aussi le cas de ce camarade de la TR de Dosso qui, en raison de son activisme sur les réseaux sociaux qui n’est pas du goût des princes du BEN/SNAT, ceux-ci ont donc, une fois, en 2017, gelé ses ristournes, exigeant comme condition de leur déblocage, que l’outrecuidant camarade se déplace à Niamey pour s’expliquer sur ses agissements, et, probablement, leur présenter ses plates excuses. En notre connaissance, la gestion des ristournes dues au personnel ne suppose aucunement leur utilisation à de telles fins : proférer des menaces et exercer des chantages contre militants du SNAT ;
  • il y a plus globalement la gestion calamiteuse des ressources financières du SNAT : les 6% du montant des ristournes prélevés mensuellement au titre du soi-disant fonctionnement du syndicat ne semblent pas judicieusement utilisés, au regard de la léthargie (absence d’activités) dans laquelle sombre inexorablement le SNAT. Ledit prélèvement n’impacte pas le fonds social non plus, eu égard à sa modicité constante, et qui rend donc son accès quasi-impossible pour les camarades demandeurs de prêts. Et lorsqu’au Congrès d’Agadez, un membre de la CCAF a voulu se prononcer sur cette gestion financière – en fait, jouer son rôle, tout simplement ! – les membres du BEN/SNAT, convaincus de la catastrophe qui allait s’abattre sur eux, ont proféré d’impressionnantes menaces à son encontre, obtenant ainsi son silence. Ces menaces, visaient-elles l’intégrité physique du camarade, ou plutôt le déballage de certaines magouilles dans lesquelles il aurait trempé ?
  • il y a aussi les conditions de détermination de la valeur de la part des ristournes des agents de la DGT/CP. Tous les camarades ont constaté que les deux syndicats des Agents de l’Administration Centrale du Ministère des Finances calculent leurs parts sur la simple base des chiffres officiels et définitifs contenus dans la décision de mandatement, et que c’est toujours au moins trois jours après que le BEN/SNAT calcule celle du Trésor. Il paraît que le BEN/SNAT conditionne ce calcul à la réception, par les services du Trésor, de l’émission contenant le dossier y afférent. Une véritable insulte assénée à des militants étonnamment trop passifs, mais qui, in fine, ont compris le stratagème du BEN/SNAT : les « princes du Trésor » calculent la valeur de la part non pas sur la base du montant réel à partager, mais plutôt sur la base de la valeur de la part de l’Administration centrale, qu’ils prennent juste le soin de majorer de quelques centaines de francs. Et le tour est joué, puisque le BEN/SNAT a compris que tout ce qui importe aux yeux des agents de la DGT/CP, c’est de ne pas fermer la marche (être en queue de peloton) en termes de valeur de la part des ristournes. Autre curiosité : quel que soit le montant à partager, l’écart entre la valeur de la part de l’Administration centrale et celle du Trésor reste sensiblement la même, oscillant toujours autour de 1000F. Allez comprendre !
  • il y a également ces grosses suspicions, nées en avril 2018, sur l’estimation des montants globaux des ristournes à partager : l’on se rappelle bien que la valeur de la part, à cette occasion-là, était largement en-deçà des espérances des camarades, ce qui a donné lieu à des contestations. Puis, après des  vérifications opérées par les services de la Recette Générale du Trésor (RGT), une responsable de cette structure avait finalement découvert le pot-aux-roses, ce qui a contraint le BEN/SNAT à réévaluer considérablement ladite part. Ayant visiblement tiré des enseignements de cet avatar, Yamoussa et sa bande prennent désormais la précaution de la calculer le plus tard possible, acculant ainsi les militants – qu’ils devinent coincés –, et annihilant du même coup toute velléité de vérification (et a fortiori de contestation) des chiffres, les camarades étant frénétiquement tenaillés par l’envie … d’émarger ;
  • il y a surtout la façon on ne peut plus étrange dont le BEN/SNAT octroie les ristournes aux agents. En effet, une grille est conçue à cet effet, en fonction des catégories et des niveaux de responsabilité des uns et des autres. Le changement de catégorie ne donne droit à une révision du montant dû qu’à la suite d’un reclassement effectif de l’agent. Et nonobstant ce principe, les membres du BEN/SNAT, au sortir de l’ENAM, en 2016, avaient revalorisé leurs parts, avant la signature de l’arrêté portant leur reclassement, en totale violation du principe sus-rappelé. Mais cela ne dérangerait pas outre mesure, si cette faveur était consentie à tous les camarades (militants). Que nenni ! En effet, en janvier 2019, une collègue de la DMAF, de retour de formation à l’ENAM, s’est vu refuser cette revalorisation, et ce en dépit de la présentation au BEN/SNAT, trois semaines avant l’échéance des ristournes, de l’arrêté portant son reclassement. Le « tort » de cette infortunée militante a visiblement été celui de ne pas être de l’obédience du BEN/SNAT ;
  • il y a enfin le cas des Chefs de service du niveau central de catégorie A2, à qui les princes du BEN/SNAT octroient 45 parts des ristournes, soit donc le nombre correspondant à leur catégorie, la responsabilité qu’ils exercent comptant, elle, … pour du beurre. La raison invoquée par le BEN est que ces Chefs de service, dont il a fait de véritables pestiférés, bénéficient d’indemnités (dont du carburant) liées à leurs … responsabilités, et qui sont donc censées compenser les 5 parts supplémentaires de ristournes qui leur sont refusées. Cette mesure ne s’applique pourtant pas aux autres responsables (Directeurs Généraux, Directeurs Nationaux, Comptables principaux, Fondés de pouvoir, Trésoriers Régionaux et même Départementaux) qui, au lieu de ne percevoir que les 50 parts dues aux cadres de la catégorie A1 en perçoivent plus, du fait, justement, de la … responsabilité qu’ils exercent. Pire encore, les Fondés de pouvoir des Régions – essentiellement de la catégorie A2 – perçoivent … 55 parts. Plus surprenant encore, les Contrôleurs Internes des Régions, bien que relevant de la Catégorie A2, et probablement, comme les Fondés de pouvoir, ont moins de poids que leur homologues du niveau central, perçoivent, eux aussi, 55 parts. Après investigations, il est apparu que cette part belle à eux faite, est due à leur statut d’appendices, et même de « nervis » du BEN. Ce qui traduit une injustice innommable. Last but not least, le BEN/SNAT a octroyé, il y a quelques mois, un bonus de trois (3) parts aux camarades auxiliaires. Geste a priori positif et empreint d’élégance, et qui serait à saluer s’il avait été posé dans la règle de l’art. Mais l’on a appris que ce « cadeau » du BEN/SNAT aux militants auxiliaires a été longtemps tenu secret, puisqu’il avait été l’aboutissement de longues négociations sous-terraines entre les deux parties. Tiens, tiens ! De telles cachotteries dénotent donc, si besoin est, des pratiques mafieuses dans lesquelles excellent les membres du BEN/SNAT. Et cela nous fonde à déduire que tout, en termes d’avantages, à la DGT/CP, se négocie avec la clique des Yamoussa. Ces nouvelles mœurs syndicales sont, de toute évidence, apparues au Trésor avec leur avènement à la tête du SNAT. Aujourd’hui, c’est avéré que le gang des Yamoussa a « le droit de vie et de mort » sur n’importe quel agent du Trésor. Pas étonnant donc qu’ils aient, il y a un an de cela, pris en grippe la Direction Générale qu’ils avaient vainement tenté de débarquer. Et à présent qu’il est clairement établi que le BEN/SNAT octroie ou ôte des parts à qui il veut, cela conduit légitimement et raisonnablement à s’interroger sur la « taille » exacte du bonus que les Yamoussa et compagnie s’auto-octroient. Il est pourtant loisible de s’en faire une idée, à partir du train de vie de pacha qui est le leur : ils se marient à tout va, construisent des logements à foison, et sur des standards ahurissants, pour des agents de l’Etat sans poste de responsabilités – même les soulards invétérés que compte le BEN/SNAT se sont construit des maisons, au grand étonnement (et au grand dam, surtout!) des militants, leurs revenus officiels étant à peine suffisants pour financer leur délinquance quotidienne démesurément coûteuse. Les frais inhérents à l’entretien du siège du SNAT (salaire de gardien, électricité et eau) ne sauraient, à eux seuls, expliquer – et encore moins justifier – les dizaines de millions que les membres du BEN/SNAT engrangent sur des années, au travers des ristournes. Un local (le siège), par ailleurs, inutile en termes de rentabilité, vu qu’il ne rapporte rien, à part peut-être aux membres du BEN qui s’y retrouvent chaque lendemain de paiement des ristournes pour se partager « leur butin » (les 6% prélevés), ou y rencardent des femmes, dans le cadre de chaudes partouzes et de bien d’autres orgies. C’est décidément la plus agréable des sinécures que d’être syndicaliste au Trésor ! Remarquez, plutôt : le « job » consiste tout simplement à se tourner le pouce au fil des mois, attendant le jour fatidique où l’on va faire main basse sur de gros sous appartenant aux militants, pour ensuite se volatiliser dans la nature et se les partager entre membres du BEN, tels de vulgaires bandits du Farwest, à la suite d’un juteux casse. Le temps de sécuriser leur magot, et voilà nos « vaillants syndicalistes » qui réapparaissent, croisant leurs victimes de collègues dans les travées du Trésor, sans une once de honte ou de vergogne dans les yeux. Et là, toujours plus boulimiques, ils reprennent leur sport favori qui est le racket des fournisseurs et autres créanciers de l’Etat qu’ils « aident » à se faire payer par les services dépensiers de l’institution, moyennant de faramineux pourcentages. Certains écrits parus sur les média sociaux, il y a environ un an, avaient déjà mis à nu le système institutionnalisé de rançonnage d’usagers des services du Trésor, conçu, développé et mis en œuvre par les membres du BEN/SNAT, avec la bénédiction de l’ancien Directeur Général, Zourkaleyni Souleymane, détenteur notoire d’une « palme olympique » (ou, si vous préférez, d’un Oscar) dans la catégorie « prédation de ressources publiques ». Et c’est seulement quand ils sont suffisamment repus d’argent que le membres du BEN acceptent de se faire nommer hors de leur « vache à lait », en qualité de comptables de Ministères et autres institutions de la République, si ce n’est dans les Représentations Diplomatiques et Consulaires. Entre-temps, le départ de Zourkaleyni a, fort logiquement, sonné le glas de ce redoutable système mafieux, même si l’on note quelques « poches de résistance ». Et c’est, justement, dans le cadre de cette résistance que certains membres du BEN/SNAT rechignent à rallier leurs nouveaux postes d’affectation qu’ils ont estampillés « coquilles vides », et donc, selon eux, à destiner à des agents lambdas (militants de base). Mais jamais aux « Princes du Trésor » ! Et les membres du BEN/SNAT sont confortés, dans leur posture de défiance, par certains hauts responsables de la DGT/CP dont ils ont, paraît-il, favorisé la promotion, le tout dans le cadre d’un échange de bons procédés. Ce sont, par exemple, ces soutiens haut placés dont ils jouissent, tant à l’interne qu’en dehors de la DGT/CP, qui ont jugulé la menace de l’audit de leur gestion qui avait, un moment, plané sur leurs têtes comme une épée de Damoclès. Mais pour sûr, ils ne l’emporteront pas au paradis. Ce n’est, en fait, que partie remise, leurs mentors n’ayant fait que retarder l’échéance.

Mais ces derniers temps, tout laisse croire que les membres de l’actuel BEN/SNAT songeraient à assurer leurs arrières, eu égard au caractère peu orthodoxe – et même scabreux tout court – de leur gestion émaillée d’innombrables impairs. Ils sont, en effet, en train de louvoyer afin de se ménager une « sortie honorable » de leurs deux mandats cataclysmiques, en se faisant remplacer par des « gars sûrs », c’est-à-dire à même de leur garantir une « retraite paisible » dans le réseau de la DGT/CP ou ailleurs. Leur modus opérandi, approcher certains camarades qui ont toujours véhémentement contesté leur gestion, qu’ils invitent, à présent, à fumer le calumet de la paix. Et en retour, ils leur promettent un legs de la conduite des affaires syndicales.

Tiens, tiens ! Ceci n’est pas sans nous rappeler la remise du flambeau qui a eu lieu au Congrès de Zinder de 2013, entre le BEN sortant et celui actuellement en exercice. Comme l’histoire se répète, dans la gestion du SNAT !  En tout état de cause, le BEN/SNAT est aujourd’hui tellement « juteux » et « rentable » qu’il suscite de plus en plus de convoitises. En effet, certains de nos collègues, qui sont loin d’incarner un modèle de vertu, sont en train de jeter leur dévolu sur le BEN, qu’ils se promettent d’ailleurs d’intégrer dès le prochain Congrès, histoire, disent-ils à qui veut l’entendre, d’aller, eux aussi, « taper dans la caisse », en comptant, bien entendu, sur l’impunité qui, ces dernières années, prévaut dans la gestion de nos affaires syndicales. Voilà la caricature à laquelle est aujourd’hui réduite la gestion du SNAT !  

Par Garba Mairigia (Tamtaminfo News)                                            

63 Comments

  1. Vous du BEN/SNAT, au lieu de perdre votre temps à faire semblant de chercher la source de cet écrit (il paraît que vous racontez avoir été jusqu’au siège de Tam-Tam Info, alors que vous le savez très bien que c’est archi-faux), vous feriez mieux de répondre aux principaux griefs qui vous y sont faits. Vous avez été épinglés sur plusieurs points (importants pour certains, graves pour d’autres), et c’est plutôt votre réaction que votre base attend. Parce que, vous vous en doutez bien, une absence de réaction de votre part aurait tendance à accréditer ce sinistre tableau dressé de votre gestion. La balle est donc dans votre camp, vous du BEN/SNAT.

  2. Au lieu de vous jeter en pâture, il serait mieux que vous vous retrouviez en ensemblée générale pour débattre de vos problèmes, c’est plus syndical.
    Si il ressort de cette assemblée générale que le camarade Yamoussa a calomnié le camarade Moumouni qui est un comptable sérieux, apolitique auprès de certaines autorités politiques pour l’accuser d’appartenir à un parti politique de l’opposition en vue de le remplacer sur l’instigation de l’ancien DGT/CP , zourkaleni, chassé du trésor pour incompétence ,
    C’est là où le syndicat doit sévir et montrer sa désapprobation à l’égard du ministre Bazoum Mohamed, si c’est vrai qu’il veut imposer à l’actuel DG du Trésor un collaborateur qui n’a aucun respect pour la hiérarchie.
    Le politique joue un jeux dangereux !
    Il ne peut imposer à un DG d’une régie financière un collaborateur et exiger de lui des résultats.
    Par rapport à l’argent détourné par Yamoussa avec la complicité de l’ancien DGT/CP, seule une enquête administrative peut éclairer les militants du SNAT, tout le reste c’est du bruit inutile.
    Notre souhait que le ministre Bazoum Mohamed qui dispose d’un réseau de renseignements vérifie bien avant de faire prendre certaines décisions qui seront regrettables pour la bonne marche des régies financières. Même si Massaoudou est parti, je pense qu’il y a un minimum d’etique qu’il faut respecter. Il y a l’avis du DG, et de son ministre de tutelle qui doivent compter et non celui d’un DG chassé pour incompétence.
    Évidemment, il faudrait vérifier toutes ces informations si le petit Yamoussa n’est pas en train de mener les cadres en bateau, en faisant croire qu’il a le soutien de Bazoum Mohamed dans son comportement d’indiscipline à l’égard de sa hiérarchie.
    Je pense qu’il faudrait que le politique joue franc avec les cadres. Le respect de la hiérarchie doit être de rigueur.

    1. On sent de la haine dans tes écrits, ça saute à l’œil. A ta place je ferai les choses à visage découvert. Comme cela tu seras guéri de ta haine. Allah ya shirya ka.

      1. Ah! Donc comme ça, vous du BEN/SNAT (puisque je sais que tu en fais partie), pour peu qu’on mette à nu vos pratiques viles et sordides, c’est qu’on éprouve de la haine contre vous?! Si ça se trouve, ce n’est même pas de la haine que les militants que nous sommes avons pour vous, mais de la pitié. Car cette façon que vous avez de chercher les postes à coups de coups bas et autres calomnies est tout simplement d’une bassesse et d’une lâcheté sans noms. Les chiens ne faisant pas des chats, on se rappelle que l’autre Yamoussa (ancien Payeur Général de sinistre mémoire) avait déjà mené le même type de démarches auprès du même Bazoum, il y a quelque temps de cela, pour calomnier ses collègues dont il voulait prendre la place. Il a, par exemple, « dénoncé » une dame (actuellement encore responsable au Trésor), à qui il a prêté une affiliation à la CDS de Mahamane Ousmane. Et pour étayer son propos et le rendre plus convaincant, il a dit à Bazoum que la dame en question était à ce point militante CDS et adepte de Mahamane Ousmane, que même les rideaux de son bureau et de son domicile étaient de couleur verte. C’est tout dire. Comme quoi, chez les Yamoussa, on ne se refait pas.

  3. Les camarades militants du SNAT, sans doute par ignorance, et un peu par naïveté aussi, ont battu le pavé, hier 1er mai, puis se sont retrouvés au siège du Syndicat pour faire ripaille à coups de méchoui faisandés. Ils en étaient revenus contents (voire satisfaits, en tout cas repus de victuailles pour certaines avariées), même si certains ont eu, par la suite, quelques ennuis gastriques, jouant ainsi le jeu des Yamoussa qui donnent l’illusion de bien remplir leur rôle de syndicalistes. Mais tout cela représentant quoi, à l’échelle des centaines de millions volés aux militants? Ressaisissez-vous et ouvrez les yeux, camarades. Ces mets de merde qui vous sont offerts une fois l’an, et subventionnés tant par la Direction Générale que par le Ministère des finances, vous reviennent cher. Excessivement cher!

  4. Bonjour les agents de la DGT/CP,je pense qu’il serait responsable pour vous et pour vos syndicalistes de trouver une solution à l’amiable et de laver le linge sale en famille.Nous sommes une famille,nous sommes de collègues.

    1. Détrompe-toi, mon ami. Aucun arrangement ne peut s’envisager avec d’aussi gros voleurs. Puisque ton « à l’amiable » suppose les absoudre des centaines de millions qu’ils ont volés à leurs collègues. Et trouves cela juste, toi?

  5. tout du genre humain peut changer d’un moment à l’autre à l’exception de son comportement digne de la source de sa matière grise cervicale .Sinon ce n’est pas étonnant si un agent du trésor qui a frauduleusement franchit sa carrière éducative de l’ENAM vient semer du massacre lucratif + humain au temps moderne ou la police veille sur tous afin de s’emparer d’un rang statuaire non mérité . En effet tamtaminfo selon nous connaitre le présent d’un individus revient à fouetter sa vie du passé et ce pourquoi sans détaille nous vous apprenons que nous connaissons bien les pratiques malsaines syndicalistes ainsi que leurs pairs d’agadez + dosso etc c’est juste que , avant d’être un homme avertit des fois on utilise autrui sans qu’il n’en prend conscience mais aussitôt qu’il découvre la vrai face de la traitrise sociale + économique + professionnel qu’il subit il brise les chaines de la manipulation dans l’espoir de faire ce qui parait mieux voir rationnelle pour lui comme nous démontre la réaction de zourkaleyni dans votre ouvrage ci dessus .
    Par ailleurs , le message que nous envoyons aux âmes sensibles lesquels ont de la peine lorsqu’ils témoignent des larmes + red gratuites couler sans cause noble sur le sol nigériens ou ailleurs c’est : << il faut beaucoup se méfier des individus qui ne sont pas reconnaissant de la vie qu'ils mènent car ils seront prêt à tout pour le matériel qui n'est qu'un bien éphémère terrestre mais , de les acceptées dans les sociétés tel qu'ils sont au nom du droit à la survie + épanouissement que nous octroi Allah.
    L'histoire de la vie se définie par complication : <>.
    La jeunesse consciente du Niger souhaite un bon rétablissement psychique à tout ceux salissent les noms d’autrui concernant les menaces verbales ou d’armes à feu afin de s’évader de leur injustice pour avoir faire travailler durement +gratuitement pendant 6 ans un jeune à l’aide d’un laisser passé semi familiale = tabarman koumgna annadé da hawka .
    Nous rendons hommage à l’activisme de l’ Administration interne + externe actuel du Niger car le système d’information renaissant de Zaki retrace les traces positives ou négatives empruntés sans partie pris de l’ensemble des citoyens pour une bonne gestion sécuritaire et c’est sa l’annonce de développement d’une nation quelconque = qu’Allah nous guide d’avantage ver la droiture

    1. Ah, ok!!! Donc comme ça, les Yamoussa ont fraudé depuis l’ENAM pour avoir leurs diplômes?! Ces individus sont des faussaires-nés, alors! Pas étonnant donc qu’il soit là à se débattre comme un beau diable pour obtenir un poste juteux. Et ainsi mieux voler.

  6. Après un tour dans le Groupe WhatsApp de la DGTCP, j’ai senti des camarades très désireux de se prononcer par rapport à ce papier, mais qu’ils sont visiblement freinés par le fait d’être exposés à travers leurs noms et numéros de téléphone. Je les invite donc à venir ici sur Tam-Tam Info où ils peuvent donner leurs points de vue sur le problème soulevé, tout en bénéficiant d’un anonymat. Sachez que c’est VOTRE cause, et que personne ne pourra la défendre à votre place, camarades. Vous avez là une occasion en or pour vous débarrasser de ces sangsues du BEN/SNAT, et surtout de leur exiger des comptes pour les centaines de millions qu’ils vous ont soutirés pendant des années. Mais commencez déjà par boycotter leur défilé de demain (1er mai), ce sera déjà un premier signe de désaveu. Du reste, je ne vois pas comment eux-mêmes peuvent aller défiler la tête haute, alors que le monde entier est aujourd’hui informé de leur rapine contre leur base.

    1. Hey ce n’est pas sur whatsapp our sur tamtaminfo qu’il faut régler le problème. Si vous êtes garçons comme disent les ivoiriens, il faut allez à la fête de demain à leur siège pour leur dire la vérité à visage découvert. Sinon vous n’êtes qu’une bande de lâches poltrons. Pensez vous que c’est avec des tracts qu’il faut les combattre? C’est vos propres collègues, pourquoi vous avez besoin d’anonymat pour leur dire la vérité?

      1. C’est des coupeurs de têtes, ces syndicalistes du Trésor, il parait. Leurs collègues ont donc probablement peur de les prendre à partie à visage découvert.

      2. Le fait est que le personnel de la DGT/CP est compartimenté en 3 classes:
        – les anciens, parmi lesquels on dénombre d’anciens syndicalistes, qui tendent vers la retraite, qui sont un peu blasés et résignés, qui souffrent des affres du BEN/SNAT, mais qui n’osent pas engager une lutte qu’ils estiment probablement ne plus être de leurs âge;

        – les jeunes qui sont à l’aube de leur carrière, facilement impressionnables, et qui sont actuellement mystifiés par le gang des Yamoussa. Cependant, il y a quelques têtes brûlées parmi eux, qui, compte tenu de leur tempérament contestataire, se sont invités au banquet des Yamoussa contre leur silence;

        – Entre ces deux catégories, se trouve incrustée celle de Yamoussa et compagnie. Elle se joue allègrement des deux autres, et arrive ainsi à passer entre les gouttes depuis 6 ans. Mais 6 ans ça suffit, nom de Dieu! Après 6 ans de gabegie, y en a plus marre, camarades!

  7. A mon avis, c’est la Direction générale du Trésor qui est la principale coupable dans la situation ainsi créée. Sinon, comment comprendre qu’elle ait jeté comme ça en pâture, les intérêts des agents à d’aussi indélicats syndicalistes? Bon, à moins, bien sûr, qu’elle soit de mèche avec le BEN/SNAT. Et cela m’étonnerait beaucoup, à en juger par les rapports peu cordiaux (voire houleux) qu’il y a toujours eu entre les deux parties.

  8. Camarades, si vous avez un problème de confiances avec vos responsables syndicaux, les textes vous donnent les droits de demander au ministre de tutelle de diligenter une enquête, ou au procureur de la république d’ouvrir une information judiciaire pour situer les responsabilités et vous rétablir dans vos droits.
    J’ai l’impression que cette équipe de Yamoussa constituée des véritables gangsters, des grands voyous.

    1. Mon frère si le procureur de la république va rentrer dans les affaires des syndicats au Niger, je crois qu’il aura tellement de boulot qu’il laissera les autres justiciables. Affaire de syndicats là, il faut laisser la base gérer ça. Le mieux peut-être c’est de rendre obligatoire l’élection des membres des différents syndicats. Chaque agent aura son bulletin de vote. C’est la meilleure façon de bien contrôler la gestion de nos syndicalistes et éventuellement de les sanctionner.

      1. En voilà une bonne proposition! Et c’est comme si tu savais, mon frère, qu’au SNAT, seul les délégués des Régions (au nombre de 7 ou 8) votent. C’est donc facile de les corrompre, surtout avec la surface financière dont disposent les actuels membres du BEN. En revanche, corrompre plus de 700 militants disposant d’un droit de vote relève de la pure utopie. Cette réforme du système de vote est plus que nécessaire au SNAT, si, en tout cas, les militants tiennent à stopper la dérive et l’hémorragie financière qui va avec.

      2. Ce qui est demandé au Procureur c’est de pencher sur cas grossier de dilapidation de ressources publics, ou un cas patent d’abus de biens sociaux – c’est selon la façon dont il voudra qualifier les faits – en vue de rendre justice à des pauvres militants dés(abusés).

  9. Donc au trésor, les agents se partagent chaque mois 300 millions entre eux en guise de ristourne. Soit 3 milliards 600 millions l’année. Honnêtement vous et votre syndicat vous vous foutez des gens. Maintenant que vous avez des problèmes avec votre syndicat, les nigériens vont tout savoir de vos privilèges. Je ne pense pas que ces frondeurs rendent service aux agents du trésor en publiant ces informations. Et puis si vous êtes courageux, il faut affronter ces syndicalistes en face et non via internet. Faites un plaidoyer au niveau de la base pour éventuellement prendre leur place. Ce n’est pas seulement au trésor que les syndicats se comportent ainsi. Si on vous dit ce que certains syndicalistes font ailleurs, vous allez trouver que les vôtres sont des anges. Messieurs les frondeurs ce n’est pas en étalant tous les privilèges des agents du trésor sur la place publique que vous allez régler les choses. Il faut changer de méthode de lutte.

  10. Hé, camarades! Réveillez-vous, vraiment! Savez-vous qu’au mois de décembre 2018 et janvier 2019, le BEN a prélevé sur nos ristournes 6% de plus de 300 millions à chaque fois? Si vous faites un petit calcul, vous vous rendrez compte que sur ces seuls deux mois, ils ont encaissé (puis se sont partagé) quelques 40 millions de nos francs! Dans quel syndicat se sucre-t-on autant dans ce pays? Et tout ça pour quoi? A quoi nous sert, au juste, ce syndicat de merde? Elire des gens juste pour se faire voler par ceux-ci, c’est à croire que les agents du Trésor ont un côté masochiste, c’est-à-dire qu’ils prennent du plaisir dans le supplice auquel ils sont soumis.

    1. C’est vrai que plutôt que d’avoir un tel syndicat inutile (et même nuisible), vaut ne pas avoir de syndicat du tout. Au moins dans ce cas, les dizaines de millions qu’ils nous volent nous seront désormais partagés.

  11. Camarades, pensez-vous vraiment que les membres du BEN puissent autant nous voler sans la complicité de certains responsables de la DGT/CP? La dame qui avait une fois désamorcé un grand vol préparé par les syndicalistes, pourquoi n’a-t-elle plus rien démasqué depuis? Or, il est clair que ces gars-là n’ont pas changé leur manière de faire. Ou bien ils ont réussi à lui « fermer la bouche »? On sait, par ailleurs, que c’est son prédécesseur qui, sous la menace des Yamoussa, n’a pas pu parler au Congrès d’Agadez de 2016, alors même qu’il était membre de la Commission de Contrôle Administratif et Financier (CCAF). En effet, avec tout ce qu’ils prélèvent chaque mois sur les ristournes, les membres du BEN/SNAT peuvent acheter tout le monde, afin de mieux nuire aux intérêts des militants.

  12. Mais où se trouve la Direction Générale dans tout ça? Comment a-t-elle pu laisser une telle situation s’installer? Comment a-t-elle pu ainsi sacrifier les pauvres agents de la DGT/CP qui sont pourtant les collaborateurs sur qui elle compte? Ou bien le syndicat est trop fort pour elle? Cela ne m’étonnerait pas, quand je me rends compte que cette situation prévalait depuis l’époque de Hassoumi Massoudou qui était le patron de tout le monde au MF. Et j’ai comme l’impression qu’il avait lui-même (Hassoumi) eu peur du BEN/SNAT. Et dans ce cas-là, les pauvres agents du Trésor n’auront qu’à s’en remettre à Dieu pour qu’Il les débarrasse de cette gangrène de syndicalistes véreux.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Check Also

À propos de l’arrêt N°06/CC/MC du 28 juillet 2020

Cette démarche de l’assemblée nationale est inopportune . Il semblerait que tous les…