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Lettre au Ministre de l’Enseignement Primaire de l’Alphabétisation…

Après l’opération d’évaluation des enseignants du cycle primaire et les résultats qui en sont issus, un compatriote tout en félicitant le Ministre Marthé pour cette grande première, fait des propositions souvent pertinentes pour sortir l’école nigérienne des sentiers battus. Pour lui en effet, « le premier problème de l’école au Niger n’est autre que la qualité des hommes et non les infrastructures. Oui, lorsque la compétence du formateur est établie, autant sur une natte que sur un banc en teck, dans une classe en béton ou sous un palmier, l’apprentis aura la faveur et l’aisance de l’acquisition du savoir de son maître »…

Monsieur le Ministre, eu égard à l’importance du sujet, souffrez que je ne trouve pas le temps de m’attarder sur les salutations d’usage. Néamoins, je vous dois un « bravo » pour votre courage et abnégation quant à la décision et à la réalisation de cette opération d’évaluation des enseignants de votre tutelle. Voilà donc achevée cette opération, avec les résultats que vous connaissez et que vous avez d’ailleurs annoncé au pays tout entier.

Alors, guère erronné il ne serait de dire que : désormais le diagnostic est effectif et le mal est cerné. Dès lors, il est évident que les Nigériens attendent le remède à appliquer. Oui, la solution efficiente et pérenne à ce problème crucial. Loisible il m’a été d’ouïr d’aucuns parler de recyclage dans les écoles normales. Hum !

Qui ou que va-t-on recycler? Sachant bien que ces écoles n’ont pour vocation frontale que l’enseignement des techniques de transmission du savoir, on peut considérer, derechef, que par cette option seule ne résoudrerait pas le problème. En effet, à quoi servirait l’octroi de la technique de transmission du savoir à quelqu’un qui n’a pas un échantillon de savoir sur lui ? Sur un scala de 0 à 10 à quel niveau situeriez vous son aptitude à comprendre et assimiler les cours dans ces écoles(même conçues sur mesure) ?

Oui, Monsieur le Ministre, nous ne parlons pas encore de la qualité des futurs formateurs des formateurs…Oui vous avez raison : un vrai casse-tête dont je ne vous envie pas la gestion !

Bien entendu, une poignée des retenus de cette évaluation serait en mesure de faire « l’affaire » mais, quel sera l’état de rapprochement entre le ratio de l’offre qu’elle constitue et le besoin réel, en mettant le tout sur le diapason du temps et des moyens financiers? Monsieur le Ministre, que se dise ce qui veut ou peut se dire, l’initiative de cette évaluation est louable, nécessaire et même salutaire, par elle, vous avez amené la question de l’école nigérienne (au Niger ? ) à un tournant décisif, comme cela ne l’a jamais été durant ces 30 dernières années.

Maintenant, il vous appartient de parachever cette œuvre en lançant un assaut aux étapes prochaines. Ce qui consiste à trouver des remplaçants aux remerciés et améliorer la qualité des repêchés. Seulement, comment allez vous vous y prendre ? Avez-vous le temps en votre faveur ? Disposez-vous de moyens conséquents à cet à-faire ? Une fois de plus, j’avoue ne pas vous envier cette situation et j’ai même la chaire de poule en pensant à tous ces ignorant-diplômés de notre administration sur les services desquels vous comptez pour apporter un traitement idoine et définitif à la question.

Oui, Monsieur le ministre, je suis pas sûr de compter parmi ceux qui nourrissent de l’enthousiasme à vous dire bonjour chaque matin mais, je dois à ma conscience la gratitude de vous reconnaître la paternité d’une œuvre d’anthologie, salvatrice pour l’école de notre pays. Vous avez compris , à temps, que le premier problème de l’école au Niger n’est autre que la qualité des hommes et non les infrastructures.

Oui, lorsque la compétence du formateur est établie, autant sur une natte que sur un banc en teck, dans une classe en béton ou sous un palmier, l’apprentis aura la faveur et l’aisance de l’acquisition du savoir de son maître, et ce n’est pas vous qui me direz le contraire. En laissant mon patriotisme prendre le pan sur mon état de profane en matière d’administration et de contorsions diplomatiques, je me permet de vous faire ici quelques suggestions qui ont la prétention d’être ma contribution à la collecte de solutions et mesures palliatives :

la mobilisation (pour guerre contre la médiocrité ?) sans délai d’enseignants retraités encore aptes à dispenser des cours…c’est le cas pour dire que « l’avenir de l’école nigérienne est dans son passé. »

-prise de contact avec certaines chancelleries (tel que Cuba par exp.) aux fins de mettre à notre disposition des enseignants volontaires pour servir chez nous et combler le gap pendant que nous formons les nôtres. La barrière de la langue d’enseignement se verra surmontée par la création de centres de bain linguistique au profit de nos hôtes là où cela s’impose.

En effet , cette pratique a déjà été expérimentée au Niger avec le Peace corp; un service de volontaires américains dont vous avez, certainement, souvenance, Monsieur le Ministre. C’est donc sur ces mots, Excellence, que je vous quitte, tout en vous priant d’accepter mes patriotiques considérations.

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Ike Aboubacar Samuel (Contribution FB)

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52 plusieurs commentaires

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  2. Chers frères, quand on est pas du domaine il faut éviter de se ridiculiser en parlant des choses qu’on ne maîtrise pas. Il faut être naïf pour penser que cette évaluation a été un vrai contrôle de l’efficacité des enseignants. D’abord les épreuves ont porté exclusivement sur le programme de CM: les enseignants qui tiennent les autres niveaux sont alors lésés, surtout ceux qui sont au PRESCOLAIRE, leur programme n’a rien à voir avec les épreuves proposées. Ensuite l’efficacité de l’enseignant se mesure en classe, lorsqu’il est face à ses élèves. Donc un enseignant peut avoir 16/20 à l’issue de cette évaluation et ne rien valoir en classe, tout comme une éducatrice du préscolaire peut avoir 2/20 et être très bien en classe.
    Vous me donnerez raison à l’épreuve des faits, lorsque vous constaterez que la recherche de la qualité n’est pas l’objectif recherché.

    • Cher frère, arrête de nier l’évidence, le niveau de certains enseignants est minable et tu le sais.
      Quand un instituteur ne sait pas combien il y a de mètres dans un kilomètre, ni faire l’opération 30-18, il doit lui-même à l’école et c’est tout!!!!!!

  3. C’est parce que nous n’avons pas confiance à la qualité de nos ressources humaines (notre personnel de santé ) que les gens préfèrent aller se faire soigner au Maroc et en Tunisie
    C’est parce que nous n’avons pas confiance à nos ressources humaines (nos enseignants) que des parents nigériens sont pressés d’envoyer leurs enfants se former à l’étranger… même pour des filières qui existent chez nous;
    Pourquoi même pour se nourrir, s’habiller… le nigérien préfère les produits venus du reste du monde?
    Devons continuer comme ça?

  4. Nous devons faire très attention dès qu’il s’agit des secteur de l’éducation et de santé.
    Pour la simple raison qu’ici on agit sur des êtres humains.
    Un enseignant ou un infirmier mal formé est un danger public.
    Inutile d’ajouter que la promotion de ces deux secteurs est vitale pour le développement économique et social d’un pays.
    N’est-ce le délabrement de ces secteurs qui explique notre mauvais classement dans le concert des nations en termes d’Indice de Développement Humain?
    Je m’étonne donc de toutes ces déclarations contre la réforme de notre système éducatif.
    On aime le Niger ou on l’aime pas. C’est ça la question…

    • LIRE: n’est-ce pas le délabrement….

    • C’est justement parce que nous n’avons pas confiance à la qualité de nos ressources humaines que les gens préfèrent aller se faire soigner au Maroc et en Tunisie
      C’est justement parce que nous n’avons pas confiance à nos ressources humaines que des parents nigériens sont pressés d’envoyer leurs enfants se former à l’étranger… même pour des filières qui existent chez nous;
      Pourquoi même pour se nourrir, s’habiller… le nigérien préfère les produits venus du reste du monde?
      Devons continuer comme ça?

  5. En clair voici les termes du débat
    Les réformes étant urgentes et nécessaires à tous les niveaux que faire?
    Pouvons-nous cesser nos politiques d’évitement?
    Avons -nous le courage d’avancer, d’affronter les obstacles ?
    Sommes-nous prêts à supporter les sacrifices que ces réformes demandent?
    Sommes-nous prêts à dire non à ceux qui nous donnent des miettes pour nous conduire dans le gouffre?
    Sommes-nous prêts à oublier nos petits privilèges, les petits intérêts de nos petites organisations (syndicats, partis politiques, société civile…) pour ne mettre en avant que les intérêts du Niger?
    Sommes-nous tous prêts à aller jusqu’au sacrifice suprême (comme le font nos frères et sœurs des FDS) pour éviter à notre pays de sombrer dans le chaos ?
    L’histoire économique récente montre que le sous-développement n’est pas une fatalité. Et qu’aucun défi ne peut résister à un peuple qui regarde la même direction.

  6. Pour une fois ,un débat constructif avec des propositions sans injures futiles
    Merci mes parents

    • Merci à toi.
      Mais attends la fin. Car avec les nigériens on ne peut être sûr de rien.
      Le jour où nous allons cesser de nous insulter, pour orienter nos énergies dans des directions harmonieuses, constructives, nous deviendrons un exemple à suivre pour toute l’Afrique

  7. A Mr Abdoulaye
    Les réformes imposées par le FMI ont été négatives même sur le plan économique.
    Savez-vous que pour le Niger, la décennie 90 -2000 est appelée décennie perdue? Et même la banque mondiale et le FMI la considèrent comme telle…
    C’était des souffrances gratuites imposées aux populations nigériennes.
    Toutefois nous devons apprendre à voir notre part de responsabilité dans ce qui nous arrive.
    Accuser toujours les autres d’être les seuls responsables de notre sort est irresponsable.
    Nous avons notre part de responsabilité car:

    1. Nous n’avons pas toujours su créer les conditions de paix sociales et de stabilité susceptibles de nous permettre de jeter les bases de développement de notre pays. Ainsi le Niger est en campagne électorale permanente. Cela dure depuis la conférence nationale
    2. Nous n’avons pas toujours su défendre les intérêts supérieurs de notre pays dans les négociations. Exemple: certains pays ont catégoriquement rejeté les réformes visant à sacrifier l’avenir de leurs enfants. Nous nigériens avons accepté docilement tout ce que nous demandaient les bailleurs de fonds, y compris le génocide de nos enfants. Pourquoi? Pour avoir quelques miettes à détourner et à calmer un front social en constante ébullition. Exactement comme aujourd’hui.
    3. Nous n’avons pas encore compris qu’un régime politique doit être au service du développement économique. Or chez le nigérien la démocratie c’est dire ce que l’on pense, même si c’est pour jeter de l’huile sur le feu.
    4. Nous n’avons pas encore compris que la démocratie doit être au service du développement. Comment peut-on un vrai citoyen si pour 100 FR on peut vendre son bulletin de vote ?
    5. Nous n’avons pas encore compris que personne ne fera le développement du Niger en dehors de notre volonté.

    • Mr Haba Kouma,

      Je suis tout-à-fait d’accord avec votre analyse, certes je nuance un peu sur l’économie: je pense aux transports en bus par exemple où avant la privatisation le service était très mauvais (la SNTN!!!)et parfois je me dis que si la Nigélec avait été privatisée nous n’en serions peut-être pas là où nous en sommes.
      Mais, globalement, comme vous, je nous pense responsables de nos problèmes pour toutes les raisons que vous citez et auxquelles je souscris. Une chose, en tous cas, me parait certaine, un pays ne peut se développer qu’en éduquant ses enfants, qu’en les formant à haut niveau dans toutes les disciplines et là, nous sommes très loin du compte et c’est très inquiétant.

      • Ok Abdoulaye
        Sauf que la SNTN a été privatisée et elle est morte dans les mains d’un privé.
        Je reconnais que nos entreprises de transport sont performantes. On dit qu’elles sont les meilleures de la sous-région. La Nigelec, la Sonidep, NigerTélécom doivent dégager des bénéfices pour verser de l’argent dans les caisses de l’Etat. Je suis triste de voir les choses se passer autrement.
        Mais cela ne veut pas dire que les sociétés d’Etat ne peuvent être mieux gérées. Aujourd’hui Ethiopian en se classant parmi les meilleures compagnies aériennes du monde fait la fierté de toute l’Afrique.
        Des pays africains, même parmi nos voisins ont des sociétés de téléphonie qui marchent et qui génèrent de l’argent au profit du trésor ce qui permet à l’Etat d’accroitre ses capacités d’intervention.
        Chez nous les cadres nommés à la tête des société d’Etat ont apparemment d’autres missions….

  8. Si je vois qu’il y a encore des nigériens qui sont contre la réformes de notre système éducatif je me qu’il nous arrive la pire des choses qui peuvent arriver à un peuple, à une nation, à un pays: manquer d’ambition pour ses propres enfants.
    C’est dire que nous avons choisi les ténèbres à la lumière
    Nous avons choisi la lâcheté au courage
    Nous avons choisi l’indignité à la dignité
    Nous avons choisi le déshonneur à l’honneur
    Et le comble est que nous n’avons honte de rien.
    Qui parlaient de nègres rieurs, indolents et insouciants?

  9. Une question et une seule:
    Est-il donc vrai que les nègres sont incapables de construire quelque chose de grand ensemble?

    Aujourd’hui nous sommes au bord du gouffre dans tous nos secteurs (sociaux, politiques et économiques).
    Le besoin des réformes est général.
    Et les reformes sont douloureuses
    Les nigériens ont appris à détruire au lieu de construire
    Les nigériens aiment plus leurs partis leurs leaders que leur pays
    Les nigériens préfèrent le confort du quotidien que de regarder les difficultés de l’avenir
    Les nigériens préfèrent leur démocratie de la zizanie pour s’insulter au lieu de penser au développement.
    La pauvreté est un choix que nous avons collectivement fait.
    Pour rappel Développement = cohésion = unité = discipline = ambition = dignité.

  10. Pauvre Niger, pauvre pays, pauvre peuple.
    On ne s’entend sur rien
    Notre destin nous échappe
    Nous vivons au quotidien,
    Nous sommes un peuple sans ambition
    Nous passons le plus clair de notre temps à nous insulter, à nous haïr
    Nos enfants et leur avenir ne constituent plus notre préoccupation
    Nous comptons toujours sur les autres oubliant tout ce qu’ALLAH nous a donné comme potentialités
    Et nous sommes réduits à compter sur des peuples moins dotés que nous en ressources.
    Pauvre Niger, pauvre pays, pauvre peuple.

    • Hélas, j’ai bien peur que tu ais raison à tous les niveaux. Seule, notre capacité d’autodestruction semble être efficace. Pour le reste, nous palabrons au mieux pacifiquement, au pire en nous insultant, mais dans les deux cas le résultat est le même, nous restons immobiles alors que le monde avance et que nous nous faisons du surplace (ou bien nous passons la marche arrière comme dans l’éducation).
      Qu’Allah nous assiste.

  11. TU AS PARLE ET ON SENT QUE TU ES SINCERE MAIS MALHEUREUSEMENT TU AS FAIT FAUSSE ROUTE DANS TA PROPOSITION DE SORTIE DE CRISE…..MAIS TOUJOURS EST IL QUE C EST TA CONTRIBUTION ET PERSONNE NE PEUT AVOIR LE MONOPOLE DE PROPOSITION.NOUS DEVONS CHACUN FAIRE DES PROPOSITIONS DE SOLUTIONS ET DE LA ON PEUT TRIER ET PARVENIR A UN RESULTAT SATISFAISANT.
    PLUTOT ON DOIT ANALYSER A FOND LA SITUATION CAR IL Y A BEAUCOUP D ERREURS FAUTE DE SAVOIR LE VRAI CONTEXTE ET LA VRAIE RAISON DE TOUS CES PROBLEMES…..
    D ABORD ON NE DOIT REJETER PERSONNE ON DOIT TOUS LES RECUPERER ET LES CAPITALISER…..A TRAVERS DES PROGRAMMES DE RECYCLAGE.

  12. Salam,

    Bravo M. le Ministre. Les résultats m’ont trop surpris. Je disais avant leurs prononciation que tout enseignant qui n’obtient pas 15/20 doit partir, mais hélas, le niveau général n’atteint pas celui d’un élève moyen du CM2.
    Pour redresser un peu la situation:
    1. débouter tous ces faux syndicalistes, en réalité des SCANDALISTEs qui pour leur propres intérêts créent des Syndicats pour détourner les cotisations et abandonner la craie pour presque ne rien faire. ILS DOIVENT TOUS ALLER SUR LE TERRAIN. je propose au GOUVERNEMENT de fournir à tous les enseignants un formulaire pour inscrire le non du syndicat auquel ils appartiennent afin de dissoudre tout syndicat qui ne possède pas 10% des effectifs.
    2. Faire un état des lieux et détecter tous ces enseignants/chargés d’enseignement qui n’ont jamais, je dis bien jamais tenu une classe pendant 1 jour.
    3. retenir la proposition de la majorité qui consiste à imposer aux autorités et aux SG des syndicats des enseignants à inscrire leurs enfants dans les écoles publiques. Je ne sais pas s’il existe un SCANDALISTE qui ait son enfant dans une école publique.

  13. Au milieu des années 1990, le FMI et la Banque Mondiale ont imposé la privatisation aux pays africains.
    Si celle-ci a été plutôt positive pour l’économie, elle se révèle aujourd’hui catastrophique dans l’éducation.
    La scandaleuse mise à la retraite d’office des enseignants bien formés pour les remplacer par des contractuels d’un niveau minable nous conduit aujourd’hui à la catastrophe que nous constatons.
    Nous avons une population très jeune, mal scolarisée, mal éduquée qui va nous poser, c’est certain, de gros problèmes.
    Aujourd’hui, pour développer notre pays nous aurions besoin de jeunes ayant suivi avec succés des cursus scolaires de haut niveau et,de plus, avoir une population plus large ayant un bon niveau de formation.
    Nous n’avons ni l’un, ni l’autre. A nous de redresser la barre et de relever le défi, pour cela il faut un effort long et coordonné par un l’état. En sommes nous capables?????

  14. C’est bien de proposer mais il faut être objectif, les problèmes sont connus depuis longtemps, c’est l’application des recommandations au Niger qui fait défaut, on a toujours fat des belles propositions mais la mise en oeuvre pêche. Je suis profane du système mais je pense qu’il faut revenir à l’ancien système, et cette baisse de niveau est orchestré par ceux qui ne veulent pas qu’on avance avec la complicité de nos dirigeants, je parle de l’occident (FMI et BM). C’est eux qui ont proposé de mettre les gens à la retraite, c’est eux qui ont proposé le recrutement de contractuels, c’est eux qui ont amené l’ajustement structurel pour démanteler notre système.
    La solution selon moi:
    1. Gérer mieux nos ressources afin de mieux financer l’éducation (diminuer le train de vie du gouvernement, de l’assemblée nationale, de nos EPA),
    2. Du primaire au lycée, que les enfants du PRN aux paysans fréquent l’école publique (c’est par ce que les enfants des dirigeants ne sont pas dans le public qu’ils s’en foutent, Mr Marou ministre de la justice avait fait la même proposition quand il était à la société civile, je l’ai suivi à un débat sur l’éducation),
    3. Introduire l’enseignement en langue nationale dans les programmes,
    4. dépolitiser le système (la création des écoles, les affectations, les nominations),
    5. Qu’il y ait une continuité (faire un programme éducatif sur 50 ans et constitutionnalisé avec la participation de tous les acteurs, il ne faut pas que chaque gouvernement amène son programme en balayant les acquis, on n’invente pas la roue, on l’améliore),
    6. Un changement de mentalité de tous les acteurs, personne ne viendra développer le pays à notre place (on a eu les togolais, les dahoméens, on en veut plus d’autres nationalités. on a suffisamment de compétences pour nous prendre en charge).
    7. Créer des internats là où le problèmes de tuteurs se posent (c’est l’un des plus grands problèmes en brousse qui conduit aux abandons scolaires).
    C’est ma modeste contribution!!!!

    • Je suis tout-à-fait d’accord avec cet éclairage, sauf sur le point 6. je pense qu’au contraire nous avons besoin aussi de compétences venant de l’extérieur du Niger.
      En matière d’enseignement et surtout pour le supérieur nous ne devons pas nous refermer sur nous. A mon avis…

  15. Kay écouter moi!!! L’évaluation doit être de mise désormais dans tous les secteurs et dans tous les ministères (gérer par le statut général de la fonction publique et consacré par son décret d’application).
    Ca ne sert à rien de créer de textes par ci et par-là et les laisser sans être appliquées à cause des considérations politiques ou du fait du manque de volonté politique, du laisser-allé de l’administration (chacun fait ce qui lui semble bon) ou recrute du tout et du rien. Et les autorités le savent très bien, la fonction publique le sait très bien : l’évaluation est prévue par les textes en vigueur, seulement, cela est resté comme lettre morte (désuétude).
    Depuis combien d’années parle-t-on de la mise en route de la gestion axée sur les résultats (GAR), combien de séminaires, ateliers, tables rondes, conférences, réunions, renforcement des capacités et que sais-je encore furent organisés sur cette question et jusque-là rien. Donc il faut même saluer le Ministre Daouda Marthé pour son courage d’évaluer cette catégorie d’agents de l’Etat. C’est dans l’intérêt de tous.
    Donc nous demandons l’évaluation de tous les agents de l’Etat sans exception et l’application de la gestion axée sur le résultat. Nous appelons le PR et son PM à leur sens de responsabilité et cela dans l’intérieur supérieur de la nation, la mise en application de ces recommandations. Oui, même les Ministres seront évalués.

  16. La baisse de niveau des eleves nigeriens revient a leurs parents qui ont accepte ,des annees durant a acheter, leurs diplomes(certains parents),et ce,au detriment de l excellence.on a passe tout notre temps a faire de la poltique.a acheter des places publiques moyennant de pots de vin .partout c est la corruption qui s est instalee au detriment du travail bien fait

  17. Monsieur meme les membres de ce plethorique gouvernement s’il faut les tester sur la bande des 43 ministres peut etre que seuls 15 reussiront le test. Alors qu’attend le president Issoufou pour les tester aussi

  18. A ce que je sache les enseignants -chercheurs de toutes les universités du Niger sont évalués pour chacun d’eux par un organisme international le CAMES pour passer de grade en grade et devenir maître-assistant, Maitre de conférences ou professeur titulaire.Tant qu’ils ne font pas de publications ils restent simples assistants avec leur thèse de doctorat. Ne faites donc pas de confusion Cher ami.

  19. ces propositions ne cadrent pas du tout avec les réalités de notre pays:
    s’il faut se référer aux résultats, seuls moins de 12000 de nos enseignants sont aptes à continuer le travail. Alors comment pourrions-nous combler ce gap de plus de 40 000 enseignants avec les retraités et les enseignants cubains. A mon humble avis, il faudra plus revoir notre système éducatif; c’est une lutte à long terme. On pourrait peut-être envoyer les envoyer par vague à l’école normale sur un certain nombre d’années et faire appel aux partenaires pour le renforcement de leurs capacités; certes certains d’entre ces enseignants doivent tout simplement être remerciés; mais vos propositions ne sont pas dans les cordes de notre pays.

  20. A quand l’évaluation des enseignants CHERCHEURS…?

    • Bien vu
      Pour l’heure ils passent leur temps à s’occuper de leur petits privilèges à travers des grèves perlées. Comme leurs étudiants…
      Et quand ceux qui doivent être la lumière nous tirent vers les ténèbres, il y a problèmes.

  21. chaque ispection du niger est rempli des enseignants qui entre les bureaux et sont sans bureau: ça ce ne pas des retraités mais des féneants qui ont oublier qu’ils ont été enseignés. S’il ne peuvent pas enseigner, ils peuvent encadrer labas dans les villages réculés et alors% SVP aidez Marthé

  22. L’école publique est en voie d’être morte ; elle est même en râle. Seulement, aucun politicien n’a le courage de le dire clairement aux élèves et à leurs parents, au risque de perdre son électorat. Tout comme la Santé, l’Education souffre du syndrome du négoce ! Aujourd’hui, le « nègre » paye lui-même son aliénation ! (chapeau au colon civilisateur). Le précepteur est beaucoup plus préoccupé par le portefeuille du père de l’élève que de la jeune âme qu’il va éduquer ! Ainsi, des « minables » peuvent attribuer des notes et des diplômes immérités à ces « fils à papa » (que peut valoir un enseignement vendu ?). De même pour la Santé : le lambda qui est sans le sou n’oserait même pas se présenter devant un centre de soins, car rien que voir le médecin lui est dorénavant interdit ! Il peut même mourir à la devanture, qu’importe ! Ou, s’il ose se débrouiller à la « pharmacie par terre », le cartel des officines s’insurge et dénonce ! Quel monde ! Quand le croque-morts se frotte les mains, c’est que son business marche : « il y a assez de morts » ! Idem pour le système de santé et son pendant des pharmaciens ! Quand les malades sont nombreux, ça marche pour les cliniques et les pharmacies ! C’est la triste réalité ! Pourtant, ce 2 secteurs sont des domaines de vocation où on ne rentre pas pour s’enrichir ! Des domaines où ne devrait point recruter le premier « minable » qui se présente ! La réalité est têtue, mes frères et ceux qui prétendent conduire nos destinées, ont du pain sur la planche !

    • Parfaitement d’accord avec votre constat.
      C’est dire que les réformes sont urgentes, nécessaires à tous les niveaux si nous voulons sauver notre pays.
      Mais avons le courage?
      Sommes-nous prêts à supporter les sacrifices que les réformes demandent?
      Sommes-nous prêts à dire non à ceux qui nous donnent des miettes pour nous conduire dans le gouffres?
      Sommes-nous prêts à oublier nos petits privilèges, les petits intérêts de nos petites organisations (syndicats, partis politiques, société civile…) pour ne mettre en avant que les intérêts du Niger?
      Sommes-nous tous prêts à aller jusqu’au sacrifice suprême (comme le font nos frères et sœurs des FDS) pour éviter à notre pays de sombrer dans le chaos ?

  23. C’est du n’importe quoi. Un examen c’est un examen les bons peuvent échouer et les mauvais admettent. Ces contractuels sont des fonctionnaires gérés par le statut général de la fonction publique. C’est comme si on teste tous les fonctionnaires pour garder leurs postes d’emploi. C’est clair la justice a été complice de cette mascarade. le Ministre bien que Docteur en reprenant son BAC ou CEPE de son époque il pourrait à échouer. Ce n’est pas une affaire d’opposition, il s’agit du respect de la loi et la bonne justice.

    • Il faut saluer le courage du ministre car il s’agit d’un problème bien que réel est devenu taboo parce que la politique n’est pas loin. Le ministre doit courageusement continuer. Tous ceux qui n’ont pas le niveau d’enseigner doivent être remerciés. Pas d’autres solutions.

    • je réponds à Monsieur RIEN? Il faut voir le coté positif de cette initiative: elle a permis de mettre hors d’état de nuire des centaines d’enseignants voleur de diplômes! Imagine tu confie l’éducation de ton enfant à un individu qui ne sait même pas écrire son nom. il est là pour enseigner parce qu’il a voler un brevet. Alors l’avenir de ton enfant sera ténébreux. Le ministre est venu en chérif et l’écarté du système à travers l’évaluation, voie légale les faux enseignants. Alors Monsieur Rien comme j’ai constaté que tu sais écrire une pensée, je pense que tu peux aussi réfléchir un peu pour voir bien les choses.

    • Mais admets au moins que nous devons faire très attention dès qu’il s’agit des secteur de l’éducation et de santé. Pour la simple raison qu’ici on agit sur des êtres humains.
      Un enseignant ou un infirmier mal formé est un danger public.
      Je m’étonne donc de toutes ces déclarations contre la réforme.

  24. Le Cuba est un pays lusophone donc ses ressortissants parlent le Portugais. Merci

  25. Quand on veut la facilité, on se heurte aux multiples conséquences. Ces retraites Wallahi ne peuvent pas enseigner dans cette ère. Raison,ya plusieurs pratiques bannies(vs savez sans nul doute où je veux en venir?), les programmes et la manière d’enseigner sont différents, comportement des apprenants et leurs parents. Seconde raison, ces enseignants <>,le recrutés sur une indifférence totale,sans aucuns avantages. Là quel résultat au finish? Ces retraités avaient l’habitude d’enseigner 30 élèves au plus, cette ère c’est le triple qu’ils affronteront.

    • Les raisons que vous avez évoquées ne tiennent pas Monsieur.Il fallait plutôt faire allusion à la fatigue et à la façon dont ils seront motivés.Ces retraités valent mieux que certains de leurs collègues qui enseignent actuellement et qui ne peuvent construire une phrase simple.

  26. Aucun étrangers ne viendra enseigner au niger car le salaire est l’un des plus bas dans la sous-région.
    Ils n’ont qu’à augmenter le salaire et pécule et ils auront les meilleurs sinon le problème persistera.

  27. Les cubains ne parlent Ni français Ni haoussa Ni Zarma Ni kanouri Ni arabe Ni gourmantch Ni peul vont-ils enseigner nos enfants en espagnol?

  28. Les Cubains vont enseigner au primaire ? Une telle proposition ne sied pas Monsieur !

  29. 胡碧琰我讨厌你 我放弃了

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