Home ACTUALITE Lettre citoyenne ouverte au Président de la République Sur la situation catastrophique des étudiants Nigériens à Dakar

Lettre citoyenne ouverte au Président de la République Sur la situation catastrophique des étudiants Nigériens à Dakar

M. le président de la République, Vous me permettrez de m’adresser à nouveau à vous, en tant que simple citoyen, à propos de la situation dramatique des étudiants Nigériens vivant au pays de la Téranga puisque, je ne le répèterai jamais assez, l’éminent Albert Einstein a dit que « Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent et laissent faire ». 

Dans mon cas, comme vous le devinez,  » écrire est le moyen de parler lorsqu’on n’espère pas d’être écouté  » tel que l’a prescrit Nicolas Malebranche dans « La recherche de la vérité » (1675).

Permettez-moi, avant tout propos, de présenter mes condoléances les plus attristées au peuple nigérien suite aux pertes en vies humaines dans les rangs de nos vaillantes Forces de Défense et de Sécurité, lors de la dernière attaque de Bilabrim dans la Région de Diffa et de souhaiter un prompt rétablissement aux blessés.

Ai-je besoin de rappeler, à l’instar des étudiants de Dakar, que notre Loi fondamentale, pour laquelle vous avez prêtez serment sur Le Saint Coran « de respecter et faire respecter », en ses articles 23 et 24 oblige l’Etat à protéger la jeunesse contre l’exploitation et l’abandon ?

Nos jeunes compatriotes, dans un message pathétique récemment publié, nous informent qu’à l’heure actuelle, les bousiers de l’Etat nigérien qui étudient à l’Ecole Inter- Etats des Sciences et Médecine Vétérinaires (EISMV) et à l’Ecole Supérieure Polytechnique de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar sont dans une situation plus que dramatique du fait de divers arriérés de frais d’inscription, d’études, de bourses, des frais des œuvres universitaires. 

C’est pourquoi, ces étudiants, dont certains ont trouvé refuge dans les locaux de notre Ambassade à Dakar, sollicitent des autorités nigériennes que vous incarnez, « un haut patriotisme et un sens élevé d’humanisme, pour la résolution de ces problèmes qui faciliteront l’épanouissement de l’étudiant nigérien au Sénégal ».

Je me suis permis de m’adresser à nouveau à vous, malgré votre agenda chargé du fait des multiples sollicitations dont vous faites l’objet de par le monde puisque votre absence à ces sommets et colloques mondiaux auxquels vous êtes convié seraitdommageable à leur qualité du fait de la haute qualité de vos interventions. J’ai supposé, ayant observé que le ministre en charge des enseignements supérieurs ne détient pas la solution,puisque c’est un problème d’arbitrage des ressources financières disponibles. 

Je demeure convaincu que vous trouverez une solution urgente,puisqu’il vous souviendra que dans l’interview exclusive que vous aviez accordée à notre télévision nationale au mois d’avril dernier, à l’occasion du huitième anniversaire de votre accession à la magistrature suprême, vous aviez déclaré : « Durant ces huit ans, nous avons mobilisé et dépensé 10.000 milliards de Francs CFA (15 milliards d’euros) Quand on fait le bilan des infrastructures réalisées entre 2011 et 2018, on se rend compte qu’on a réalisé autant que ce qui a été fait dans ce pays en 50 ans, soit de 1960 à 2010».

Par ailleurs, votre gouvernement a annoncé avoir mobilisé les mois derniers 450 milliards de FCFA pour l’organisation au mois de juillet dernier du Sommet de l’Union Africaine pour le lancement de la ZLECAf censée promouvoir les échanges commerciaux intra africains. Des assurances avaient été données par les organisateurs dudit sommet que « le budget des dépenses prioritaires (éducation, santé, questions sécuritaires, etc.) n’est pas modifié ». Or l’Etat du Niger enregistre divers arriérés dont certains relatifs à l’exercice 2015-2016 à l’EISMV et l’Ecole Supérieure Polytechnique de l’Université Cheikh Anta Diop. Pour les connaisseurs, ces écoles sont des hauts lieux du savoir scientifique et technologique plus qu’indispensables pour un pays d’élevage comme le nôtre, doté des ressources pétrolières et minières, à même de nous fournir des ressources humaines de qualité indispensables à l’émergence de notre économie. Notre pays, devenu pétrolier depuis 2012 et aspirant à l’émergence, peut-il se permettre aujourd’hui d’accumuler des arriérés dans des universités étrangères et abandonner nos enfants à l’étranger sans ressources ? 

Pour avoir bénéficié comme moi des bienfaits de l’école publique qui nous a permis vous et moi de devenir ce que nous sommes aujourd’hui et du fait de votre engagement réaffirmé pour l’émergence de l’économie de notre pays dans tous vos discours, il ne subsiste aucun doute dans mon esprit qu’une solution idoine sera trouvée en faveur des étudiants de Dakar, et par-delà eux, pour l’ensemble des élèves et étudiants nigériens, tous cycles et pays d’accueil confondus.  

Veuillez agréer, Monsieur le président de la République, l’expression de ma déférence.

Niamey, le 31 octobre 2019

Par Djibrilla Mainassara Baré

Citoyen Nigérien – Ancien Fonctionnaire international à Dakar

2 Comments

  1. Notre cher frère et ami – Djibrilla Mainassara Baré – Citoyen Nigérien – Ancien Fonctionnaire international à Dakar; de par tes incessants et infatigables écrits à l’attention de nos sages autorités, particulièrement adressés à notre clairvoyant guide – SEM le Président Issoufou Mahamadou; il est clair à n’en point douter que les nomes sanguins du Regretté Feu Président Ibrahim Baré Maïnassara, circulent dans tes veines. Aussi, de par ton déterminisme positif et constructif, arrosé de ta foi en Dieu Allah (swt) qui a tout programmé quant à la destinée de toute créature avant même que ne soit créée la création, l’on sait que beaucoup de nigériens aujourd’hui devenus multi-milliardaires, peuvent bien prendre en charge la situation de beaucoup d’étudiants nigériens à l’extérieur tout comme ceux du Niger cherchant le savoir dans les nos différentes Universités et Instituts nationaux.

    Il suffit de voir et entendre ce que le jeune Entrepreneur-Homme d’Affaires Oumarou Noma est entrain de magnifier quant à saa reconnaissance des bienfaits que lui offerts sa Mère-patrie Niger pour devenir moyennement riche. malgré tout, il n(est ni glouton encore moins égoïste pour matérialiser de l’individualisme à vivre seul et sa famille à l’aise au détriment du reste de la population. Le sieur Oumarou Noma passe tout son temps à réfléchir pour se rappeler à qui offrir un minimum de sa richesse à partager avec les autres. Il a su fournir des matériels scolaires dans des écoles rurales démunies jusqu’à faire un don de plusieurs sacs de vivres et ingrédients de la cuisine au Lycée Technique Dan Kassawa de Maradi qu’il eut fréquenté. Ce n’est pas tout! Lui et ses conseillers sont entrain de voir comment assister les dispensaires, cases de santé et centres médicaux situés en milieu rural sans tenir compte de telle ou telle région du Niger.

    C’est plutôt ça qu’on veuille des nigériennes et nigériens patriotes; mais, pas de ceux qui s’acoquinent aux Coquilles publiques pour sucer le sang du peuple en l’évidant de sa chaire dont ils s’en nourrissent. Les téméraires Compagnes des Soldats Libres, Soldats de la Liberté au service de la Démocratie nigérienne, te reconnaissent cette qualité d’assistance des personnes en danger; si tu avais les moyens de le faire aussi largement que possible. Un excellent Hadith du Saint Prophète rappelle ceci aux fidèles croyants: « USEZ DE LA CRAVACHE (détenteurs du pouvoir), DE LA FORCE OU DE VOTRE VERBE POUR ÉLOIGNER TOUT DANGER POUVANT ATTENTER À LA QUIÉTUDE DE LA COMMUNAUTÉ OU LA NATION, NE SERAIT-CE QUE DU FOND DE CŒUR, PAR VOTRE DÉDAIN DU MAL QUI SE REPEND ».

    Ta lettre citoyenne nous rappelle le dicton que Me ZAKSKAB (ami intime du Feu Président Baré depuis le beaux temps de la quiétude sociale lorsque les weekendistes de Niamey se rendaient aux terroirs pour visiter les parents, amis et connaissances / cas de Doutchi du Sous Préfet Abba Mallam Kafougou et son Adjoint Moussa Hassane et le Chef CM Sani Zagui…), celui-là même qui n’eut jamais hésité de vomir la vérité en disant aux incrédules: « FAUDRAIT-IL VIVRE SANS RAISON OU MOURIR POUR UNE RAISON »?

    Il vaut mieux comprendre SEM le ¨Président Issoufou Mahamadou qui, durant les huit années pendant ses deux mandats réglementairement constitutionnelles, ne manqua pas de se donner en âme et conscience pour servir le Niger et son peuple sans distinction de race, ethnie ou région jusque là où certains citoyens eurent plutôt préféré se pencher du coté de leurs trompeurs qui fuient à la moindre occasion aux fins de les abandonner dans des déboires qu’ils causent au peuple et la nation. Il est très bon et bien qu’il y ait des gens aussi téméraires que toi, cher frère Djibril Baré Maïnassara qui se constituent en Conseillers de l’ombre qui dit plus haut ce que les autes mimaient plus bas loin de l’écoute de Na Hadjia Aïssata et Dr Lalla Malika, SEM le Président Issoufou Mahamadou.

    Rappelle-toi des moments où l’on présentait des états de paiement des bourses aux étudiants internes et externes tout comme les salaires des travailleurs et fonctionnaires du Niger? Or, en réalité tout est un montage trompeur pour entrainer ton frère biologique – le défunt Président Ibrahim – sur un pont de tissus de mensonges et emmener les citoyens à se soulever contre sa gestion, contre lui.
    Ne te rappelles-tu pas du temps où les médiocres tramaient tous les scénarios possibles afin d’écarter les meilleurs et se fixer près des coquilles pleines de l’État qu’il faille vider au plus vite? C’était au temps où les meilleurs sont écartés par des arrestations injustes, des emprisonnements illégaux ou des révocations arbitraires. Face à de tels individus sans vergognes ni scrupules qui trompent ceux qui leur ont fait confiance pour les nommer à des postes névralgiques de l’État du Niger; seul Allah (swt) et la dénonciation des actes malveillants, peuvent prévenir tout dirigeant quand un adage de l’Afrique ancestrale dit: « IL N’Y A DE MAUVAIS ROI QUE QUAND SON TRÔNE EST ENTOURÉ DE COURTISANS MALVEILLANTS ». Il ya des gens restés « AS » dans la tromperie et le mensonge près de nos sages et probes Dirigeants d’où, Me Zakskab a tendance à croire qu’il vaille mieux que les Présidents de nos institutions Républicaines, fassent jurer leurs Conseillers et proches collaborateurs, sur le Livre de leur croyance afin de les aider à bien mener leur mission. Ainsi, personne n’oserait tromper son chef faute de quoi, les malédictions tombent sur la tête des trompeurs que les dénonciateurs écraseraient sous les pieds du peuple aiguillé par nos organisations associatives et de Société Civile.

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