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Lettre Ouverte à tous les amoureux du débat démocratique

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Chers compatriotes, A l’heure où notre pays fait face à beaucoup de tensions politiques et sociales ; à l’heure où les postures et les impostures politiques s’affichent de toute part ; à l’heure où les polémiques sur la loi de finance cristallisent et radicalisent les positions, il devient plus qu’impérieux de trouver des solutions.


Le régime actuel a commis l’erreur monumentale de n’avoir pas sensibilisé la population préalablement à l’adoption d’une loi de cette envergure. C’est oublier que l’efficacité d’une loi ou de tout acte publique dépend de sa compréhension par ses destinataires, les citoyens.

« Les lois ne sont pas de purs actes de puissance ; ce sont des actes de sagesse, de justice et de raison ». La sagesse voudrait que les gouvernants, dépositaires de la confiance populaire, prennent le temps d’expliquer à leur mandataire, le peuple, ce que la République attend de lui.

Il en ainsi car « les lois sont faites pour les hommes et non les hommes pour les lois ».

Le mal est déjà fait, mais il n’est pas irrémédiable.

Les manifestations de la société civile sont légitimes car, dans un État de droit démocratique, les oppositions, les dissonances, les dissidences sont les choses les plus évidentes sous réserve qu’elles s’expriment dans le strict respect des lois. Autrement la démocratie serait inhumée, privée d’expression.

La solution la plus urgente consiste à mettre fin aux polémiques pour faire place au débat d’idées et de chiffres. Les polémiques sont stériles, les contradictions sont fécondes.
Le gouvernement doit proposer un débat télévisé sur les ondes de la Télévision Nationale, aux pourfendeurs de la loi de finances.

Ainsi chaque partie, en direct, soutiendra sa position et critiquera celle de l’autre. Car actuellement il n’y a qu’un débat de sourd qui est mené ; le gouvernement criant sur tous les tois les vertus de sa loi ; la société civile la considérant comme une « loi d’impertinence, d’inconséquence et de dominance ».

Il est plus que sûr que l’issue d’un débat télévisé et dépassionné permettra aux uns et aux autres d’avoir une perception éclairée sur cette loi controversée.

Car il est une vérité indéniable : beaucoup de citoyens la critiquent tout en ignorant son contenu exact et précis, ses tenants et ses aboutissants.

La paix et la cohésion sociale doivent être le crédo de tout un chacun. Elles se construisent dans la sérénité, le dialogue, l’acceptation et le respect de l’altérité. La divergence n’est pas synonyme de division. Le Niger est notre pays à tous, Sa réussite est notre vœu commun ; sa stabilité, la condition de notre épanouissement.

Vive la démocratie et l’État de Droit
Vive le Niger.

[author image= »AbdoulMalik Issoufa Étudiant en Droit, UACO/UUB. » ][/author]

5 Comments

  1. LE DEBAT! ILS ONT MANQUE L’OCCASION ET L’INVITE DE LA COMMISSION PARLEMENTAIRE SUR LES QUESTIONS DE FINANCE AVANT L’ADOPTION DE LA LOI. MAINTENANT, PEUT ON SUR UN COUP TETE ENTREPRENDRE LA REVISION D’UNE LOI? QUE DIRE DES PROCEDURES LEGALES A SUIVRE? LA RUE CONSTITUE T-ELLE LA PROCEDURE A SUIVRE? SOYONS RESPONSABLE.

  2. Bonjour,

    Les principaux agitateurs ne sont que des petits tchali tchali et il est très claire qu’ils ne font ça que pour des motifs politiques. Hélas pour eux, car ils paieront le prix en prison. Ils sont trop petits. On ne discutera pas avec des voyous. Le seul lieu de débat, c’est le parlement et c’est fini, à moins que le gouvernement n’introduise une loi rectificative dans les mois à venir.

  3. Ce type là vit sur une autre planète. Les débats ont eu lieu d’octobre à Décembre 2017, avant la transmission de la loi à l’AN et au cours des discussions à l’AN. Si on ne connait pas, on s’informe.
    Je soutiens l’option du gouvernement sur le fais qu’un groupe de voyous ne peut pas imposer sa loi au pays. Les députés sont les seuls représentants légitimes du peuple qui votent les lois et une fois qu’une loi est adoptée, le débat est clos. Les procédures de révisions de la loi sont bien définies dans la constitution, les agitateurs doivent en prendre connaissance et suivre les procédures.

  4. Très belle proposition que la télévision nationale ou les télévisions privées peuvent organiser en invitant les acteurs de la société civile et le Ministre des Finances avec ses proches collaborateurs et chiffres à l’appui, chacun défendra ses opinions et le peuple tirera les leçons

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