Home ACTUALITE L’évaluation, un pas vers la revalorisation de la profession enseignante

L’évaluation, un pas vers la revalorisation de la profession enseignante

Mr. ABDOURAHAMAN ZAKARIA

C’est vrai qu’au Niger nous ne travaillons pas avec les sondages d’opinion. Cependant, par rapport à certaines questions importantes comme l’évaluation des enseignants, rien n’empêche d’échanger et de prêter attention à ce que disent les citoyens ne serait-ce que dans votre entourage et tenir compte de leurs préoccupations avant de vous évertuer à écrire méchamment des choses insensées et déformées sur les réseaux sociaux.

Sortez de vos officines, détachez-vous un tant soit peu de vos claviers, causez, discutez et écoutez des gens que vous ne pouvez pas soupçonner de vous mépriser. Vous comprendrez que c’est une initiative louable qui a l’adhésion d’une majorité écrasante des Nigériens. Elle ne peut pas servir votre cause d’émeutiers ou d’acteurs masqués et imposteurs de la société civile et des syndicats. Enlevez vos masques et jouez franc-jeu.

L’éducation est un sujet sérieux qui concerne toute la société. Il faut le traiter avec sincérité et sérénité. Ce n’est même pas stratégique de vous marginaliser pour sauter maladroitement et malhonnêtement sur les propos des autres en les isolant de leur contexte et disserter confusément sur le superflu et non sur la substance pour finir par produire des laïus et des pamphlets indigestes et rébarbatifs?

Ce n’est pas sage de toujours jouer aux « syndicalistes » ergoteurs, et d’abuser de la confiance des dignes, dévoués et honnêtes enseignants. Par rapport à cette question précise de l’évaluation, sachez que vous êtes d’ailleurs en minorité même dans votre corporation dans le combat sournois et déplacé que vous menez. S’il vous plaît il est grand temps que vous mettiez fin à votre combat d’arrière-garde. Si vous ne vous reprochez rien, pourquoi vous vous dérobez? Où voulez-vous conduire vos collègues et leurs élèves ? Arrêtez votre fuite en avant.

Soyez coopératifs, c’est tout à votre honneur et c’est l’école nigérienne qui progresse. L’histoire retiendra que votre coopération a été salutaire et salvatrice pour un début d’amélioration de l’enseignement dans notre pays .

Quant aux autorités en charge de l’enseignement à différents niveaux, elles doivent se convaincre qu’une école publique de qualité est la clef de notre développement économique et social. Elles lui sont redevables, car ayant fait d’elles ce qu’elles sont aujourd’hui. Pour améliorer et évoluer dans la recherche des solutions, la meilleure approche entre partenaires est celle du dialogue franc et constructif dépourvu de jusqu’au-boutisme et, in fine, le respect des engagements pris. Vivement pour des réformes utiles de l’école publique !

[author ]Abdourahaman Zakaria[/author]

19 Comments

  1. La premiere mesure a prendre,ce l’obligation a tous les membres de gouvrnment,Dg ,haut cadre etc etc d’envoyer leurs enfants a l’ecole publique.Ensuite commencer la refondation total du systeme educatif et sans etats d’ames.Surtout sanctionner certains inspecteurs et conseillers qui ont recruter leurs petasses.

  2. Mr Youling.visiblement je suis en train de faire du tort à un autre Zakaria(syndicaliste parait-il).croyez moi ce n est pas lui.çelui-ci est un « pauvre » enseignant craie en main dans une quelconque école de notre cher pays. Si je m acharne contre nous meme c est parce que je reconnais la nécéssité de repenser le systeme éducatif de notre pays faute de quoi le naufrage serait inevitable!

  3. Dans les pays développés le corps des instituteurs a disparu. Pour enseigner même au primaire il faut avoir au moins une licence d’université et un CAP. On appelle ces enseignants professeurs d’école. Chez nous avec la maudit PDDE l’enseignement est devenu affaire de monsieur tout le monde. Comment une attestation de teinturier va faire de quelqu’un enseignant? Quel est ce service qui délivre des équivalence du BEPC. Il n’y a pas d’équivalence au BEPC, on l’a ou on ne l’a pas c’est tout. D’abord le BEPC en lui même n’est pas un diplôme d’enseignement à plus forte raison une équivalence. c’est l’occasion ou jamais de mettre de l’ordre dans le système éducatif. Pourquoi les réformes à la santé n’ont pas fait tant de bruit? Tout le monde en particulier les enseignants qui sont soucieux de sauvegarder l’image de leur métier devraient soutenir cette réforme. Regarder comment même les femmes enseignantes sont à la portée des bouchers, des kabou-kabou, des tailleurs et que sais-je encore.Il y a 30 à 40 ans ce n’est pas possible. Non sauvons l’image de l’enseignement et de l’enseignant.

  4. « Wallahi soumma tallahi » on dit qu’il n’y a pas formule plus ça pour un musulman pour jurer, je suis enseignant et je soutiens l’évaluation. J’ai peiné pour décrocher ma maitrise à la Fac des sciences d’avant le LMD puis le CAPES avant d’aller enseigner. Ca me fait mal de voir des gens qui qui ont fréquenté les écoles professionnelles de Niamey (dites écoles à escaliers) enseigner ma discipline.Non seulement je suis jaloux de ma discipline mais aussi je me dis que si cela est possible j’ai perdu mon temps à faire les TP, les TD, les cours théoriques, les nuits blanches, etc. Ces pseudo enseignants quand un conseiller ou un inspecteur vient les visiter ils sautent les murs et disparaissent dans la nature. Demander aux conseillers pédagogiques et inspecteurs pédagogiques si ce n’est pas vrai. Dans certains lycées de Niamey les laboratoires sont équipés mais les enseignants des sciences expérimentales n’osent pas les fréquenter car ne sachant pas les utiliser.

  5. DON ALLAH ZAKARIA CASSE TOI, TOI QUI VENDU L’USN à la conference nationale; ta récompense tu es nommé conseiller occulte de Issoufou

  6. Cher GASKIYA TA FI KABO

    Je suis tout à fait d’accord avec toi. C’est pourquoi les prétextes pour aller en grève ne finiront pas tant que les enseignants vivant en brousse n’auront pas compris ce que tu viens de dire. Les enseignants de Niamey ont besoin de ce temps de grève pour non seulement enseigner dans les écoles privées mais aussi pour dispenser des cours à domicile des parents qui ont les moyens. C’est une pratique courante et connue de tous !!!

    Ainsi quelques soit alpha ils trouveront un moyen pour aller en grève. Si non comment comprendre refuser d’être évalué pour renforcer ces capacités? C’est même dans l’intérêt de leur carrière professionnelle parce que j’imagine qu’il y en a qui veulent changer de grade pour passer de l’instituteur, au conseiller, inspecteur, ….Mais s’ils refusent de se faire former, comment ils vont faire?

  7. Sans parti pris, honnêtement ça ne va pas dans le système éducatif nigérien et il faut agir. Agir et bien agir tant au niveau des enseignants (acteur clé) qu’au niveau des autres acteurs concernés (parents, autorités et programmes pédagogiques etc…)

  8. La grève tout comme la reprise du travail se décident ici à Niamey par les représentants des enseignants. Là où il y a problème c’est que les 2/3 des enseignants sont doublement grugés à la fois par L’État et par leurs représentants. A Niamey, il y a presque autant d’écoles privées que de publiques au secondaire. Or ces écoles secondaires n’ont d’enseignants que ces mêmes enseignants qui n’enseignent plus dans le public pour les raisons que l’on sait. A la fin du mois ils ont pour certains, autant que leurs salaires ou un peu moins, en tout cas, quelque chose qui leur permet de faire face cahin caha aux dépenses de souveraineté (sac de riz et loyer). L’enseignant de province ou de l’intérieur comme on dit chez nous, est logé à une autre enseigne car il n’a que ce salaire là, coupé parfois pour fait de grève ou versé en retard dans les meilleurs de cas. Il y a manifestement rupture d’égalité entre collègues et ceci est très grave quand cette rupture vient de ceux qui décident d’aller en grève ou de reprendre le travail. La solidarité et la responsabilité commandent que l’arrêt de travail soit total, au public comme au privé. Cette solidarité aura un effet double. D’une part l’arrêt total des cours incitera les décideurs à traiter la question avec plus de diligence car ils sont aussi directement concernés, leurs enfants ne prenant plus cours, et d’autres part les enseignants de la capitale, n’ayant plus d’autres revenus comme leurs collègues de Torodi ou de Bilma, feront preuve de beaucoup de bonne volonté et ne frustreront plus les autres avec leur double vie professionnelle.
    Mais tant que la scolarité des enfants des Ministres et ceux de leurs Directeurs ne ressent pas les contre coups des grèves et que les enseignants de la capitale, qui décident au nom de leurs collègues de l’intérieur auront un autre revenu même pendant les grèves, il est illusoire de penser que la situation sera jugulée. Au Niger, un dirigeant, qu’il soit politique, syndical ou associatif n’a pas pour préoccupation première les autres, mais lui d’abord, lui encore, lui toujours, accessoirement les autres.

  9. Pourtant ça m etonne fort,la manière la manière dont vous vous êtes débrouillé pour degoter de »l hypocrisie » dans mes propos.je respecte tout de meme ton avis et en prends acte sans bien sur être convaincu de son objectivité,donc de sa pertinence.

  10. c malheureux malgres le chao total et la trahison de c gouvernement ya tjr des betes incoscients ki soutient tjr l’idee de ces gens,ke Dieu nous guide,et d’ailleur meme 70% de vous les enseignant vous avez soutenu issoufou pour son 2eme mandat,walahi talahi g vu bocou des enseignants ki criaient sai issoufou,yayi soun gani,soun gode,toh ilfo continuer a godewa.c le debut comca.Tout c ki ont contribuer a la victoir de issouf attendez votre tour,ALLAH ne dort jamais.

  11. Arreter de nous divertir et mettez les enseignants dans leur droit….Zakaria descend de ton piedestal pour venir voir la souffrance de ces chers enseignants …en 1991 tu ne tenais pas ces memes propos hypocrites

  12. Vous avez vu juste cher frere.Même si on est enseignant,force est de reconnaître que l heure est grave! l école va mal et très mal d un côté du fait du niveau très bas de certains enseignants et d autre part de l insouciance de nos autorités vis à vis du systeme.L evaluation s avère etre une très bonne chose(et ça n honnore point un enseignant de vouloir la refuter) à condition qu ils veuillent bien rompre avec leurs habîtudes et l organiser en toute transparence!

    1. Ecoute Zakaria, je pense que ton analyse est tout sauf objectif….et puis viens t’exprimer devant les chaines nationales au lieu de te cacher de la maniere la plus indigne qui soit derriere un clavier …vient debattre des sujets les plus epineux sur le plateau TV (pas TV Sahel) mais les autres privés en direct on verra ce que tu vau ( ce n’est plus les années 90 ou tu as berné le monde sous le faux pretexte de syndicaliste alors que tu etais a la solde de la puissance secte ethno-regionalo-communautariste)…mais ne t’en fait pas si tu sors pour faire des analyses soi disant pertinentes c’est que l’histoire te reserve une surprise et tous vous serez rattraper

  13. Cher moro,

    Tu parles de quel enseignant nigérien qui n’a pas besoin d’évaluation? Celui d’antan, Oui, mais il y en a presque plus, en majorité ils sont à la retraite. L’enseignant contractuel d’aujourd’hui a absolument bésin d’etre évalué. Si on est compétent pourquoi avoir peur d’être évalué, surtout s’il s’agit de s’améliorer parce qu’ils vont retourner en formation.

    Est-ce que tu sais honnêtement ce qui se passe dans les écoles nigériennes aujourd’hui?

  14. l’enseignant nigérien n’a pas besoin d’évaluation mais de suivi et d’encadrement permanent. l’évaluation se fait dans les écoles et un test de niveau pour le recrutement. A ce que je sache tous les contractuels de l’enseignement ont fait un test de recrutement. Arrêtons le divertissement pour s’occuper des choses qui font avancer notre pays.

    1. Et tu penses que tout va bien comme ça.
      Je suis sûr que tu n’as pas d’enfants dans les écoles publiques;
      Fais donc un tour en campagne et interroge les élèves de CM2. Leur niveau te fera pleurer si tu aimes vraiment ce pays.
      Soyons honnêtes. On ne peut plus continuer comme ça.

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