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Lutte anti loi des finances 2018 : combat social ou subversion ?

Plusieurs milliers de personnes manifestent à Niamey contre la loi de finances 2018 qu’elles jugent « antisociale », le 31 décembre 2017. © BOUREIMA HAMA / AFP

L’annonce de la dernière sortie médiatique de l’ancien Président de l’Assemblée Nationale, Chef de File de l’Opposition, Président du MODEN/FA Lumana, Hama Amadou, accusé de supposition d’enfants et condamné à un an de prison pour faux et usage de faux, a suscité beaucoup d’espoir à certains de ses militants qui attendaient l’annonce de la date de son retour à Niamey, comme il l’avait fait sur la même chaîne de télévision en 2015. Malheureusement, cette fois-ci, l’enfant de terrible de Youri n’a annoncé que le désespoir et l’indignation dans un langage et esprit grégaire. En réalité cette sortie, de toute évidence, ne vise rien d’autre qu’une autre manœuvre subversive en cours.

Pour rappel, en 2015, Hama Amadou  a annoncé son retour le 14 novembre 2015, sachant bien que dès son arrivée, il sera arrêté, pourtant les Nigériens savent qu’il a peur de la prison, sinon pourquoi il a fuit ? Mais les signes de complot étaient en ce temps clair. Les militants de Lumana ont inventé le slogan « Paris – Prison – Présidence » (3 P). En plus, partout c’est les rumeurs d’un Coup d’Etat en perspective. Ainsi, ils étaient convaincus que le 18 novembre 2015, le régime allait tomber.

Voilà une des raisons qui ont poussé Hama Amadou à quitter Paris pour Niamey et accepter d’aller en prison, malgré qu’il n’a cessé de dire le Président Issoufou va le tué, après le Président Baré et Tandja. Dans leur logique, le régime serait renversé par un groupe de militaire acquis à leur cause et des élections présidentielles anticipées seront organisées afin de donner le pouvoir à Hama Amadou. Cette tentative a échoué avec la vigilance de la Coordination et de la Direction Générale des Renseignements. Le rêve est devenu un cauchemar, Hama garde prison, certains de ses lieutenants du parti ont été arrêtés, emprisonnés poursuivis pour complicité dans la tentative du coup d’Etat avorté.

Le processus électoral va son train. Malgré les tapages médiatiques pour qu’il puisse bénéficier d’une liberté provisoire pendant les élections prétextant qu’il est candidat aux élections présidentielles, Hama Amadou reste toujours en prison. Désespéré et sans issu, le fugitif s’est rappelé de son ancienne méthode de la prison de Koutoukalé, la maladie suivie d’une crise. Tout cela pour échapper de la prison et reprendre son exil, parce que tous les complots et stratégies insurrectionnelles sont voués à l’échec. Le Président Issoufou Mahamadou passe au deuxième tour pour un deuxième mandat, des élections présidentielles.

Hama Amadou, sachant pertinemment le sale jeu qu’il a fait au parti MNSD-Nassara et son candidat Elh. Seini Oumarou aux élections présidentielles de 2011. Le candidat du Moden FA Lumana, Hama Amadou a trahi le protocole d’accord des partis politiques membres de l’Alliance pour la Réconciliation Nationale (ARN), dont elle est sa propre initiative, qui préconise tout candidat membre de cette alliance qui passe au second tour sera soutenu par les autres.

Mais, il n’est pas des habitudes, ni de la morale du MNSD-Nassara de rendre la mal par le mal, plutôt par le bien. C’est pour cette raison, le Président du parti Elh. Seini Oumarou, malgré les pressions internes et externes, il a pu convaincre ses interlocuteurs que le parti doit toujours honorer ses engagements.  Mais, Hama Amadou sait après les élections présidentielles de 2016, victoire ou pas, une déclaration interviendra pour la fin de la COPA, et créer une nouvelle coalition et les partis politiques sont libre dans leur choix.

A cet effet, il sait bien qu’aucun parti politique n’a confiance en lui après tout ce qui s’était passé pendant les trois (3) ans de la coalition de l’opposition. Hama Amadou a réussi à quitté la prison sous le fallacieux prétexte qu’il doit aller à Paris pour suivre des soins. De son lieu de convalescence, Hama Amadou pilotait les activités de l’opposition. Ainsi, lors de la déclaration de la fin de la COPA, des insultes et autres intimidations des militants et partisans de son parti, Moden FA Lumana, ont été proférés à l’encontre des anciens leaders de la COPA. Hama Amadou a aussi mené des manœuvres sournoises pour déstabiliser les partis comme le MNSD-Nassara.

L’opposition politique est devenue une ‘’coquille vide’’ sans espoir. La lutte politique a échoué, malgré ses ramifications au sein de la société civile. Après cette épisode, aujourd’hui, vu que l’affaire des ‘’bébés importés’’ a pris une tournure internationale, où les enquêteurs du Nigéria ont séjourné à Niamey du 18 au 21 janvier 2018 pour le test ADN de sa femme, l’arrestation des enfants achetés et l’accompagnateur arrêté au Nigéria, qui a voulu leurs faire un passeport Nigérian et les amené en France, après que la justice Nigérienne a ordonné le retrait des enfants pour les placé dans des orphelinats de Niamey.

Le jugement en cassation risque de confirmer le jugement en appel par la faute de Hama Amadou, qui refuse de revenir pour aller en prison conformément aux textes en vigueur pour que la Cour de Cassation reçoit la requête, et que ses avocats n’ont pas aussi déposé leur mémoire jusqu’à dix (10) jours après la déclaration, et à la date de la clôture du dossier en instruction.

En plus, sur le plan politique et social, sous le fallacieux prétexte de la loi des finances 2018, pendant que la société civile a lancé un mot d’ordre d’agitation permanente chaque deux semaines, de son côté le Front de l’Opposition Indépendante (FOI) projette des settings, y compris nocturnes, et quand au groupe parlementaire de l’opposition Zam zam, il a choisi d’aller à l’intérieur du pays pour mobiliser les populations y compris par intoxication afin de créer un climat politique délétère pour le pays, en attendant l’annonce des action des partis non affiliés qui se sont sympathisés avec le parti de Hama Amadou.

Pour les actions de la société civile, après l’échec de la lutte des syndicats du secteur de l’éducation, ne sont pas loin des ramifications du climat d’insurrection que l’opposition souhaite, sinon comment comprendre cette coïncidence. En plus, il faut rappeler, il y a parmi eux celui qui a annoncé que c’est lui qui va remplacer le Président Mahamadou Issoufou à la Présidence de la République. Par comment ?

Puisqu’en répondant à une des questions du journaliste par rapport au dépôt de sa candidature aux élections présidentielles de 2021, il a affirmé lui, il n’a pas dit qu’il va déposer sa candidature, mais il sera le remplaçant du Président actuel, le moment venu tout le monde le saura. Si pour certains groupes de la société civile lutte pour amener Hama Amadou au pourvoir, pour d’autre, ils font leur propre combat politique sous couvert de la société civile.

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Source: LE TEMPS

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7 plusieurs commentaires

  1. Et on se débarrasse de tous les machins appartenant à l’Etat ( NIGERTELECOM, SONIDEP…. ) qui sont des Etats dans un Etat où les syndicats font la loi.
    L’Etat finance et n’a même pas son mot à dire sinon ce sont des grèves perlées..
    Résultats toujours négatifs…
    Vivement la privatisation de ces machins pour procurer à l’Etat des ressources pour financer l’éducation et la santé et espérer profiter du dividende numérique/
    Ces monstres budgétivores doivent être vendus pour soulager les souffrances des populations.

  2. Certes tout n’est pas rose dans ce pays, mais nous devons reconnaître que le régime fait de son mieux.
    Quant aux sorties supposées de sociétés civiles, il est claire qu’elles ont un caractère subversif, bien que bon nombre de nos compatriotes sont toujours victimes de manipulation. Le jeu est limpide, une partie de la société civile est devenue les bras armées de l’opposition politico-subversif au Niger qui n’inspire qu’à arracher le pouvoir par des voies et moyens autres que le processus démocratique.
    Très malheureusement le stratagème de manipulation de conscience continue à faire des victimes.

  3. Cet article est vraiment indigeste, à la vue du titre on s’attend à une analyse donnant tous les bienfaits de cette loi de finance et de l’autre côté montrer que les activistes de la SC ne font que de la subversion, mais non on assiste à un acharnement à outrance d ‘un acteur politique parce que son parti a osé juste quitté la mouvance présidentielle. Vraiment Messieurs les journalistes , soyez juste et impartial dans vos analyses , ayez toujours à l’esprit jusqu’où peuvent aller certains de vos propos. J’en appelle à la conscience de Monsieur Zabeirou , ce genre d’écrit n’a aucune portée journalistique et de faire très attention, car ça ne va pas à l’avantage de qui il le fait.

  4. « Lutte anti loi des finances 2018 : combat social ou subversion ?’
    Je m »attendais à ce qu’il donne son avis sur cette question mais non, il fait un HS sur le sujet qu’il a lui même choisi en ne parlant de la loi des finances que dans une seule phrase.

  5. Quelle analyse ! Et il faut vraiment respecter la grammaire dans vos écrits…

  6. le regime tombera incessament incha Allah

  7. 1. Bon, il faudra commencer par distinguer la vraie société civile de la société politique (comme aimait à dire Hama un certain Amadou).
    2. Que l’arbre ne cache pas la forêt.
    3. Toute confusion doit être évitée.
    4. Et c’est à la vraie société civile de faire le ménage à son sein pour son noble combat.
    5. Quant à la société politique qu’elle cesse de porter des masques.
    6. Qu’elle avance à découvert.
    7. C’est vrai que le courage n’est pas la première qualité de certains mais….

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