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MISSIONS DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE, AU SOMMET DE L’U.A ET EN CHINE: Le Niger, de plus en plus, présent dans le concert des nations

Il n’y a que certains Nigériens mus par la mauvaise foi, qui continuent à pérorer sur les voyages du Président de la République Issoufou Mahamadou.

 

 

Pourtant, ces voyages servent l’intérêt général, et permettent à notre pays de s’affirmer dans le concert des nations. D’abord, sur le plan diplomatique. Le Niger n’est plus cette nation qui se tait et qu’on range dans la catégorie de  » ceux qui ne disent rien consentent « . Avec le Président Issoufou, la voix du Niger résonne, désormais, partout. Sans trembler, elle avait demandé à la tribune de l’Assemblée générale des Nations Unies, en septembre 2011, la réforme du Conseil de Sécurité de l’ONU, avait affirmé le soutien du Niger à la cause palestinienne et dénoncé la confusion vite faite entre Islam et terrorisme.

Au fil des sommets, il devient ce leader africain volontariste, intrépide et profondément démocrate. Cela ne se gagne pas en se cloîtrant entre quatre murs fussent-ils d’un bureau présidentiel ! Sur le plan économique, ensuite. Le Niger qui avait été mis au banc de la communauté internationale ouvre de plus en plus d’opportunités pour son développement. Les résultats obtenus en Chine ne le seront jamais si le Président Issoufou s’était juste accroché à son téléphone ! 13 milliards de don, 35 milliards pour la construction d’un hôpital de référence de 500 lits, 1.000 milliards de prêt concessionnel à investir dans le développement des infrastructures, la construction du pont Farié… sans compter le soutien dont le Niger bénéficiera de la part de la Chine dans le concert des NATIONS !

Sécuritaire, enfin. Peut-on faire naître chez tous ces Nigériens qui boudent comme des gamins gâtés, ce sentiment indicible de sécurité, de paix et de stabilité en s’agrippant à son fauteuil présidentiel dans un moment où notre pays fait face à un contexte sous régional débridé, complètement en folie ? Avions-nous déjà fini de panser les plaies de la crise Libyenne quand nous est tombée, sur la tête pour ainsi dire, la situation au Mali ? Quand allons-nous finalement mouiller notre barbe comme le commande la sagesse ? Autrement dit quand allons-nous, enfin, devenir de grands enfants ? Mais enfin, puisque le Niger doit avancer et grandir, laissons le Ministre d’Etat, ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, SE Bazoum Mohamed nous conter les réussites de notre diplomatie au sommet de l’ Africaine d’abord puis en Chine, dans le point de presse qu’il avait animé au retour de la délégation présidentielle.

Le premier volet de l’intervention de Bazoum Mohamed a concerné le dossier sur la crise au Mali et la décision de mettre en place un groupe de contact comprenant les pays de la sous région, les puissances internationales et les secrétariats de certains organismes.

 » Sans rentrer dans les détails, ce que je voudrais mentionner comme résultats de ce sommet, ce sont deux ou trois choses fondamentales. La première, c’est l’appréciation des rapports faits par le Conseil de Paix et Sécurité de l’ Africaine relativement à un certain nombre de situation de conflits qui prévalent sur le continent Africain. Le rapport qui nous a intéressé, nous Niger, c’est le rapport relatif à la situation qui prévaut au Mali. A cette occasion, le Président de la République a fait une intervention remarquée dans laquelle il a réaffirmé les positions de notre pays sur cette question qui nous intéresse au plus haut point et qui consiste dans le rappel et l’explication des fondements des décisions prises par les différents sommets des Chefs d’Etats de la CEDEAO.

Le Président de la République a profité pour lancer un appel au Conseil de Paix et Sécurité à endosser ces décisions (…)et à soutenir les procédures de saisine du Conseil de Sécurité des Nations Unies en vue d’une résolution de nature à autoriser le déploiement des forces Africaines au Mali en vue d’assurer la stabilité des institutions de la transition à Bamako, de nature aussi à permettre à l’armée malienne de se reconstituer et d’envisager, par la suite, évidemment, la reconquête du nord avec le rétablissement de l’intégrité territoriale du Mali. L’UA, à l’issue de cette rencontre du Conseil de Paix et Sécurité, a fait un rapport aux Chefs d’Etat en plénière qui vise à intégrer les différentes propositions faites par le sommet de Chefs d’Etat de la CEDEAO et qui va, après la mise en place d’un groupe de contact composé d’un certain nombre de pays de la CEDEAO dont le Niger, comprenant le Burkina Faso et le Nigeria comme pays médiateurs, la Côte d’Ivoire, comme pays qui assure la Présidence de la CEDEAO, l’Algérie et la Mauritanie, comme pays voisins, le Tchad, comme autre pays intéressé par cette situation.

Mais il y a aussi la France et les Etats-Unis d’Amérique pour leur rôle de puissances intéressées à ces questions régionales ainsi que des secrétariats de la CEDEAO, de l’ Africaine, de l’ONU et de l’UE. Voilà le groupe de contact qui va être mis en place en vue de définir le concept de ce qu’il y a lieu de faire au Mali tant dans le renforcement des institutions du côté de Bamako que dans la reconstitution de l’armée et de la perspective du recouvrement de l’intégrité territoriale du Mali. « 

Puis, il s’est penché sur l’élection du Président de la Commission de l’ Africaine.  » L’Afrique a ainsi évité une impasse qui aurait pu lui faire beaucoup de tort « , dira le ministre d’Etat Bazoum.

 » Le sommet a été aussi marqué par l’élection du Président de la Commission de l’ Africaine. (…) Les choses se sont facilitées dans la mesure où il n’y avait pas eu de groupement régional qui était opposé à Madame Zuma comme la SADEC l’avait été pour Ping au mois de janvier passé. Les votes ont permis à Madame Zuma de recueillir le nombre de voix pour être élue. L’Afrique a ainsi évité une impasse qui aurait pu lui faire beaucoup de tort. Le vote s’est passé dans un état d’esprit beaucoup moins dramatique que c’était le cas au mois de janvier. C’est une base nouvelle sur laquelle il est possible que l’ Africaine parte, désormais, du bon pied. Je pense qu’avec l’élection de Madame Zuma, avec le soutien, je l’imagine, de l’Afrique du Sud et de la SADEC, tout cela me paraît augurer de belles perspectives pour la gouvernance de l’ Africaine. C’est le lieu pour moi, au nom de mon pays, de la féliciter après que le Chef de l’Etat l’ait déjà dit à l’intéressée, elle-même, et au Président Zuma. « 

Relativement au mécanisme de l’ Africaine pour soumettre la gouvernance de nos Etats au crible de la critique des pairs Chefs d’Etat, le Président Issoufou Mahamadou n’a pas hésité pour y faire adhérer le Niger. Lisez plutôt les propos du Ministre d’Etat Bazoum…

 » Le Niger a adhéré au mécanisme d’évaluation paritaire mis en place par l’UA et qui consiste pour les différents Etats de soumettre leur gouvernance au crible de la critique de leurs pairs Chefs d’Etat. Beaucoup de pays y ont déjà adhéré. C’est un exercice contraignant qui vise à améliorer la gouvernance de nos pays dans la mesure où l’UA, à partir du NEPAD et d’un certain nombre de ses institutions, va avoir, désormais, la latitude de contrôler la gouvernance qui est en oeuvre dans notre pays. A chacun des sommets de l’UA, le Chef de l’Etat, en personne, sera tenu d’aller, lui-même, rendre compte de sa gouvernance sur un certain nombre de thèmes tels qu’ils seront à l’ordre du jour. Le Président de la République a voulu, à travers cela, réaffirmer son engagement à mettre en oeuvre une gouvernance moderne conforme aux critères définis par l’UA à cet effet. « 

Et puis, il y a eu l’invitation de la grande Chine au Président de la République, Chef de l’Etat. Ce privilège, ils n’étaient guère plus de cinq à l’avoir eu. Comme il fallait s’y attendre, le Niger avait une présence remarquée. Le pays de la dynastie de Yuan, des Yu et des Ming avait été agréablement surpris par la connaissance du Chef de l’Etat de la Chine, de sa culture, de sa civilisation et de son histoire. Quoi donc de plus normal pour qu’on lui accordât attention et prévenance ! En conclusion, la Chine accepte de soutenir la position du Niger pour la démocratisation de l’ONU, de la Banque Mondiale, du FMI, de soutenir au Conseil de sécurité les initiatives de la CEDEAO et de l’UA sur la sortie de crise au Mali ainsi que de développer une coopération bilatérale que le Ministre d’Etat Bazoum Mahamed détaille dans son point de presse.

 » Le Président de la République était invité d’honneur de la 5ème Conférence du Forum de Coopération Sino-africaine, ainsi que quatre ou cinq autres Chefs d’Etat. En même temps, le Chef de l’Etat y était aussi en visite d’amitié et de travail. (…) A cet égard le Président de la République a eu des séances de travail avec le Président Hu Jin Tao et une délégation ministérielle chinoise. Il a rencontré le 1er Vice-premier ministre chinois qui est appelé, après le prochain congrès du parti communiste chinois, à être le Premier ministre de ce pays pour un mandat de cinq (5) ans. S’agissant, d’abord, de la visite bilatérale, elle a permis au Président de la République de faire plus amples connaissances avec les autorités chinoises, le Président Hu Jin Tao, notamment.

Ça a été un moment de consolidation de la relation d’amitié et de coopération qui lie nos deux pays. Le Président Issoufou a eu l’occasion de se faire mieux connaître, de se faire apprécier parce que, partout où nous sommes passés, les autorités nous ont témoigné de l’admiration qu’elles ont pour la connaissance de la Chine, de sa culture, de sa civilisation et de son histoire telles qu’elles ont pu s’en rendre compte à partir des conversations qu’elles ont eues avec le Président de la République. Je pense que cette dimension humaine est de nature à conforter la confiance et lui conférer une qualité spécifique. (…) Nous avons une coopération qui est consistante. La Chine est un partenaire stratégique du continent africain de façon générale, c’est aussi un partenaire stratégique pour le Niger à en juger par l’engagement de la Chine à nos côtés pour le développement de notre pays.

Les entreprises chinoises, vous le savez, sont présentes dans des secteurs importants pour l’avenir de notre économie. Elles sont présentes dans le domaine du pétrole et d’autres domaines miniers comme l’uranium. Elles le seront probablement dans d’autres domaines beaucoup plus que de par le passé. Sur le plan, aussi, bilatéral, le volume de notre coopération est l’un des plus consistants. Le Président Hu Jin Tao vient de nous annoncer un don de 160 millions de Yuan, c’est quelque chose de l’ordre de 13 milliards de francs CFA, que nous allons signer dans les prochains mois. La coopération, telle qu’elle a cours, découle de l’engagement des Chinois pris vis-à-vis de l’Afrique à partir de la 4ème Conférence de FOCA tenue en Egypte en 2009. Elle a consisté à financer un certain nombre de projets que les Nigériens connaissent. Dans le concept de la coopération chinoise, vous avez toujours un grand projet d’infrastructure. C’était d’abord le 2ème pont.

Et le 2ème grand projet d’infrastructure le plus important que nous avons, en perspective, est celui de la construction d’un hôpital de référence de 500 lits, ici-même à Niamey. Une mission d’experts chinois est actuellement à Niamey pour en définir le concept. Quant aux travaux, ils vont commencer à partir de janvier 2013. C’est un projet de l’ordre de 35 milliards. Le Président de la République a également insisté sur la nécessité, en même temps, de nous financer le pont Farié sur le fleuve Niger. Cette proposition est à l’étude.

Mais notre coopération, c’est aussi bien d’autres domaines d’échanges culturels et de formation (…). Nous avons aussi presque conclu des discussions engagées depuis longtemps entre le ministère du Plan avec la Banque Chinoise Internationale (…). Nous avons négocié un accord de prêt à caractère concessionnel de l’ordre de 2 milliards de dollars, c’est-àdire 1.000 milliards de francs CFA qui doit servir à des investissements d’infrastructures importants de nature à accélérer le développement de notre pays. Cette enveloppe est prévue pour être consacrée, notamment, au refinancement de la construction de la raffinerie (…). Nous nous proposons de financer tout le projet de la production du charbon de Salkadamna et de la production de l’électricité. Nous allons aussi financer une ligne électrique qui va transporter le courant produit à SORAZ jusqu’à Malbaza et, peut-être jusqu’à Niamey. Il sera aussi financé un projet de fibre optique et des routes.

C’est donc une enveloppe très importante dans le cadre de ce prêt pour un projet structurant. Dans l’ensemble, et j’en reviens aux conclusions du Forum, la Chine reste un partenaire stratégique de l’Afrique. Les chiffres parlent d’euxmêmes. La Chine est le plus grand partenaire commercial de l’Afrique avec, pour 2011, d’un montant de 166 milliards, soit 3 fois le volume de 2006. C’est donc une évolution remarquable en 5 ans. L’Afrique est également le 4ème partenaire commercial de la Chine. (…) Le Président Chinois a annoncé une ligne de crédit de 20 milliards qui vont être consacrés à des projets dans le domaine de l’agriculture, des infrastructures, des PME et des entreprises manufacturières. La Chine se propose également de renforcer les capacités de l’Afrique dans le domaine des ressources humaines. La Chine a aussi pris un engagement dans le domaine du développement des infrastructures régionales, transrégionales. C’est le chemin de fer, les routes pour l’intégration du continent africain.

Ils ont aussi décidé de développer l’action pour l’amitié entre les peuples chinois et africains qui consiste dans des échanges dans les domaines de la jeunesse, la promotion des femmes, des médias, de la société civile. Enfin, il y a l’engagement de promouvoir la Paix et la Stabilité en Afrique à travers l’initiative de coopération Chine-Afrique pour soutenir les missions de paix en Afrique, pour assurer les formations militaires prévues dans le cadre de ce genre. Et puis, vous avez, le grand immeuble construit par la Chine au profit de l’Afrique et inauguré en 2011 devant servir, désormais, de siège à la Commission de l’ Africaine pour une enveloppe de 200 millions de dollars soit 100 milliards de francs CFA. Si je dois me résumer, ça été une bonne occasion pour le Niger de se faire davantage connaître, de se faire davantage apprécier.

Cela est de nature à donner tout son sens stratégique à la coopération avec un pays qui est très important pour nous et auquel le Président de la République a demandé son soutien au Conseil de Sécurité dans tout ce qui va être fait par la CEDEAO et par l’ Africaine à propos de la situation au Mali qui est une situation qui nous préoccupe, comme vous le savez bien, et sur laquelle nous n’avons de cesse de nous donner les moyens pour faire en sorte qu’elle s’arrête le plus tôt possible, au mieux des intérêts du Mali et de la sous région, de façon générale. « 

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2 plusieurs commentaires

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  2. Et dire que je ne connaissait pas ce site, vous etes maintenant dans mes favoris !

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