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Mutilations Génitales Féminines (MGF) en baisse au Niger, 2% en 2012 contre 5% en 1998

Le Niger a enregistré des avancées significatives avec la prévalence nationale des MGF est en baisse passant de 5% en 1998 à 2,2% en 2006 et 2% en 2012 selon les résultats des enquêtes Démographiques de la Santé et de la Nutrition (EDSN) au Niger, a estimé mercredi 6 février la ministre de la promotion de la femme et de la protection de l’enfant Mme Elback Zeinabou Tari Bako.

Dans un message à l’occasion de la 16ème édition de la journée internationale « Tolérance Zéro aux mutilations génitales féminines, la ministre a fait remarquer que ce chiffre cache des disparités régionales (12% à Tillaberi, Ouest) et selon les groupes ethniques, 65,8% chez les gourmantché.

Mme El Back a ensuite énuméré les efforts du gouvernement dans cette lutte : adoption d’une loi réprimant les auteurs et les complices des MGF, une stratégie nationale de prévention et réponse aux violences basées sur le genre et ratification des conventions internationales en la matière.
Lle thème de cette Journée, intitulé « Traduire les décisions politiques en actes concrets à la base pour accéder l’atteinte de la tolérance zéro aux Mutilations génitales Féminines(MGF) en 2030 », vient à point nommé car le Niger a enregistré des progrès dans ce combat grâce aux efforts du gouvernement et de ses partenaires, a-t-elle noté.

‘’ L’objectif de cette commémoration est de poursuivre les actions de sensibilisation à l’endroit de la population nigérienne sur la problématique des Mutilations Génitales Féminines, qui existent encore de nos jours et constituent une violation flagrante des droits fondamentaux des femmes et des filles, avec de graves répercussions sur la vie de millions des femmes et des filles dans le monde en général et en Afrique ‘’ a-t-elle poursuivi.

En dépit de tous les efforts déployés aux niveaux national, régional et international sur ce fléau, cette pratique n’est pas encore éradiquée et ce dans plusieurs pays du monde, et notre pays n’y est pas épargné.
« Cependant, Pour la ministre de la promotion de la femme et de la protection de l’enfant, « elle est convaincue que le Gouvernement du Niger est déterminé à relever le défi en synergie avec la communauté Internationale et les Organisations de la société civile pour atteindre le but ultime », a conclu Mme Elback.

Pour sa part, le secrétaire général à l’information et à la formation du comité nigérien de lutte contre les pratiques traditionnelles CONIPRAT, M. Moussa Tondi a indiqué que « la journée Internationale Tolérance Zéro sur les Mutilations Génitales Féminines vise à faire en sorte que tous ceux qui œuvrent dans la lutte contre ce fléau comprennent les conséquences de cette pratique désastreuse pour le genre féminin et s’engager à abandonner la pratique.

Pour cette 16eme édition, la CONIPRAT a jugé utile de prendre attache avec les parlementaires en particulier la commission des affaires sociales et culturelles pour partager avec eux les conséquences de ce fléau et avoir leurs engagement pour bien lutter contre les mutilations génitales féminines dans leurs zones respectives, a ajouté M. Moussa Tondi.
Plusieurs mécanismes ont été mise en œuvre par CONIPRAT pour lutter contre ce fléau : la reconversion de l’exciseuse qui consiste à sensibiliser les exciseuse pour qu’elles délaissent la pratique en contre partie d’une rémunération qui leurs permettra de procéder à une autre activité et l’approche holistique, a expliqué le secrétaire général à l’information et à la formation de la CONIPRAT. 

Les MGF, sources de complications médicales, obstétricales constituent une violation des droits de l’homme, en particulier ceux des femmes et des enfants, selon l’OMS. 

Par Agence Nigerienne de Presse

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