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Niger : IDH 2018 du PNUD, que font les marabouts ?

Le pays est secoué par un indice de développement humain qui le classe à nouveau 189e sur 189 dans le concert des nations ! Une situation dont la responsabilité incombe à la société nigérienne dans son ensemble notamment aux élites politiques qui ont installé un système de gouvernance visiblement inefficace. Cette dernière place au classement mondial du développement humain devient pour nous tous particulièrement insupportable !

À croire qu’un esprit maléfique s’acharne à clouer le Niger au poteau d’une disgrâce permanente ! Devons-nous admettre qu’une distorsion tenace entre le logiciel socio-politique en vigueur au Niger et le standard international se manifeste ainsi brutalement en matière de gouvernance mondiale ? Ou s’agit-il de tout autre chose ? Qu’en est-il réellement ?

Ainsi les Nigériens ont-ils été une nouvelle fois surpris de découvrir que leur pays était placé en queue du classement du Programme des Nations unies pour développement (PNUD), fermant ainsi la marche du monde vers le développement.

Après avoir occupé cette place pendant une décennie, le pays semblait avoir enfin décollé ces deux dernières années ! Un léger vent d’optimisme était ainsi né au regard de progrès socio-économiques sensiblement plus favorables et à l’efficacité des politiques publiques en la matière… À se demander si le Niger n’est pas frappé de malédiction aux yeux des experts qui mesurent le niveau de développement humain dans le monde ? Il faut bien le croire quand on constate la difficulté du pays à s’extirper de la dernière place du classement du PNUD depuis des années ; se retrouvant ainsi derrière des pays comme le Sud-Soudan ou la République centrafricaine (RCA) qui sont pourtant en déliquescence depuis plusieurs années et dont les populations sont en proie à des famines et autres malheurs.

Il est vrai que pour un système censé se mettre en mouvement, le plus difficile est souvent le décollage. Ces deux dernières années nous pensions y être enfin arrivés ! Les indicateurs utilisés pour établir les critères de ce classement conservent évidement leur mystère et réservent à l’évidence une place de choix à des domaines sur lesquels le Niger ne progresse manifestement pas de manière significative. À l’insuffisance de la réponse aux besoins en services sociaux de base et autres infrastructures, s’ajoutent les difficultés rencontrées dans la mise en place d’un espace politique apaisé.

Dans son ensemble la classe politique semble s’être engagée dans une pratique politique hasardeuse qui met à mal le processus démocratique et fausse la compétition et l’expression de certaines libertés.

À cela s’ajoute une vie politique pluraliste encore trop embryonnaire polluée à la fois par l’argent et par un esprit clanique exacerbé. Il y a lieu de questionner les choix stratégiques et de gouvernance, afin d’envoyer des signaux plus rassurants sur la capacité des élites à faire avancer le pays vers plus de maturité politique et fluidifier ainsi les relations entre les différents acteurs du développement économique et social.

De plus, la gestion des questions sécuritaires vient complexifier la tâche des gouvernants dont le rôle est de mettre en cohérence acceptable ces différents impératifs constitutifs de toute bonne gouvernance. En effet, l’image que traîne encore le Niger, d’un pays crispé, gangrené par un niveau encore élevé de corruption n’arrange pas les choses. La prolifération des agendas politiques, y compris au sein du système en place, risque de nuire gravement à la confiance dans la capacité des décideurs à maintenir une cohésion nationale et sociale pourtant indispensable à l’abandon de cette maudite dernière place dans le monde.

Encore une fois, le Président de la République, comme souvent quand l’essentiel est en jeu, devrait s’affranchir du poids de certains intérêts particuliers et accepter un fléchissement de la pratique actuelle. Faire face aux lourdeurs internes préjudiciables au système de gouvernance et qui amoindrissent son efficacité à jouer sur les inerties de la société. Bousculer certaines habitudes actuelles et travailler à l’avènement d’une culture politique tournée davantage vers la promotion de l’intérêt général. Ce que d’aucuns nomment le “concassage” des partis politiques, si ce n’est de la classe politique ellemême, constitue un syndrome reconnu d’un paysage politique national en mauvaise santé.

Ce qui annule d’autant les efforts qui pourraient être tentés afin d’atteindre une pratique politique favorisant une démocratie moins cloisonnée, donc plus efficace.

En dépit des efforts du Président de la République pour arrimer le pays à la scène internationale, il faut croire qu’il existe des forces internes au système qui empêchent toute capitalisation de ces efforts ainsi que leur visibilité à l’extérieur. Cet « activisme », parfois jugé excessif, ne donne pas, à l’évidence, les résultats escomptés et l‘image du pays peine à s’imposer dans la communauté des Etats.

L’empreinte internationale du Niger demeure floue et trop limitée pour nombre d’observateurs malgré le rôle actuel du pays comme pièce maitresse dans la stratégie sécuritaire au Sahel et la gestion des flux migratoires vers l’Europe. Le moment est peut-être venu de s’interroger sur les priorités en termes de vision d’avenir pour le pays. Le fonctionnement régulier des institutions de la République devrait constituer un souci permanant des pouvoirs publics. En effet la crédibilité de toute politique publique passe nécessairement par une attention accrue au respect des règles et des lois qui régissent sa mise en œuvre. Comme cela se voit dans nombre de pays émergents, l’efficacité d’une politique s’obtient généralement par une autorité éclairée quand les institutions de la république sont encore trop fragiles et que la notion même de démocratie souffre souvent d’approximations les plus farfelues.

[author ]Abdoulahi ATTAYOUB aabdoulahi@hotmail.com[/author]

 

4 Comments

  1. Chers collègues, par la grâce d’Allah, nous voilà à la veille de la rentrée scolaire 2018-2019, une rentrée pas comme les autres, parce que marquée par un désordre indescriptible qui caractérise notre système éducatif, en proie à l’amateurisme, au clientélisme et une politisation sauvage des princes qui la gèrent. La toute dernière de cette confusion est le transfert des compétences que Marthé, qui est sans initiative aucune a copié aveuglement auprès des pays qui comptent moins de compétences que le nôtre et dont toutes les caractéristiques sont aux antipodes des nôtres aussi, qu’il a soumis à un conseil de Ministres pour en fin clamer partout que c’est une politique du gouvernement. Le gouvernement est composé de l’ensemble des Ministres, et chaque Ministre présente sa politique au conseil qui entérine sans débat, c’est par solidarité que tout soit une politique du gouvernement parce que ce n’est pas le Ministre de la santé, ni celui de la défense, encore moins le Ministre de l’agriculture ou un autre qui s’opposerait à ce que vous avez présenté et vice versa. Nous connaissons comment fonctionne le gouvernement longtemps avant que vous ne soyez ce que vous ne devrez pas être, c’est-à-dire Ministre. Ce que nombre de Nigériens ne comprennent pas Monsieur le Ministre c’est l’énergie que vous déployez pour convaincre l’opinion nationale qui ne croit plus à vous que le transfert de compétences est une bonne chose pour notre école. Si vous en êtes convaincue, pourquoi des missions dépensières inutiles, des rencontres ou points de presse ratés animés dans un français de caniveaux ? Allons y seulement parce que votre approche n’est jamais conciliante mais dictatoriale, genre ‘’on va enlever tous celui qui n’est pas d’accord avec nous’’ comme si le Niger et les enseignants qu’il compte sont une propriété de vos parents.
    Nous interpellons Monsieur Bazoum Mohamed qui aspire à diriger ce pays d’admettre que Marthé n’est jamais une solution aux problèmes qui minent notre école à la base autant qu’il a reconnu que cette école est malade. L’école est une affaire nationale et l’avenir de tout le pays en dépend, et à notre avis cela dépasse largement les liens amicaux ou politiques que vous mettez en avant pour soutenir celui qui depuis qu’il est à la tête de ce ministère n’a jamais posé un seul acte qui rentre dans le cadre de trouver de solutions aux problèmes de cette école, qui sont : comment faire pour parvenir à apprendre aux enfants à : bien lire, bien écrire et bien compter ? Mais qui s’évertue aisément à créer et à entretenir des conflits avec tous les partenaires comme pour dire que : la gestion de ce Ministère dépasse largement mes compétences, amenez-moi ailleurs, où les résultats sont moins visibles.
    Monsieur le Président du parti, si notre école est malade, depuis quand l’était-elle ? C’est depuis que votre parti est arrivé au pouvoir, bientôt huit (8) ans, le court terme c’est 2 à 3 ans, le moyen terme, 4 à 5 ans (en plan quinquennal) et au-delà, c’est le long terme. Normalement, la durée d’un programme est de 10 ans, après quoi il doit être révisé pour l’adapter au contexte en perpétuel changement. Nous réitérons une fois de plus que notre organisation est apolitique et est composée des membres de toutes les régions de ce pays et de tous les partis politiques dont la majorité sont dans votre formation. C’est pour vous dire que cinq années suffisent largement pour solutionner ou détruire un système. Vous êtes donc responsable de l’Etat dans lequel se trouve notre école aujourd’hui. Avant 2011, l’école Nigérienne avait moins de problèmes que maintenant.
    Vous avez aussi cautionné le mensonge de Marthé qui, dans son intervention à l’Université d’été que les fournitures pour cette rentrée 2018-2019 sont envoyées dans toutes les régions alors que pour une grande majorité de Nigériens, un des rares politiciens qui réfute la thèse selon laquelle que la politique est l’art de mentir. Qui cherche-t-on à tromper ? pas les élèves et leurs parents qui n’ont reçu aucun matériel. Encore moins les enseignants et les responsables académiques (DREP, DDEP, Inspecteurs, etc.) qui n’ont rien reçu. Marthé cherche certainement à tromper le Président de la République et le Premier Ministre chef du gouvernement comme d’habitude pour rester plus longtemps à la tête d’un ministère qu’il détruit lentement mais surement, en leur faisant comprendre que tout va bien alors que rien ne marche.
    Dans le classement des pays en IDH, Marthé assume à lui seul la responsabilité de cette contre-performance à hauteur de 40%, mais ce dernier semble n’être nullement inquiété comme si il est apprécié à la proportion des dégâts qu’il commet au sein du gouvernement.
    Nous saluons au passage le Ministre des enseignements secondaires qui le 17 septembre dernier a affirmé que les fournitures arriveront avec retard mais que son département a pris toutes les dispositions pour démarrer la rentrée avec un stock de sécurité. Un bel exemple de franchise et d’honnêteté à suivre. Le peuple Nigérien l’a très bien suivi et compris, contraire à vous ou les Nigériens vous ont sévèrement critiqué dans les médias (10 bics, une boite de craie par école, par exemple). Pourquoi diable avez horreur de dire la vérité ? Ministre ? vous le resterez jusqu’à la fin du mandat, c’est un régime de camarades, où les gens sont nommés parce qu’ils appartiennent à certaines structures comme le présidium et non parce qu’ils sont compétents, c’est-à-dire utile au pays et à son peuple.
    Savez-vous que c’est le secondaire qui se trouve dans l’obligation de remédier aux insuffisances sans cesse croissantes des apprentissages du primaire en créant un chapitre intitulé chapitre zéro en math et en français pour les élèves qui arrivent en 6ème ? et où on leur apprend la division la conjugaison aux temps simples et composés fréquemment utilisés, le nom, les verbes, les articles, etc. C’est une honte pour Marthé.
    Savez-vous que votre ami Ministre Marthé n’a jamais posé une question dont la réponse pourrait aider à l’amélioration des enseignements/apprentissage ? C’est toujours des copier/coller des situations d’ailleurs, souvent abandonnées longtemps par ces pays ; le reste de ses conneries, il les voit en rêve dans ses sommeils troublés et les applique le lendemain.
    Monsieur Bazoum Mohamed, votre camarade a commandé des motos de marque ‘’Kasea’’ pour les inspections et/ou secteurs sans pourtant savoir que cette catégories de motos ne sont adaptées que dans les régions de plateaux comme Dosso, Tillaberi, sud Tahoua etc. Et inadaptées dans les régions sablonneuses comme Maradi, Zinder, Diffa, etc. où la marque ‘’Royal’’ serait mieux. Qui mieux qu’un historien doit connaitre la géographie d’un pays, mis à part un géographe lui-même ? Personne. Marthé est donc impardonnable pour sa méconnaissance de la géographie de son pays. Pire, ces motos qui se vendent à moins de quatre cent mille francs TTC et avec tous les papiers ont couté chacune le double à l’Etat, ce qui suppose qu’il y a eu tricherie, et c’est son sport favori.
    De plus c’est une humiliation de ramener les inspecteurs sur les motos alors que depuis la colonisation, ils avaient des Land-Rover au même titre que le Commandant. A ces temps, les enseignants étaient bien respectés et l’éducation étaient la priorité des gouvernants, c’est pourquoi vous êtes là aujourd’hui, et au lieu de faire comme on a fait pour vous, si vous ne pouvez pas faire mieux, vous détruisez délibérément le système au point où il est aujourd’hui impossible qu’un enfant du pauvre réussisse ou qu’école rurale rayonne. Quelle ingratitude des gens qui ont suscité l’espoir de tout un peuple ?
    Chers collègues Inspecteurs, conseillers pédagogiques et enseignants, avec ce maladroit transfert, vous êtes, vous aussi transférés, pieds et mains liés à ces politiciens de maires dont la plupart sont des enseignants, ne cherchez jamais un bras de fer avec eux même si vous avez raison, parce que vous n’aurez jamais raison avec Marthé, faites leur ce qu’ils veulent. Ceux qui ont copié cette mauvaise idée par incapacité de réfléchir dans notre propre contexte savent très bien que les maires ont une vision politique de toute chose et ne songent qu’à se faire élire aux prochaines échéances et vous, votre vision est technique et professionnelle, donc diamétralement opposée à la leur.
    Par conséquent, le mot d’ordre (selon lequel d’observer passivement les choses, de ne pas vous investir parce ce c’est inutile d’autant plus que Marthé n’a aucun plan de sauvetage de l’école qu’il enfonce davantage dans des problèmes sans solutions le manque d’intérêt qu’affiche les autorités à l’école, etc.) reste et demeure, sa levée c’est lorsque Marthé n’est plus notre Ministre. Ne vous fatiguez pas inutilement, ne rentrez pas en conflit entre vous (inspecteurs, conseillers, enseignants), car Marthé et ceux qui le soutiennent tâtonnent seulement et applaudissez toujours leur tâtonnement pour les tromper davantage et gare à vous si vous donnez votre point de vue d’une situation même si on vous le demande et même si elle est salutaire pour le système ; c’est de cette manière que leurs faucons identifient ce qu’ils pensent n’être pas d’accord avec leurs reformes bidon. Ils ne se rendent pas compte que Marthé est mentalement touché.
    Nous comptons malheureusement des brebis galeuses parmi nous : le médiocre Barou, et le petit Directeur Régional de Zinder Arhali. Dieu merci, le premier vis ses derniers jours dans la fonction, et c’est dommage car il a détruit la région de Zinder en la plaçant au bas de l’échelle et a ramené celle de Tahoua à 10 ans en arrière en un an de gestion seulement. Partout où il a passé il a toujours ramené les indicateurs au rouge. Confusionniste né, il estime qu’être très mobile et en perpétuel déplacement dans les écoles et inspections est synonyme d’un bon travail. Il est aujourd’hui le plus ancien de tous les enseignants de ce pays, mais n’a produit aucun cadre. Quant au second, il est dérouté par l’argent qu’il détourne à tout bout de chemin avec la complicité du Ministre qui reçoit sa part. La fois dernière, il a fait mains basses sur plusieurs millions de francs de nos jours alloués par un projet et destinés à une formation. Le projet opérant dans seulement 2 régions du pays, Dosso et Zinder, il a convaincu son homologue de Dosso à faire ce qu’on appel dans nos langues ‘’bouches communes’’, une sorte d’entente tacite afin de parler d’une même voix pour donner 250 à 300 mille sur un million trois cent mille f CFA par inspection. Malheureusement pour lui que tout est transparent dans les projets et ONG et les concernés étaient même en possession de vrais TDR. Malgré tout ; il refuse de se soumettre parce qu’il a la caution du Ministre. Pire il les a fait tous affecter, ces innocents inspecteurs dont certains pourraient l’enseigner s’ils avaient commencé à enseigner dans son village. Actuellement, les victimes auraient remis à une haute personnalité politique et gouvernementale les deux TDR (les vrais et les falsifiés). Une sorte de faux et usage de faux en écriture. Nous attendons de voir qu’elle sera la suite à donner à cette affaire. Nous vous tiendrons informés de l’évolution de la situation dans nos prochaines publications. Nous ne pouvons plus fermer les yeux sur quelques-uns des nôtres qui blessent nos collègues. Acculé, ce dernier aurait dit des choses très compromettantes sur le Ministre comme une Directrice l’aurait dit à un moment. Ce sont ces raisons qui font que Marthé n’aime pas du tout les compétences, mais les complices et les béni oui oui, expérimentés dans le racket mais pas dans le travail parce qu’il sait d’office qu’il ne sera ni évalué, ni responsable de la déconfiture du climat éducatif.
    Gardez haut le moral, car Dieu est avec nous.

  2. Merci cher frère. Voilà une bonne question? A force de toujours se gargariser d’autosatisfaction et de confondre quantité et Qualité. Nous avons la fâcheuse habitude de nous mesurer à nous même alors que le monde avance, dynamique et stable…Qui n’avance pas recule, qui avance à petit pas recule, qui recule est hors classement. Réveillons nous et mettons nous au travail qui vaille chers compatriotes.

  3. Malheureusement, on peut se donner rendez-vous l’an prochain et on lira les mêmes choses.
    Nous ne maîtrisons rien: ni notre croissance démographique, ni la conservation de notre territoire avec le désert qui avance, ne parlons même pas d’industrie ou d’artisanat où l’État fait tout pour mettre des bâtons dans les roues des entrepreneurs…Pour l’agriculture, on en reste souvent à des techniques qui n’ont pas évolué depuis des décennies et la formation de nos agriculteurs est en souffrance.
    Quant à l’éducation de nos enfants, chacun peut voir la baisse générale du niveau dans les écoles.
    Donc, l’an prochain nous resterons là où nous sommes: les derniers.

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