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Niger: liberté pour trois militants de la société civile arrêtés il y a un mois

Palais de Justice

Liberté au Niger pour les trois militants de la société civile arrêtés à l’issue d’une manifestation qui s’était tenue le dimanche 29 octobre. Abass Adboul-Aziz, Abdoulaye Harouna et Djibo Issa étaient poursuivis pour complicité d’incendie, dégradation de biens publics et de biens d’autrui. Mais finalement, le tribunal qui les jugeait en flagrant délit a décidé de ne rien retenir contre eux.

Le juge a débouté le procureur qui assurait que les militants étaient complices des dégradations qui ont eu lieu lors de la manifestation contre la loi de finances 2018.

Pour rappel, une vingtaine de policiers avaient été blessés et une quinzaine de véhicules détruits dont dix de la police. Le juge a aussi estimé que le meeting n’était pas interdit comme l’avait avancé le procureur, et que les militants n’étaient pas responsables des débordements.

En résumé : rien n’a été retenu contre eux, et le juge a même ordonné la restitution du véhicule d’Abbas Abdoul-Aziz, qui avait été mis sous scellé, et de son titre foncier. Un document confisqué lors d’une perquisition à son domicile.

Les trois activistes n’ont pas assisté au délibéré rendu ce vendredi matin, ils sont détenus à la prison de Kollo et non pas à Niamey. Leur avocat attend désormais l’ordre de sortie pour que leur liberté soit effective.

Ce vendredi matin, le juge a cependant condamné plusieurs jeunes agitateurs qui avaient été pris avec des armes blanches à la main le 29 octobre. Les peines prononcées vont de quelques mois à un an de prison.

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Source: RFI

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4 plusieurs commentaires

  1. …SI TU N’ES PAS UN ENQUÊTEUR DÉSIGNÉ POUR FAIRE LA LUMIÈRE SUR CES DÉGÂTS, …
    ARRÊTES DE POSER CETTE QUESTION!!!

    • En tant que citoyen n’ai- je pas ce droit de poser cette simple question?
      J’ai un souhait: celui de voir les nigériens réclamer leurs droits sans porter atteinte aux biens communs et aux biens d’autres citoyens. Sinon il faudra appliquer le principe destructeur (ou dégradeur) payeur

  2. Lu pour vous

     » Burkina Faso : enquête parlementaire sur l’éducation : «Ceux qui vous poussent à la grève ont leurs enfants à l’extérieur» (Alassane Bala Sakandé président du parlement)
    Les députés du groupe parlementaire MPP (Mouvement du peuple pour le progrès, parti au pouvoir) ont animé une conférence de presse dans l`après-midi du 29 février 2016 au siège de leur parti. Photo : Alassane Sakandé, président du groupe parlementaire
    Installée le 10 avril 2017, la commission d’enquête parlementaire sur l’éducation dans notre pays a rendu publiques ses conclusions lors d’une plénière le vendredi 24 novembre au sein de l’hémicycle. Les résultats de cette enquête dressent un tableau… sombre de notre éducation nationale. L’actualité nationale, notamment les grèves en milieu scolaire, s’est aussi invitée à cette rencontre couronnée par l’intervention, sur la question, de l’occupant du perchoir, Alassane Bala Sakandé.
    Le 15 novembre dernier, la commission d’enquête parlementaire sur l’éducation faisait la restitution de ses travaux, mais à huis clos. Les députés, dans leur grande majorité, ayant opté pour sa publication, l’Assemblée nationale a organisé une plénière sur le même sujet le vendredi 24 novembre 2017. Etaient encore au rapport les membres de cette entité dont la mission était de faire un diagnostic sans complaisance de notre système éducatif, d’en déterminer les faiblesses et d’y proposer des mesures correctives. Visiblement, grande fut la tâche de l’équipe dirigée par le député Luc Yé, qui, soit dit en passant, a été dans une autre vie secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur. C’est donc dire qu’il était dans son élément. Pour ratisser large, neuf régions de notre pays ont été ciblées sur la base de critères prédéfinis, parmi lesquels la présence dans la zone de tous les ordres d’enseignement et le degré de difficultés. Tous les acteurs concernés ont été rencontrés : enseignants, chefs d’établissement, promoteurs privés, syndicats, organisations éducatives et structures ministérielles. Le préscolaire, le primaire, le postprimaire, le secondaire, le supérieur et l’éducation non formelle ont été les principaux concernés par l’enquête.
    Les renseignements collectés en disent long sur le travail de fourmi abattu. Le président de la commission a même pris soin d’assurer que, cette fois-ci, la lecture du rapport de synthèse ne sera pas très longue. A la fin de cet exercice, il convient de conclure que les nouvelles ne sont pas bonnes, s’agissant de la santé de notre système éducatif. Jugez-en vous-même : un préscolaire presque inexistant (2,9% pour un taux moyen de 18% en Afrique), aucun enseignant du public au postprimaire n’atteignant les 18 heures légales de cours (le cas surprenant d’un professeur au lycée Philippe-Zinda-Kaboré qui n’a que deux heures de cours par semaine en est illustratif), des effectifs pléthoriques (que dire de cette classe de 5e à Dédougou dans laquelle s’entassent 157 élèves ?), l’agriculture qui n’intéresse que 0,4% des étudiants, la pléthore d’enseignants dans les centres urbains (a été cité l’exemple d’une école primaire à Ouagadougou où il y a 30 enseignants pour 6 classes), l’absence de pédagogie universitaire, le déphasage dans l’enseignement, avec cet exemple poignant d’apprenants en mécanique qui font leur pratique sur des mobylettes P50 ou des CT, des sous-équipements criards et des laboratoires désaffectés, des étudiants qui s’inscrivent à l’université publique juste pour obtenir l’allocation appelée « aide »…
    Le gouvernement est interpellé
    Bref, un article de journal ne saurait résumer les maux qui minent notre système éducatif. La bonne nouvelle dans toute cette affaire, c’est que la commission a fait des propositions, lesquelles, si elles étaient appliquées par nos gouvernants, permettraient d’inverser la tendance. Mieux, les auditeurs que sont les parlementaires ont proposé que l’Assemblée nationale rencontre le gouvernement, qui pourrait donner un échéancier pour ce qui peut être fait tout de suite et programmer ce qui pourrait être fait à moyen et long terme. A cette séance de restitution, l’actualité chaude du moment s’est immiscée, avec les mouvements de grève d’élèves, d’étudiants et d’enseignants ; d’où ces propos sans langue de bois du président de l’Assemblée nationale, Alassane Bala Sakandé, dont les principaux destinataires semblent être les élèves et étudiants : «Ces politiciens et syndicalistes qui vous poussent à la grève ont leurs enfants qui étudient à l’extérieur. Demandez à ces parents, dans un premier temps, d’inscrire leurs enfants dans les mêmes universités que vous, et, lorsqu’il s’agira de débrayer, qu’ils mettent leurs enfants devant, et vous, vous allez suivre. Ne soyez pas étonnés que, lorsqu’il y a des tests ou des concours, vous soyez à la traîne. Aujourd’hui, c’est votre avenir qui est en jeu et non celui de leurs enfants.»

  3. Une question et une seule: qui donc a dégradé les biens publics et privés?

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