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Non à la violence !

Le CoNiF – Conseil des Nigériens de France- exprime sa grande tristesse suite à la répression violente, par les forces de l’ordre, de la manifestation pacifique des étudiants de l’université Abdou Moumouni de Niamey : le bilan s’élève à 1 mort et plusieurs étudiants blessés auxquels il faudra ajouter de centaines d’interpellations. Ce violent épilogue vient attrister et malheureusement endeuiller la communauté nationale.

Nous condamnons avec fermeté ces actes d’une brutalité inouïe qui ont déferlé sur l’enceinte du campus de Niamey. L’enceinte du campus doit être préservée de toute réaction disproportionnée des forces de l’ordre envers les étudiants (respect des franchises universitaires).

En cette circonstance, la diaspora nigérienne de France, à travers le CoNiF, souhaite adresser ses condoléances et sa compassion aux familles touchées par ce drame et entend organiser des assises citoyennes sous les auspices du RENi-F (Réseau des Etudiants nigériens de France) en collaboration avec les associations aux fins d’examiner cette situation d’une gravité extrême et de soutien à la défense de la liberté et de la sécurité des Nigériens. Nos pensées et notre solidarité vont également aux blessés ainsi qu’a leur famille tout en leur souhaitant un prompt rétablissement.

Le CoNiF tient à marquer son émotion et réaffirme son indéfectible soutien aux scolaires nigériens réunis au sein de l’USN (Union des Scolaires Nigériens) ainsi qu’au peuple nigérien pour une justice sociale dans notre pays. Déjà dans le passé, la communauté estudiantine a payé un lourd tribut et a été la tête de proue de l’instauration de la démocratie au Niger.

Nous nous prononçons en faveur de l’arrêt de la violence des forces de l’ordre envers les étudiants et on ne saurait nier aux étudiants leur droit inaliénable d’expression et de manifestation. Et, que la justice fasse son travail afin de détermines toutes les responsabilités liées de près ou de loin à ces violences pour prendre les mesures qui s’imposent selon la loi.

Le CoNiF se tient aux cotés des nigériens dans ces moments douloureux de son histoire. Cette épreuve doit raffermir notre unité et notre solidarité face aux problèmes sociaux qui s’attaquent à nos valeurs et à nos libertés.

Nous appelons enfin à l’ouverture d’un dialogue entre tous les partenaires de l’Education et de l’Enseignement supérieur, gage d’une situation apaisée et sereine en phase avec nos valeurs nigériennes de résolution de conflits. Ce sera un devoir de responsabilité de toutes les parties engagées.

Que l’étudiant martyr décédé Mala Bagalé repose en paix et puisse Allah l’accueillir dans son éternel paradis.

Ameen !!

Ampliations

  • Ambassade du Niger en France
  • Ministère de l’enseignement supérieur du Niger
  • Réseau des Etudiant Nigériens de France (RENi-F)
  • Comité Directeur de l’USN

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Le Comité Directeur du CONSEIL DES NIGERIENS DE FRANCE

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5 plusieurs commentaires

  1. En effet la violence n’est pas bonne et les FDS doivent cesser de s’attaquer aux étudiants qui se sont réfugies dans leur chambre car l’objectif 1er de leur intervention étant d’éparpiller les manifestant, de les empêcher de commettre des dégâts, d’assurer la libre circulation. Lors de leur 1ère intervention sur le campus universitaire en mai 1983 avec l’autorisation du recteur, le banal linguiste Abdou Hamani (Abdoul Moumouni n’a jamais autorisé la violation des franchises universitaires), les FDS se sont violemment attaqué aux occupants des batiments L et M appelés batiments Sanki (du nom de l’entreprise espagnole qui les a construits). Alors que certains s’étaient meme enfermés dans des douches ils ont été délogés à coup de grenades lacrymogène puis conduits à Tondibia. Deux étudiants se sont jetés de l’étage se fracturant les jambes. Au lendemain de l’intervention tous les couloirs étaient maculés de sang. Le pire attendait les gens à Tondibia où ils ont été accueilli par les jeunes recrues dans des cris de « nama ya zo » autrement la viande est venue! On nous fit ramper sous un soleil de plomb, les soldats marchant sur nous tout en nous bastonnant avec des branches de adoua ou garbeye. Amadou Boubacar essoufflé n’a pas pu supporté la souffrance. Couché sur le dos les soldats pensaient qu’il faisait le malin. Ils versaient du sable chaud sur lui pour l’obliger à se relever. Ils le tirèrent ensuite par terre pour l’amener à l’infirmerie puis à l’hôpital de Niamey où il rendit l’âme peu après. C’est seulement après ce drame que le chef d’état major de l’époque le général Ali Chaibou se rendit à Tondibia pour leur annoncer la triste nouvelle et certainement leur demander de ne pas trop brutaliser les étudiants.
    A la différence de ce qui se passe actuellement on nous a attaqués sur le campus. Nous n’avons aucunement pas l’intention de sortir. On s’apprêtait à chercher à manger puisque le restau est fermé par le banal linguiste et Illa Maikassoua (le ministre de l’époque). Même quand nous sortons on ne s’attaque à personne. On ne brule pas de pneus, on scande seulement des slogans hostiles au régime. Avant l’arrivée du banal linguiste au poste de recteur il y a comme une sorte d’accord tacite entre Kountché et nous: faites tout ce que vous voulez sur le campus mais ne sortez pas. Et ça marche.
    En conclusion j’invite mes frères étudiants à éviter l’usage de la violence lors de leurs manifestations. La iolence éloigne d’eux toute sympathie.

    • Il ne faut pas oublier de dire qu’en 83, les grèves étaient essentiellement idéologique car 99% des étudiants étaient boursiers et la bourse passait régulièrement. Quels étaient ceux qui pouvaient étudier sans la bourse d’ailleurs? Depuis les années 83 il semblerait que la bourse n’a pas bougé et c’est irrégulièrement versé. Il est malheureux que ceux d’aujourd’hui qui envoient la police sur le campus (alors que leurs propres enfants sont envoyés à l’extérieur du pays) avaient tous bénéficié de cette bourse. Si ces montants détournés par ces arrivistes et blanchis dans le bâti étaient récupérés par l’état il n’y aurait pas d’arriérrés de bourses et de salaires.

  2. Bonjour,

    La violence est à condamner quelque que soit les raisons evoquées pour en faire l’usage. Les forces de l’ordre ont semé le désordre en s’attaquant aux nigériens jusqu’au campus universitaire et de surcroit plusieurs actes de vandalisme, de tentative de viols, de vols ont été signalisés durant cette repression barbare de la police. Une police qui pille, qui vole…on est ou la ? Au Gondwana ?

  3. c’est bien conif, mais sensibilisée vos camarades a ne pas utilîser la violence, a ne pas s’attaquer aux biens publics et aux biens d’autrui lors des manifs. voyez vous on a été étudiant mais on ne connaissait pas ces pratiques qui ont fait leur apparition au niger a partir de la désobéissance civile en 1993 que un certain Hama et ses camarades avaient organisé,

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