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Obsèques de Bagalé Malah : Dans le calme et le recueillement

L’étudiant Malah Bagalé, qui a succombé à ses blessures à la suite des manifestations scolaires du 10 avril dernier, à été inhumé hier matin au cimetière musulman de Niamey. La levée du corps s’est déroulée, tôt le matin à la morgue de l’Hôpital national de Niamey, en présence du ministre de l’Enseignement primaire, de l’Alphabétisation, de la Promotion des langues nationales et de l’Education civique, M. Daouda Mamadou Marthé, mais et surtout de toutes les composantes de la communauté universitaire fortement mobilisée.

Plusieurs autres acteurs dont des membres d’organisations scolaires et syndicales, ceux des associations de la société civile et défenseurs des droits de l’homme, se joints à la cérémonie. Ainsi après la levée du corps à la morgue de l’Hôpital national de Niamey, le cortège funèbre, long et compact, a pris la direction du cimetière musulman de Yantala où a eu lieu l’enterrement. Sur tout le parcours, automobilistes et piétons s’arrêtaient avec respect pour saluer le passage du cortège.

Au cimetière de Yantala, la foule ayant effectué le déplacement pour accompagner le jeune Malah Bagalé à sa dernière demeure, était tout aussi importante que celle observée lors de la levée du corps. Parents, amis et de simples citoyens ont tenu à effectuer le déplacement. C’est donc dans le recueillement qu’ont eu lieux, ces obsèques.

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Siradji Sanda(onep)

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19 plusieurs commentaires

  1. A ses camarades : COURAGE
    A ses amis : PATIENCE
    A ses parents : CLÉMENCE
    A lui : REPOS : ÉTERNEL
    A ses bourreaux: aidez moi à mettre quelque chose ________________

  2. TOTO A DIT a vu….. a lu…. Et partage…..sans permission….. Et depuis quand sharing est devenu un problème…..

    Qui était l’Assassinné. MALA BAGALE KELLOUMI ?

    Et s’il existe des erreurs dans la rendition… Ne vous en prenez pas à TOTO A DIT :

    Tout ce qu’il faut savoir sur Malah Bagalé :

    Aimer Rousseau et Sankara, puis mourir sous les coups de la police à l’université de Niamey
    Dans la capitale du Niger, Malah Bagalé a été enterré en présence d’une immense foule qui a suivi sa dépouille de la morgue de l’hôpital au cimetière Yantala.

    Par Mohamed Amadou (Niamey)
    LE MONDE | Le 17.04.2017 à 15h08
    Sa photo tournait en boucle sur les réseaux sociaux du Niger : visage clair et mince, fine moustache, lunettes et tenue soignée. Malah Bagalé avait 24 ans. Il était étudiant en troisième année de sociologie à l’Université Abdou-Moumouni de Niamey. Il est mort, lundi 10 avril, pendant l’assaut de la faculté par la
    police, pour disperser un mouvement de protestation lycéen et étudiant et vient d’être enterré ce lundi au cimetière Yantala de la capitale.

    Dans la grande maison familiale du quartier « 105 Logements », le père et la mère de Malah ont attendu une semaine qu’on leur rende le corps de leur fils qui reposait à la morgue. Autour d’eux, la famille, des voisins, des camarades étudiants et des visiteurs originaires de Diffa, la région est du Niger actuellement dans la turbulence de la secte islamiste Boko Haram. Le père de Malah est un ingénieur agronome à la retraite. Il est d’ethnie kanourie, a une barbe blanche et se déplace avec une canne. Sa mère est peule, comme la première femme du papa qui accueille tout le monde chez elle. La mère de Malah est vêtue et voilée de noir, chapelet à la main. Elle travaille pour l’ONG chez Helen Keller International, à Diffa.

    Panafricaniste et marxiste révolutionnaire
    Dans cette famille de cadres, tout le monde a fait des études. La grande sœur de Malah est en master de droit à Ouagadougou. Les plus jeunes des cinq frères et sœurs de Malah sont restés à Diffa, où le jeune homme a fait toutes ses études jusqu’au bac. En 2013 et 2014, le lycéen est secrétaire général de la section lycéenne et collégienne de l’Union des scolaires du Niger (USN), dans sa région. « Un élève exemplaire », d’après Mounkaïla Abdo Laouali Serki, professeur de philosophie qui a présidé le jury du jeune homme au baccalauréat.

    En 2014, il arrive à Niamey pour s’inscrire à l’université. Il s’installe chez sa belle-mère, auprès de ses onze frères et sœurs.
    Lire aussi notre série Retour à Diffa Niger : « La victoire sur Boko Haram ne sera pas que militaire »
    « Malah était un jeune homme calme, très logique, timide, aimant beaucoup la lecture. Ses auteurs préférés étaient Rousseau, Montesquieu, Machiavel et Stendhal », raconte un ami d’enfance et camarade d’études, Bintami Souley

    . Les auteurs français du XVIII siècle, une dynamique familiale d’engagement politique avec un père secrétaire général du Mouvement nigérien pour la société du développement (parti qui fut au pouvoir dans la région de Diffa) et des combats personnels ont poussé Malah vers les luttes anti-impérialistes.

    Sur sa page Facebook, le jeune homme se définissait comme panafricaniste et marxiste révolutionnaire. L’image de Thomas Sankara y figurait en bonne place, à côté de la chronique des arrestations politiques de ces dernières semaines, des échanges autour des bonnes ou mauvaises pratiques du syndicalisme étudiant et des élections à l’Union des étudiants nigériens à l’Université de Niamey (UENUN).

    « Il voulait aller jusqu’au bout, était contre l’injustice, pensant que tout s’arrache et que rien ne se négocie sur cette terre », poursuit son camarade.

    Traces de sang encore visibles

    Malah militait au sein de plusieurs associations et il avait participé en février à l’Espace Frantz-Fanon à une conférence du groupe Alternative, au titre du mouvement Agir contre le franc CFA. Il était très actif au sein de ce mouvement.

    En troisième année de sociologie, le jeune homme voulait s’orienter vers un master pour
    travailler dans des institutions internationales et
    défendre les droits des minorités.

    Son grand frère Djibril, étudiant en troisième année de droit, raconte la suite de l’histoire.
    Lire aussi : Au Niger, l’opposant Hama Amadou condamné à un an de prison

    « Alors que je prenais le thé dimanche soir devant la porte, mon petit frère est arrivé avec le mot d’ordre de l’USN. Il m’a dit qu’il partirait tôt le lendemain matin. A 11h07, il m’a appelé pour me dire qu’il était à l’université et que le mouvement avait commencé. “On est en plein sit-in. La police a encerclé l’université. Tu ne pourras pas entrer.” Vers 13 heures, ses camarades m’ont appelé pour me dire qu’il était grièvement blessé et avait été transporté à l’hôpital. Je suis allé tout de suite aux urgences, mais je ne l’ai pas trouvé. Des photos de mon frère mort avaient commencé à être publiées sur les réseaux sociaux. Je suis allé à la morgue et je l’ai vu, à côté de deux autres corps. Sur les trois était écrit “non identifié”. Le lendemain, je me suis rendu à l’université. Les boutiquiers qui vendent du crédit téléphonique à côté de la petite porte à l’entrée m’ont raconté : mon petit frère a été victime d’un tir tendu de grenade lacrymogène à la tête, il s’est effondré. Ensuite, les policiers l’ont frappé au sol. Ils l’ont même frappé avec un pied de table. Puis ils l’ont traîné son corps jusqu’au bloc B et ils l’ont laissé là-bas. Les traces de sang sont encore visibles. »

    Mardi, le gouvernement avait publié un communiqué affirmant que Malah Bagalé avait été « blessé suite à une chute » et qu’il s’était « librement présenté aux forces de l’ordre qui lui ont rapidement porté secours en l’évacuant à l’hôpital national de Niamey où il rendit l’âme à 17 heures » . Les responsables étudiants ont, eux, immédiatement évoqué un tir tendu de grenade lacrymogène.

    Portes et fenêtres des dortoirs défoncées
    Les premières investigations indépendantes, effectuées par la Commission nationale des droits humains (CNDH) confirment une intervention très violente de la police, alors même que les étudiants étaient bouclés à l’intérieur de l’université et n’avaient pas commencé à manifester : « L’irruption des forces de l’ordre au sein du campus, en violation des franchises universitaires, s’est effectuée dans une violence qui n’a épargné ni étudiants, ni personnes étrangères au mouvement. Et le bilan est grave : un décès constaté à la morgue de l’hôpital national de Niamey, 4 blessés graves hospitalisés à l’hôpital national de Lamordé et plusieurs dizaines de blessés aussi bien dans les rangs des étudiants que des forces de l’ordre », écrit la CNDH. La commission déplore aussi « d’importants dégâts matériels, les portes et fenêtres des dortoirs des étudiants défoncées, des vols d’ordinateurs portables, de téléphones cellulaires, de portefeuilles et de motos, quatre boutiques incendiées par les jets de grenades lacrymogènes ainsi qu’une dizaine de véhicules des forces de l’ordre endommagés. A cela, il faut
    ajouter des poursuites systématiques des étudiants jusque dans les mosquées, facultés, restaurants et bibliothèques et 83 étudiants, dont 11 jeunes filles, gardés à vue. »

    Le bilan dressé par l’UENUN recoupe en grande partie ces chiffres mais fait part de trois morts et 200 blessés.

    La CNDH demande l’ouverture d’une enquête judiciaire et exhorte les étudiants à « ne pas
    céder à l’esprit de vengeance et à reprendre les cours en vue de sauver l’année scolaire » .
    Démission
    Après trois jours de deuil national qui ont pris fin samedi, le comité exécutif de l’UENUN a lancé un mot d’ordre de suspension de toutes les activités académiques jusqu’à démission des deux ministres de l’enseignement supérieur et de la défense, qui assurait l’intérim du ministre de l’intérieur lundi. Quatre responsables étudiants sont toujours sous mandat de dépôt. Tous les autres ont été libérés. A l’université de Niamey, vidée de ses 23 000 étudiants, les salles restent fermées malgré la réouverture du campus samedi, sur ordre du président de la République Mahamadou Issoufou qui a reçu certains leaders scolaires la veille.

    Sur la page Facebook de Malah Bagalé, ses amis ont ôté la photo de l’étudiant radieux aux rêves d’avenir pour poster celles de son cadavre et de l’immense rassemblement qui a suivi ses obsèques, lundi, avec la mention raisonnant comme un slogan : « Dernier hommage à notre Martyr !! » Malah Bagalé perdu le sourire et la vie

    Crédit devait être donné au signataire de l’article,
    Mohamed Amadou

    • toto a dit………………………….c est vraiement pathétique.
      tu raconte de n importe quoi
      pufffffffffffffffffffffffffffffffffffffff
      quelle pourriture ce putain de mec
      ouvre ton journal
      spécialiste de copier/coller
      puffffffffffffffffffffffffffff
      tu travaille toi

  3. Nous allons tous render compte de nos actes ( geste, propos, rire etc

  4. Reposes en paix, Mala Bagalé Kelloumi.
    Tu as certes été assassiné, avec une grenade sur la tête, mais tu ne seras certes pas oublié..
    Tu es mort en martyr, le jour de ton assassinat sera à jamais marqué dans les archives du Niger, dans les memoires des Nigériennes et Nigeriens à jamais, avec le monde entier comme témoin aux 4 coins du monde….
    Tu es martyr pour un idéal celui de vouloir demander des meilleures conditions d’étude, de travail pour toi et ta generation et celle venant après toi…
    Tu es martyr pour une cause, une lutte estudiantine.. Et les générations à venir d’étudiants et d’élèves te sauront gré et sauront et apprendront un jour, qu’un des leurs, un aîné à eux du nom de Mala Bagalé Kelloumi, fut sacrifié, fut assassiné pour simplement avoir demandé d’améliorer leur condition d’étude…. Un LUNDI NOIR DU 10 AVRIL 2017

    Tes parents te pleurent Mala Bagalé Kelloumi

    Ton père te pleure Mala Bagalé Kelloumi

    Ta mère reste inconsolable Mala Bagalé Kelloumi

    Tes frères et tes soeurs te larmoyant Mala Bagalé Kelloumi

    Tes oncles et tes tantes se demandent mais POURQUOI, notre Mala Bagalé Kelloumi ?

    Tes cousines et cousines sont dévastés et se posent des questions mais pourquoi Mala Bagalé Kelloumi ?
    MAIS… MALA BAGALE KELLOUMI, SOIS EN RASSURÉ, qu’ils ne sont pas les seuls…

    Sois en également rassuré, MALA BAGALE KELLOUMI,qu’ils ont le soutien de tous les étudiants et scolaires du Niger qui partagent cette peine avec eux pour leur montrer qu’ils ne sont pas seuls …..

    Qui se demandent aussi COMMENT EST CE ARRIVÉ…. COMMENT COMMENT ET POURQUOI et POURQUOI ?
    Pourtant ……c’est arrivé… MALA BAGALE KELLOUMI , quand tu es arrivé te trouvant en 3 ème année., à un doigt de décrocher ta licence, pour pouvoir courir et dire : MAMA !!! PAPA !! VOILA MON PARCHEMIN, j’ai enfn ma Licence…. Tout joyeux

    Mais malheureusement tel ne fut le cas, MALA BAGALE KELLOUMI, la conjecture de la vie en a décidé autrement …….tu as été foudroyé dans la fleur de l’âge,…. et même ta mort fut l’objet d’une mise en scène pour certains qui prétendent que tu es tombé suite à une chute voulant maquiller la réalité mais POUR QUOI ?

    QUELLE INSULTE À TES PARENTS !!!
    MALA BAGALE KELLOUMI, sache seulement que tu n’es pas…mort…
    Tu es parti en MARTYR….

    ET TOUT UN PEUPLE EST DERRIERE TOI, pour la cause que tu défendais : L’AMÉLIORATION DES CONDITIONS D’ETUDE….

    Et TOTO A DIT présente ses condoléances les sincères aux parents de MALA BAGALE KELLOUMI… Et partage leur peine et leur demande de rester forts

    TOTO A DIT presente ses condoléances à la famille des étudiants et celle des scolaires….

    TOTO A DIT est en peine… ‘TOTO A DIT est triste……
    Reposes en paix MALA BAGALE KELLOUMI …que la terre te soit légère…

  5. Que son âme repose en paix…
    Qu’ALLAH mette définitivement nos enfants à l’abri des manipulations politiques.
    Qu’ALLAH fasse à ce que nos enfants mettent en avant leur avenir
    Qu’ALLAH nous donne l’honnêteté et le courage de sauvegarder notre système éducatif..

  6. Toutes les nations du monde ont leur martyrs.
    Créons les conditions pour que les nigériens ne meurent pour rien.
    Servons de ces occasion pour penser à l’avenir de notre pays.
    Évitons des haines cumulatives.

  7. ça me rappelle la mort de Amadou Boubacar en 1983. Nous étions des milliers à l’accompagner contre le gré de son grand frère qui était directeur technique de l’ORTN puis ministre de l’information. Nous lui avons imposé le rythme de la marche du cortège funèbre. Il avait certainement peur du maitre des lieux de l’époque. Mais chemin faisant je l’ai vu esquisser un sourire pour manifester sa joie au vu de la foule compacte qui accompagne son frère cadet à sa dernière demeure. Que leurs âmes reposent toutes en paix.

    • Créons les conditions pour que les nigériens ne meurent pour rien.
      Servons- nous de ces occasion pour penser à l’avenir de notre pays, pour mobiliser nos énergies en vue des actions positives pour notre pays..
      Évitons des haines cumulatives.

  8. mes condoléances à la famille. C’est dur quand du mensonge politique entour une perte tragique. Je suis curieux de savoir un brave étudiant court aller trouver les gendarmes la tête fracassée, qui trouvera la mort quelques instants, pour trouver secours? j’ai entendu un responsable de la majorité dire pourquoi les opposants sont allés aux obsèques. Pour la majorité jusqu’à preuve de contraire c’est l’opposition(LUMANA) qui est derrière.

  9. Qu’il repose en paix. amen
     » tous les peuples pleurent leurs morts; certains peuples créent les condition pour empêcher la répétition de l’histoire tandis que d’autres se contentent de gémir: c’es ça la différence ».
    Depuis la Conférence Nationale Souveraine les nigériens ne font que gémir.
    Résultat leur pays est toujours parmi les derniers de la planète depuis 30 ans.

  10. Que la terre lui soit légère
    Et ç a dure depuis des dizaine d’années
    Les autres peuples utilisent la démocratie pour avancer tandis nous nigériens tournons en rond.
    Rien que des déclarations incendiaires
    Rien que la zizanie
    Rien que des insultes
    Pendant que les autres peuples mobilisent leurs énergies pour avancer.

  11. Paix à son âme
    C’est ce que certains ont toujours souhaité.
    Car ils pensent qu’ils ne peuvent avoir le pouvoir que quand d’autres nigériens meurent.
    A coup sûr les charognards sont contents.
    Et depuis 30 ans notre école, nos enfants et leur avenir sont devenus les variables d’ajustement des luttes pour le pouvoir.

  12. Paix à son âme
    Ceux qui ont toujours souhaité des malheurs ont maintenant ce qu’ils veulent.
    Et pendant que les jeunesses des autres sont nations du monde sont en classe
    – nos jeunes sont des les rues
    – nos jeunes sont en train de faire des « débats »
    – nos jeunes sont en train de « prendre à témoins l’opinion nationale et internationale à témoin pour tout ce qui adviendra » entendez par là pour toute calamité qui tombera sur notre pays.
    Et les nigériens s’étonne de leur classement en termes d’IDH..
    Qui parlait encore de pauvre Niger

    • Mon cher qui crée problème lui trouve solution vous avez tué l’étudiant répondez de vos actes ou bien vous etes des femmelettes pour verser vos larmes de crocodile sur votre mur de lamentation qui est Hama Amadou Heure de la vérité a sonné tous vos mensonges seront mis à nu.

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