Home ACTUALITE Opération Assainissement ou Mai Boulala: la Nigelec, un terrain exclusivement en friche !

Opération Assainissement ou Mai Boulala: la Nigelec, un terrain exclusivement en friche !

M. Alassane Halid

Et pourquoi ? La Nigelec au Niger, depuis sa création a été et demeure l’une des plus grandes socié- tés d’Etat, qui demande beaucoup à l’Etat et qui ne lui rapporte presque rien de manière officielle sauf quelques subsides versés à certains dignitaires pour étouffer leur autorité face aux forfaitures commises ou en cours. Aujourd’hui, eus égards aux volumes de travaux et projets en cours d’exécution par la Nigelec et qui accusent des retards considérables, on peut se poser mille et une question.

Selon des sources fiables, depuis plusieurs années, les marchés offerts par la Nigelec sont exécutés par un même groupe de prestataires qui s’en émettent et s’en remettent à leur guise. L’on évoque également, l’installation d’une super oligarchie qui se taille la totalité des marchés ; contrats, travaux et projets exécutés par cette entreprise parapublique qui relève du domaine de l’Etat.

La Halcia doit s’intéresser à la façon dont sont accordés et exécutés les marchés à la Nigelec et même par extension au Ministère de tutelle qui subit aveuglement ou de connivence le dictat du responsable de la Nigelec et cela pendant tous les régimes qui se sont succédés.

La Nigelec n’est pas que spécialiste de coupures intempestives d’électricité.  Elle constitue néanmoins une vaste ploutocratie, une entité dans un Etat, un Etat dans un autre Etat, presque sans aucun contrôle où les responsables se sucrent sur le dos des abonnés et des subventions collectées des ressources âprement produites par les pauvres contribuables et versées sous forme d’impôts.

Alors comment se fait la distribution de bon de commandes et l’offre des marchés à la Nigelec ?

Comment expliquer que ce soit presque toujours les mêmes qui gagnent les appels d’offres?

Il peut y exister des véritables soupçons de corruption qui pèsent sur la Nigelec et ses responsables du moment qu’on sait qu’au Niger et en grande majorité, tous les marchés adjugés sont l’objet d’actes de corruption ou d’infractions assimilées.

La Halcia doit savoir que la corruption se trouve à tous les niveaux de la chaine de l’administration publique ou même dans le secteur privé qui soudoie l’Etat ou ses démembrements pour obtenir ses faveurs. C’est un combat quotidien qu’il faudrait mener contre la corruption en vue d’amener les différents acteurs de développement à prendre véritablement en charge les questions y afférentes.

Pour comprendre comment les dirigeants des entités et offices publics dont la Nigelec jouent avec la quiétude des contribuables, il faut se référer à cet acte qu’aucun DG de la Nigelec n’a pu poser depuis sa création que celui-ci y a osé : il s’agit de l’opé- ration qui consiste à prélever plusieurs fois de façon délibérée dans les fonds de retraite du personnel de la Nigelec (opération répétitive de plus d’un milliard) pour exécuter des opérations commerciales (achat de matériels, consommables, gestion courante du quotidien et divers…

Ici, il s’agit d’un acte délictueux car il y a un détournement d’objectif patent qui vient d’être commis, si avéré ?

Car on ne peut pas prélever dans les fonds qui doivent permettre d’assurer les vieux maigres jours des retraités de la Nigelec et s’en disposer et s’en user ou même s’usufruitier pour acheter du matériel, transactions sur lesquelles on peut diagnostiquer des intentions d’enrichissement de certaines personnes donc de corruption et d’enrichissement illicite et même de concussion ; tous sévèrement punis par la loi. La conséquence de cette inconséquence, c’est le fait que cet acte grave ait causé un retard considérable dans le paiement de fonds de départ à la retraite de ces agents qui, ne travaillent plus et ne sont non plus désintéressés alors qu’ayant cotisé pour assurer leurs vieux jours.

Certains d’entre ces pauvres agents attendent des mois avant de recevoir leur droit de départ à la retraite à cause de cette griffure. Ce fonds est composé des maigres et légitimes primes que ces agents ont économisées suite à plusieurs décennies de dur labeur. En principe, cette privation imposée à ces pauvres retraités doit faire l’objet d’un versement d’intérêt du moment que ces fonds ont servi à faire d’actes de commerce.

Il faut se souvenir que le DG de la Nigelec n’était qu’un simple agent du Fonds de Solidarité Africain (FSA) sorti de l’anonymat par un décret du Président de la République, M. Issoufou Mahamadou. Et comme dans les temps du Président Tandja où le DG de la Nigelec de l’époque était son champion incontesté qui était applaudi à chaque cérémonie d’électrification de village ou d’un quartier, presque inamovible ; mais dommage fut la surprise des nigériens, qu’à la fin de la recréation de constater avec stupéfaction les résultats des enquêteurs qui l’avaient épinglé comme un super tricheur et violateur des règles et principes de gestion, et qui a dérobé des milliards dissimulés dans des banques à l’étranger.

On craint sans grand doute que celui-ci ait fait pire que ses prédécesseurs eus égards aux nombreux projets mis en œuvre par les programmes de renaissance Acte I et II en matière de recherche de solutions durables pour l’accès à l’énergie aux populations et mêmes dans les zones les plus reculées. Il existe également, à scruter, la question d’importants cas de rétrocession (à suivre) d’emprunts lé- gués par l’Etat et des emprunts auprès des institutions financières internationales pour des travaux.

L’investissement irrationnel d’environ 75 milliards de nos francs pour la construction et l’équipement de la Centrale de Gourou Banda, jusque-là sans aucun retour sur investissement car les objectifs assignés ne sont pas atteints. Selon des sources dignes de foi, il existe encore un reliquat de deux (02) groupes électrogènes non encore livrés dans le cadre de l’exécution de ce même marché.

Où sont-ils et que s’est-il passé exactement ? Il incombe désormais à la HALCIA de mettre en place son mécanisme d’investigation en vue de mettre le contribuable nigérien dans ses droits.

Seulement, même si ne serait-ce pour savoir si l’on assiste à une vraie opération d’assainissement qui n’escalade pas les présumés gros violateurs pour s’occuper des menu-fretins comme M. Maizama, désormais ex-DG de la CAIMA ; ou encore les deux petits responsables du COHO dont l’ancien et le nouveau ! Il est à plaire et à la limite audacieux d’imposer aux contribuables la taxe d’habitation énergétique dans la nouvelle loi des finances, celle-ci de 2018 tant dé- criée.

Il est tout aussi inconcevable de permettre à des individus de gérer les biens publics comme ils veulent sans en être redevables !

L’éveil de consciences des citoyens impose le respect, force même l’admiration à la limite. De telles forfaitures ne peuvent se poursuivent ! L’opération d’assainissement, si elle doit être conduite à proprement parlé et sans quartier comme chantée, comme voulue et maintes fois réaffirmée par le Chef de l’Etat, alors aucune exception ne doit être faite à la règle du moment que dans une République, il ne doit pas exister des super citoyens et des citoyens de seconde zone ou même des souscitoyens comme le témoigne ce silence sur des actes patents d’enrichissement illicite impunis et qui laissent à interpréter.

La Nation nigérienne, de par son évolution dans le temps et vues les mutations socioéconomiques et culturelles, les citoyens ne peuvent rester plus indifférents face aux multiples violations de règles et principes qui doivent gouverner la marche vers le développement, vers l’indépendance tout court.

Et les gouvernants, dont le Président de la République, ont la lourde responsabilité devant Dieu, les faits, les hommes dont certains des individus et l’histoire, d’agir et de veiller à ce que le choix du peuple fait sur leurs ‘’personnes’’ soit à la hauteur des attentes des électeurs, des citoyens tout simplement. Le Pré- sident de la République, étant le Président de tous les nigériens, qui est au-dessus des structures et des individualités, ne peut pas se laisser enjôler par ces esprits mesquins en quête de richesse démesurée et de pouvoir sans normes !

Dans tous les cas, de l’état d’esprit de ces sangsues, il sera le seul comptable de toutes les forfaitures commises aux yeux du peuple, et même du monde et de l’histoire !

(A suivre)…

[author ]A. Dan SARKI (LEPIEDESTAL N° 11)[/author]

21 Comments

  1. Dans ce pays où les citoyens se livrent à un véritable concours d’échec, dans ce pays où les mécontents passent leur temps à souhaiter des malheur à leur propre pays, l’échec d’un dirigeant n’est jamais individuel. l’échec toujours collectif.
    Les derniers ce n’est pas Ousmane, BAARE, WANKE Tandja, Salou, Issoufou mais le Niger c’est à dire nous tous.
    C’est le Niger qui est la dernière nation du monde en IDH, éducation et formation, énergie

  2. Foukori et l’actuel DG de la NIGELEC à la HALCIA

    Le DG actuel qui finance PNDS Tillabery Ballayara avec des centaines de millions. En tout cas il n’a pas hérité l’argent de son papa/ A la campagne passé il a donné 100 000 000 FCFA en guise de contribution à la campagne de issifou charlie. entre nous
    Ces villas somptueuses à Niamey et ballayéra.

    HALCIA procureur il faut enqueter

    1. S’il faut arrêter les cadres des partis qui ont profité de leur position pour se servir et financer leur parti beaucoup de gens seront en prison avant les cadres du PNDS qui sont venus les derniers au pouvoir.
      On a même vu des gens qui ont créé des partis qui sont venus parmi les 3 premières formations politiques tout ça en moins de 3ans d’existence.
      Ou est ce que ces leaders ont amassé les moyens financiers pour asseoir leur parti en si peu de temps?
      En commençant par ordre beaucoup de gens vont aller à la HALCIA avant les gens du PDNS/
      Toutefois je suis d’accord avec vous que nous devons revoir notre façon de faire de la politique.
      En effet les enfants des milliardaires sont très peu nombreux dans notre pays
      Nous sommes donc tous des voleurs en puissance.
      NB je ne suis pas PNDS

  3. S’il en est ainsi c’est parce que la partie de la société civile qui combattait Tandja et qui a préparé le terrain au coup d’Etat de Salou a dit qu’elle préfère la démocratie au développement. N’est-ce pas Morou Amadou?
    Comme quoi il n’y a pas d’accident dans l’histoire des peuples.
    Vous avez dit pauvre Niger?

  4. Si nous sommes derniers en IDH, derniers dans la formation, derniers dans production d’énergie, derniers pour ce qui est de la qualité des médias, derniers pour ce qui est de la qualité des débats, derniers quant à qualité de la société » civile et de la classe politique que nous reste-t-il?

  5. Suite à la découverte par le groupe Cosmos d’un immense gisement de gaz trouvé au large du Sénégal et de la Mauritanie, Macky Sall a décidé d’injecter 20 milliards de F CFA pour former des sénégalais aux métiers du gaz et du pétrole (techniciens compris) . L’institut du gaz et du pétrole prévu à cet effet sera implanté dans un bourg près de Dakar qui s’appelle (mes excuses pour l’erreur sur le nom) Dianimando.

    Au Niger au temps de Tandja, il avait été envisagé la création d’un institut du pétrole à Agadèz, un groupe d’individus (et seulement un groupe) censés être des experts, avait de manière lapidaire dit « c’est pas possible ». Au finish, le Niger a une raffinerie mais 0 écoles du pétrole et du gaz. Conséquence: les nigériens n’ont eu que des emplois « bidons ». Hier, aujourd’hui et demain seul le savoir, la récompense basée sur le mérite, l’intégrité, le culte de l’effort payent et non la morgue du pseudo fier, mais qui tend les mains à tout bout de champ. Car il y a deux sortes de mendiants au Niger: les mendiants de rue quémandant des miettes et les mendiants de luxe quémandant l’argent du blanc pour tel ou tel atelier ou tel ONG dont le but est d’abord de s’occuper de soi-même.

    1. 1. Pour revenir sur le cas du Sénégal beaucoup de choses nous différencient des sénégalais
      2. Prenons l’exemple d’un secteur vital pour tout développement à savoir l’éducation: pour les sénégalais il y a un consensus tacite sur l’importance de l’éducation. Ainsi le système éducatif sénégalais est mis à l’abri des conjonctures politiques.
      3. Ainsi, même jeté en prison un opposant sénégalais encourage les enfants du Sénégal à éviter d’aller en grève pour préserver l’avenir du Sénégal.
      4. Chez nous, tout parti politique confondu, nous avons toujours utilisé nos enfants comme variables d’ajustement. Chez nous, il n’est un secret pour personne que l’opposition et les médias proches de l’opposition cherchent toujours à verser de l’huile sur le feu. Et ça a été toujours comme ça depuis la CNS.
      5. Chez nous pour un oui pour un nom la grève est décrétée, comme un jeu d’enfant, et ce de l’école primaire à l’université. Et une année blanche de plus ou de moins ne fait mal à personne.
      6. Au Sénégal tout le monde est convaincu que l’année blanche est un désastre pour une nation.
      7. Enfin pour les sénégalais les intérêts du Sénégal sont sacrés. Ils doivent être défendus par tous, que l’on soit à l’opposition où au pouvoir.
      8. Chez quand on n’est pas au pouvoir on ne souhaite que des calamités à son propre pays…
      9. Vous avez dit pauvre Niger ?

    2. Affirmatif
      Tandja s’est rendu compte que notre pays avait perdu beaucoup de temps dans des querelles intestines.
      Pour ce qui est du pétrole il s’est rendu compte qu’on devrait former les cadres nigériens spécialistes de cette ressources avant même de la mettre en exploitation. Sans quoi on va se faire gruger car ce n’est pas une question de sentiments et les pays n’ont pas d’amis.
      Voilà pourquoi il a pris la décision de former des nigériens… Malheureusement les maîtres de ce monde l’ont compris et ils ont anticipé leurs actions pour le chasser du pouvoir.
      Déjà le seul fait de raffiner notre pétrole sur place a été senti comme un défi par certains pays puissants comme la France…
      Et ce qui devrait arriver arriva. Et nous avons applaudi…

  6. D’accord Walwala, l’essentiel est de se comprendre. Mais ici il s’agit de l’écrit d’un journaliste. Il doit respecter le minimum; il y va de sa crédibilité. Excusez pour la remarque.

    1. Tout ceci est du à la déliquescence ou destruction( exprès) du système éducatif actuel causé par la génération des politiciens( de toit bord) d’aujourd’hui. Personnellement je ne saurai tenir rigueur pour ce journaliste car il est le fruit de cet égoïsme et merci pour les échanges.

    2. Nous sommes derniers en IDH et partout
      Nous sommes aussi derniers pour la qualité de la presse et de notre société civile.
      Pour ce qui est de la qualité de nos cadres la dégradation ne va plus tardé avec ces grèves perlées dans nos écoles primaires, secondaires et dans nos universités.
      Ces dernières qui doivent être le centre du savoir et de la recherche sont en déperdition avec toutes des grèves des étudiants, des personnels d’appui et des enseignants chercheurs.
      Que DIEU aie pitié de notre pays.

  7. Vous avez dit énergie?

    1. Construction du barrage de Kandadji,
    2. Exploitation du charbon de Salkadalma pouvant être carbonisé et vendu moins cher aux ménagères et épargner notre surface végétale
    3. Construction d’un oléoduc traversant de bout en bout notre pays pour mieux contrôler l’exportation de notre pétrole,
    4. Diversification des partenaires dans l’exploitation de nos ressources du sous-sol,
    5. Plus d’exigence vis à vis de la France dans la coopération uranifère…
    Comme quoi Salou, le commandant étoilé qui a fait partir Tandja dans le seul intérêt de la France et de Sarkozy a fait beaucoup de mal à notre pays.
    Tellement content de l’acte de son poulain, Sarkozy a même décoré Salou.
    Le peuple nigérien n’oubliera jamais cette trahison..

    1. A dire que certains nigériens avaient applaudi le coup d’Etat de Salou présenté comme une instauration de la démocratie.
      Vous avez dit pauvre Niger?

    1. pour dénoncer on a pas besoin d’avoir un doctorat en orthographe. C’est d’ailleurs ce complexe qui fait que ceux qui ont été a l’école se sentent plus nigériens que la grande masse… qui nous permet de vivre en ville dans le luxe. Visitez la sous region , personne n’accorde de l’importance à la façon dont vous vous exprimez, l’essentiel étant d’être compris. Je vous pose la question alors: avez vous honnêtement compris le contenu de d’article ???

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