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Opposition politique FRDDR : La cassure d’un clan de plus en plus évidente !

La crise se vit au sein de l’opposition politique est prévisible pour ceux qui connaissent bien les acteurs de ce camp. Le Chef de File virtuel de l’opposition politique, Président du Moden FA Lumana, Hama Amadou est très complexé et il veut toujours être le seul coq et prendre les autres pour ses sujets. Mis à part lui, personne ne doit conduire la Présidence du front. L’ancien Président Mahamane Ousmane, est un homme dont la sagesse lui empêche d’être turbulent et qui a toujours évité la politique du chaos, mais aussi celle de la chaise vide.

Le Président de l’UDR Tabbat, Amadou Boubacar Cissé, lui est un homme arrogant, pouvoiriste et bourré d’illusions. Le mensonge et trahison sont des éventualités pour lui, pourvu qu’il puisse atteindre son objectif. Pour plus connaitre ces hommes et leurs relations, il faut se rappeler de la période de la toute première cohabitation politique de 1995. Après l’adoption de la Constitution de la Troisième République le 26 décembre 1992 par les autorités de la Transition démocratique, des élections législatives et présidentielles ont permis l’avènement au pouvoir de l’Alliance des Forces du Changement (AFC) avec comme Président Mahamane Ousmane.

Cette alliance ne tardera pas à s’effriter, avec la démission de Mahamadou Issoufou, Premier Ministre, chef du Gouvernement et Président du PNDS-Tarayya, parti allié de l’AFC. A cet effet, le Président Ousmane va dissoudre l’Assemblée Nationale. Un différend sur le choix du premier ministre a entraîné la tenue d’autres élections législatives en janvier 1995. Après les élections législatives anticipées, une nouvelle majorité a été composée par le MNSD-Nassara, le PNDS-Tarayya, UDFP-Sawaba et PPN-RDA contre les partis membres de l’AFC qui soutiennent eux, le Président de la République Mahamane Ousmane.

Elles permettent au Mouvement national pour la société de développement (MNSD) et ses alliés de conquérir 42 sièges sur 83, et de diriger un gouvernement de coalition. Pour sa part, le président Ousmane et ses alliés se retrouvent relégués dans l’opposition avec 41 sièges. Après la formation des différents groupes parlementaires, le Président Mahamane Ousmane a choisi de nommer Amadou Boubacar Cissé, lui-même issu des rangs des partis de la majorité en l’occurrence le MNSD-Nassara, mais toutefois contre l’avis de son parti. Le nouveau patron de la Primature, n’aura même pas fait 48 heures qu’une motion de censure le partir.

La nouvelle majorité pour sa part, imposé Hama Amadou comme Premier Ministre et Chef de gouvernement. Une grave crise politique s’en suivra par la suite entre le président de la République mis en minorité et son premier ministre, qui lui est issu du camp de nouvelle majorité. C’est là, la première cohabitation politique de l’histoire de notre pays. Les difficultés d’entente et de travail entre les deux patrons de l’exécutif entrainent quant eux, une grosse instabilité politique, à laquelle est venue s’adjoindre une difficile situation économique. La république s’embourbe et ne fonctionne pas.

Les contradictions entre le Président de la République et le premier ministre s’accentuent et aboutissent à ce que l’on a appelé  » grève des conseils des ministres  » par le Président. Une raison suffisante pour inciter une junte militaire conduite par le colonel Ibrahim Baré Mainassara à renverser les institutions de la République pour prendre le pouvoir le 27 janvier 1996.

Les mêmes acteurs politiques d’antan se retrouvent aujourd’hui dans la même combinaison politique : Pourront-ils mieux faire sur le terrain politique ?

Mahamane Ousmane, Hama Amadou, Amadou Boubacar Cissé et quelques autres…Ne sont-ils pas des acteurs politiques connus ? Certains ont même occupé des très hautes fonctions d’Etat ou au minimum des postes internationaux de prestige (cas d’Amadou Boubacar Cissé : Ancien chef de bureau et de projet de la Banque Mondiale, vice-président de la banque islamique de développement (BID), ancien premier ministre au Niger etc…). Quant à Mahamane Ousmane, personne au Niger n’oublie qu’il a été le premier président de l’histoire démocratique de notre pays.

Le président du Moden Lumana Africa Hama Amadou a été pendant une longue période d’affilée premier ministre et son record d’occupation du poste vient ‘être battu par l’actuel premier ministre Brigi Rafini. Bref, si l’on regarde du côté du FRDDR, on est en présence d’un cocktail explosif d’animateurs politiques. Le plus difficile reste à s’entendre, à trouver la bonne composition du directoire de cette opposition et surtout d’en connaître le véritable chef de file. Mais hélas, face à l’ambition démesurée de certains, la précipitation des autres à occuper des strapontins, la gangrène s’installe et divise chaque jour. Pourtant, aux yeux de l’opinion en général, le leadership de ce regroupement politique devrait échoir à Mahamane Ousmane.

Il justifie de toutes les qualités pour cela : courage, vision politique, combativité et endurance…. La seule chose qu’on ne puisse attendre de lui est un comportement de type subversif. Par exemple qu’il conduise des actions pour casser, détruire des édifices publics ou brûler des pneus dans les rues et artères principales de la ville de Niamey. Ousmane est un patriote, un républicain pour tout dire…. Ce qui n’est pas bien perçu dans son propre camp politique. Ainsi donc, les Mahamane Ousmane, Hama Amadou et Cissé ne cessent de se chamailler pour des petits postes de représentation depuis plus de six mois maintenant.

Cela est-il de nature à donner des chances de succès à leur camp politique ? Dans tous les cas, qu’ils continuent à se diviser, à se chamailler les uns d’avec les autres, pour en oublier leur objectif principal : la conquête du pouvoir d’Etat ! Avec autant de contradictions et autant de divergences, le camp adverse lui ne peut que s’en réjouir et contempler la division dans les rangs de ses adversaires directs. Mais ne doit-on pas balayer devant sa propre porte… !

À propos de l'Auteur

Souley Zabeirou (LE TEMPS N° 125)

 

 

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Un commentaire

  1. Quand il s´agit de publier des articles critiquant l´opposition ou injurieux contre les leaders de l´opposition, tamtaminfo est ne perd pas une seconde, mais jamais d´article denoncant la mauvaise gestion des affaires de l´etat. Ce parti pris est tout simplement contraire a l´ethique journalistique devenu marque de fabrique de tamtaminfo.

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