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ACTUALITE - CONTRIBUTIONS - 19 mai 2021

Pas de répit pour les malfrats en col blanc

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IMAGE D’ILLUSTRATION

L’Opération ba sani ba sabo, n’en déplaisent aux détracteurs, va se poursuivre et s’intensifier. La mise aux arrêts de l’ex comptable de la Présidence n’est que le début de cette opération d’assainissement. Des sources proches de la Présidence de la République nous ont indiqué que le Président Mohamed Bazoum ne reculera devant aucun obstacle pour faire rentrer l’Etat dans tous ses droits.

Au stade actuel de la procédure, le Sieur  Ibrahim Moussa dit Ibou Karadjé, ancien chef de service financier et de matériel de la Présidence est sous mandat de dépôt et déféré à la prison civile de Say.  

Deux procédures judiciaires sont engagées contre lui, l’une émane de la plainte  déposée auprès de la police judiciaire contre lui par un opérateur économique de Maradi qui lui a prêté une importante somme d’argent et qu’à  l’expiration du délai de remboursement, le Sieur Ibrahim Moussa Karadjé refusait  de répondre aux appels téléphoniques de son créancier. Face à ces agissements, le créancier était contraint de saisir la justice.

L’autre procédure contre lui a été engagée par le ministère des finances et porte sur l’escroquerie, faux et usage de faux en écriture publique, détournements de deniers publics, etc.

En effet, un comité institué par le Ministre des finances, a établi un rapport provisoire dans lequel, il ressort qu’une somme importante de près de huit milliards (8 000 000 000) de francs CFA des dépenses payées sans ordonnancement n’a pas fait l’objet de régularisation.

Le comité  a découvert, aussi,  que le Sieur Ibrahim Moussa Karadjé, imitait les signatures des ordonnateurs et se faisait payé par les services du Trésor public sans suivre la procédure réglementaire.

A notre avis, la lettre adressée par Souleymane Zourkaleini , à la police judiciaire n’a pas sa raison d’être, étant donné que Monsieur Ibrahim Moussa Karadjé est déjà entre les mains de la police pour deux affaires d’escroquerie.

Les enquêteurs de l’inspection générale d’Etat, auraient dû s’orienter vers le service financier et du matériel de la Présidence, le ministère des finances et les services du trésor, en vue de compléter l’enquête déjà effectuée par le comité institué par le ministre des finances.

Tous les services de contrôle et les services du trésor, cherchent à se positionner devant le Président de la Republique S.E.M. Bazoum Mohamed. C’est ce qui explique ce remue-ménage où chacun veut montrer que c’est lui qui a soulevé le lièvre, alors que le pot aux roses a été découvert par le ministère des finances. Il faut donc agir avec beaucoup de prudence et de professionnalisme dans cette enquête et débusquer tous les complices éventuels.

Les deux procédures judiciaires engagées contre le Sieur Ibrahim Moussa dit Ibou suivent leur cours normal et qu’il  faille laisser la justice faire son travail en toute indépendance et conformément à la loi. L’on ne doit donc plus parler d’enquête administrative dès lors que la justice a été saisie de l’affaire  par le ministère des finances.

Par Ibrahim Aghali (Contribution Web) TamtamInfo News

4 Comments

  1. En tout cas la piste suivie par les enquêteurs du ministère des finances est la plus sérieuse.
    Tu as raison trop d’enquête nuise à la vérité, surtout quand elle conduite par certains complices de Ibrahim Moussa Ibou karadjé, des gens de moralités douteuses.

    1. A commencer par l’Inspecteur Général d’Etat en chef, Souleymane Zourkaleyni, qui, de connivence avec des commerçants véreux et autres agents de l’Etat de la trempe de ce fameux « Ibou Karadjé », a saigné à blanc le Trésor national de 2011 à 2016. Qu’est-ce qui nous prouve d’ailleurs que les « mic-mac » de Ibou n’ont pas commencé au moment où il était DG du Trésor, et qu’à ce titre il avait arraché la prérogative légale des paiements à ses collaborateurs comptables, sans être lui-même comptable? C’est d’ailleurs étrange que les investigations engagées au niveau du Trésor ne concernent pas sa gestion. Vous avez dit inspection biaisée?

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