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Après la polémique sur le bilan de l’an I Vers une décomposition de la majorité présidentielle

La majorité présidentielle au pouvoir est fortement ébranlée depuis la riposte énergique de l’opposition ARN regroupée autour de Seyni Oumarou. Plus de deux semaines après la publication des chiffres de Seyni Oumarou, aucun officiel, ni du PNDSTarayya, ni de son plus grand allié le MODEN FA Lumana ne souhaite faire la polémique à cet exploit inédit de l’opposition.

 

 

Ni les plus grands thuriféraires de la majorité au pouvoir habitués à défendre l’indéfendable, ni même ces effrontés, connus pour bondir promptement et insulter les gens, parfois sans raison, ne sont encore sortis attaquer les chiffres de chef de file de l’opposition. Depuis cette réplique unique en son genre, le Président de la République Mahamadou Issoufou n’a jamais été aussi seul. Il est laissé seul au milieu de son bilan cousu de fil blanc, comme si en prêchant le faux il ne travaillait que pour lui-même.

Même si la majorité au pouvoir n’est pas fissurée, on constate avec cette affaire que les gens ne sont plus ensemble pour le moment. Au moins à propos de cet amas de faux chiffres que quelques technocrates de mauvaise foi ont voulu glisser dans le bilan de l’an I du chef de l’Etat. Si le MODEN Lumana, très conscient des risques qu’il encourt à couvrir et à apporter son soutien à cette forfaiture à laquelle il ne semble nullement associé, c’est que les autres alliés de la majorité au pouvoir n’ont malheureusement pas le gabarit politique nécessaire et suffisant pour contrebalancer le rapport de force en faveur de la majorité au pouvoir.

D’ailleurs qui va s’aventurer à être plus royaliste que le roi ? Comment défendre un bilan dont les cadres du PNDS Tarayya eux-mêmes restent totalement distants, parce qu’ils ne veulent pas se mouiller ? Surtout compte tenu de l’écart énorme entre certains chiffres proclamés par le Chef de l’Etat et la réalité. Une autre raison de ce silence de cimetière du Lumana FA, c’est que, dans les coulisses, pour beaucoup de militants FA, si les partisans de Hama Amadou ne l’ont pas fait pour leur propre compte en 9 ans et demi de gestion de l’exécutif par leur actuel Président, entre la cohabitation et la majorité de Tandja, dont il était le Premier ministre pendant plus de 7ans, pourquoi le feraient-ils pour quelqu’un d’autre ?

Surtout quand la certitude est établie que ses chiffres sont indéfendables ! Il ne faut surtout pas oublier les conditions catastrophiques dans lesquelles le leader de ce parti membre, très bien coté, de l’alliance ARN est venu, douloureusement, soutenir Mahamadou Issoufou au deuxième tour des présidentielles 2010. A cela il faut ajouter d’autres frictions plus récentes résultant de la vicissitude du pouvoir, mais surtout de la gourmandise de leur principal allié le PNDS-Tarayya. Il y a d’abord les propositions des nominations des cadres de Lumana, qui restent désespérément dans les tiroirs, parce que le chef de la majorité ne semble pas prêt, jusqu’à une date récente, à les signer.

Il ya ensuite cette campagne de presse permanente autour du vol de l’argent public dont les opérateurs économiques de Lumana comme Zakaï sont constamment accusés et vilipendés à souhait ; sans compter le peu de respect dont ils sont l’objet de la part des barons du PNDS-Tarayya, avec notamment cet épisode de Zakaï chassé de la présidence par le Directeur de cabinet adjoint du Chef de l’Etat. Par ailleurs, on parle de plus en plus d’une autre cause de friction non moins vraie qui a fini par surgir. C’est le négationnnisme béat qu’affichent les cadres du PNDS-Tarayya visà- vis du bilan de Tandja.

En s’arc-boutant à l’idée que le Président Tandja Mamadou n’a rien fait en dix ans, ils sont en train de dire aussi, de façon pernicieuse et fort intéressée, que le Premier ministre Hama Amadou, qui a géré le pays avec lui pendant 7 ans et demi n’a rien fait aussi ; ce qui est proprement inacceptable ! Ces coups de boutoir répétés ont fini par créer chez les cadres du Lumana ayant occupé des responsabilités ou non pendant cette période, que les seuls acquis palpables dont ils peuvent se prévaloir, et qui font la différence entre eux et ceux qui n’ont jamais géré, sont en train d’être démolis, un par un.

Au bout du compte, s’ils acceptent pour de vrai les propos tenus lors de cette campagne pernicieuse, qui fait d’eux des néophytes politiques, qui n’ont rien fait et viennent seulement maintenant sur le terrain de la gestion des affaires publiques, ils prennent le risque énorme que leur seul effort aux côtés de Tarayya, où ils jouent un rôle second sera compté à leur actif. Ils doivent dans ces conditions renier tout ce qu’ils ont construit depuis 1995. Ce qui politiquement serait la plus grande offense qu’on peut faire à Hama Amadou, que de lui raconter à longueur de journée qu’il n’a rien jamais fait !

C’est d’autant plus frustrant qu’il sait très bien comment on fabrique les bons et les mauvais chiffres, pour avoir géré l’Etat pendant plus de 9 ans, avec un rôle de premier plan ! Pour les autres partis moins grands, s’ils sont d’accord de rester avec cette majorité, à laquelle certains ont été arrimés sans savoir comment et pourquoi, c’est une sorte de sauve-qui-peut général. Comme quand dans la forêt un lion dominant est blessé par un autre mal dominant d’un autre clan, les lionceaux et les femelles, à défaut de proclamer leur soumission, en affichant ventre à terre une mine de chien battu, se refugient dans les hauteurs pour éviter les coups de griffes pacificateurs du nouveau venu.

Là où la situation est critique pour la majorité actuelle au pouvoir, du moins ce qu’il en reste autour de Mahamadou Issoufou, même les  » a bi Yérima a cha kida  » (les flatteurs, griots et autres flagorneurs) de la société civile proches du régime n’ont pas encore osé prendre la défense du bilan catastrophique du chef de l’Etat. C’est bien la preuve que l’heure est grave ! La vérité a fini par raisonner comme un tambour. Il n y a qu’à s’y faire, ou aller contre la logique de l’histoire.

A moins que le Chef de l’Etat, pour payer le prix de ses erreurs ne reviennent vers sa majorité avec des cadeaux mirobolants pour le ressouder et réengager les gens à accepter le saut dans l’inconnu avec lui. Et là ce sera au prix d’énormes sacrifices, parce que les gens, contre leur engagement dans la bataille pour défendre le faux, vont mettre les bouchées doubles et obtenir tout ce qu’ils n’ont pas pu avoir depuis l’installation du régime. Aux risques et périls du Niger évidemment !

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7 plusieurs commentaires

  1. Mahamadou issoufou peut bien si toute fois il n.est pas dans un regime semi.presidentiel. On doit vraiment experimenter le regime presidentiel pour sortir de cette situation d.alliances avec son corollaire de partage de poste .

  2. lawan tsayabou ne mérite même pas de vivre au vue de sa sortie télévisée pour défendre l’indéfendable( le bilan annuel guri ) il doit etre pendu car il a insulté la nation entière en disant que rien qu’à niamey 426 classes ont été construites, quelle honte de plus pour ce cartouchard de l’unuiversité de niamey qui n’a jamais pu décrocher le moindre diplome ? avec des gens laches ,sans vergogne comme lawan ,le guri systeme deviendra certainement le duri systeme s’il ne l’a été déjà.

  3. La seule solution viable serait un Regime presidentiel, car ces attelages sans ame ont prouve leur inefficacite. Merci

    • Tu as vus juste mon frère. J’ai horreur de ce maudit régime semi présidentiel. Aujourd’hui qu’on le veuille ou pas le président serait tranquille à gérer le pays pour son mandat si on était en régime présidentiel. Mais comme il fait partie de ce qui ont tenu mordicus à ramener le sémi présidentiel (je ne sais même pas pourquoi) sans se rendre compte du risque véritable, il va en souffrir alors. Tandja n’en a pas souffert autant que Mahamane Ousmane et Issoufou aujourd’hui, mais il avait tenu à régler la situation en pensant au régime présidentiel. On aurait dû accepter que là quand même il a bien agi. Ne blâmons pas tout de ce que les autres ont fait. Les 20 ans de démocratie devraient être capitalisés.

  4. De la société civile politisée du genre Laouly Tsayabou le nullard u campus Université Abdou Moumouni Dioffo qui n’a jamais pu décrocher un seul diplome a gueulé à la télé pour défendre l’indéfendable.Sans dipl^^ome il veut forcer le destin pour devenir Ministre comme Morou et Ibrahim Yacouba qui politiquement gueulé sous le couvert du syndicalisme. Au moins les deux peuvent se prévaloir d’avoir des diplomes.Le pire c’est que TSA est tribaliste. Aux premières du coup d’Etat de Salou il croyait que Salou l’ a fait pour les zarma. Heureusement que Salou bien éduqué s’est Nigérien de tout le Niger.

  5. Ces propos ne peuvent être tenus que par un pire Tazartchiste.Que nous protège des gens de votre espèce. Amen!!!

    • [quote]Ces propos ne peuvent être tenus que par un pire Tazartchiste.Que nous protège des gens de votre espèce. Amen!!![/quote]

      Tu as tout à fait raison mon frere, ces paroles ne sont qu’un de tazartchistes. Sinon son leader se cantonne à Niamey et pense dire les chiffres à la population. Dommage que le chef de l’opposition soit pris d’un vertigo

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