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Point de presse du Comité interministériel de négociations avec les partenaires sociaux : Engagement à insuffler une dynamique de réformes pour améliorer la qualité de l’enseignement

Suite aux mouvements répétitifs de grève de certains syndicats du secteur de l’Education par rapport à la décision du Gouvernement visant à évaluer les enseignants dans le seul objectif d’améliorer la qualité de l’enseignement, le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité Publique, de la Décentralisation et des Affaires Religieuses et Coutumières, M. Bazoum Mohamed, président du comité interministériel de négociations avec les partenaires sociaux, et son homologue de l’Enseignement Primaire, de l’Alphabétisation, de la Promotion des Langues Nationales et de l’Education Civique, M. Daouda Mamadou Marthé, ont co-animé, hier dans l’après-midi à la Primature, un point de presse dans lequel ils ont démontré avec tous les arguments en leur possession, la nécessité d’une réforme profonde, douloureuse, mais indispensable pour le système éducatif nigérien en particulier, et pour l’avenir du Niger en général.

Dès l’entame de ce point de presse, le président du comité interministériel de négociations avec les partenaires sociaux, M. Bazoum Mohamed, a relevé que c’est un truisme de dire que l’école nigérienne ne se porte pas bien et que tout le monde est d’accord sur cet état de fait. En effet, le problème date de très longtemps. Il connait une acuité particulière ces dernières années.

Selon le ministre d’Etat, on peut situer le début de la grande étape de la dégradation du système éducatif suite à l’institution des systèmes de volontariat et de contrat. Ces deux systèmes ont été introduits dans l’enseignement dans le cadre de la politique promue par l’Etat du Niger en rapport avec ses partenaires autour du Programme Décennal de l’Education. Il est vrai que le diagnostic qui avait été posé à l’époque sur le niveau de l’offre éducative était juste. Et la couverture scolaire était très faible. Il fallait donc y remédier.

C’est ainsi qu’il a été procédé à la promotion du recrutement à tout va des élèves et même des enseignants que le Niger n’avait pas suffisamment en nombre et en qualité. Cette situation a permis d’avoir le nombre d’enseignants qu’il faut sur le terrain. Toutefois, elle a ouvert la porte à des pratiques peu orthodoxes dans un domaine aussi sensible que l’éducation. Le Programme Décennal de l’Education a eu comme inconvénient la mauvaise qualité du niveau des enseignants.

Après avoir analysé tous ces problèmes qui minent le secteur éducatif de notre pays, le Gouvernement a décidé d’introduire des réformes à même d’améliorer la qualité de l’enseignement. Dans cette optique, le Président de la République, Chef de l’Etat, SEM. Issoufou Mahamadou, a consenti pendant son premier mandat d’énormes efforts dans la construction des infrastructures scolaires. C’est ainsi que plus de 12.500 salles de classe ont été construites, dont une très grande partie au niveau de l’enseignement primaire.

Mais force est de reconnaitre que si des efforts avaient été entrepris pour améliorer les conditions de travail des maitres et des apprenants, ce n’était pas le cas sur le plan de la qualité de l’enseignement et de son produit, a reconnu le président du comité interministériel de négociations avec les partenaires sociaux. Il se trouve que le Président Issoufou Mahamadou a pris l’engagement, à l’occasion de la dernière élection présidentielle, de poursuivre l’œuvre déjà entamée tout en insistant sur la qualité de l’enseignement.

Par rapport aux revendications des enseignants, le président du comité interministériel des négociations, M. Bazoum Mohamed, a précisé que le Gouvernement avait fait tout ce qu’il peut pour ramener la sérénité à l’école. Mais hélas, certains syndicats continuent d’observer des grèves répétitives, alors même que des solutions ont été trouvées pour beaucoup de points inscrits dans leur plateforme revendicative.

S’agissant de l’évaluation dans le secteur de l’Eduction, le ministre d’Etat Bazoum Mohamed a indiqué que c’est un droit absolu pour le Gouvernement, parce qu’il a pris l’engagement de remédier aux problèmes auxquels l’école est confrontée. C’est ainsi que le Gouvernement a décidé de passer par des tests pour savoir à qui il a affaire comme enseignant.  »Nous allons refonder tout notre système. Nous ne faisons que commencer. Nous allons refonder notre système de formation des maîtres. Nos écoles normales seront repensées.

Nous allons insuffler une dynamique de réformes telles que, à terme, d’ici quelques années, nous puissions avoir une école qui ressemble aux écoles de nos voisins », a promis le ministre d’Etat. Par ailleurs, le président du comité interministériel de négociations avec les partenaires sociaux a assuré que le Gouvernement va faire des réformes dans le respect de la loi.  »Nous ferons les réformes. Elles seront douloureuses, mais elles sont nécessaires. Elles seront fatales et inévitables. Nous sommes assez honteux pour ce qui nous est arrivé déjà. L’avenir du pays, c’est l’école », a relevé le ministre d’Etat Bazoum Mohamed.

Quant au ministre de l’Enseignement Primaire, de l’Alphabétisation, de la Promotion des Langues Nationales et de l’Education Civique, M. Daouda Mamadou Marthé, il est revenu sur la question de l’évaluation des enseignants. Cette évaluation a été perçue comme illégale pour les enseignants. Cette attitude des enseignants à l’égard de l’évaluation a amené le ministre de l’Enseignement Primaire à saisir le Conseil d’Etat le 27 février 2017 pour demander son avis par rapport à la décision du Gouvernement.

La réponse du Conseil d’Etat est tombée hier, 9 mars 2017. En effet, sur l’organisation d’une évaluation des enseignants craies en main dans l’objectif de renforcer leurs capacités, le Conseil d’Etat répond après avoir examiné le texte :  »Le ministre l’Enseignement Primaire, de l’Alphabétisation, de la Promotion des Langues Nationales et de l’Education Civique est fondé à mettre en œuvre la politique sectorielle relevant de son domaine de compétence, notamment par une action d’évaluation dont l’objectif est d’améliorer la qualité de l’enseignement par le renforcement de capacités des enseignants ».

En ce qui concerne la seconde question du ministre, elle est relative à la production d’un certain nombre de documents tels que le diplôme et le certificat de nationalité. A ce niveau, le Conseil d’Etat dit :  »Le ministre de l’Enseignement Primaire, de l’Alphabétisation, de la Promotion des Langues Nationales et de l’Education Civique est fondé à demander la production d’un certain nombre de documents tels que le diplôme et le certificat de nationalité ».

En outre, le ministre Daouda Mamadou Marthé a précisé que cette évaluation ne concernera que les enseignants contractuels qui sont au nombre de 61.000. Le dépôt de dossiers a déjà commencé et continuera à la demande des parents d’élèves que le comité interministériel a rencontrés peu avant ce point de presse. Le dépôt de dossiers a permis de passer à l’authentification des diplômes. C’est ainsi qu’il a été détecté, d’ores et déjà, plus de 300 faux diplômes, a conclu le ministre de l’Enseignement Primaire.

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Hassane Daouda(onep)

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16 plusieurs commentaires

  1. Celui qui pose comme condition de la réforme éducative au Niger le retour aux écoles publiques des fils des Présidents, Ministres et autres, n’ a rien compris de l’enjeu. Il s’agit ici de permettre l’accès à une bonne éducation à tous les enfants nigériens particulièrement ceux des pauvres qui eux n’ont pas la possibilité d’envoyer leurs enfants ailleurs.

    C’est quand l’éducation au public avait échoué avec les contractuels qui n’ont pas le niveau que les écoles privées se sont développées. Il y a encore quelques années s’était une honte de fréquenter l’école privée parce que seuls les enfants qui échouent au public (donc des incapables ) partent fréquenter l’école privée! Ça il ne faut pas l’oublier.

    Pour redonner à notre école publique toute sa grandeur, il faut recruter des enseignants qualifiés et arrêter cette histoire de contractuels qui ne fait que banaliser la carrière des enseignants.

    Ceux qui disent que ce sont tous les secteurs de l’administration qui sont concernés, ils ont raison, mais tout ça c’est le fruit d’une mauvaise éducation. Comment voulez-vous que ceux de administration soient compétents alors qu’ils sortent des écoles où ils sont mal formés !!!
    Aujourd’hui la majorité des Nigériens compétents sont ceux qui sont formés hors du Niger, c’est ça la triste vérité.

  2. Il faut vérifier la Nationalité de Marthé d’abord.

  3. Si le gouvernement veut améliorer la qualité de l’école publique, il n’y a qu’une seule et unique solution : il faut obliger le Président de la République, les Présidents des Institutions, les membres du gouvernement, les députés, les gouverneurs, les préfets, les directeurs généraux, centraux et régionaux à inscrire leurs enfants dans l’école publique. Point, barre.

    Quand les contractuels font 75% du corps enseignant, on ne peut pas leur dire qu’ils ne sont que des contractuels dont la situation juridique est précaire. Le Ministre qui le dit n’est qu’un Ministre d’Etat dont le titre est plus précaire que la situation juridique des contractuels.

    Quand on veut que les citoyens croient aux réformes, il faut soit même croire. Donc en avant pour le retour des enfants de tous ceux qui nous dirigent dans les établissements publics.

    • Quelque soit la performance de l’école publique, il y aura toujour des écoles privées. Et tout le monde est libre d’inscrire ou pas ses enfants.
      Donc engageons les reformes et on s’en fout si les autorités inscrivents leurs enfants dans les écoles privées.

    • Seynos

      pour la premiere fois suis d’accord avec toi sur ce passages tres pertinent

      « Si le gouvernement veut améliorer la qualité de l’école publique, il n’y a qu’une seule et unique solution : il faut obliger le Président de la République, les Présidents des Institutions, les membres du gouvernement, les députés, les gouverneurs, les préfets, les directeurs généraux, centraux et régionaux à inscrire leurs enfants dans l’école publique. Point, barre »

  4. Alhamdoulillah que le gouvernement ait pris son courage pour reformer ce système. L’Education est la base de tout développement et c’est par là que les réformes doivent commencer car tout le reste n’est que la conséquence du pourrissement de ce système éducatif. Au tant faire une année blanche que de continuer ce crime. je l’avais dit depuis longtemps et je continue à le dire que c’est le seul procès valable à faire aux anciens dirigeants qui ont instituer la contractualisation même si c’est sous la pression des partenaires (qui ne sont et ne seront jamais pour notre bonheur, juste de l’escroquerie internationale).
    Seuls les ennemis (nigériens compris) du Niger trouveront du mal dans cette évaluation.
    Si les 61 000 sont nuls, il faut les remercier. Si nos anciens enseignants ne sont pas suffisants autant chercher ailleurs, il y va de l’avenir du Niger.
    Aux grands maux des gros moyens.

    • Si le gouvernement veut réformer et veut que les citoyens croient à ces réformes, alors que les membres du gouvernement inscrivent leurs enfants dans les écoles publiques

  5. desoler,il oubli que certain permis eux ont soit disant soutenue leur doctorat ds hémicycle de l’assemblée,il fo d’abord commencer a évaluer labas pour savoir si ce son propre effort

  6. La médiocrité n’est pas que dans l’Enseignement ! C’est toute l’Administration qui doit être revue comme au Tchad ou au Mali, si on veut être compétitif, autrement on se tait et on enfile nos habits de paons à la maison. Mais dehors, les autres pays savent ce qu’ils veulent et continuent de creuser l’écart entre nous ! Il y a beaucoup de secteurs à réformer, à commencer par la politique qui est le nœud de tous nos maux : c’est un fourre-tout où n’importe qui peut accéder aux fonctions les plus stratégiques et vitales pour le pays ! Il faut corriger et vous verrez que nous avons beaucoup de talents et de compétences !

    • des gens qui ne pensent pas aux fils des pauvres qui aussi tres tetus ne cessent pas de crier pour les campagnes electoraux , qui gaspillent des millions de FCFA dans des vehicules blindes de protection d’un citoyen imbecile au lieu de penser a l’education nationale osent s’assoir tout en bouffant encore l’argent de l’etat au tour d’une table se moquant des gens parlant de l’education ? ou etudient leurs enfants ? a l’etranger , c’est pour cela qu’ils se moquent des citoyens qui n’imaginent rien .

  7. 1. Nous devons collectivement avoir honte de tout ce qui arrive à notre système éducatif.
    2. Comment sommes-nous arrivés là?
    3. Comment avons-nous fait pour être là où nous sommes?
    4. Comment avons-nous oublié de faire cette chose propre à tous les animaux, propre à toutes les créatures à savoir s’occuper de ses enfants?
    5. Comment avons fait pour oublier qu’il n’y a pas de vie en société sans protection des plus faibles à savoir les enfants?
    6. Comment avons fait pour ne même pas voir au moins ce que font les autres, nos concurrents les pays voisins?
    7. Tout le monde sait, tous ceux qui aiment réellement le Niger savent que nous n’avons pas d’autres choix que d’entreprendre ces réformes.
    8. Et chaque seconde qui passe c’est une éternité.
    9. Une fois encore il y a des choses avec lesquelles on ne doit pas blaguer. Parmi ces choses il y a notre avenir, il y a l’avenir de nos enfants, il y a l’avenir de notre pays.
    10. La reforme initiée doit être poursuivie quel que soit le prix à payer.
    11. Elle sera douloureuse
    12. Elle sera difficile sans doute
    13. Mais avons-nous d’autres choix, si nous aimons réellement notre pays ?
    14. Mais pouvons-nous faire autrement si nous aimons réellement nos enfants ?
    15. Mais pouvons-nous continuer à infliger, par lâcheté, la vie à des enfants qui n’ont pas demandé à naître?
    16. Pourquoi allons continuer à infliger, par lâcheté, par égoïsme des souffrances inutiles aux générations futures?
    17. Il vaut mieux tard que jamais
    18. Nous devons avancer.
    19. Nous devons avoir le courage de supporter notre part de fardeau.
    20. Et chaque fois que le doute nous envahit nous devons lui répondre que nous n’avons d’autres choix que d’avancer
    21. Comme l’a dit un premier Ministre anglais à son peuple pendant la seconde guerre mondiale : « il n’y a rien à promettre que de la sueur, des larmes et du sang.. »
    22. Mais que faire si la lumière, l’honneur, la dignité sont à ce prix ?
    23. Mais que faire s’il s’agit de nous sacrifier pour ce que nous avons de plus cher : nos enfants et notre pays
    24. Les DIORI se sont sacrifiés, ont sacrifié leurs propres enfants pour donner, à nous les enfants des paysans une éducation de qualité.
    25. En effet, tous les enfants des hauts dignitaires du régime DIORI étaient à l’externat et nous, enfants des paysans, étions à l’internat logés, nourris, habillés, blanchis et bien sûr bien enseignés par des enseignants de qualité, dévoués amoureux de leur métier.
    26. Que dire si aujourd’hui par insouciance, par méchanceté, par égoïsme, par médiocrité, nous refusons d’offrir la même chose à nos enfants ?
    27. Quelle honte !
    28. Quelle lâcheté !
    29. Quelle trahison !
    30. Si nous ne faisons rien pour radicalement changer les choses ALLAH le Créateur nous demandera des comptes
    31. Qu’ALLAH nous donne la force de penser à nos enfants
    32. Qu’ALLAH nous donne la force de penser à notre pays
    33. Qu’ALLAH protège notre pays le Niger.
    34. Ameeeeeen ya ALLAHOU , ya ALLAHOU, ya ALLAHOU !

  8. L’école est sérieusement malade,nous som mes tous coupables.L’histoire a donné raison au SNEN qui a tout fait pour s’opposer à la contractualisation de l’enseignement.C’est sa position qui lui a attiré la foudre des collègues contractuels et qui a conduit à son effrite ment.Les faits sont là têtus.Les refontes seront vraiment douloureuses.

  9. La vérification de la nationalité et authentification du diplôme est une bonne chose. Mais ça ne suffit pas. Ton diplôme du BEPC ou BAC peut être authentique, sans fraude mais le niveau des enseignants ne justifie pas le diplôme !!!!

    La honte est qu’aujourd’hui dans la sous région, les Nigériens ont des difficultés à inscrire leurs enfants après les BEPC ou le BAC pas parce que les diplômes sont faux mais parce que le niveau est bas bas bas bas très bas !!!!

    Ceux qui ont introduit cette honte de d’enseignants contractuels sans aucun niveau de formation ont trahit ce pays qui au fil des ans a perdu toute sa renommée d’étudiants Nigériens qui réussissaient avec éclats dans toutes les écoles et universités du monde. Je le dis parce que j’en faisais parti !!!

    Je suis vraiment choqué de cette situation. Mais comme le Gouvernement vient d’en prendre conscience peut être que ça va changer. Il faut prendre des mesures même si elles sont douloureuses et espérer dans les 10 prochaines années avoir les résultats escomptés

  10. Il vous suffit de sortir du Niger pour vous rendre compte que notre système éducatif ces dernières années est une honte !!!
    Les élèves n’ont aucun niveau et ne peuvent tenir dans aucune école de la sous région !!!

    Par contre dans la sous région dès que tu échoues au BAC ou au BEPC tu viens composer au Niger tu es certain de l’avoir même pas par corruption mais parce qu’au Niger le niveau éducatif est très très bas.
    Ainsi l’élève nul de la sous région devient meilleur au Niger.
    Je sais de quoi je parle, je suis Nigérien vivant dans la sous région avec des enfants inscrits dans les écoles de la sous région.
    Proposition: évaluer les enseignants, ceux qui n’ont pas le niveau, et qui veulent la profession, envoyez les en formation dans les écoles normales (mais s’assurer aussi que les enseignants des écoles normales ont à leur tout le niveau pour encadrer les autres). Ceux qui refusent cela, il faut les révoquer. Pour pourvoir les postes de ceux qui sont allez en formation faites contrats avec des anciens enseignants à la retraite.

  11. al kanemi mamadou

    Cette réforme doit aussi donner une place de choix à la protection des jeunes filles élèves naïves qui sont sexuellement abusées par certains enseignements! La promotion des bonnes mœurs à l’école

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