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Point de presse du directeur général du Trésor et de la Comptabilité Publique : Eclaircissements sur la situation du compte de la Ville de Niamey au Trésor

M. Issa Djibo
Directeur Général du Trésor

Le Directeur général du trésor, M. Issa Djibo, a rompu le silence, hier, dans la controverse portant sur la situation du compte de la Ville de Niamey logé au Trésor national, à travers un point de presse qu’il a animé dans les locaux de ladite institution, en vue d’apporter des précisions sur la question.

Au cours de ce point de presse, M. Issa Djibo a expliqué que depuis sa prise de fonction, (moins de deux mois) il a réussi, avec l’appui des autorités du pays, à réduire un certain nombre d’arriérés de pécules des contractuels de l’Etat qui se trouvent au niveau du trésor national. « Ces arriérés qui s’élèvent à plus de 20 milliards ont été épongés. Nous n’avons pas de raison particulière à bloquer des fonds de la Ville de Niamey, qui ne dépassent pas 10% de ce que nous avons déjà épongé », a-t-il déclaré.

Comme l’a expliqué le DGTCP, la Ville de Niamey dispose d’un compte de correspondant du Trésor. Ce compte est alimenté quasi-exclusivement par les ressources provenant de la rétrocession partielle ou totale d’impôts par l’Etat. Il supporte les dépenses que la Ville initie au moyen d’ordres de virement ou de paiement qu’elle envoie au Trésor. « Comme tout compte de correspondant, de par la réglementation, celui de la Ville de Niamey doit toujours présenter un solde créditeur ou nul. Le comptable n’est pas autorisé à payer, c’est-à-dire à débiter le compte, que dans la limite des ressources disponibles», a édifié M. Issa Djibo.

C’est pour cette raison, a expliqué le Directeur général du Trésor, que l’ordonnateur du compte, en l’occurrence le président du Conseil de ville de Niamey et son comptable, doit vérifier régulièrement la situation des ressources sur le compte avant d’entreprendre de nouvelles dépenses. « Il nous semble que ce n’est malheureusement pas le cas à la Ville de Niamey », a-t-il regretté.

Toujours est-il que, a affirmé  M. Issa Djibo, au vu du contexte social difficile qui prévalait au niveau de la Ville de Niamey, les plus hautes autorités du Niger se sont saisies de la question en janvier 2017. Ainsi, une rencontre a été tenue le samedi 11 février 2017 sous la présidence du Premier ministre en vue de trouver, dans les meilleurs délais, une solution au paiement régulier des salaires d’un peu plus des 3.700 agents de la Ville de Niamey qui accusaient sept (7) mois d’arriérés.

Au cours de cette réunion, a-t-il indiqué, la situation du compte de dépôt de la Ville de Niamey au Trésor au 31/01/2017 a été présentée. En résumé, explique le DGTCP, le compte dégage un solde créditeur de 232 531 653 FCFA : il a enregistré des mouvements en crédit d’un total de 5 108 032 499 FCFA, y compris un report de solde de l’exercice budgétaire 2015 de 214 854 012 FCFA, et en débit un total de 4 875 500 846 FCFA. Les dépenses ont concerné cinq (5) mois de salaires en 2016, correspondant à un montant total de 2.641. 462.738 FCFA, et des dépenses engagées par la Ville de Niamey dans le cadre de son fonctionnement pour un montant de 2.234.038.653 FCFA.

« D’autres ordres de virement et de paiement de plusieurs milliards ; portant en partie sur le rachat des marchés ALBARKA et AS-SALAM, reçus de la ville de Niamey n’ont pas été honorés et donc ont été retournés, faute de crédits suffisants pour leur prise en charge. Il en a été ainsi des demandes de paiement de salaires pour la période de juillet à décembre 2016 par le président du Conseil de ville de Niamey, adressées le 27 janvier 2017 au Directeur général du Trésor, pour un montant cumulé de 2 385 246 693 FCFA », a expliqué M. Issa Djibo.

«Il ressort de ce qui précède qu’on est bien loin des milliards que la ville de Niamey aime à rappeler qui demeurent bloqués actuellement au Trésor National », a fait constater le Directeur général du Trésor. Il a rappelé qu’au sortir de la réunion présidée par le Premier ministre, le maire central de la ville de Niamey s’était engagé à payer le salaire de janvier 2017 aux agents, au cours de la semaine du 13 au 17 février 2017, dès que le reliquat inscrit au solde de son compte, soit 232 531 653 FCFA, lui sera parvenu.

C’est ainsi que selon lui, le ministre des Finances a alors instruit le directeur général du Trésor et de la Comptabilité Publique de lui allouer ce montant, ce qui a été fait immédiatement selon la procédure demandée par M. Hassane Seydou, maire centrale de Niamey. « Il s’est également engagé à prioriser désormais le paiement à terme échu de ses salariés, sur la base des recettes que la ville de Niamey aura engrangées ; pour le mois de février 2017, le reversement du montant de 261 000 000 FCFA actuellement disponible dans son compte a d’ailleurs été demandé le vendredi 03 mars 2017 », a dit le DGTCP.

D’après M. Issa Djibo, le maire central de Niamey s’est enfin engagé à trouver des solutions idoines au stock d’arriérés de salaires constitués au cours de l’année 2016, soit près de 2 385 246 693 FFCA. « Nous espérons que ces éléments d’explication permettront de clore ce débat inopportun sur la situation du compte de Ville de Niamey au Trésor et de passer au respect des engagements pris devant les plus hautes autorités du pays en vue de mettre fin rapidement aux souffrances des salariés de la ville de Niamey et de leurs familles », a conclu le directeur général du Trésor et de la Comptabilité Publique.

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Seini Seydou Zakaria(onep)

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14 plusieurs commentaires

  1. attention arnaque 100% sur ne vous fatiguer meme pas a appelé. Foutez- nous la paix . Allez investir chez vous

  2. Où sont casés les 3700 agents de la mairie de Niamey? faites le ratio population/agents de la mairie? un agent pour 270 personnes; certains quartiers de Niamey n’ont jamais connu ce qui est le travail des agents de cette ville. A quoi servent-ils? il faut revoir les copies des maires qui n’ont fait que recruter pour satisfaire des amis politiques et des militants (pour la plupart analphabètes) ne peuvent pas être nommés, il faut les insérer au niveau de la mairie pour avoir de manger et pouvoir repondre aux mots d’ordres des partis au moment venu, sinon ils ne rempliront pas les rues. C’est la même chose qui se passe à l’Assemblée Nationale où on partage des postes de chargés de mission à des gens qui ne mettent pied dans les locaux de cette institution que pour les salaires. où est le sérieux?

    • GASKIYA TA FI KOBO

      D’abord Niamey dépasse largement le million d’habitants depuis belle lurette, calcul qui donnerait un agent pour 270 habitants. la population dépasserait le 1.5 millions Le problème n’est pas le nombre d’agents. C’est ce qu’il font et comment ils sont venus à la mairie qui pourrait poser matière à débat. A Niamey on n’a pas moins de 600 écoles publiques de la maternelle au lycée. Les gardiens, les plantons et les manœuvres sont des agents de la mairie. Les auxiliaires de centre de santé, filles de salles et gardiens sont payées par la mairie. Je ne sais combien ils devraient être. A cela il faut ajouter les policiers municipaux, les chauffeurs, les agents en service dans les 5 mairies et leurs annexes et la CUN, le garage, les éboueurs….les contractuels. Ils sont même insuffisants au regard des besoins des habitants si tout était fait dans les règles de l’art. Mais hélas. Trouver qu’ils sont pléthoriques reviendrait à dire qu’il y a trop d’enseignants ou d’infirmiers au Niger. Le principal problème de la CUN c’est sa gestion. Chacun fait à sa tête. Les maires et les agents à tous les niveaux cherchent pour eux mêmes. Les percepteurs de taxes de marchés ont 10¨% de leurs recettes mais chacun connait comment cela marche dans cette ville et le nombre d’intermédiaires qu’il y a entre la mairie et le commerçant. Ce n’est pas un problème d’effectif. Même avec 1000 agents elle ne pourrait pas s’en sortir.

  3. En verite la mairie n a qu a se resaisir. les employers de cette mairie n ont qu a travailler pour se faire payer par leur propre effort.Bien que bon nombre se debroulle de jour comme de nuit. mon predecesseur l a bien dit de filles de salle en passant par les agents municipaux. mais la mairie n arrive pas a les satisfaire avec ses ressources passer au depart volontaire pour au moins creer des entreprises municipales une facon d’aider la mairie au ramassage d inombrables ordures qui jonchent les ruelles de notre capitale.

  4. Le personnel est pléthorique, inefficace. La mairie ne peut plus gérer les ordures à plus forte raison investir.

    Le mal est fait mais il faut urgemment envisager un plan social pour revenir à la performance. Deux propositions :
    – départ volontaire
    – redéploiement d’une partie dans les effectifs de l’Administration Nigérienne en fonction des besoins.

    Il faut que la mairie serve à quelque chose.

    • Mr veritas ou wawa

      Si tu estimes que le personnel de la marie est plethorique et les membres du gouvernement ?
      43 ministres qui ne font rien que circuler dans des voitures voitures climatisees avec chauffeurs, garde de corps. Gardes au bureau et garde a la maison avec tout ce que cela engendre comme depenses dans le dos de ceux qui payent les taxes.

      • Pourquoi cette insulte ? Il a pourtant même si cela vous gêne. Plus de 3000 agents pour une mairie inefficace et quasi inutile qui ne peut même pas enlever les ordures ! Quant au nombre de ministres et conseillers ministres qui sont une véritable sinécure budgètivore , cela est également inadmissible .

  5. Soyons sérieux, s’il vous plait que font 3700 agents pour la ville de Niamey? Les différents maires ont tellement recrutés et ont laissés la ville dans le problème du surnombre des agents qui dans la plupart ne font rien comme travail. pour moi, il faut non seulement réduire le nombre des agents mais aussi optimisé les dépenses.

    • GASKIYA TA FI KOBO

      S’ils faisaient bien leur boulot 3700 agents, ce n’est pas de trop pour une capitale comme Niamey. Rien que les écoles et les CSI emploient pas moins de 2000 agents entre gardiens, plantons, filles de salle. Le hic est que les gens ne travaillent pas pour générer les ressources à même de pouvoir les payer. Ils se payent eux mêmes et malheur à ceux d’entre eux qui ne sont pas dans une filière qui leur rapporte quelque chose. Les policiers municipaux se débrouillent sur les marchés, les garagistes se débrouillent dans les garages, les filles de salles se débrouillent avec les parents des nouveaux nés dans les maternité……..voilà la réalité, d’après moi.

  6. Tout est clair à présent

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