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POINT DE PRESSE: FORUM DE LA SOCIETE CIVILE POUR UN NIGER NOUVEAU (FSCNN)

Chers camarades journalistes nous vous remercions très sincèrement pour votre prompt soutien au Forum National de la Société Civile pour un Niger Nouveau (FSCNN). Que vos organes respectifs trouvent l’expression de notre gratitude à travers vous. Le FSCNN a plus que besoin de votre soutien en permanence dans l’accomplissement de sa mission de veille citoyenne.

2. Libération de certains camarades du Cadre de Concertation et d’Actions Citoyennes
Nous nous réjouissons de la libération des camarades du CCAC intervenue le 24 juillet 2018, après quatre (4) mois de détention. Cependant, il faut rappeler que Ibrahim Diori, Maikoul Zodi et autre attendent toujours leur procès. Ils ont été poursuivis et incarcérés suite, toujours, aux manifestations contre la loi de finances 2018, une loi qui consacre l’iniquité fiscale et remet en cause le caractère social de notre République. Le Forum encourage, enfin, les magistrats à exercer leurs fonctions conformément à la constitution et à leur statut.

3. Situation des droits et libertés

L’Etat démocratique et de droit est une valeur fondamentale pour le FSCNN qui ne saurait accepter qu’elle soit réduite et soumise par le régime. Une des missions du FSCNN est de veiller à ce que la démocratie soit renforcée et perfectionnée afin que l’état de droit et la bonne gouvernance puissent prospérer.

Pour l’intérêt et l’image de notre pays, jadis laboratoire de la démocratie, le régime doit apprendre à cohabiter avec l’état de droit et la démocratie. Les libertés fondamentales sont sacrées, les citoyens doivent jouir pleinement de leurs libertés de manifestations, d’expression et de réunion. Les acteurs de la société civile ne doivent plus être inquiétés du fait de leur prise de position afin de veiller à la prise en compte des préoccupations des citoyens.

Aujourd’hui, tous les citoyens vivent les effets néfastes de la loi des finances 2018 et du décret portant augmentation exagérée du coût de l’électricité. Il revient au gouvernement de revenir à des meilleurs sentiments en vue d’écouter les citoyens et de prendre en compte leurs préoccupations. Un gouvernement même aveuglé par la volonté de règlement de comptes ne doit pas s’aventurier sur un terrain d’affrontement avec les citoyens organisés.

Les médias privés étant d’utilité publique, la fermeture de certains d’entre eux pour non paiement d’impôts suite à un redressement fiscal ne semble pas être l’option idoine. Les services des impôts pourraient convenir avec ces médias des échéances d’autant plus que la finalité ne doit pas être la fermeture mais plutôt que les médias en question s’acquittent de leur devoir.

4. plan social

Depuis 2015, le dialogue social est en panne dans notre pays. Une crise de confiance s’est véritablement installée entre le gouvernement et les partenaires sociaux.

La principale victime de cette situation intolérable est l’école publique. Les élèves et étudiants issus du bas peuple continuent à être sacrifiés. L’année scolaire 2017/2018 a été la plus perturbée, les différents examens ont intervenus dans des conditions révoltantes.
Il est grand temps d’arrêter de sacrifier l’avenir du pays à travers la liquidation de l’école publique en imposant aux décideurs politiques, à travers une loi, d’inscrire leurs progénitures dans l’école publique.

Les gouvernements successifs de la 7ème République priorisent les grands travaux et la sécurité au détriment des secteurs qui ont un impact certain sur la lutte contre la pauvreté notamment la santé et l’éducation. Il faut que l’éducation et la santé redeviennent une priorité au même titre que la sécurité. Le gouvernement se devait de respecter les engagements pris en termes d’allocations budgétaires à l’éducation et à la santé.

Le gouvernement doit créer les conditions d’un dialogue sincère, franc et objectif avec les partenaires sociaux.

5. Situation politique
Les élections en Afrique sont à la base de l’écrasante majorité des conflits. Le Niger ne saurait se hasarder à emprunter la voie des conflits pré ou post électoraux. La situation que vit le Mali voisin, suite aux élections du 29 juillet 2018 doivent nous servir de leçons pour revenir à des meilleurs sentiments afin que le code électoral retrouve son caractère consensuel. Aucun sacrifice n’est de trop pour la paix dans un pays comme le nôtre soumis à des forces centrifuges.

Nous ne saurions cautionner les agissements des apprentis sorciers tapis dans la classe politique tendant à se cacher derrière les élections pour remettre en cause la cohésion sociale et l’unité nationale. Le gouvernement a la lourde responsabilité devant l’histoire de sauver notre pays d’un naufrage certain en dépassant le discours pour engager véritablement des négociations avec l’opposition politique en vue de ramener la sérénité au sein de la classe politique relativement aux questions électorales. Aussi, le suivi des audiences foraines s’impose en vue de rendre l’activité transparente pour lever toute équivoque. Le FSCNN s’engage à suivre les audiences foraines.

6. Saison hivernale
Gouverner c’est prévoir, le gouvernement doit prendre les dispositions qui s’imposent pour minimiser les dégâts des éventuelles inondations et pour aider les populations vulnérables à traverser la période de soudure dans la dignité.

Je vous remercie.

Fait, le 3 août 2018

[author ]FSCNN[/author]

2 Comments

  1. N’importe quoi !!!!! Avec vos visages patibulaires, dégagez là-bas !
    Des opportunistes, cette litanie vous l’avez trop chantée, et après?
    Les populations nigériennes sont assez éveillées, vous n’allez plus les endormir avec vos jérémiades inutiles.

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