Home ACTUALITE PORTRAIT BEN OMAR : La saga d’un bon opportuniste !

PORTRAIT BEN OMAR : La saga d’un bon opportuniste !

Le Ministre Mohamed Ben Omar

Le personnage est apparu véritablement sur la scène politique nationale sous l’ère Général Baré (Paix à son âme), lorsqu’il n’était qu’un simple prof d’histoire/géographie au lycée régional de Diffa. Militant PNDS de l’époque et représentant syndical, il se signala par son hostilité et sa virulence vis-à-vis du nouveau locataire de la présidence, le Colonel Ibrahim Baré Mainassara, qu’il considé- rait comme un usurpateur du pouvoir, surtout après le hold-up électoral historique de juin 96.

On se souvient encore de sa mémorable phrase  »plus PNDS que moi meurt ! », pour montrer tout son attachement au parti rose. A la tête d’une fronde contre le nouveau régime, il avait été arrêté puis déporté à Niamey dans les soutes d’un avion cargo militaire. Sans nouvelle de lui pendant quelques jours, brusquement il réapparut sur les ondes de la Voix du Sahel, dans le journal de 13 Heures pour annoncer, orbi et urbi, son ralliement au Général Baré auquel il venait de trouver des qualités prophétiques : Ben Omar venait-là d’entrer, avec fracas, sur la scène politique nationale.

C’était à l’été 96, soit un peu plus de vingt ans aujourd’hui, mais quel parcours !

De ce jour-là, le Président Baré avait compris qu’il venait de rafler toute la mise, le jackpot complet en termes de débauchage politique car, l’homme Ben Omar est un animal politique au sang froid qui fait penser, indubitablement, au serpent. Le mérite du personnage, s’il en est un véritablement, c’est qu’il ne fait jamais les choses à moitié, car dans la vision de Ben Omar, il n’ya pas de demi engagement : en tout, Ben est excessif. En effet, il aime flirter avec les extrêmes, son terrain de prédilection, quitte à faire perdre son champion (suivez mon regard …).

Ainsi, pendant presque trois ans, il servira avec un zèle consommé mais jamais égalé son nouveau maître, le Général Baré, qui dut, quelques fois, être obligé de tirer sur les rênes de sa pouliche pour en diminuer un peu les ardeurs guerrières. Incontestablement, à l’époque, Ben Omar et son homonyme Omar Idi Ango étaient les deux pôles incandescents de l’extré- misme politique au Niger. Lorsque l’un distribuait les  »avertissements nationaux » à l’endroit de l’opposition, l’autre se signalait par ses diatribes verbales contre ceux qu’il considérait comme des mal-pensants de cette époque tumultueuse.

Franchement, convenez avec nous qu’il est très difficile de décerner à l’un ou à l’autre de ces pyromanes politiques la palme de l’extrémisme, exactement comme il est tout aussi difficile de faire le distinguo dans l’horreur entre DAECH et Al Qaeda ! Néanmoins, notre préférence va avec Ben Omar dans la mesure où sa symétrie, Omar Idi Ango, a été emportée par les torrents irrésistibles de l’histoire.

Quant à Ben Omar, il sera resté, pendant tout ce temps, sur la scène politique nationale muant au gré des évènements et surtout des opportunités à la recherche d’un nouveau point de chute pour satisfaire ses ambitions mégalomaniaques. Après la tragédie du 09 avril 99 qui coûta la vie au Général Baré (Paix à son âme), le voila devenu orphelin, errant comme une âme perdue avant d’être récupéré par Hamid Algabit dans son nouveau RDP Jamaa. qu’il utilisa comme tremplin pour accéder au sommet de ses ambitions, un strapontin ministériel.

En effet, en mal de popularité, la cinquième république de Tandja avait besoin d’hommes comme Ben Omar, des tribuns hors-pairs, capables de vendre de la glace à un esquimau ou de vendre du sable à un sahélien ! Sacré Ben Omar ! Entre-temps, qui est fou de qui, Ben réussira la prouesse d’installer ORANGE au Niger et surtout la compagnie LAICO, un ténébreux consortium libyen, qui opéra une véritable OPA (Offre Publique d’Achat) sur la SONITEL.

Mais c’est surtout au moment du tazarché que Ben Omar écrira la plus belle page de son épopée mercenariale, lorsqu’il nous promit, un jour au cours d’un débat sur Télé tazarché, pardon Télé Sahel, que  »dans trois ans, le Niger deviendrait le Dubaï du Sahel » ! Sacré Ben ! Il est vraiment fort, très fort, lui qui est même capable de revendiquer la paternité de l’invention de l’eau chaude !

Avec Nouhou Arzika alias Amal, il devint l’un des chantres du tazarché de l’Imposteur Tandja Mamadou.

Il fit son maximum pour le triomphe de cette imposture suprême, mais malheureusement pour lui, cette entreprise de confiscation des acquis démocratiques du peuple nigérien foira au bout de 57 jours seulement, tout comme auparavant, son extrémisme était une des causes de l’immense impopularité du régime de Baré (Paix à son âme). En 2016, après son échec de s’emparer de la direction du RSD-Jama’a, il faussa compagnie à Hamid Algabit en lançant sa propre formation politique qu’il dénomma  »Bassira » (discernement).

Il fut élu député de Zinder au titre de son parti et rejoignit la MRN dans la nouvelle majorité issue des élections générales de mars 2016. Partage oblige, il obtint un strapontin ministériel, plus exactement, le ministère de l’enseignement supérieur. Ici, commenceront les déboires actuels de l’ami Ben Omar. L’erreur monumentale commise par les autorités politiques actuelles a été le fait, sans doute, d’avoir nommé un personnage aussi clivant que celui de Ben Omar à ce poste hautement sensible que celui du ministère de l’enseignement supérieur, où, il est souvent question de nommer une personnalité lisse et surtout consensuelle.

Il faut signaler qu’en règle générale, le ministère de l’enseignement supérieur et celui de l’éducation sont presque toujours considérés comme les plus difficiles à gérer. Parachuté donc à la tête de ce ministère bruyant, Ben Omar n’avait jamais su trouver les voies et moyens lui permettant de se fondre dans le costume du bon ministre de l’enseignement supérieur qui devrait être plus attentif aux doléances des milliers d’étudiants qu’il avait à sa charge.

Faute grave à l’origine de la tragédie du 10 avril dernier, pendant trois jours, il aurait gardé par devers lui le préavis de grève déposé par le syndicat des étudiants, sans ouvrir des négociations avec ces derniers et sans en tenir informée sa hiérarchie. Le comble de l’inconséquence sera atteint le matin du 10 avril avec la violation des franchises universitaires par les forces de l’ordre déployées en grande masse dans la ville de Niamey et surtout aux alentours du campus universitaire.

Tout le monde connait la suite avec la mort du jeune Mala Bagalé qui mit le feu aux poudres. Opportuniste dans l’âme, cynique dans la recherche et la préservation de ses intérêts personnels, il est capable de poignarder dans le dos la personne nourricière sans aucune mauvaise conscience !

Tel est Ben Omar, en chair et en os, devant l’éternel et les hommes.

En tout il est radical, sauf peut être devant ses intérêts !

[author ]Zak (OPINIONS N° 372)[/author]

7 Comments

  1. C’est ce même Zak qui s’en prenait violem ment à M. Mahaman Ousmane.Aujourd’hui, il attaque M. Ben.Si çuilà et M. Idi Ango ont fait montre d’un certain jusqu’au-boutisme au temps du Général Baré, qu’il veuille bien nous dire les faucons de ce régime.

  2. Don allah dan annabi fates vos critiques et observations mais de grâce ne tirez pas sur la fibre ethnique ou régionaliste . ne nous amenez pas sur le terrain ethnique ou régionaliste. Le vivre ensemble est un patrimoine inestimable que nous devons protégé. Les conséquences de sa perturbation sont plus dramatiques que les crimes que commettent daech, boko haram, acqimi et les autres mécréants de leur trempe. J’ai suffisamment été clair, ma préoccupation est sûrement comprise

  3. 😀😊 « Franchement, convenez avec nous qu’il est très difficile de décerner à l’un ou à l’autre de ces pyromanes politiques la palme de l’extrémisme,  » dixit

    Comme parlant de Ben Omar, ….En disant .pendant presque trois ans, il servira avec un zèle consommé mais jamais égalé son nouveau maître…..ou… sera resté, pendant tout ce temps, sur la scène politique nationale muant au gré des évènements et surtout des opportunités

    Comme parlant de Nouhou ARZIKA ….avec tes……Avec Nouhou Arzika alias Amal, il devint l’un des chantres du tazarché de l’Imposteur Tandja Mamadou.

    Est ce aussi à conclure que Zak…. Est aussi le héraut du gourygate émergé de scandalegate qui en dépit du TAOURILAND s’efforce de démontrer que le Niger est TAOUCHILAND…. De L’IMPOSTEUR 😁CHARLIE avec ses 93% des voix de vote, qu’il estime insuffisant auxquelles il faut ajouter les voix ayant valu la CRÉATION DE HAUT REPRÉSENTANT À LA PARSIDENCE pour s’assurer de la majorité…..

    Comme l’on dit ce Zak n’a pas honte aux yeux dey…… Pour vouloir décrier un Ben Omar Ou un Nouhou Arzika comme si ce n’est ce que lui fait ici et de tout temps……

    Semble t il que ta mémoire est détaillante ….. Entre Ben Omar et toi c’est le rêvers d’une même piece…. Bien que si choix est donné entre BEN et toi ‘…TOTO A DIT choisira chaque fois BEN : TOI TU ES JUSTE UN MINABLE ALIMENTAIRE INTECTABLE 😄

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