Accueil / ACTUALITE / « Pour être efficace le secteur privé nigérien doit être soutenu et débarrassé de la concurrence déloyale »…Déclare Mme Kado Issoufou Zeinabou Maidah Mamoudou

« Pour être efficace le secteur privé nigérien doit être soutenu et débarrassé de la concurrence déloyale »…Déclare Mme Kado Issoufou Zeinabou Maidah Mamoudou

Madame la Presidente Directrice Générale, vous étiez membre de la délégation nigérienne ayant Pris part les 13 et 14 décembre derniers à la Table Ronde de Paris sur la Conférence de Renaissance du Niger, quelles appréciations faites-vous de cette conférence ?

Mme KADO Issoufou Zeinabou MAIDAH MAMOUDOU : J’ai pris part effectivement à la table ronde de Paris sur la mobilisation des ressources pour le financement du programme de développement économique et social du Niger, le PDES. J’ai été invitée en vue d’apporter mon témoignage en tant que responsable d’une Entreprise privée qui se bat dans le secteur agro industriel en vue d’apporter sa Contribution au développement socio-économique du NIGER, au panel sur l’amélioration de l’environnement des affaires au Niger.

J’ai fait un bref rappel historique de l’évolution de la Société Niger-Lait SA, expliquer le pourquoi de notre réussite. En effet notre société a un fondement plein d’ambition, c’est-à-dire accompagné du travail bien fait, de la conviction de bien servir la patrie en apportant une meilleure qualité des services d’une part et d’autre part participer à la création d’emploi.

La société Niger-Lait SA emploi 127 employés permanents et près de 10 000 employés indirects et non permanents.

Nous avons essayé de montrer à nos partenaires financiers nationaux et extérieurs, qui ont bien voulu nous accompagner, qu’ils n’ont pas fait une œuvre inutile, car la société Niger-Lait SA, qui a bénéficié de leur appui est aujourd’hui leader dans son domaine aussi bien au NIGER que dans la sous-région Ouest africaine.

Par conséquent ils peuvent continuer à faire confiance au secteur privé nigérien. L’impression qui se dégage est que les bailleurs des fonds ont été convaincus par la délégation nigérienne, d’où la promesse de financement de 23 milliards de dollars alors qu’il était attendu 17 milliards.

 A l’issue de la Conférence, des engagements sur une enveloppe de 23 milliards de Dollar US ont été enregistrés pour accompagner le Niger dans sa Renaissance, quelle est votre analyse par rapport à ces engagements ?

Le Plan de Développement Economique et Social est un programme qui porte sur trois ans, il est issu du grand programme politique sur la base duquel le Président de la République a été élu. Donc c’est un programme qui a l’accord et l’approbation du peuple nigérien. Le programme est bien structuré et cohérent. Les partenaires financiers sont convaincus de la pertinence du contenu du programme du développement économique et social du Niger, c’est pourquoi, ils ont marqué leur accord à travers les dites promesses de financement.

Quels sont vos conseils pour que ces engagements se concrétisent, car le Niger souffre encore de tares dans l’absorption de crédits ?

c’est vrai, il a été déploré des lacunes dans l’absorption des crédits. Je crois que la lenteur observée dans l’absorption des crédits par l’administration nigérienne est due aux procédures de décaissements de certains bailleurs de fonds , qui sont complexes, et qui ne tiennent pas compte de nos réalités socio-économiques. Les conseils que je peux donner, c’est de dire aux services de l’administration nigérienne concernés de renégocier certaines procédures qui entravent la diligence dans la consommation des crédits et le cas échéant s’efforcer de s’adapter aux procédures des bailleurs des fonds à travers des séminaires de formations d’une part et d’autre part de mettre les techniciens qu’il faut à la place qu’il faut. En matière de principe de gestion je pense fortement qu’il n’y a pas de place au sentiment et au laisser aller.

Madame la Directrice Générale, vous êtes une des pionnières dans l’entreprenariat féminin au Niger, comment se porte aujourd’hui ce secteur ?

Le secteur agro-alimentaire au Niger malgré quelques difficultés dues à la place de choix laissée à certaines concurrences déloyales se porte bien. Il serait très souhaitable que les services d’hygiènes et de la qualité, soient renforcés et suivis dans leurs missions de contrôle, en effet, nous sommes très envahis par des produits de mauvaises qualités qui viennent de l’extérieur et en interne par une concurrence déloyale.

Madame la Directrice Générale, votre société Niger Lait SA occupe la première place au Niger en matière des produits laitiers, quel est le secret d’une telle réussite ?

Le secret, c’est bien servir les clients, prendre en compte leur besoin et non se servir au détriment de la population.

Quelles sont vos ambitions et les perspectives de votre société ?

En perspectives, nous sommes en train d’installer une deuxième usine de production des produits laitiers au centre du pays , notamment à Maradi , en vue de décongestionner Niamey pour mieux servir l’intérieur du pays et continuer à promouvoir la création de l’emploi.

Lors du forum des investisseurs, plusieurs investisseurs ont manifesté leurs intérêt pour venir investir au Niger, est ce que vous avez noué des contacts fructueux là-bas ?

Il y a longtemps que nous nouons des contacts très fructueux avec les partenaires financiers extérieurs. Nous avons été financés par une banque régionale et les banques nationales.

Le mot de la fin ?

Pour être efficace, le secteur privé nigérien doit être soutenu et débarrassé de la concurrence déloyale. La fiscalité devrait être incitative à la promotion du secteur privé au lieu d’être étouffante. C’est ce que j’appellerai une fiscalité au service de développement.

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Source: Tamtam Info News

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13 plusieurs commentaires

  1. on fait interwiever un responsable en se contentant uniquement d’indiquer son nom et sa qualité, ses fonctions. il s’agit là d’une dame PDG mais de quel établissement?

  2. Bravo et Félicitations Mme la PDG. L’espoir que je fonde est que dans le PDES l’on ait attribué au volet « Agro-industries pour la Transformation de nos produits agro -sylvo-pastoraux » la priorité des priorités car pour moi c’est la locomotive du train de développement économique et social. Dans le cadre de l’approche chaînes de valeur, c’est le volet central autour duquel les maillons en amont comme en aval de celui-ci pourront se développer harmonieusement à savoir techniquement réalisable, économiquement rentable et socialement acceptable et attractif.

    Je fonde aussi l’espoir que vous avez l’oreille attentive de ceux qui coordonnent la mise en œuvre du PDES de par votre « success story » pour les amener à mettre l’accent en priorité sur la locomotive et non sur les wagons de 1ère, 2ème voire le wagon-restaurant.

    Bonne chance à vous

  3. Il y a de cela quelques années, nous visitâmes par hasard Niger Lait. J’avais des préjugés avant d’y aller pensant tomber sur la nième entreprise nigérienne mal gérée, « bidon »..Ahuri je vis une entreprise répondant aux normes internationales avec une dirigeante hyper compétente et humble qui partit (dixit elle) d’une petite unité familiale. Bref Madame Maidah ingénieur(e) agro alimentaire de son état est de ces femmes et hommes hautement méritants qui montrent que même au Niger, le mérite, le travail, la constance et la rigueur payent. Ils sont nombreux fondateurs d’écoles, de structures de toutes sortes qui gagnent leur pain par le mérite. Mais assurément ellle est un grand exemple. Chapeau madame.

  4. Le problème des entreprises nigériennes qui n’arrivent pas à sortir de l’ornière est la plus part des cas du aux sentiments. Au lieu de recruter les gens qu’il faut aux postes qu’il faut les DG préfèrent les parents amis et connaissances. Du coup comme ils n’ont pas mérité ces postes ils se disent ne pas être redevables. Du coup ils ont du mal à licencier un PAC incapable car la fameuse solidarité négative à la nigérienne ne le verra mal et on dira le DG est mauvais car il a le courage de chasser un PAC. Quel paradoxe! du coup même dans l’administration Publique c’est la médiocrité qui domine. les bonnes pratiques font l’exception car n’est nommé que celui qui saura faire ce que veut le Boss et non ce qui vise l’intérêt général. Sinon regardez l’ossature de la fonction publique du ministre au chef de service combien sont nommés sur une base qualificative. C’est dommage pour un État.

  5. Certaines sociétés qui avaient bénéficiées des mêmes appuis bancaires que Niger- Lait SA, sont en faillite pour mauvaise gestion, au moins reconnaitre à César ce qui est César !
    Niger –Lait SA s’est toujours acquitté des droits de douanes, des impôts. Avec Niger- Lait, la corruption des agents chargés de recouvrement des recettes publiques n’est pas admissible.
    Vous pouvez vérifier auprès des services concernés

  6. Certains nigériens aiment la médisance, colporter des fausses nouvelles ! Oh jalousie ! Que tu les tiennes !
    La société Niger-Lait SA date d’avant la renaissance, c’est une société qui a près de 23 ans d’existence. Elle est née dans un garage familial de Zeinabou MAIDA MAMOUDOU, quand elle a créé la société son père n’était plus ministre. De quel favoritisme vous parlez, Clochard pardon Sonichar ?

    • Pas besoin d’insulter; sonichar est libre de ses opinions. Il ne les connaît certainement pas et même s’il les connaissait, il est libre de ne pas les apprécier. Après tout, ce n’est pas un concours de popularité.

      Tout le monde connaît Zeinabou ainsi que son père et tous les deux sont respectés et appréciés.

      Fin de polémique !

  7. ON VOIT MALIKA ISSOUFOU DAN DADJI SUR LA PHOTO MAIS OU SONT SES JUMEAUX DONT ELLE A ACCOUCHE A PARIS

    ENQUÊTE SUR LES ENFANTS DE MALIKA

    PROCUREUR IL FAUT OUVRIR UN DOSSIER

    • Bon, il y en a qui nous apprennent des nouvelles choses: MI est devenu aussi taweye-baba…

      Ces gens là ne finissent jamais de nous surprendre.

  8. Conneries…. Vous pensez vraiment être compétitive? Sans le favoritisme et la discrimination positive dont vous benficiez, votre groupe ne serait pas là aujourd’hui

  9. Rien ne peut se developper dans un environnement de corruption et sans une justice independante.

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