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Quand populisme et ethnocentrisme se conjuguent …

Mr. ABDOURAHAMAN ZAKARIAZakaria2016

L’esprit républicain ne rime pas avec certains réflexes rétrogrades tels que l’ethnocentrisme et le régionalisme qui constituent un poison pour la démocratie. En Afrique certains pseudo démocrates aux abois s’adonnent à coeur joie à ces pratiques d’un autre âge comme moyen de conquête ou reconquête du pouvoir.

Pour grandir et mûrir la démocratie a besoin de se nourrir de protestations, de manifestations et de propositions, le tout dans un esprit absolument constructif. En dehors des débats parlementaires et autres forums démocratiques, sa vivacité peut aussi s’apprécier à travers les manifestations qui peuvent avoir un caractère corporatiste ou politique, pourvu qu’elles servent à corriger et à améliorer la gouvernance parce qu’elle n’est pas irréprochable étant animée par des humains.

N’oublions surtout pas que notre démocratie est née après plusieurs manifestations populaires, progressistes et patriotiques. En outre, l’évolution socio- politique de notre pays a prouvé qu’à chaque fois qu’elle est mise entre parenthèses, les citoyens nigériens sortent pour courageusement réclamer son retour.

Par contre, nous avons récemment constaté une situation inédite créée par une alliance de conjuration composée en majorité de populistes et d’ethnocentristes fieffés qui veulent coûte que coûte dévoyer notre démocratie héroïquement et douloureusement acquise. Leur stratégie est purement factieuse et procède de l’anarchie, elle consiste à faire un usage abusif de la démocratie. Le mot d’ordre est clair, il s’agit de décrédibiliser les institutions républicaines. Les gourous et comploteurs qui agissent en sous-main dans cette dangereuse et sournoise alliance n’ont jamais voulu de la démocratisation de notre société.

Au moment des luttes démocratiques des années 90, pendant qu’ils faisaient la pluie et le beau temps, certains dignitaires du régime à l’époque ont fait feu de tout bois en utilisant l’intimidation, la diffamation, l’intoxication et les idées ethnocentristes pour diviser les forces démocratiques et étouffer leur combat. Aujourd’hui encore ces mêmes « pouvoiristes » nostalgiques et revanchards utilisent les mêmes méthodes et les mêmes idées pour déstabiliser la république. Ils abusent de la liberté de la presse et des réseaux sociaux en utilisant leurs sous-fifres incultes et irrévérencieux qui déversent leur venin à longueur de temps sur les institutions démocratiques et tous ceux qui leur apportent la contradiction. C’est ainsi qu’ils croient arriver à leurs fins, mais malheureusement pour eux, nos compatriotes ne sont pas dupes, ils ne renonceront pas à la démocratie et au vivre ensemble.

Si certains citoyens honnêtes sortent manifester pour réclamer leurs droits et œuvrer pour l’amélioration de la gouvernance, eux par contre, ils se camouflent dans cette liberté de manifestation, utilisent une phraséologie populiste et incitent les manifestants aux tumultes séditieux pour faire aboutir leur projet diabolique et funeste qui n’est rien d’autre que celui de mettre la démocratie à mal dans notre pays.

C’est une occasion pour eux pour conquérir le pouvoir et martyriser tous ceux qui ne pensent pas comme eux. C’est dommage d’avoir une telle obsession et une telle intention pour son pays! Le poison étant identifié, son antidote ne peut être autre chose que la vigilance. Voilà pourquoi nous attirons l’attention des honnêtes citoyens à la lucidité et au discernement pour ne pas se faire manipuler par des esprits nihilistes, populistes et ethnocentristes. Autant nous avons le droit de jouir de toutes les libertés publiques, autant nous avons le devoir de tout faire pour préserver et défendre le cadre qui les garantit.

Tout celui qui aspire à conquérir démocratiquement le pouvoir ne doit pas considérer l’alternance comme un obstacle. Pourquoi la contourner ou l’éviter? Seule elle nous offre des propositions différentes et variées pour cheminer vers le développement économique et social de notre pays. A chacun de choisir selon son libre arbitre et comme le dit l’adage « l’homme propose et Dieu dispose ».

[author ]Abdourahaman Zakaria[/author]

23 Comments

  1. l ethnocentrisme ,regionalisme ,le favoritisme,le nepotisme sont des obstacles a la democratie.
    la culture de tolerance,le patriotisme sont les seuls remedes.
    le contexte actuel de notre democratie est carrement denature car ceux qui sont au pouvoir privilegient leurs proches ,amis et connaissances.
    si,nous franchississons pas barriere,le Niger ne va jamais se developer et nous restons toujours derriere a mendier aupres des autres.
    Il faut que nos leaders creent une issue pour tackler cette pratique afin que la chasse aux interets personels laisse place a la conquete de linteret de la nation

  2. Qu’a laissé YAYAH JAMMEH dans son village de naissance, Après être aux affaires pendant 22 ans de règne ?

    Qu’a t il laissé à ses proches et collaborateurs…….?

    Des journalistes étrangers se sont rendus sur place et rendre…..

    Et est ce un crime quand TOTO A DIT veut partager..??

    Redouté par les Gambiens et même les Sénégalais, Kanilai, ce village que l’ancien Président Yaya jammeh a réussi à mythifier et mystifier, reste très hostile à la présence d’un étranger. Toute personne qui met les pieds dans ce village est considérée comme un espion. Elle est aussitôt filée par de jeunes qui étaient tous des agents de la national intelligence Agency (NIA). « L’AS » a dépêché une équipe pour vous faire découvrir le village mystique de l’ancien despote gambien. Situé à plus d’une centaine de kilomètres de Banjul, Kanilai qui signifie en Diola « lieu où on répare des fractures » ne diffère pas beaucoup des autres villages gambiens hormis le palais de jammeh et la Maison du Festival. Sans lotissement, ni assainissement, Kanilai reste toujours fidèle à Yahya jammeh.

    Le village mythique de l’ancien dictateur de la Gambie, Yahya Jammeh, n’a rien de particulier par rapport aux autres villages. N’eut été l’imposante et somptueuse résidence de Yahya Jammeh, on traverserait ce patelin situé à la frontière sud entre le Sénégal et la Gambie sans s’en rendre compte.

    Ce village qui a vu naître le second Président de la Gambie reste plus que jamais attaché à ce dernier malgré son exil forcé en Guinée Equatoriale. Jammeh qui était toujours hostile à la presse, surtout sénégalaise a contaminé les populations de Kanilai. C’est pourquoi, rares sont les journalistes qui  s’aventurent à mettre les pieds à Kanilai. Et cela est valable jusqu’à l’heure actuelle.

    De l’origine du nom de Kanilai ?

    « L’As » a dépêché une équipe à Kanilai pour faire découvrir ce hameau que certains croient être un paradis sur terre. Car, l’ancien despote gambien a réussi à mystifier et mythifier son patelin qu’il porte dans son coeur. A l’origine, le village qui a vu naître le Président Jammeh s’appelait « Kanilai ». Ce qui signifie en Diola : lieu où on soigne les fractures des jambes ou bras. Et les colons qui ne savaient pas prononcer Kanilai lui ont donné le nom de Kanilai. En fait, les Gambiens qui ne se sont jamais rendus à Kanilai pensent qu’il y a tout dans ce village. Ils croient dur comme fer que la localité baigne dans un luxe insolent. Que nenni. Toute personne qui visite pour la première fois le fief de Jammeh est frappée par sa ruralité. La localité est située sur l’axe Banjul-Soma à environ 120 km de la capitale gambienne. C’est à partir du village de Kamfenda situé sur la route nationale qu’on bifurque à droite pour prendre la direction de Kanilai.

    Il faut parcourir encore une dizaine de kilomètres pour apercevoir l’hôtel de l’ancien homme fort de Banjul. Le réceptif à deux étages est très banal. Peint en couleur jaune qui a perdu son éclat à cause de la pluie, l’hôtel ressemble plutôt à une grande villa. Il n’est fréquenté que pendant le Festival international de Kanilai que l’ancien dictateur organisait chaque année. Le bâtiment est perdu au milieu des herbes sèches. Et des animaux rodent tout autour. Du côté opposé de l’hôtel, le décor est constitué de cases et bâtiments en banco à l’architecture anglaise.

    La caserne des Sapeurs pompiers est implantée à 300 mètres du côté opposé au réceptif, à l’entrée du village. Deux camions citernes et une ambulance sont stationnés. Les soldats du feu vaquent tranquillement à leurs occupations. Les herbes sèches constituent le décor. De part et d’autre de la route bitumée qui divise le village en deux parties, se dressent de vieux bâtiments en banco. Au milieu de Kanilai, sont implantés deux grands panneaux aux posters de Yahya Jammeh. Sur les deux affiches, on peut lire « Welcome to Kanilai » à côté de l’effigie de l’enfant prodige drapé dans un grand boubou blanc, une canne à la main droite et un exemplaire du Coran à la main gauche.

    Les commerçants refusent de vendre du béton aux proches de Jammeh pour achever les travaux de la mosquée

    A un jet de pierres des affiches, un imposant bâti est en train de sortir de terre. C’est la grande mosquée du village. Le chantier est très avancé, mais les travaux sont présentement à l’arrêt. Les ouvriers sont à l’étape du chaînage et du coffrage. Le changement de régime explique l’arrêt des travaux. L’information est de Moussa Sow conducteur d’un des véhicules 4×4 de « Kanilai Farmers Family », c’est-à-dire les véhicules des fermes de la famille de Yahya Jammeh. En dehors des deux minicar stationnés à la gare routière, seules les voitures au logo «  »Kanilai Farmers Family » circulent dans le village. A en croire ce proche de Yahya Jammeh, les travaux de la mosquée sont à l’arrêt, faute de béton et de graviers.

    « Depuis le départ du Président Jammeh, les commerçants refusent de nous vendre du béton pour nous permettre de terminer les travaux de la mosquée. Ce n’est pas sérieux. C’est pourquoi, le chantier est aujourd’hui à l’arrêt », se lamente M. Sow qui faisait partie de la garde rapprochée de l’homme fort de Kanilai. Il faudra peut-être attendre que la tension entre Kanilai et le nouveau régime retombe pour espérer avoir du béton afin d’achever la construction de la mosquée. L’ex-dictateur en exil forcé en Guinée Equatoriale doit regretter d’avoir entamé tardivement la construction du lieu de culte.

    En attendant que la situation se décante, les populations vont prier dans une mosquée fortuite en zinc. Entre la mosquée et le marché, se dressent cinq grands fromagers qui surplombent le village. C’est un bâtiment en zinc dont les deux faces sont en grilles qui doit servir de marché aux femmes. L’ancien chef de l’Etat de la Gambie n’a pas eu la chance d’inaugurer l’infrastructure prévue pour accueillir les vendeuses de légumes et d’autres condiments. Les travaux sont terminés, mais il reste la peinture. Des enfants jouent dans une école située derrière le marché.

    Les visiteurs traqués par les jeunes de Kanilai, tous agents de la défunte NIA

    En face du marché, Ibrahima Jammeh tient sa « boutique ». Ce jeune natif de Kanilai y vend avec son ami Diédhiou de l’essence et de l’huile moteur. De géants baobabs sont visibles derrière la « station » du jeune Jammeh. Pratiquement tous les jeunes de Kanilai, souffle-t-on, avaient un second métier : le renseignement. Ils sont détenteurs de carte professionnelle de l’Agence nationale de renseignement de la Gambie, la redoutable National Intelligence Agency (NIA) dont le nom a été changé par le Président Adama Barrow. Ici, un étranger ne passe pas inaperçu. Les jeunes sont hostiles à toute présence étrangère. L’équipe de « L’As » a vérifié cela à ses dépens.

    En effet, dès sa descente à la gare routière de Kanilai, elle est automatiquement prise en filature par les jeunes du village. Elle est dispersée. Au moment où le reporter photographe capturait, de manière discrète, les images de la devanture du luxueux palais de Yahya Jammeh, votre serviteur échange avec un boutiquier en sirotant une canette de jus de fruit. Très ouvert, le boutiquier, un Mauritanien qui a passé des années au village, raconte : « il y a la paix et la sécurité dans le village, même si le Président Jammeh n’est plus au pouvoir. Les gens vaquent à leurs occupations comme d’habitude ».

    Seulement, le boutiquier craint des problèmes dans la fourniture d’électricité. « Pendant le règne de Yahya Jammeh, il n’y avait jamais de délestages. Nous avions de l’électricité 24h/24h et gratuitement. Mais depuis quelques jours, nous avons des coupures d’électricité », relève-t-il. Le Mauritanien redoute que le nouveau gouvernement mette fin à la gratuité de l’électricité et de l’eau à Kanilai. Pendant les échanges, un jeune entre dans la boutique et fait semblant d’acheter quelque chose en écoutant la conversation avant de ressortir. Il s’agit d’un élément de la défunte  NIA

    Abdou Bodian, militant du parti de Jammeh « Nous allons gagner tous les 5 postes de députés du Fogny aux prochaines législatives »

    Contrairement aux jeunes, les vieux sont très accueillants et ouverts. C’est au moment d’échanger avec les vieux Famara Diémé et Abdou Bodian sur l’avenir du parti de l’ancien président Jammeh, que des jeunes furieux arrivent pour interrompe la discussion. Le ton monte immédiatement. Ils nous reprochent d’être entrés dans le village, sans passer par le chef du village. Ce qui est inacceptable à leurs yeux. D’ailleurs, ils en ont voulu à Diémé et Bodian qui nous ont accueillis. Il a fallu qu’on tienne tête pour qu’ils reviennent à de meilleurs sentiments. De loin, d’autres jeunes tendent l’oreille pour écouter les échanges houleux. Auparavant, Abdou Bodian a confié que l’Aprc, le parti de Jammeh, se porte à merveille dans le district de Foni Bondali.

    « Aux prochains élections législatives, nous allons rafler les 5 postes de députés du district de Fogny. L’opposition (Ndlr, l’actuelle  mouvance présidentielle) n’a jamais existé dans le Fogny. Qu’elle n’espère pas encore avoir un seul député dans le Foni Bondali », avertit Abdou Bodian. Famara Diémé corrobore les propos de son camarade de parti. A l’en croire, à Kanilai comme dans les autres villages du Fogny, les populations restent toujours fidèles au Président Jammeh malgré son exil. Ils ne pensent pas un jour transhumer vers un autre parti.

    « Nous restons à l’Aprc jusqu’à la mort, car nous sommes reconnaissants à l’endroit du Président Jammeh qui a tout fait pour nous. Je ne sais pas dans les autres localités, mais dans le Fogny nous sortirons victorieux aux législatives prévues au mois d’avril », ajoute Famara Diamé. Interpellés à leur tour sur la situation de l’Aprc dans le Fogny, les jeunes furieux refusent de se prononcer. « Seuls nos responsables ont le droit d’en parler. Il s’agit de Douada Goudiaby et de Major Sow », répond le jeune Coly. Ils ne veulent non plus donner leurs avis sur le nouveau régime du Président Adama Barrow.

    Mayor Sow, Le nouvel homme fort de Kanilai

    Nous décidons alors d’aller voir Mayor Sow, un officier de l’armée gambienne qui a démissionné après l’arrivée des troupes de la Cedeao en Gambie. Fidèle à l’homme fort de Kanilai, il a enlevé son uniforme pour rester au service de Jammeh. Aujourd’hui, il assure les arrières de l’ex-despote gambien, comme on le dit dans le jargon militaire. Non seulement l’ex-officier loge dans le palais, contrôle les biens et les fermes de Jammeh, mais aussi reste le leader du parti Aprc dans le Foni. A coté du palais, est construit « Festival House », le village du festival. Il est constitué de six bâtiments R+1. Devant le portail du palais de Kanilai, il n’y a pas l’ombre d’un soldat gambien. Pourtant, c’est un détachement de l’armée qui assurait la sécurité des lieux sous le règne de Jammeh. En témoigne le poste de garde où trois à quatre soldats se postaient en sentinelle.

    Plus de militaires à Kanilai, c’est un vigile qui assure la sécurité du palais

    L’état-major de la mission de la Cedeao a désarmé tous les soldats qui étaient à Kanilai avant de les redéployer dans les différents camps militaires de la Gambie. Les armes et munitions saisies à Kanilai sont gardées par les troupes de la Cedeao. Idem pour les éléments de la garde présidentielle de « State house » (Palais de Banjul). Ils sont cantonnés au camp militaire de Youndum qui fait face à l’aéroport. Maintenant, c’est un vigile, la quarantaine révolue, qui garde les lieux et accueille les visiteurs à Kanilai. Après que nous avons fini de décliner les raisons de notre mission, le vigile nous demande gentiment de patienter, le temps d’aller voir Major Sow.

    Soudain, arrive Aliou Sow, un lieutenant de Mayor Sow, à bord d’un véhicule de « Kanilai Farmers Family ». Aliou Sow, qui maîtrise l’agenda du nouvel homme fort de Kanilai, renseigne que ce dernier n’est pas dans les dispositions de nous recevoir. Il nous oriente vers Daouda Goudiaby, un responsable du parti de Jammeh. Mais, avant de quitter le somptueux palais de Kanilai qui altère la ruralité du village, un vieux fidèle à l’ancien Président s’arrête avant de franchir le seuil du portail du palais.

    « On ne pardonnera jamais au Sénégal et a sa presse. vous avez eu la chance de venir a Kanilai avec un Bissau-Guinéen, sinon… »

    Il revient sur ses pas pour s’enquérir de l’objet de notre présence sur les lieux. Très remonté contre le Sénégal et particulièrement la presse sénégalaise, il déverse sa colère. « On ne parle pas à la presse sénégalaise. On n’oubliera jamais le tort que le Sénégal et sa presse nous ont porté. Vous nous avez fait beaucoup de mal. Vous avez raconté n’importe quoi sur Kanilai et le Président Jammeh pendant la crise post-électorale. On ne vous pardonnera jamais », fulmine-t-il. Avant de proférer des menaces : « vous avez eu la chance de venir avec un Bissau-Guinéen sinon… ».

    Courtois et disponible, Aliou Sow, vêtu d’un tee-shirt à l’effigie de Jammeh, nous embarque à bord de son véhicule pour aller à la rencontre de Daouda Goudiaby, un responsable de l’Aprc. Quelques centaines de mètres parcourus, le véhicule bifurque dans les herbes sèches, puis contourne un vieux bâtiment en banco et s’arrête sous un arbre. « Voilà chez Goudiaby », indique Aliou Sow. C’est la déception totale. Car, il est inimaginable qu’un responsable et homme de confiance, dit-on, de Jammeh, habite dans une maison pareille. La maison est sans clôture. Des pilons, mortiers, chiens et poules occupent la cour de la demeure. On se demande à quoi a servi leur compagnonnage avec l’ancien dictateur.

    « Malgré leur proximité et parenté avec Jammeh, ils n’ont rien. Jammeh leur donnait du riz et de l’huile en plus de la gratuité de l’eau et de l’électricité. Et ils sont très contents et prêts à tout, jusqu’à sacrifier leur vie, pour l’ancien Président. C’est incompréhensible. Ils vont devenir encore plus pauvres avec l’exil de l’ancien Président », confie un Gambien. A l’image du domicile de Goudiaby, à Kanilai, on entre et sort des maisons de tous les côtés, faute de clôture. De rares maisons sont clôturées en paille ou bois.

    Daouda Goudiaby, proche de Jammeh « Le régime de barrow commence a nous oppresser »

    Le responsable du parti de Jammeh n’a pas non plus voulu commenter l’avènement du régime de Adama Barrow, ni la situation de leur formation politique à Kanilai. « Je ne peux rien dire », précise d’emblée Daouda Goudiaby entouré de jeunes et de femmes. La mine triste, il ajoute : « il faut l’autorisation de Sidy Njie (Ndlr, coordonnateur national de Aprc) pour parler du parti. Et puis, je suis vraiment triste, je ne peux vous parler ». Incapable de contenir davantage son amertume, Daouda Goudiaby déverse sa colère sur le régime de Adama Barrow.

    Lâchant enfin le morceau, il dit : « j’ai le coeur meurtri. Je suis stressé par les pratiques du régime de Adama Barrow. Nous étions jusque tard dans la nuit à Bwian (localité située à 10km de Kanilai) pour intervenir pour la libération des travailleurs des fermes du Président Jammeh. Finalement, le ministre de l’Intérieur a demandé leur transfert au commissariat de police de Birkama ». A l’en croire, c’est à la suite d’une banale histoire entre un militant de Adama Barrow et un partisan de Jammeh que ces derniers sont arrêtés.

    « Il n’y a même pas eu de bagarre. Ces travailleurs sont tombés par hasard sur les échanges de propos aigres-doux et la police les arrête en les accusant de détention d’armes blanches et de violence. Ils sont une quinzaine d’ouvriers », dénonce Daouda Goudiaby dépité. Oubliant les pratiques de l’ancien homme fort de Kanilai, il crie à la persécution. « Ils nous montrent qu’ils sont maintenant au pouvoir. Ils nous oppressent et abusent de leur pouvoir. Ce n’est pas normal », dixit Daouda Goudiaby. Nous prenons congé de lui en le laissant ruminer sa colère. Les jeunes continuent de surveiller nos déplacements, jusqu’à ce qu’on embarque pour rejoindre Serekunda.

    Que dire d’un dit dictateur quand des soit disant démocrates se sont transformés en multimillionnaires en un clin d’oeil…. Finis les locations… Finis les pannes d’essence

    Quel monde !

  3. Un peu de respect grand frère Zakaria si il y a un seul régionaliste c est le soit disant président . Donne un seul député de Tahaoua à l opposition région d origine de l’usurpateur

  4. A mon humble avis la seule maniėre de lutter contre ces fléaux c’est de lutter objectivement contre la corruption, l’impunité et la mauvaise gouvernance. Or cela ne semble pas possible tant avec Guri qu’avec les autres. Zakaria soit objectif et parles des vrais problèmes que de passer à coté. Olivier de Sardan proche de Guri a beaucoup de mérite sur ce plan. Měme si l’auteur de « boutures de manioc » lui a répondu…sans succès.

  5. Zakaria écrit: « Au moment des luttes démocratiques des années 90, pendant qu’ils faisaient la pluie et le beau temps, certains dignitaires du régime à l’époque ont fait feu de tout bois en utilisant l’intimidation, la diffamation, l’intoxication et les idées ethnocentristes pour diviser les forces démocratiques et étouffer leur combat. Aujourd’hui encore ces mêmes « pouvoiristes » nostalgiques et revanchards utilisent les mêmes méthodes et les mêmes idées pour déstabiliser la république. Ils abusent de la liberté de la presse et des réseaux sociaux en utilisant leurs sous-fifres incultes et irrévérencieux qui déversent leur venin à longueur de temps sur les institutions démocratiques et tous ceux qui leur apportent la contradiction. C’est ainsi qu’ils croient arriver à leurs fins, mais malheureusement pour eux, nos compatriotes ne sont pas dupes, ils ne renonceront pas à la démocratie et au vivre ensemble. » » fin de citation.
    Alors? alors il est aisé de comprendre, après lecture de ce passage, contre qui est dirigé l’écrit de notre ami . Les deux fléaux dénoncés ont été utilisés par tous les hommes politiques, à un moment ou un autre de leur parcours. Là n’est pas le problème!
    Pour moi la seule chose importante consiste à se demander: qu’est qu’ils ont fait après avoir obtenu le pouvoir? Ont ils bien travaillé, assurer le pain et la quiétude à leurs compatriotes? Ou bien une fois installé au pouvoir ils en ont profité pour privilégier leur ethnie ou région au détriment des autres composantes. C’est dire simplement qu’en chacun de nous dort un ethnocentriste ou régionaliste. Seules les circonstances de la vie, nos parcours accentuent ou « apaisent » ces réflexes. De toutes les façons ce ne sont que des raccourcis que l’on utilise pour parvenir par moments à ses fins. Et tout le monde le comprend et l’accepte. Cela ne marche que pour un temps! Un moment viendra- lorsque nous formerons une nation- ou l’on ne pourra plus user de ce stratagème d’une époque révolue.
    En fait là où je ne suis pas d’accord avec zakaria, c’est lorsqu’il parle de la liberté de presse. Lui et certains autres aiment nous faire croire que la liberté de presse est une denrée généreusement octroyée aux nigériens. Pourquoi parle t-il toujours de la démocratie qu’ils auraient arraché vaillamment dans les années 90 et penser que la liberté de presse elle nous a été donnée, comme on donne du pain à un affamé. Le pouvoir actuel auquel de toutes les façons il s’apparente, malgré ses contorsions et danse du ventre intellectuelles, n’a pas crée les réseaux sociaux. Il ne peut non plus les fermer ni les interdire sinon lui, comme tous les autres régimes en Afrique et ailleurs l »auraient fait depuis longtemps. Si la liberté de presse est vraiment effective, qu’on laisse les opposants dire tout ce qu’ils pensent sur les affaires de la vie nationale. Qu’on leur ouvre, sans restriction, les pages du journal le sahel, qu’on leur donne la parole sur les antennes de Télé sahel. Le jour ou on leur permettra de s’exprimer même avec virulence s’ils le souhaitent leur saoul durant, dans ces espaces d’expression du gouvernement alors je serais convaincu qu’il y’a de la part du gouvernement une réelle volonté d’encourager l’expression plurielle des sentiments chez les citoyens.

  6. Un peu de jeu de mot chers amis…..

    le mot ZAKARIA est composé de 2 Syllabes ZAK et ARIA . Si on ajoute I a ZAK c’est egal a ZAKI et M a ARIA ça fait MARIA donc en inversant les mots on obtient MARIAZAKI et si on divise en 2 ça sera MARI A ZAKI donc ne vous etonnez pas de ce torchon qu’il vient de pondre.
    Il sera toujours le minable soulard qu’il a toujours été.

    1. si si si tu ne trouve pas que c’est de trop. Zakaria est un prénom par mis les plus respectable . 2 syllabes comme tu veux lui attribué ou 3 pour d’autres la n’est pas la question. On veux juste un commentaire par rapport a ses propos pas un simple jeu de mot. Prenons le faite d’être mari a zaki cela ne doit pas empêcher de lui la vérité a son mari et vice versa c’est même une preuve de maturité la liberté d’expression a laquelle vous tenez plus ne veux pas dire parler de tout ce qu’on veux même si ça va a l’encontre de la liberté et du droit de l’autre

  7. Pendant la conference nationale une journée a été consacrée à ce sujet. C’est en ce temps que beaucoup ont su que la secte « Energie de l’ouest » est une réalité. On a su qui sont ses fondateurs, ses animateurs. Mais ce sont les dernières élections qu’on a découvert les vrais visages de cette secte.

    1. J’imagine Dan Barto que Sanoussi Tambari Jakou votre pere spirituel n’a pa crée MUKOSU c’est carrement un concept…..les gars arretez il n’ya jamais de probleme d’ethnocentrisme au Niger parce que tout mes amis qui me sont chers sont de l’est et le probleme ne s’est jamais pose….c’est juste un faux probleme pour divertir les gens et les faire oublié les 200 milliards…si vous voulez rendez les 200 milliards , faites la lumiere sur les concours frauduleux impliquant la 1ere dame ….regler le probleme des pauvres agents municipaux et ensuite vous pouvez posez le debat ethno-politiqo centriste…..

    2. Dan Barto.
      En dehors qui gens comme toi et la clique STJ, le Niger se porte à merveille sur l’aspect des ethnies. Les gens se sont tellement mariés entre eux, que quand tu insultes un gars de l’ouest ou de l’est, tu risques de tomber sur une tante, un oncle, etc. Tout ce problème c’est le pouvoir qui fait croire à des bornés comme toi qu’on est différent au Niger

  8. Mais Mr Zakaria, ayez le courage d’aller jusqu’au bout de votre raisonnement en désignant nommément ces « ethno centristes » cela aurait rendu votre article plus informatif. Comme vous disposez de preuves convaincantes de ces actes d’ethnocentrisme, vous n’avez rien à craindre même en cas de plaintes contre vous pour diffamation, car nos lois condamnent juridiquement de tels actes.

    Autrement, c’est comme l’avait chanté feue Dalida, « Paroles, paroles, paroles », et une fuite en avant, car selon ceux qui vous connaissent c’est « l’ethnocentriste qui dénonce l’ethnocentrisme » comme « le voleur qui crie au voleur ».

  9. C’EST TOUJOURS L’OPPRESSEUR QUI SE POSE EN VICTIME. C’EST AVEC LE GURI QU’ON A SU QUI EST ETHNOCENTRISTE ET QUI NE L’EST PAS.

  10. Hehhh Zakaria.
    Vous êtes les acteurs ayant tout le temps combattu illégalement le pouvoir au moment où vous n’étiez pas aux commandes et c’est pendant le régime du Gury que les institutions républicaines ont été le plus décrédibiliser par vous mêmes. Voyez ce que vous avez fait de notre vaillante armée (des nominations aux grades supérieurs sans tenir compte des règlements militaires, des affectations subjectives, des mutations à des postes étrangers et des recrutements à base régionaliste, une iniquité dans l’équipement des forces de défense et de sécurité avec un super équipement de la garde présidentielle au détriment des éléments qui assurent la sécurité du Peuple nigérien, etc…), de l’appareil judiciaire (aucune indépendance de la justice, un PG qui s’autosaisit des affaires purement privées (de gens d’une zone) au détriment des grosses malversations qui ruinent et qui vont avoir un impact négatif sur le bien être des citoyens nigériens pendant des décennies, des emprisonnements sélectifs), un choix sélectif de localités où les boutiques sont détruites, etc…., Bazoum, dans les années 90 quand il enseignait à Maradi ne faisait que critiquer et insulter les gouvernants parce qu’ils étaient de l’Ouest du Niger.
    Zakaria, toi même a une haine contre tes compatriotes de l’Ouest. Tu es mal placé, comme l’a dit Zirbin, de l’aspect que tu as développé dans ta lettre. Qu’on vous insulte maintenant que vous êtes au pouvoir doit faire partie de votre préparation psychologique.

  11. C’est vraiment le monde à l’envers.Zakaria qui ose parler d’ethnocentrisme, de régionalisme et autres ….ismes que sais -je encore.Vous avez la mémoire courte.Qu’avez vous défendu à la conférence nationale que je qualifierais de conférence de revanchards aigris dont la plupart se retrouve aujourd’hui dans les arcanes du pouvoir?Vous êtes très mal placé pour donner des leçons de démocratie aux nigériens.Quelle démocratie? Emprisonner ses adversaires politiques, c’est ça votre démocratie? Emprisonner de respectables pères de famille innocents,C’est ça votre démocratie? Emprisonner d’honorables députés élus par le peuple,c’est ça votre démocratie?Piller les ressources nationales c’est ça votre démocratie?
    Trop c’est trop! À votre place je me ferai tout petit au-lieu d’écrire des inepties.Vous avez juste le palmarès de la médiocrité et de la haine contre certains nigériens qui ont fait leur preuve dans la gouvernance et qui avaient la notion de l’ETAT.
    Le Niger d’aujourdhui fait pitié mais Dieu le sauvera inch Allah de cette descente aux enfers.Quand.?Seul Allah le Tout Puissant, Le Miséricordieux le sait .
    Tout à une fin sauf le Pouvoir de DIEU.
    À bon entendeur!!!!!

  12. Popoooo. Mr Zakaria. Arrêtez ce charabia pour aller un endroit pour travailler. C’est pas en postant des forfaitures pareilles pour vous faire voir que vous aurez un poste. Qui est plus ethno ou régionaliste que Issoufou ? Avant son arrivée au pouvoir, 80% des nigériens pensaient que c’était un monsieur correct. Une fois au pouvoir, on a vu la vraie face cachée de son visage. Allez vous faire foutre ailleurs. On a fini avec vos discours hypocrites.

    1. Non, Zirbin! Vous dites bien qu’ « Avant son arrivée au pouvoir, 80% des nigériens pensaient que c’était un monsieur correct. », parlant du Président Issoufou. Et pourquoi est-il sorti avec 36% de voix à l’issue du 1er tour en 2011? Comment pouvez-vous expliquer le fait de ne pas voter pour quelqu’un qu’on pense être bon si ce n’est pas du fait des considérations ethno-régionalistes? Voyez-vous bien que vous vous faites plonger? « Je vote pour l’enfant du terroir, qu’il soit bon ou mauvais », c’est cela l’ethno-régionalisme, Zirbin.

  13. le régionalisme, l’ethnocentrisme, le corporatisme sont les refuges des nigériens en voie de perdre un acquit. Et en perdant ce dernier, ils se versent dans la délation et le défaitisme.

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